Menaces de mort contre les dirigeant.e.s du MLPD

Menaces de mort brutales contre les dirigeants du MLPD dans une nouvelle vague de terreur fasciste

Dans le communiqué de presse d’aujourd’hui, le MLPD informe de nouvelles menaces de mort contre des représentants du MLPD, des menaces qui ne sont guère égalables dans leur répulsion. « Le 22 juillet, des insultes et des menaces fascistes allant jusqu’à des menaces de mort à l’encontre de hauts représentants du MLPD ont été diffusées à grande échelle via Internet », rapporte Monika Gärtner Engel, membre du Comité central, conseillère municipale et elle-même déjà affectée à plusieurs reprises par les insultes et menaces fascistes.

Des “patriotes allemands” autoproclamés menacent ouvertement sur la chaîne YouTube “Ultraviolets Eyes”, entre autres choses contre les « liens familiaux criminels habituels des fascistes Gärtner-Engel … Nous vous exterminerons complètement … Nous n’aurons aucune compassion, aucune pitié et aucun remords… jusqu’à ce que vous soyez tous morts… ».

Stefan Engel, le président de longue date du MLPD, la présidente du parti Gabi Fechtner, la première candidate de la Liste Internationaliste/MLPD pour les élections européennes Lisa Gärtner et Monika Gärtner-Engel sont nommés ou attaqués par vidéo.

En tant qu’alternative révolutionnaire, présente dans de plus en plus de points chauds de la société et souvent impliquée de manière déterminante, le MLPD est une épine dans le pied des forces fascistes.

« Quelques semaines après le meurtre de Walter Lübcke, les menaces de mort s’inscrivent dans une nouvelle vague de terreur fasciste : menaces à la bombe contre des mosquées et la maison Karl Liebknecht à Berlin, attentat à la bombe contre la femme politique active de gauche au niveau communal Ramona Gehring à Zittau ; à Wächtersbach (Hesse), un homme aux racines érythréennes fut abattu par un fasciste. Nous leur exprimons à tous toute notre solidarité », a déclaré Monika Gärtner-Engel, du Comité central du MLPD.

« Beaucoup d’attaques et de meurtres ont été précédés par des campagnes désinhibées sur Internet . C’est pourquoi la plus grande vigilance, la plus grande solidarité et l’exigence d’une action déterminée de la part de l’État sont requises – même s’il est naturellement clair que nous ne nous laissons pas intimider par de telles menaces », continue alors Monika Gärtner-Engel.

Pour le MLPD, la suspicion sérieuse est telle que des autorités décisives de l’État ne sont qu’apparemment inactives, mais promeuvent en partie les activités fascistes directement ou indirectement comme en cas du NSU. Les personnes inscrites sur les listes fascistes de personnes à abattre ne sont pas informées, le week-end passé “la Droite” a pu se moquer de Walter Lübcke assassiné à Kassel et l’auteur de menaces de mort antérieures contre ma personne – l’ancien condamné fasciste Jörg Reger – qui est connu des autorités, est toujours en liberté.

Dans les années 1970, tout le pouvoir de l’État et des médias a été utilisé contre la poignée d’anarchistes de la RAF avec des mandats d’arrêt, des recherches policières diffuses, dites voilées, des barrages routiers, des appels télévisés, etc. – mais la recherche de 476 fascistes disparus, auteurs d’actes de violence, n’avance pas.

Si en même temps des attaques anticommunistes grossières sont lancées contre le MLPD à partir de “sources respectables” – comme le conseil d’administration du “Mémorial de Buchenwald” – alors leurs auteurs doivent être conscients de leur promotion du climat anticommuniste haineux et en partager la responsabilité.*1

Depuis longtemps, le MLPD exige la poursuite systématique de toutes les activités fascistes, la recherche de tous les auteurs de menaces de mort et la clarification décisive de toutes les attaques dans la nouvelle vague de terreur fasciste.

Pas un pouce de terrain à la terreur fasciste !

Interdiction de toutes les organisations fascistes et de leur propagande !

