Notre intervention à la manif du 5 février

A Paris, l’UPML et une délégation ICOR venue de l’Allemagne

La 5 février plus de 25 000 manifestants ont défilé dans le centre de Paris. L’UPML est intervenue avec une table de presse et sono. Le comité européen de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) avait appelé à venir pour renforcer nos rangs pour cette journée de mobilisation. Quatre camarades du MLPD ont répondu à l’appel. Ils ont fait connaître les luttes en Allemagne : actuellement un fort mouvement de la jeunesse se mobilise pour l’environnement et accuse les politiciens bourgeois. Autre mobilisation : contre les nouvelles lois sécuritaires qui – comme en France – sont de plus en plus répressives. Un peu partout, prolétaires et masses populaires sont de plus en plus remontés contre la politique bourgeoise qui n’a pas d’autre réponse que la répression !

Notre table de presse a attiré du monde : plusieurs personnes ont laissé leur adresse et veulent rester en contact. 13 projets de programmes sont partis. Beaucoup de monde a été d’accord avec notre bulletin « Prolétaire debout » : « Une société qui sacrifie l’homme et la nature n’a pas d’avenir ». Fait remarquable : nos mots d’ordre pour une révolution socialiste et pour une alliance des révolutionnaires ont un écho parmi les personnes rencontrées ! Une alternative forte et organisée au capitalisme et nécessaire ! Nous y travaillons.

Apolitisme ou révolte contre les institutions bourgeoises ?

Une société qui sacrifie l’homme et la nature n’a pas d’avenir !

En province, nous sommes intervenus avec le supplément Prolétaire Debout dans les énormes cortèges de gilets jaunes et rouges ! Le bulletin est toujours aussi bien accueilli malgré la campagne de dénigrement “anti-organisation”. La tonalité unitaire de la manifestation “gilets jaunes et rouges” favorise le décloisonnement entre le mouvement spontané et les militants. C’est un acquis positif du mouvement depuis novembre, l’unité contre le gouvernement se renforce ! Confrontons les idées et les pratiques pour vaincre Macron et l’offensive réactionnaire de la bourgeoisie. Beaucoup de personnes demandent qui est l’UPML ? Qu’est-ce qu’une société communiste ? La politique du gouvernement a manifestement réussi à réveiller l’intérêt des travailleurs pour la politique. Sans doute pas celle que tente d’imposer Macron dans le cadre verrouillé du Grand débat National !

La répression générale du peuple aux plans de la bourgeoisie monopoliste mérite une réponse encore plus organisée à commencer par le développement de la grève.

Renforçons l’alliance révolutionnaire et la perspective socialiste !

Rejoignez l’Union Prolétarienne ML !



Café militant Sauvons l’environnement du capitalisme ! RÉSISTANCE !

L’inquiétude grandit concernant la dégradation de notre environnement – notre base de vie ! Quel monde est réservé à nos enfants ?

Qui est responsable ? Actions, marches, protestations réclament un changement de fond pour notre mode de produire et de vivre. Les Gilets Jaunes l’expriment dans leurs protestations.

Les politiciens bourgeois sont accusés de passivité…

Comment peut-on changer la société ? Est-ce qu’urgence écologique et sociale s’opposent ? Gilets Verts-Jaune-Rouge ont-ils les mêmes intérêts ?

L’harmonie entre l’homme et la nature ne sera possible qu’au socialisme ! Pourquoi ?

Venez en discuter avec nous :


Café militant
Sauvons l’environnement du capitalisme ! RÉSISTANCE !

Dimanche 3 février à 15 h,

Café « Au Pavillon » Salle au 1er étage

54, rue Gabriel Péri, Saint-Denis

A 10 min de la Porte de Paris M° 13 ou de la Gare de Saint-Denis (RER D, ensuite T8)

Co-organisé par l’Union Prolétarienne ML et les Amis de l’ICOR

Contact-upml@riseup.net www.icor.info

Contact-upml@riseup.net

Un important week-end révolutionnaire à Berlin. – Communiqué commun UCL & UPML –

L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste ont participé conjointement à deux événements d’importance, le week end du 11-13 janvier, à Berlin.

