Halte à l’agression turque, Défendons le Rojava !

Ne touchez pas au Rojava !

Condamnation internationale de la guerre d’agression de la Turquie en violation du droit international !

Erdoǧan vient de commencer, avec son État fasciste et militaire, sa guerre d’agression contre le Rojava/Syrie du Nord-Est.

Participez aux protestations mondiales le 12 octobre 2019 !

Les plans impérialistes ne doivent pas aboutir !

Dans sa résolution de janvier 2019, l’ICOR a déclaré à propos de Rojava : « La construction démocratique au Rojava/Syrie du Nord représente le succès de la lutte contre l’État islamique, pour la démocratie et la liberté, les droits de la femme, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions… La solidarité internationale, à son tour, représente une solidarité inébranlable et inclut la lutte de libération kurde dans la lutte mondiale contre l’impérialisme. »

Erdoǧan envisage un nettoyage ethnique et la destruction de la lutte active pour la démocratie et la liberté, pour la libération de la femme et la vie écologique, et son lien étroit avec la lutte internationale pour la libération nationale et sociale.

L’attaque actuelle signifie aussi la menace d’une confrontation directe de plusieurs forces impérialistes pourrait provoquer une confrontation guerrière ayant un impact mondiale.

Les forces d’autodéfense des FDS (Forces démocratiques de Syrie) sont absolument déterminées à défendre le Rojava. La solidarité internationale est nécessaire – elle a déjà été un élément essentiel du succès de la libération de Kobanê.

Aucune lutte de libération ne doit rester seule et isolée ! Dès le début, l’ICOR s’est tenue aux côtés de la lutte du Rojava. Elle s’est mobilisée lors des journées mondiales de solidarité et a réalisé un travail pratique de solidarité en construisant la « Clinique ICOR » à Kobanê.

La lutte pour la liberté et la démocratie doit être menée comme une lutte anti-impérialiste contre tous les impérialistes. Pour en finir avec l’impérialisme et ses guerres d’agression, il faut lutter pour un monde démocratique et socialiste libéré.

Ne touchez pas au Rojava !

Pour le droit à l’autodétermination et la reconnaissance internationale de l’auto-administration démocratique de la Syrie du Nord-Est !

Condamnation internationale de la guerre d’agression de la Turquie !

Pour la liberté, la démocratie et le socialisme !

Signataires (en date du 11/10/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

  1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
  2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  3. RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
  4. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
  5. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  6. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  7. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  8. PCT Parti Comuniste du Togo Togo
  9. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  10. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
  11. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  12. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  13. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
  14. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  15. SMKC Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque
  16. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  17. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  18. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  19. KOE Kommounistikì Orgànosi Ellàdas (Organisation communiste de Grèce)
  20. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  21. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  22. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
  23. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  24. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  25. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
  26. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
  27. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
  28. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  29. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  30. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
  31. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  32. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  33. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
  34. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

Crise écologique : solution politique

Nous reproduisons ici un article de l’Unité Communiste de Lyon à propos duquel nous partageons de nombreux points de vue.

L’été 2019 a été un été de tous les records et de tous les dangers.

Un record de 46.0 °C enregistré en France le 28 juin 2019 ; un mois de juillet 2019 considéré comme le mois le plus chaud jamais enregistré dans le monde ; des températures mortelles en Inde ou en Iran… A cela s’ajoute des records de formation d’algues vertes en Bretagne, de consommation d’énergie (59 715 mégawatts  le 24 juillet à 12h45 pour la France)…

Records de fonte de la calotte polaire et des inlandsis, notamment en Alaska et au Groenland.

Surtout, ce sont les invraisemblables incendies qui ont ravagé les grandes forêts, que celles-ci soient en Sibérie, en Afrique subsaharienne ou l’Amazonie.

La situation empire. Aujourd’hui, plus personne ne peut porter un regard serein vers demain sans que ne se posent des questions brûlantes. L’enjeu écologique, les luttes sociales, les tensions géopolitiques forment une épée de Damoclès sur l’ensemble des espoirs d’avenir. La situation se dégrade avec une rapidité telle qu’elle en est parfaitement discernable en quelques étés.

