ICOR : Appel à regrouper les forces pour un front uni anti-impérialiste

Nous reproduisons l’appel de l’ICOR, dont nous sommes signataires, appelant à la construction d’un large front uni anti-impérialiste. Étant une organisation présente dans un Etat impérialiste, et, qui plus est, dans une de ses citadelles, nous sommes voués à cibler en priorité les actions criminelles de notre propre impérialisme. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste sont unanimes à exprimer leur désir de réunir, dans un groupe de travail dédié, toutes les organisations qui luttent contre la domination exercée par l’impérialisme français, que cela soit sur des régions du globe possédant leur indépendance formelle, comme sur les colonies toujours possédées. Nous appelons ainsi les organisations luttant contre cette domination à se mettre en rapport avec nous.


Les membres de l’ICOR appellent à construire un front uni anti-impérialiste.
Unissons-nous au-delà des frontières !
Construisons un front uni anti-impérialiste mondial !


1. Au niveau mondial, l’impérialisme montre son visage réactionnaire. La guerre couve. L’exploitation de l’humanité et de la nature s’intensifie de façon brutale. Le chômage de masse et la misère sont endémiques. L’oppression et la violence contre les femmes sont quotidiennes. Chaque jour, la nature, qui est la base qui permet la vie de l’humanité, est davantage menacée. Ces facteurs provoquent de grands déplacements de populations, qui fuient la guerre et la misère. Les gouvernements, de la droite jusqu’aux fascistes, se renforcent et renforcent leur emprise parmi les masses. L’avenir promis à la jeunesse apparaît comme bien sombre. Voici les conséquences de l’action des impérialistes.


2. Dans leurs actions, nos ennemis bénéficient d’un très haut degré d’organisation. Qu’en est-il de nous ? Les forces révolutionnaires et anti-impérialistes demeurent très fragmentées et se livrent des conflits pour des questions secondaires. Changer cela est une urgence, pour que le monde ne soit pas englouti dans la barbarie capitaliste. Cependant, il existe des débuts remplis d’espoir, en termes d’alliance, de regroupements, mais aussi de la reconnaissance croissante du besoin de coopération.


3. La productivité du travail des ouvriers et des paysans a explosé pendant les dernières décennies. Les ressources humaines et naturelles seraient en mesure de donner à toute l’humanité du travail, de la nourriture, de l’éducation et de l’espace pour la culture et l’épanouissement social. Mais cela ne peut émerger que dans une société où l’Homme et la nature sont mis au centre, et non, comme aujourd’hui, considérés comme des sources d’un profit maximal, soumis au pouvoir impérialiste et à la concurrence. 


4. Parmi les masses, la conscience du caractère injuste des conditions sociales et de l’exploitation s’est accrue de manière nette. La volonté d’un changement général de société s’affirme, tout comme celle de rechercher une alternative sociétale. Pour le moment, il manque encore, parmi les larges masses populaires, la diffusion des conceptions qui expliquent les causes impérialistes du désastre. Il en résulte un manque de confiance et d’assurance dans la possibilité de bâtir une société en harmonie entre l’humanité et la nature, démocratique et libre, ainsi que des perspectives socialistes pour l’avenir.


5. Dans beaucoup de pays, des partis, organisations et mouvements révolutionnaires, anti-impérialistes ont surgis et se sont renforcés pendant les dernières années. Le désir de coopérer augmente, au-delà des divergences qui existent encore. Le même désir alimente la volonté de résoudre pas à pas ces contradictions politiques et idéologiques.


6. Prenons l’initiative pour construire un front uni anti-impérialiste.
– qui se dirige contre tous les impérialismes et lutte en priorité contre l’impérialisme US en tant que fauteur de guerre principal, superpuissance et ennemi de tous les peuples !
– qui fait progresser le processus de clarification sur l’impérialisme au niveau mondial, afin de renforcer la confiance en nos forces, le degré d’organisation et l’assurance dans le traitement des tâches au niveau national et international ;
– qui organise et coordonne des mesures efficaces de la lutte commune ;
– qui construit les fondements permettant de devenir une force supérieure à l’impérialisme.


