Formons l’alliance des révolutionnaires !

Lettre ouverte aux organisations communistes présentes en France et aux militants et militantes isolées pour la construction dune Alliance des Révolutionnaires.

03 / juin / 2019

Camarades,            

1. L’UCL (Unité Communiste de Lyon) et l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste Léniniste), membres de l’ICOR (Coordination internationale des organisations et partis révolutionnaires), vous adressent aujourd’hui ce courrier public, car nous considérons que nous devons nous tendre mutuellement la main et nous adresser à l’ensemble des forces se revendiquant du communisme, de la révolution, de la lutte anti-impérialiste.

2. La réorganisation de la production à l’échelle internationale provoque des crises plus profondes et étendues qu’auparavant. La situation sociale, et, par voie de conséquence la situation politique, est critique. L’application du programme social et économique de la grande bourgeoisie monopoliste, par le truchement des gouvernements, fait sentir ses effets. Les droits sociaux sont très durement touchés et le gouvernement annonce de nouvelles mesures.

3. Les coups de boutoirs du gouvernement ont jeté dans la rue des pans entiers – et nouveaux!- de la société, déclenchant une résistance de masse d’une ampleur et d’une radicalité sans précédent dans l’histoire récente. Cependant, ce mouvement assez spontané n’est pas parvenu à remporter de victoires ni même à enrayer la charge kamikaze de Macron et de ses sbires. La bourgeoisie continue d’enregistrer des victoires tactiques dans ses réformes liquidatrices.

4. Or, la menace est plus profonde qu’une « simple » baisse du niveau de vie. Aux attaques contre les droits économiques qui suscitent la colère et le ressentiment, font suite les attaques contre les droits politiques, contre les « libertés formelles » : le droit de manifester, la presse, la justice, le droit à l’éducation…

5. Les attaques réactionnaires en France vont de paire avec les interventions de l’impérialisme français à l’extérieur. Nous devons combattre d’une part, sa pression croissante sur les régions dominées ou colonisées et, d’autre part, ses tentations de repartage du monde.

6. Des spectres inquiétants rôdent à l’horizon. Le danger existe d’une « droite élargie ». Cette coalition ultra réactionnaire, unissant les secteurs « fréquentables de l’extrême-droite » et de la droite traditionnelle, lorgne sur la possibilité d’accéder au pouvoir après la fin du mandat de Macron, pour poursuivre sa politique en essayant de se recomposer pour être le prochain outil destiné à écraser le peuple. Les appels du pied que se font les Ciotti, Wauquiez, Dupont-Aignant et Le Pen ne passent pas inaperçus.

7. L’influence des thèses réactionnaires et sociales-chauvines contamine jusqu’à certaines organisations se revendiquant du mouvement ouvrier ou même du communisme. Plusieurs organisations en France font campagne par rapport à l’UE en clamant que la France impérialiste est un dominion des USA, de l’Allemagne ou de l’OTAN. Ces organisations se placent, en réalité, comme des soutiens objectifs de notre impérialisme en minimisant le rôle souvent déterminant des monopoles français dans les décisions réactionnaires de Bruxelles et même des instances internationales (FMI, OMC …). Elles sont un cheval de Troie dans nos rangs.

8. Ces forces espèrent tirer bénéfice de la situation, soit en gagnant des positions dans les mouvements sociaux, en jouant sur le confusionnisme par rapport à l’UE impérialiste, en avançant leurs mots d’ordre ; soit en tirant partie du contrecoup réactionnaire qui apparaîtra si les luttes sociales refluent. Il n’est pas possible d’ignorer le caractère particulier de la situation politique et, même si beaucoup d’entre nous rejettent les élections bourgeoises, il n’est pas possible de nier qu’elles sont un moment important de politisation contre la politique bourgeoise, contre la dictature des monopoles.

9. Les fractions les plus réactionnaires de la bourgeoisie ne laisseront pas passer cette occasion pour avancer leurs positions, d’autant que le climat économique peut être confronté à une nouvelle tourmente. Cependant une partie croissante des masses populaires – gilets jaunes, grévistes, syndicalistes, jeunes, femmes – résiste, lutte, proteste et est ouverte à notre propagande : aujourd’hui plus que jamais elle remet en cause partiellement ou totalement le capitalisme. Cette situation polarisée est donc favorable au renforcement du courant révolutionnaire à condition que notre camp soit crédible et recherche lui-même l’unité et la force pour le combat !