Il n’est plus possible de nier la réalité concrète et manifeste de cette question, qui n’impacte pas uniquement le confort de vie, mais commence à menacer la possibilité de celle-ci. Les origines en sont multiples, mais leur racine est commune : le système de production et de consommation. Celui-ci ruine progressivement les ressources naturelles, que ce soit dans l’exploitation minière ou de la biomasse. L’impact est flagrant. « Les humains représentent 60 millions de tonnes de carbone, le bétail pèse 100 millions de tonnes, les mammifères sauvages 7 millions de tonnes, les poissons 700 millions de tonnes, les oiseaux sauvages 2 millions de tonnes. » (Olivier Monod, 2018)

98 % des mammifères sont soit des humaines soit des animaux d’élevage. Cette inconcevable déséquilibre produit logiquement un effet sur la capacité qu’a la Terre à se régénérer.

Nous ne sommes pas égaux face à la pollution et à la destruction de l’environnement. Entre pays dominés et dominants, les flux de matière premières et de déchets décrivent l’inégalité des échanges. Les suds sont étouffés sous les déchets, se noient dans la pollution. De plus les infrastructures de ces pays ne sont pas capables de supporter les transformations liées au réchauffement climatique. La ville de Jakarta, en Indonésie, s’enfonce inexorablement dans la mer. Les institutions et les quartiers riches déménagent, tandis que les pauvres restent sur place.

Dans les pays développés, malgré une certaine amélioration par rapport à l’époque du Grand Smog de Londres, qui a tué 12 000 personnes en 1952, les problèmes restent. Si les activités les plus polluantes ont été transférées ailleurs, il n’en demeure pas moins que l’exposition aux substances nocives n’en est pas moins le reflet des inégalités sociales. Les agriculteurs sont exposés aux pesticides, qui contiennent notamment des produits tératogènes (attaquant le patrimoine génétique), tandis que les quartiers populaires sont le plus souvent à l’est des villes, dans le flux d’air pollué. Ce n’est pas un hasard si les quartiers riches sont à l’ouest de Paris ou de Lyon.

Pour beaucoup, enrayer cette spirale infernale passe par une modification des habitudes, des pratiques de consommation. C’est quelque chose de respectable. Nous regardons l’ensemble des initiatives personnelles qui peuvent être faites comme étant positives. Il est aisé de balayer d’un revers de la main le fait de limiter sa consommation de viande, de vouloir tendre vers le zéro déchet, de vouloir faire des économies d’énergies…Nous pensons qu’il faut, au contraire, encourager cet effort personnel, le rendre collectif. Il est positif à une petite échelle et il contribue à une prise de conscience.

Mais la sphère individuelle est la face émergée d’un iceberg. La plus grande part de la pollution et de dévastation de l’environnement est issue du secteur de la production et du transport, secteur sur lequel les citoyens et citoyennes, même des États les plus démocratiques du monde, n’ont pas leur mot à dire. Même les élus, les députés, les sénateurs et sénatrices ne sont pas consultés sur les décisions les plus stratégiques de l’économie. Elles sont trop importantes pour être posées sous la forme de question. Elles rejoignent l’existence d’une sphère qui est celle du capitalisme monopolistique d’État. Elle est l’État profond, là où il n’existe pas de vote, pas d’élection. Les invasions du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Tchad ne sont pas des sujets qui sont soumis aux votes de députés. Elles sont trop importantes, trop stratégiques pour être discutées, même devant des laquais et des exécutants serviles des désirs des impérialistes. Les contrats des grandes entreprises de l’armement ou de l’industrie sont directement des affaires d’État.