7. Discutons partout la nécessité de ce regroupement et de la nécessité d’y investir des forces.


8. Recueillons des signataires pour cet appel jusqu’au 1er mai 2019 !


9. Proposons des représentants dignes de confiance, qui prennent en main la coordination d’une première conférence !


10. Célébrons une première journée de lutte anti-impérialiste au niveau mondial, convenue d’un commun accord, en 2020 !

Tout groupe et toute organisation intéressés par cette initiative peut se mettre en rapport direct avec nous ou avec l’ICOR. Construisons ensemble le front anti-impérialiste mondial !

https://www.icor.info/fr

Projet de réforme : “L’école de la confiance” : Attention – les casseurs sont à l’œuvre !

La loi Blanquer, ministre de l’éducation nationale, a été adoptée en première lecture par l’Assemblée Nationale le 19 février dernier. Elle vient renforcer l’arsenal libéral destiné à dissoudre ce qu’il reste de dignité à l’École publique. « École de la confiance » nous dit-on, labellisée Macron, loi de casse méthodique qui voudrait que l’école finisse de se plier aux lois du marché et de la concurrence, avec l’économie budgétaire comme seul et unique paradigme / absolu. Un camarade analyse quelques aspects de cette loi qui déclenche un mouvement de grève et de protestations en extension.

Ces objectifs d’économie (d’échelle) sont à peine dissimulés par un habillage pédagogique grotesque, accompagné de la petite rengaine habituelle sur la prétendue volonté de réduire les inégalités. La loi compile en effet toute une somme de mesures autoritaires, dont le seul but est de mettre au pas le corps enseignant et de désintégrer la dimension collective / publique de l’action éducative.

Assommés de réforme, les enseignants n’étaient évidemment pas demandeurs d’une nouvelle loi. Leurs attentes se situent davantage sur une revalorisation salariale pour TOUS, et des moyens supplémentaires (notamment humains) pour améliorer leurs conditions de travail et infléchir/contrer le diktat des programmes utilitaristes du ministère. A l’heure de la promotion tous azimuts (des résultats – de la synthèse) de la farce démocratique du Grand Débat, cette loi Blanquer vient rappeler l’essence, le socle matriciel de l’idéologie libérale-macronienne : autoritarisme, dérégulation, concurrence entre individus / établissements, saccage du service public. Cet article se limitera à quelques-uns des multiples aspects mortifères de cette loi.

L’enseignant « exemplaire et irréprochable »

L’article 1 annonce la couleur – et provoque la colère : il pourra être invoqué sous couvert « d’exemplarité et d’irréprochabilité » lorsqu’un collègue critiquera l’institution, une réforme ou la politique générale. Déjà, des formes de pression sont constatées. Une collègue ayant tenu un rouleau de scotch pour que des parents fixent une banderole contre une fermeture de classe s’est vue rappeler à l’ordre. Nul doute que les situations litigieuses vont se multiplier. Mais l’application de cette mesure dépend également du rapport de forces qu’il nous appartient de construire.

Savoirs fondamentaux = Savoirs minimum ?

L’article 6 illustre de manière éclairante la « méthode Blanquer ». Est introduite la possibilité de créer des « établissements publics des savoirs fondamentaux », structures regroupant administrativement dans un même établissement collège et école situés dans la même zone. La direction de ces Établissements Publics serait confiée au chef d’établissement du collège exerçant à la fois les compétences du premier et du second degré. A ses côtés exercera un adjoint en charge des classes du primaire, supposément issu du premier degré et dont les modalités de recrutement seront fixées par décret. L’objectif ici est de liquider la direction d’école sous sa forme actuelle en introduisant un nouveau statut hiérarchique et en dépossédant les directeurs actuels de leurs missions qui met fin à leurs fonctions (actuellement, les directeurs/trices d’écoles NE SONT PAS les supérieurs hiérarchiques de leurs collègues).

Cette fusion des écoles maternelles, élémentaires et des collèges aurait pour conséquence la fermeture MASSIVE de classe (voire d’écoles, en zone rurale particulièrement). Les effectifs par classe augmenteraient significativement, oscillant entre 30 et 35 élèves. La gestion budgétaire des écoles maternelles et élémentaires passerait de la ville au département. La Seine-Saint-Denis étant déjà en grande difficulté financière, on peut aisément imaginer ce que cela occasionnerait. Par ailleurs, il est intéressant de noter que la suppression de la carte scolaire amène la fin des écoles de « secteur ». Concrètement, s’il n’y a plus de place pour accueillir votre enfant dans l’école près de chez vous, il n’y aura évidemment pas d’ouverture de classe, l’enfant sera envoyé dans une autre école, là où des inscriptions demeurent encore possibles.