10. Les forces communistes, dans ce cadre là, sont mises en face de leurs responsabilités. Nous nous sommes battus, dans la mesure de nos forces, de nos possibilités, de nos terrains. Nous nous sommes battus pour faire avancer la conscience politique et l’organisation des masses populaires et particulièrement des prolétaires, en lutte ou non. Mais il n’existe pas encore de « pôle rouge » capable de pouvoir apparaître d’une manière visible, de former un centre d’attraction et de gravité pour avancer vraiment. On ne peut pas continuer comme ça !

11. Il ne faut pas attendre pour se retrouver ; il existe des différences théoriques, idéologiques, politiques au sein des organisations politiques qui constituent la mouvance communiste en France et dans les régions dominées par elle.

12. Jusqu’à maintenant chaque organisation a mis l’accent principalement sur les divergences, mais pas assez sur les possibilités d’action commune : ainsi on a trop séparé la théorie et la pratique et pas assez développé un travail de masse commun des différentes organisations : déclarations, pétitions, réunions publiques, cortèges et mots d’ordre communs dans les manifestations. Nous aurions tous à gagner à ce que ce pôle révolutionnaire existe et soit bien visible.

13. Nous avons le droit d’être en désaccord sur des questions tactiques, mais nous avons aussi le devoir de mener avec les masses populaires la lutte de la manière la plus efficace, car nous nous battons, en dernière analyse, non pas pour rallier à notre groupe, mais pour une cause, servir le peuple et construire, avec les travailleurs les plus combatifs dans la lutte de classe, l’outil de la révolution, une organisation d’avant-garde, le parti dont nous avons tous besoin.

14. Nous proposons de nous rencontrer, d’acter les uns et les autres de nos existences – et de nos différences!- mais, surtout, acter le fait que nous ne pouvons faire face, seuls, aux tâches immédiates qui nous incombent sur le plan national et international : constitution d’un front uni anti-impérialiste, d’un front unique prolétarien et action commune contre l’UE impérialiste.

15. Le « saut de puce » que nous proposons est indispensable et fondamental pour  commencer ce travail de construction.

16. Pour notre part, nous voulons reconnaître chaque groupe qui puisse se retrouver dans des lignes de démarcation simples et basiques, non pas comme un rival, mais comme un partenaire qui contribue à faire grandir collectivement la perspective du socialisme au sein des masses et notre capacité à jouer un rôle concret et réel dans les luttes.

En espérant de la part de vos organisations des réponses positives.

Salutations révolutionnaires.                               

L’UPML et l’UCL, organisations membres de l’ICOR

Après les élections sur l’Union Européenne de mai 2019

*Crise politique approfondie dans l’UE

*Recherche d’une alternative sociale

*Campagne ICOR

Les élections sous le capitalisme sont une mise en scène de partis et de soi-disant représentants du peuple qui une fois élus, permettent « démocratiquement » de masquer la dictature du capital financier. Que nous apprennent ces élections ?

La crise de l’électoralisme et du parlementarisme est internationale. Dans plusieurs pays (l’Autriche, la Grèce et la Grande Bretagne) la crise politique se prolonge par des élections anticipées suite aux résultats des élections européennes.

Les élections n’ont jamais changé le monde. Sur un fond d’opposition ou non à l’UE, les résultats électoraux montrent qu’il existe à la fois un pôle progressiste en formation et un courant réactionnaire à plusieurs composantes : LR, LRM, RN et PS. L’abstention traduit en partie le refus du parlementarisme bourgeois et plus concrètement de ces partis. Parmi les masses se développe une opposition sociale et politique, pas toujours très claire, à la politique générale de Macron.

Les Gilets Jaunes, par exemple,ont fait encore une fois la démonstration involontaire de la dictature du système et de sa violence. Leur conclusion: ce n’est qu’au quotidien que les choix concrets doivent se débattre et être mis en œuvre dans une démocratie populaire et directe. Mais est-ce possible dans la société actuelle où le capital financier exerce sa dictature pour le profit, y compris sous la forme de l’électoralisme bourgeois ?

Les oppositions s’expriment nécessairement sous des formes multiples : vote ou non-vote ou dans des votes non pas pour un parti mais contre un autre… avec comme résultat qu’il n’y a pas de perspective positive. Les élections dans ces conditions ne peuvent être qu’un reflet déformé et très limité de la conscience sociale, tout au plus un thermomètre donnant la température de « l’opinion publique ».