*1 Il s’agit de l’interdiction de la commémoration de l’assassinat de Ernst Thälmann, président du KPD le 17 août 1944 par les fascistes hitlérien à Buchenwald, camp de concentration pour les prisonniers politiques. L’administration du mémorial du camp de Buchenwald fond son interdiction sur le soutien critique par le MLPD de la campagne BDS contre le sionisme d’Israël. Ce soutien est  classé d’antisémite! Cette accusation déclenche actuellement une large polémique en Allemagne (commentaire de l’UPML)

Protestation contre la Fondation du camp de concentration de Buchenwald

2 août 2019

    A la Fondation du camp de concentration de Buchenwald,
        Herrn Rikola-Gunnar Lüttgenau,


Nous avons appris la scandaleuse décision prise par la fondation

d’interdire la commémoration par l’Alliance Internationaliste de
l’exécution par les fascistes hitlériens d’Ernst Thälmann, président du
Parti Communiste d’Allemagne, qui a eu lieu le 1° Août 1944. Nous sommes
aux côtés de nos collègues et camarades pour exiger l’annulation de
cette décision qui s’oppose à l’autorisation déjà donnée.
Rien ne justifie une telle décision, sinon de gommer un symbole fort du
sacrifice et de la résistance des peuples, le peuple allemand au premier
rang, à la dictature fasciste au service des monopoles de l’époque. Pour
avoir visité le camp de Buchenwald et avoir connu d’anciens prisonniers
qui ont participé à sa libération, nous savons ce que votre décision
représente, pour beaucoup en France aussi, d’inacceptable.
Le prétexte comme quoi l’Alliance Internationaliste serait antisémite
ne repose sur rien. Le fait de critiquer tel gouvernement israélien qui
fait de la Palestine une prison pour les Palestiniens et d’eux des
citoyens de seconde classe, n’a rien à voir avec l’antisémitisme. Ne pas
dénoncer les responsables de maltraitances ou de crimes, quels qu’ils
soient, serait contraire à notre morale et à la raison.
Non, vous ne parviendrez pas à réécrire l’histoire selon les préjugés
anticommunistes les plus primitifs. Vous ne parviendrez pas à faire
oublier aux peuples ce qu’ils doivent aux résistants de tous les pays, à
l’armée rouge de l’URSS.

Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, (France)

Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

Durant le week-end du 29-30 juin, la Garde Rouge Dijon, l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées. Cette rencontre s’inscrit dans une série de rapprochements ayant pour objectif de renforcer les liens de travail entre organisations communistes et l’intégration dans un espace de travail commun.

  Nos organisations partagent la même volonté de lutter contre la fragmentation des organisations communistes, contre le sectarisme et le chauvinisme d’organisation et de secte. Nous avons donc centré notre discussion sur les points permettant de faire avancer le projet d’Alliance des Révolutionnaires. 
La crise du capitalisme mondial pousse les puissances impérialistes à montrer toujours plus d’agressivité pour maintenir et agrandir les taux de profit des grands monopoles capitalistes et leurs sphères d’influence. Même au sein des métropoles et des citadelles de l’impérialisme, les tensions s’accroissent, les niveaux de vie diminuent. Malgré tout ce que les capitalistes mettent en œuvre pour se sauver, ils ne peuvent conjurer une nouvelle onde de choc, une nouvelle crise économique,  encore plus profonde . 


  L’ICOR, en tant que coordination internationale rassemblant des organisations communistes révolutionnaires, propose aussi un cadre dans lequel il est possible d’avancer conjointement et de rassembler les forces communistes dans un même pays.  L’ICOR, du fait de sa nature internationale, place les organisations des pays impérialistes devant leurs responsabilités, non seulement en face du prolétariat de leur pays, mais également leurs responsabilités vis-à-vis de ceux et celles qui subissent le joug de l’impérialisme français. Nous comprenons les réticences que certaines organisations peuvent avoir à travailler avec d’autres, mais nous pensons que notre responsabilité est trop importante pour  repousser continuellement la question de la construction d’une alliance. Et nous sommes confiants de pouvoir surmonter les divergences existantes.
  
  C’est autour de ce constat et cette prise en compte de nos responsabilités, que nous déclarons vouloir entamer un travail commun d’analyse, des perspectives d’actions communes et de rassemblement. Nous ne nous considérons pas comme étant les propriétaires de ce processus : nous voulons travailler d’égal à égal et inclure le plus grand nombre possible d’acteurs qui partagent le même constat.
Nous voulons lutter et gagner contre l’impérialisme, le capitalisme et leurs valets fascistes. Pour gagner, nous devons être forts, et pour être fort, nous devons nous rassembler autour de bases politiques communes minimales.


Aujourd’hui, ce travail débute.
Nul doute que demain, il portera ses fruits.

Avançons ensemble vers la révolution !