Avec un personnel formé à minima ?

Cette loi entraîne une gestion identique à celle d’une entreprise, ne pensant qu’aux chiffres et aux économies, sans jamais penser à l’intérêt suprême des enfants. Le recours aux contractuels sans exigence de diplôme et sans formation va devenir monnaie courante, à plus forte raison en Seine-Saint-Denis où déjà 600 contractuels opèrent dans tout le département. Dans le secondaire, des étudiants, pendant qu’ils préparent leur concours, se verront confier des tâches allant jusqu’à l’enseignement. Ils se verront remplacer les enseignants sans être formés au métier et en étant naturellement sous-payés. L’inclusion des enfants handicapés se fera sans aucune garantie autour des moyens pour les accueillir dans de bonnes conditions. L’instruction obligatoire à 3 ans (alors que près de 98% des enfants sont déjà scolarisés à cet âge…) amènent les collectivités à participer aux dépenses de maternelles privées. (Autant d’argent pris sur le public qui assure mixité scolaire et sociale).

La lutte s’organise !

Les fonctionnaires de l’Éducation Nationale ne sauraient être réduits à de simples exécutants de lubies libérales. C’est pourquoi ils s’organisent ! La journée de grève du mardi 19 mars 2019 a été très fortement suivie par les collègues de Seine-Saint-Denis. Avec plus de 60 % de grévistes et près de 200 écoles fermées, les enseignants du 93 ont manifesté fortement le rejet de la loi Blanquer. Assemblées Générales, nouveaux rassemblements, manifestations et grèves sont prévus. Nouvelle manifestation le 30 mars 2019, puis semaine de mobilisations autour d’une journée de grève le jeudi 4 avril 2019. Les parents commencent à adhérer à la logique de lutte et c’est éminemment encourageant.

Évaluation par compétences et sélection = éducation?

Il est intéressant de noter qu’en ces périodes qu’on pourrait qualifier de « chômage massif », les politiques d’éducation se recentrent essentiellement sur l’apologie de l’évaluation par compétences, et sélection. Ce qui illustre une des fonctions historiques de l’École sous le capitalisme, à savoir l’établissement de programmes comme investissement PRODUCTIF pour les besoins de MAIN d’OEUVRE et/ou « d’EMPLOYABILITE ». La casse des statuts et des diplômes et la diminution du nombre de personnels vient renforcer cette logique globale qui sous-tend chaque réforme ( voir notamment les Accords européens de Lisbonne en 2007.)

Depuis Jules Ferry, l’école a TOUJOURS été au service du capital. L’École est un service public d’éducation à qui le pouvoir en place fixe des objectifs comme pour la Poste ou EDF. Avec la construction de l’Union Européenne et la mondialisation des économies, cette école ne correspond plus aux ambitions du capitalisme. On veut nous faire accepter la situation actuelle comme intangible, il n’y aurait pas d’autres choix possibles, pas d’alternative. L’école de Blanquer a cette ambition : enfermer idéologiquement les jeunes dans l’illusion d’une pensée INDIVIDUELLE de leur vie, de leur devenir et du monde. Or il n’y aura pas d’autre école, pas d’autre société sans visions COLLECTIVES.

Pour une autre école !

Une École qui permette à chacun de voir et de comprendre les potentialités que recèle la société humaine, notamment en matière de pédagogie. Les jours qui viennent peuvent être difficiles, mais ils seront exaltants. Ils auront une perspective si les élèves des écoles, des collèges, des lycées, des ateliers, si les parents et les professeurs se donnent la main pour refuser la soumission au pouvoir du capital financier. Contre l’asservissement et la diffusion de la misère dans l’École Publique. Pour un épanouissement global et social de l’enfant dans un monde d’entraide et de coopération.