C’est ce que certains appellent l’intérêt de la France dans le monde, intérêt qui fait consensus au sein de l’ensemble des partis qui prétendent au pouvoir sous un régime capitaliste. Dans le fond, nous n’avons pas notre voix au chapitre pour exiger que les marchandises soient produites différemment. Nous n’avons pas de droit de regard sur l’eau que nous buvons, sur l’air que nous respirons, sur les produits néfastes que nous ingurgitons. Ils représentent des marchés trop précieux pour être discutés.

Sans remise en cause du capitalisme, il n’est tout simplement pas possible d’obtenir une transformation radicale du mode de production et de consommation. Les capitalistes ne sont pas pour autant subjectivement des assoiffés de destruction. Cependant, ils voient bien que s’ils réduisent leur rentabilité pour quelque raison que ce soit, s’ils renoncent à ravager une forêt, s’ils perdent un marché, ils seront dépassés par d’autres et broyés. Car tel est le jeu du capitalisme et de la concurrence entre monopoles. Il faut donc brûler les forêts, éventrer les sols et assécher les marais, car « si ce n’est pas moi, ce sera mon voisin qui en profitera » et « après moi le déluge ».

Cette spirale infernale rend objectivement les capitalistes rapaces, assassins et écocides.

Les seules fois où des normes sont évoquées, elles ne le sont que dans la mesure où elles permettent à ces monopoles de conserver leurs marges et leurs marchés, voir de les agrandir en mettant à l’amende les entreprises ou les cartels les plus faibles. C’est le sens des normes européennes. Elles sont le produit des rapports de forces entre les cartels. D’ailleurs, elles ne s’appliquent qu’aux plus faibles, les entreprises françaises de l’agro-alimentaire rejetant celles sur les pesticides par exemple.

Nous ne pouvons décemment pas faire confiance dans les dirigeants et dirigeantes pour régler cette question. Lorsqu’ils parlent d’écologie, comme l’a fait Macron, avec des trémolos dans la voix, c’est uniquement si cela leur sert de point d’appui pour avancer leur propre agenda. Ainsi, Macron s’en est pris à Bolsonaro uniquement dans un but de se faire valoir lui-même et de se démarquer du fasciste. Les attaques rendaient impossible pour le Brésil de pouvoir accepter l’aide extérieure sans être humilié d’une manière très colonialiste. Aide extérieure d’autant plus minable qu’elle se résumait à un pourboire. 20 millions de $, quand le musée des Confluences à Lyon, par exemple, en a coûté 380 000 000. Cette aumône ridicule illustre le mépris envers l’Amazonie et la biosphère de la part des grands dirigeants de ce monde.

Conscients que la question est un enjeu important pour les élections, chaque camp se prépare à sortir son arsenal de mesurette, pour promettre un avenir plus vert, plus doux, plus écologiste. Ainsi, Édouard Philippe fait sa rentée à Roubaix sur le terme du zéro déchet. Mais cela reste de l’esbroufe, tout comme la montée de EELV, qui se couchera devant les libéraux dès le moment venu.

Dans tous les cas, l’écologie bourgeoise et réactionnaire ne propose que deux voies :

Celle d’un libéralisme vert, d’un greenwashing de l’économie capitaliste, dans le seul et uniquement but de lui donner un souffle nouveau et d’exploiter des ressources différentes. Au mieux, elle est un label publicitaire, au pire, elle est même une écologie impérialiste, déclenchant des guerres pour les terres rares, pour l’or bleu, pour les ressources.

Celle d’une écologie fasciste, basée sur l’exigence de sacrifices pour les masses, sur le maintien de la misère et de l’arriération pour des régions entières du monde, pour les prolétaires et les sous-prolétaires, tandis que les bourgeois et les bourgeoises peuvent continuer à rouler dans l’opulence et la richesse.

Nous avons besoin d’une écologie révolutionnaire.

Les rapports établis par les scientifiques sont formels quant à la menace sur notre environnement, voire sur les possibilités pour l’espèce humaine d’habiter encore dans certaines des parties les plus chaudes de la planète. Les scientifiques sont unanimes, même s’ils ne le prononcent pas sous ces termes-là : L’économie de marché n’est pas compatible avec la survie de l’espèce humaine.