D’une part, nous avons défilé pour commémorer le centième anniversaire de l’assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxembourg. D’autre part, nous avons participé au 50ème anniversaire de la construction du MLPD.

La mairie de Berlin a fait interdire le meeting à l’endroit prévu, en prétextant des questions techniques. Ces manœuvres de la part des bourgeois et des réactionnaires se sont multipliés ces derniers temps. Elles ne sont, finalement, qu’une couronne de fleurs adressée aux militants et militantes du MLPD. L’Etat Allemand reconnaît que cette organisation est une nuisance suffisante pour l’entraver.

Mais en seulement 2 jours, une autre salle a pu être réservée où des centaines de personnes ont pu suivre le programme enthousiasmant avec l’intervention de la présidente Gabi Fechtner, le spectacle autour de la révolution de Novembre, monté par l’organisation de jeunesses REBELL et les contributions des nombreux représentants d’organisations révolutionnaires internationales.

L’anniversaire de 50 ans de construction du Parti en Allemagne a été l’occasion pour celui-ci de présenter sa liste « Alliance internationaliste » pour les élections européennes. Pour le MLPD, les élections européennes sont une manière de pouvoir s’exprimer sur la question de l’alliance impérialiste qu’est l’Europe, mais également de dénoncer la prétendue démocratie bourgeoise.

On a appris les menaces fascistes proférées à l’encontre de plusieurs membres du MLPD,  Les fascistes reconnaissent que le MLPD est un ennemi implacable de leurs thèses et de leurs tentatives pour reconstituer leur « paradis perdu ».

Ces intimidations n’ont jamais fait fléchir les communistes, qui bénéficient du soutien populaire. Elles ne feront pas plier nos camarades Allemands, ni leur organisation de jeunesse REBELL.

Le lendemain, la manifestation Luxembourg, Liebknecht, Lénine, s’est tenue avec 15 000 participants. Nous avons défilé, drapeaux au vent, , aux côtés des membres de l’ICOR, vêtus du Gilet Jaune, en solidarité avec la lutte sociale en France. Sous la pluie battante, nous sommes allés rendre hommage sur la tombe construite pour honorer la mémoire des dirigeants du mouvement Spartakiste.

En 1918, le peuple Allemand, soulevé contre la guerre, à chassé l’Empereur Guillaume II et a proclamé la République. Seulement, cette République demeurait entre les mains des grands industriels, des grands propriétaires fonciers. C’était une République d’exploiteurs et d’oppresseurs, construite pour perpétuer cette exploitation, cette oppression. Tous n’ont pas accepté que cela en reste là. Mobilisés, en armes, les ouvriers, les paysans, les soldats se sont dressés, suivant l’exemple d’octobre 1917 en Russie, pour construire une République démocratique et populaire, pour que non seulement l’Empire, mais également le capitalisme s’effondre.

L’ensemble des partis bourgeois se sont dressés, soutenus pas les Alliés, pour écraser cette révolution socialiste naissance dans le feu et dans le sang. En assassinant Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, les meurtriers pensaient détruire la révolution prolétarienne et socialiste. Ils n’ont contribué qu’à rendre immortels les Spartakistes, à les faire rentrer dans l’histoire. À faire qu’ils rejoignent un passé commun, une expérience commune, dont nous saurons tirer le meilleur. Surtout, ils se sont tous disqualifiés aux yeux de l’humanité entière comme des ennemis du peuple, comme des bourreaux et des assassins n’apportant que la misère, la famine, la guerre et la mort.

La Révolution Allemande nous apporte des enseignements tragiques. L’extermination des révolutionnaires par la Sociale-Démocratie Allemande a montré quelle confiance il était possible d’accorder dans la « gauche » traître et tourne-casaque que sont les réformistes.

La volonté révolutionnaire des masses populaires, surtout de la classe ouvrière ne manquait pas contrairement au besoin terrible, immense, de l’organisation politique d’avant-garde, du Parti. Face à un ennemi impitoyable et organisé, nous n’avons pas d’autres choix que d’être organisés pour être efficace, pour parvenir à remplir nos objectifs.