Un lecteur, professeur des écoles

pour aller plus loin, voir l’analyse de nos camarades de l’UCL sur la réforme de la Fonction Publique :
https://unitecommuniste.fr/france/cap-catastrophe-leducation-en-solde-et-la-liquidation-du-corps-professoral/

Voir aussi l’Initiative de collègues mobilisé-es de 25 collèges des Bouches-du-Rhône
réuni-es en Assemblée Générale les 6 et 13 mars 2019 :
Pétition Manifeste pour une école publique gratuite démocratique et populaire

Christchurch : coup de projecteur dans le marécage de la pensée raciste

Nous reproduisons ici un article de l’Union Communiste de Lyon, publié le 20 mars, que nous partageons largement.

Au sein de l’Unité Communiste de Lyon, nous considérons que nous nous devions d’écrire ce communiqué. Les attentats terroristes sont une réalité quotidienne terrible pour toute une partie de la planète. Il s’agit d’une chose malheureusement illustrée par les longues listes de cas répertoriés dans la veille terroriste des sites et magazines spécialisés. Leur traitement, le poids médiatique qui leur est accordé, est étroitement corrélés au lieu où il s’est déroulé, à la « qualité » des victimes, à la « qualité » des exécutants.
Nous-mêmes sommes influencés par ce mode de pensée que conduit à juger qu’une voiture piégée est un fait anodin en Syrie et exceptionnel en France, ce qui nous conduit à, également, déconsidérer la vie d’autres personnes, qui n’apparaissent que comme des statistiques à nos yeux.
Cela fait que chaque attentat dont nous parlons nous donne le sentiment de plonger dans l’oubli les victimes des autres, de les occulter, de les reléguer au rang d’un « bruit de fond ».



L’attentat qui s’est produit vendredi à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, est un attentat qui s’est déroulé, malgré les kilomètres, dans un environnement « occidental », « proche » de nous. Pourtant, malgré cela, son traitement médiatique et politique est atypique. Atypique, car il est jugé comme étant hors norme par les politiciens et les médias d’occident.



49 morts et 90 blessés dans les attaques de deux mosquées en plein heure de la prière. Terrible bilan provoqué par l’action d’un terroriste d’extrême-droite Australien Brenton Tarran. Le terroriste a filmé et diffusé l’intégralité de son carnage sur Facebook live, et a laissé un manifeste de 73 page détaillant les raisons de son action.


L’Unité Communiste de Lyon déclare sa solidarité envers l’ensemble de ceux qui ont été meurtris, blessés, mutilés par ces actes. Elle déclare également sa solidarité avec les proches de ceux qui ont perdu la vie. Elle considère que le terroriste Australien venu semer la mort n’est ni un déséquilibré, ni une anomalie statistique : il a été l’agent froid et conscient de forces politiques qui se complaisent à utiliser la haine raciale comme doctrine. Nous considérons que ces forces politiques partagent une responsabilité morale identique en culpabilité à celui qui a appuyé sur la détente de son arme. 


Le parcours du tueur est, à ce titre, illustratif. Revenant d’Europe, il a été modelé, « radicalisé » dans les milieux d’extrême-droite, notamment français et serbes. Au sein de ces groupes fascistes ou néo-nazis, il lui a été présenté un discours décrivant le monde « blanc » comme menacé d’anéantissement. Ce discours était déjà celui proféré par les nazis1, qui clamaient que leur « race » était encerclée par des ennemis « raciaux », voulant l’éliminer, tandis que des « agents de l’étranger » opéraient pour l’affaiblir.
Utilisant des statistique truquées, des biais cognitifs, des techniques jouant sur la paranoïa et sur la terreur, ces propagandistes d’extrême-droite modèlent des assassins et des criminels. Ces groupes sont complices des meurtres qui ont été commis.


Mais ces discours resteraient l’apanage de petites sectes pleurnichant sur un passé imaginaire s’il n’était pas, en dernière instance, corroboré, avalisé et amplifié par d’autres forces politiques, considérées comme « convenables » et centrales dans l’échiquier politique. Les discours islamophobes, paravent frêle des discours racistes assumés, sont portés bien au-delà de la droite radicale.
Les propos de Valls, de Ciotti, de Wauquiez, les diatribes des Zemmour et des Ménard sont tout autant de faisceaux qui contribuent à nourrir la formation d’assassins et de terroristes d’extrême-droite. Les tentatives des apprentis sorciers et des apprenties sorcières d’instrumentaliser l’antisémitisme, de forger, du sang des martyrs, une épée pour frapper d’autres victimes, doit être dénoncé pour ce qu’il est : jeter de l’huile sur le feu dévorant de la haine entre classes populaires.