Nous sommes confrontés à une situation dans laquelle, à terme, la dégradation de l’environnement conduit à la catastrophe. La démocratie, en régime capitaliste, ne permet que de moduler le temps qui nous sépare de cette situation, mais ne permet absolument pas de pouvoir éviter celle-ci. Quant aux dégâts sur les biotopes, ils sont d’ores et déjà, pour certains, irréversibles.

Nous sommes au pied du mur. Si nous voulons même survivre en tant qu’espèce, nous devons prendre les choses en main en tant que classe sociale ! Face à la puissance des intérêts des grands monopoles capitalistes, nous avons besoin de nos propres institutions, populaires et démocratiques. La rentabilité est le critère premier, suprême, de la production. Celui-ci doit devenir le fait de fournir une réponse aux besoins matériels et culturels de l’Humanité, dans le respect des capacités de production et de régénération de la Terre. Pour réaliser cela, nous avons besoin du pouvoir. Nous avons besoin d’être organisés largement, politiquement.

Seul le contrôle réel du pouvoir, par les masses populaires, contre l’ordre de la bourgeoisie et des exploiteurs peut permettre d’atteindre l’objectif de mettre en place une économie planifiée. Une économie qui élimine le concept de concurrence et de rentabilité.

Une économie basée sur la réponse aux besoins.

Une économie qui prend en compte des cycles naturels de la Terre.

Une économie démocratique.

Les régimes socialistes n’ont pas toujours su poser avec discernement la question de l’écologie, prisonniers qu’ils étaient entre des clés de compréhension primitives des écosystèmes et d’un impératif de tenir le rythme imposé par les agresseurs capitalistes.

Cela n’enlève en rien le fait qu’ils ont été les premiers à poser la question de la biosphère et d’un développement harmonieux de l’économie par rapport à la nature. Celle-ci n’était plus considérée comme une marchandise, mais comme une source de richesses, dont la vie était la plus précieuse.

En dépit des failles qu’on put connaître ces régimes pionniers ils forment la « voie étroite vers la survie ». Une véritable économie de guerre contre l’écocide et la dévastation de l’environnement.

Soyons unitaires sur cette question en dépit de nos divergences :

Il existe une quantité de questions sur la production industrielle, alimentaire, sur les perspectives pour l’ensemble de l’espèce humaine et de la planète. Les perceptions diffèrent en fonction des individus, des groupes politiques et sociaux, des idéologies. Nous ne pensons pas que notre organisation doit, de manière autoritaire, imposer un point de vue sur cette question, qui relève de la démocratie populaire.

Ces questions sont importantes et ont droit de cité. Mais leur résolution, dans le cadre d’un débat démocratique, ne peut avoir lieu qu’uniquement dans le cadre de la démocratie populaire. Elle doit être construite.

A l’heure actuelle, il n’existe pas de grand Parti révolutionnaire pouvant fédérer les forces qui veulent combattre le capitalisme et mobiliser les masses populaires. Ce Parti doit naître. Nous travaillons à cela, avec d’autres forces, ici comme à l’international.

Cette lutte, vitale, est essentielle pour que l’Humanité ne soit pas balayée d’un revers de la main par l’histoire, qu’elle ne rentre pas dans la longue liste des espèces qu’elle a fait – de sa propre action – disparaître.

Unifions nos forces, battons les exploiteurs, construisons la seule société écologiste : la société communiste.

Communiqué commun UPML/UCL, 26 août 2019

Avançons ensemble !

L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste se sont réunies durant l’été. Nos deux organisations ont pu débattre de la situation nationale et internationale, des pratiques de lutte et des perspectives de celles-ci.

Nous considérons que cette rencontre est un succès sur plusieurs points :

Plusieurs questions ont été abordées traitant les questions sur le fond, en utilisant une culture du débat prolétarien. Venant d’horizons divers, nous portons des analyses sous des angles différents. Mais ces différences de point de vue qui peuvent parfois apparaître ne forment pas des obstacles à la construction commune. Elles n’ont pas à être aplanies en amont de ce rapprochement. Au contraire, seul un cadre de débat unique permet que celles-ci puissent évoluer en profondeur et qu’une position unitaire apparaisse. Nous ne voulons pas d’un débat entre sectes, nous voulons construire une organisation communiste.