Nous ne fantasmons pas sur le Parti par fétichisme malsain. C’est parce qu’il est nécessaire que nous devons consacrer nos forces à le fonder. Il est l’outil incontournable qui peut permettre de mobiliser et d’organiser les masses contre la dictature orchestrée par la grande bourgeoisie, au travers de son État. Or, cet outil ne peut s’improviser. Il ne peut sortir soudain par magie. Il demande un travail conséquent, important.

Nous ne sommes pas des romantiques qui rêvons au grand soir. Nous ne voulons pas rêve à la société parfaite, nous voulons la construire. Notre état d’impuissance, à l’heure actuelle, notre faiblesse, notre désorganisation nous est insupportable. Nous voulons quitter ce temps des sectes en guerre les unes contre les autres, nous voulons avancer !

Pour commencer, nous voulons construire une alliance des révolutionnaires !

Nous pensons qu’en tant qu’organisations communistes présentes dans l’Etat français, nous avons un rôle à jouer. Dans la lutte actuelle, dominée par le combat des Gilets Jaunes, les organisations communistes ont joué un rôle nettement insuffisant. Le mouvement des Gilets Jaunes, par sa nature spécifique, pose des questions politiques : Dans quel régime vivons-nous ? Quelle démocratie voulons-nous ? Le peuple peut-il prendre le pouvoir sous la capitalisme?

Ces questions, seuls les communistes peuvent y répondre de manière conséquente, sans tomber dans l’économisme ou le réformisme. Mais, à l’heure actuelle, notre capacité à défendre des positionnements politiques n’est pas à la hauteur de la tâche qui nous incombe. C’est un fait que, d’une manière générale, nous pouvons tous déplorer. Cependant, la situation demeure.

Nous avons une responsabilité immense entre les mains. Nous devons nous montrer à la hauteur de celle-ci. Nos organisations ont la taille qu’elles ont, mais cela ne remet pas en cause la légitimité de notre démarche. Nous voulons tendre la main à ceux et celles qui se revendiquent, comme nous, du communisme, de la révolution prolétarienne, de la volonté de construire le socialisme.

Nous voulons nous rencontrer, nous connaître les uns les autres, nous parler. Mais surtout pouvoir nous exprimer d’une seule et même voix. Que la position des communistes puisse être connue et reconnue dans les luttes, dans les combats. Nous proposons que naisse une alliance des révolutionnaires, qui puisse porter les mêmes positions, le même message.

Ce n’est qu’une étape. Mais elle est une étape essentielle.

Nous voulons faire vivre l’ICOR en France !

Nos deux organisations sont membres de l’ICOR en France. Nous ne sommes pas seuls en France. Les amis de l’ICOR, les militants et militantes d’organisations étrangères membres de l’ICOR, mais également ceux et celles qui veulent s’investir dans la coordination internationale existent. Dans le but de nous rassembler, de relayer les campagnes internationales, de créer les liens et la solidarité, nous initierons prochainement un Comité ICOR-France.

Nous invitons ceux et celles qui veulent participer à la création de ce comité à prendre contact avec nous. Nous invitons les organisations qui luttent contre l’impérialisme français, contre le colonialisme et le néo-colonialisme à se mettre en lien avec nous, que nous puissions avancer ensemble, contre le même oppresseur : la grande bourgeoisie de France, l’impérialisme français et ses alliés européens et internationaux.

Nous savons qu’un long travail nous attend, semé d’embûches. Cependant, l’exemple du MLPD, l’exemple de l’ICOR et des partis communistes combatifs qui la compose, l’exemple de l’histoire des luttes ouvrières, nous donne confiance. Nous savons qu’il est possible d’avancer, de grandir, de triompher.

Avançons ensemble pour la construction du Parti Communiste !

Avançons ensemble pour que naisse l’alliance révolutionnaire !

Avançons ensemble pour que naisse l’ICOR en France !

Vive la lutte ! Vive le communisme !