 Après l’attentat, ces agitateurs méphistophéliques n’ont pas réussi à se contenir. Impossible pour eux de reconnaître le statut de victimes aux musulmans de Nouvelle-Zélande. Il fallait soutenir en catimini le tueur !
La Nouvelle-Zélande est un pays d’apartheid, tout comme l’Australie. Les Maoris sont traités en citoyens de seconde zone par de nombreuses forces politiques. Le sénateur Fraser Anning a ainsi publiquement clamé que l’immigration était la raison première de l’attentat. Une manière d’avaliser le fond politique de l’attaque, là encore. L’œuf qu’un jeune homme a écrasé sur son crâne n’est qu’un faible, mais juste, retour des choses.
En France, Valeurs Actuelles, le torchon fasciste, a également fustigé les « pro-migration » qui seraient responsables de l’attentat. Une manière d’inverser les rôles et de faire des victimes des coupables. 
Guillaume Tabard, éditorialiste au Figaro, a ainsi déclaré en direct

« On a vécu en France un terrorisme islamiste assez meurtrier, si on veut jouer à de la comptabilité, on n’est pas encore dans l’équilibre.Il ne faut pas s’aventurer sur le terrain du match retour.»2 

Quant au tueur, immédiatement, les professionnels de la circonstance atténuante se sont empressés de dire qu’il était instable, fragile, excédé… Chose réfutée par les premiers éléments de l’enquête et les perquisitions, indiquant que ce projet avait mûri pendant deux ans.


Tout comme dans un nombre ahurissant de cas, la clémence semble être de mise. Le terrorisme d’extrême-droite occidental est pourtant une réalité concrète qui tue nettement plus aux USA que celui de n’importe quelle autre force politique. Nous n’oublions pas Charlottesville, nous n’oublions pas non plus, en Europe, Anders Breivik. 
En France, en pleine dénonciation de la montée de l’antisémitisme, un coupable de dégradation est condamné symboliquement, des profanateurs courent toujours, car n’étant pas dans « l’idéal-type » de la population ciblée par ces mesures. 


De fait, tous ces discours qui servent à alimenter la haine et la division au sein des classes populaires, à briser l’unité contre l’exploitation, à atomiser ceux et celles, qui pourtant, partagent les mêmes intérêts objectifs. Ces discours ont fait renaître des chimères absurdes et immondes, telle que “l’islamo-gauchsime”, qui n’est, il faut le clamer, qu’une actualisation du “judéo-bolchevisme” des nazis, présentée d’une manière neuve.

Le monde dans lequel nous vivons, celui du capitalisme pourrissant et putréfié, est un monde sur la bascule. Un monde d’incertitudes, de doutes, de peurs. Nous, révolutionnaires, voulons briser le cadavre ambulant du capitalisme et de l’impérialisme. 


Mais d’autres, ceux qui veulent le maintenir en vie, jouent sur les peurs, les angoisses, la précarité, la vulnérabilité, la souffrance. Ces agents réactionnaires font tout pour instiller un climat d’encerclement et de terreur. Pour que ces peurs puissent être dirigées contre d’autres, contre d’autres nations, contre d’autres peuples, contre des fractions au sein du peuple.

Les appels à la haine, qui sont en France, portés de la gauche bourgeoise à la droite la plus radicale, créent le climat qui permet l’apparition de ces crimes de masse. Ceux qui les ont proférés portent une responsabilité morale écrasante.

Nous dénonçons le terrorisme, arme de l’extrême-droite pour semer la peur dans les rangs des masses !3


Nous dénonçons ces propagandistes comme des complices directs de cet attentat ! Ne laissons jamais les discours haineux diviser notre unité populaire, contre l’exploitation et l’oppression.


Halte au terrorisme fasciste !


Halte à la haine chauvine et raciste !


Mettons fin au système d’exploitation capitaliste-impérialiste !

1Nous conseillons de lire l’ouvrage Croire et détruire de Christian Ingrao, qui est une référence incontournable sur l’univers mental des akademikern nazis.

2https://www.lci.fr/politique/aujourd-hui-dans-24h-pujadas-retour-sur-l-attaque-en-nouvelle-zelande-2115607.html

3https://unitecommuniste.fr/international/le-terrorisme-comme-arme-de-lextreme-droite/