Nous portons un constat commun sur la conjoncture future. La crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas terminée. Elle s’approfondit, au contraire. Les relations internationales sont soumises à une tension croissante, que ce soit dans le domaine du commerce ou dans les rapports géopolitiques. Cela n’empêche pas l’existence de tendances importantes à l’intégration entre les capitaux et les entreprises, à l’exemple du conglomérat Chrysler-Fiat-Renault.

Les luttes de l’an passé, quel que soit le domaine, ont montré que les masses populaires recherchent des solutions en dehors du cadre de société capitaliste. L’ensemble des luttes, que ce soit celles de Gilets jaunes, celles des écologistes, celles des travailleurs et des travailleuses ou des migrantes et des migrants ont montré que ce système ne parvient plus à apporter autre chose que misère et répression.

La tendance qu’ont les gouvernements du monde entier à restreindre chaque fois davantage les droits politiques et économiques des masses populaires n’illustre pas la force du capitalisme. Elle illustre, au contraire, la fragilité d’institutions à bout de souffle, qui ne parviennent plus à camoufler leur corruption et leur assujettissement aux désirs des capitalistes. La tromperie ne fonctionnant plus, ils recourent à la force.

Une année de combat s’ouvre, l’UPML et l’UCL joueront, ensemble, leur rôle.

Nous avons également abordé, dans ce cadre, l’articulation de la lutte politique et de la lutte économique, notamment par le travail en sein des syndicats, la défense de la syndicalisation, du syndicalisme de lutte et la promotion du rassemblement vers un syndicalisme unique et combatif.

La manière dont nos organisations conçoivent l’application de la ligne de masse, du travail au sein des luttes, notamment dans celles des Gilets Jaunes, qui a été le centre de gravité des combats de l’année. La nécessité d’agir en tant que militants communistes révolutionnaires, et de donner libre cours au plein potentiel de nos organisations dans les prochaines luttes a été soulignée.

Nous ne pensons pas que nos rencontres doivent se limiter à une déclaration de principe généraux. Elles n’auraient aucun objet. Elles doivent servir à faire progresser l’unité idéologique et organisationnelle tant de nos groupes respectifs que de l’ensemble du mouvement communiste, ici, en France, dans les régions dominées par celle-ci, en Europe ou internationalement. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste s’accordent sur la nécessité impérieuse de cadres ad hoc permettant le travail commun.

C’est l’un des buts recherché par nos organisations, au travers de la lettre ouverte envoyée aux organisations communistes présentes en France, pour constituer une alliance des révolutionnaires.

Au travers de la construction progressive d’un Comité ICOR France, permettant aux organisations et individus membres de la coordination ou qui s’intéressent à ses activités de travailler ensemble.

C’est également le fondement de notre travail au sein de l’ICOR et à la participation aux campagnes et aux journées d’action impulsées par celle-ci. Cela passe également par la promotion du Front Uni International Antifasciste et Anti-impérialiste, porté tant par l’ICOR que par l’International League of People Struggle (ILPS).

Ultimement, il s’agit de la raison qui motive nos organisations à se rapprocher et à avancer sur le chemin d’une unification.

Nos organisations sont porteuses de plusieurs projets de campagnes et de formations communes. À la fois dans le but de répercuter les campagnes de l’ICOR, mais également dans le fait de développer nos propres projets. Nous considérons que l’approche du 150e anniversaire de la Commune de Paris doit être l’occasion de faire de cette étape historique un point de focale pour les révolutionnaires du monde entier, dans le but d’en tirer les conclusions, mais également de créer le point de départ pour que l’histoire du mouvement révolutionnaire aille de l’avant, vers la victoire, vers le communisme.