Grèves et manifestations exceptionnelles et enthousiasmantes – comment continuer ?

Les camarades de l’UPML en région parisienne invitent à leur café militant le 15 décembre à 15 h :

“Ensemble contre les attaques du gouvernement
pour une politique anti-capitaliste, pour le véritable socialisme”

Café “Au Pavillon”
54 rue Gabriel Péri, Saint-Denis (93)
à 5 minutes de la Porte de Paris

Grèves et manifestations exceptionnelles et enthousiasmantes – comment
continuer?

Les grèves fortement suivies et plus de 1,6 millions de manifestants
dans toute la France montrent la colère et combativité contre la
politique du gouvernement. Du jamais vu depuis plus de 10 ans!
L’UPML et l’UCL ont mobilisé et participé au débat avec nos propositions
communes (voir le tract commun) pour être plus forts que le
gouvernement, pour crée un véritable front unique contre le gouvernement
et sa politique en faveur du grand patronat. La recherche d’une
alternative sociale au capitalisme dépassé et mortifère est très
présente. Les camarades de l’UPML en région parisienne invitent à leur
café militant le 15 décembre à 15 h : “Ensemble contre les attaques du
gouvernement – pour une politique anti-capitaliste, pour le véritable
socialisme”
Café “Au Pavillon”, 54 rue Gabriel Péri, Saint-Denis (93), à 5 minutes
de la Porte de Paris.
Ci-joint quelques photos de la manifestation du 5 décembre à Paris et de
notre table de presse bien visitée.

Réponse à l’appel pour le 23 novembre à la marche contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes

Nous marcherons contre TOUTES les violences faites au femmes !

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons reçu l’ appel pour le 23 novembre (paru en tribune libre dans le journal Le Monde — voir à la fin du texte), signé par de multiples associations et femmes pour manifester à Paris à l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes.

Les violences contre les femmes sont révoltantes. L’appel donne des faits et des chiffres – on ne peut pas rester indifférent ! Il faut agir ! Bien sûr, en tant que militantes de la Conférence mondiale des femmes de la base* nous allons participer aux manifestations.

On aurait bien voulu participer également à la rédaction de l’appel, dont on n’a pas eu le projet. On ne peut réagir donc que maintenant. Il s’agit de la réduction presque totale dans l’appel de cette lutte aux « violences masculines ». Les violences faites aux femmes sont multiples ; elles sont physiques, psychologiques, économiques, politiques et militaires. Notre société entière fonctionne de manière violente ! N’avons-nous pas pointé du doigt la précarité croissante des femmes – dont profite largement les employeurs ? N’avons-nous pas crié notre colère contre le démantèlement du droit du travail (Loi El-Khomri), qui frappe en premier lieu les précaires, dont la majorité sont les femmes ? Est-ce que les femmes Gilets jaunes ne nous ont pas montré.e.s le désarroi des femmes isolées et des familles monoparentales, dont l’écrasante majorité sont des femmes ? La société forme également une image « sexy » de la femme – malgré quelques petits progrès – par la mode. Par le « jeu de rôles », entre soumise et prostituée, ou les deux à la fois, les inégalités entre sexes font grandir la dépendance économique et idéologique des femmes envers les hommes.

L’appel parle des hommes en tant que « classe ». Il est très confus sur ce point. Tout sociologue un peu clair dira que les classes dans la société se distinguent par leur fonction dans la société : soit propriétaires de moyens matériels/ de moyens de production et d’échange, soit exploité(e)s. On trouve les hommes dans les deux classes. Cependant, les patrons en tant que possédants sont aussi les grands gagnant en ce qui concerne les inégalités entre hommes et femmes : Ils profitent d’une main d’œuvre bon marché. Ils profitent de la double journée de travail des femmes lors de laquelle celles-ci (re)produisent la main d’œuvre (ménage, soins, élevage des enfants) L’appel se prive de presque toute critique de la politique du gouvernement et du patronat. Ces derniers devraient être reconnaissants ! Ce système capitaliste PROFITE de la situation ; cela explique l’inertie contre les violences faites aux femmes. Nos luttes seront décisives pour changer la donne !

Actuellement nos retraites sont attaquées. La pauvreté des femmes âgées est bien connue suite à leur parcours marqué par des temps sans emploi pour élever les enfants et par les « petits boulots ». Le mouvement des femmes doit être bien présent à la grève du 5 décembre pour défendre nos conquêtes  contre les attaques du gouvernement aux ordres du grand patronat !

L’appel réduit également notre regard sur la seule France. Maisà chaque manifestation nous crions : « Solidarité – avec les femmes du monde entier ! ». Les femmes victimes des guerres – au Yémen, au Rojava, Syrie, en Irak et Iran, au Congo…. Guerres commerciales, mais aussi guerres tout court pour le contrôle des marchés, des attaques militaires contre les populations civiles, les viols comme arme militaire.

TOUTES ces violences (certainement encore incomplètes) sont à combattre ; elles forment un ensemble structurel dans le système capitaliste. Sans voir cet ensemble, pas d’éradication des violences physiques contre les femmes. Il faut protéger les femmes menacées, éloigner et punir les hommes violents. Mais « les hommes » en général ne sont pas nos adversaires. Il faut se battre pour l’émancipation des femmes que les hommes doivent accepter et soutenir, pour notre combat commun contre le capitalisme – pour une société libérée de l’exploitation et de l’oppression.

militante de la conférence des femmes de la base.

* La prochaine Conférence aura lieu en automne 2021 en Tunisie. Voir le site www.worldwomensconference.org