Presse, radio, télévision sont les moyens indispensables à la bourgeoisie pour diriger et orienter les élections. N’y apparaissent que les « grands partis » portant le discours dominant. Ça nous rappelle que 90% des moyens d’information sont possédés par des groupes financiers comme Bouygues, Dassault, Lagardère et Boloré.

Les médias présentent de faux enjeux : choisir entre « progressistes » (LREM/Macron!) et nationalistes/populistes (Rassemblement National/Le Pen) alors que le véritable enjeu est entre ceux qui défendent ou se soumettent au capitalisme et ceux qui le combattent et veulent le dépasser.

Les élections passées, ces médias ne donnent que les pourcentages de votes exprimés, en exagérant les résultats. C’est pourquoi nos chiffres (toujours arrondis) tiennent compte des 47 Millions d’inscrits et des 23 M. de votes exprimés.

Quelques chiffres et observations:

L’abstention, le plus grand Parti (50%) exprime pour une grande part le refus d’entrer dans le cadre trompeur du parlementarisme bourgeois.

Renaissance/ LREM (Macron), le parti au gouvernement ne réunit même pas 10% des inscrits, une nette baisse par rapport au 1er tour des Présidentielles en 2017 (17% des inscrits). Sa politique est perçue comme réactionnaire par une fraction de plus en plus combative des classes exploitées, mais elle n’est pas encore largement désavouée et combattue.

Le Rassemblement National (Le Pen) regroupe à peine plus de 10% avec un peu plus de 5 Millions d’électeurs. Rapporté sur 20 ans, ce Parti stagne et même régresse par rapport à 2017. Le RN s’installe dans le paysage politique avec l’appui des forces dominantes et médiatiques qui le présentent comme un parti populaire alors qu’il défend le système capitaliste (pas d’augmentation du SMIC, division des travailleurs entre nationaux et ceux qui ne le sont pas). C’est pourquoi il faut renforcer le combat anti-raciste et anti-fasciste – le RN n’est en rien « anti-système », mais en un produit !

Parce que Macron et LREM continuent avec succès leur politique avec de « nouvelles têtes », les Partis gestionnaires de longue date des intérêts bourgeois (de l’UMP-PR au PS) s’effondrent : 4,9% et 3,3% !

Europe Ecologie/Les Verts ont profité des pertes de voix des autres partis et de l’augmentation de la participation et ils atteignent 6,6%. Leurs discours s’adaptent aux préoccupations grandissantes, fortes parmi la jeunesse, concernant les dégâts capitalistes sur l’environnement. Mais en continuant à défendre « l’économie de marché », donc le profit, ils renoncent à mobiliser réellement contre la destruction de l’unité de l’homme et de la nature.

L’existence de 34 listes traduit aussi une recherche d’alternatives qui ne peut être qu’illusoires dans les conditions actuelles. Lors de ces élections en France, il n’y a pas de Parti porte une alternative socialiste révolutionnaire portant le prolétariat au pouvoir.

La campagne de l’ICOR Europe – un travail pionnier !

La Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) compte dans les pays de l’UE ou très liés à celle-ci des organisations membres ou des Amis de l’ICOR dans onze pays. Ensemble, ils avaient décidé d’une campagne électorale européenne commune et d’une coopération au sein de l’ICOR, renforçant ainsi l’ICOR.

La principale préoccupation de l’ICOR concernant l’Europe : s’attaquer à l’impérialisme européen, avancer dans la construction du Parti révolutionnaire et gagner des forces pour le front uni anti-impérialiste. C’est quelque chose de nouveau et qui a réussi! Des affiches, des tracts, vidéos et meetings ont fait connaître l’ICOR comme moyen de préparer l’alternative révolutionnaire internationaliste. (voir note plus bas).

Cette première campagne conjointe d’ICOR Europe contre l’impérialisme européen a été une étape importante et très fructueuse sur la voie de la construction de la solidarité internationale et du soutien mutuel à la construction de partis révolutionnaires. Toutes les organisations impliquées ont travaillé ensemble sur un pied d’égalité et sur la base de la lutte pour se renforcer. Le moment est venu d’évaluer et de consolider les succès: comment la prise de conscience de ce qu’est l’impérialisme a-t-elle évolué ? Comment la proposition du front uni anti-impérialiste a-t-elle été affirmée? Comment nos organisations continuent-elles à coopérer et à se renforcer ? ICOR Europe fait face à de nouveaux défis passionnants!

Perspectives et quelques conclusions

A l’avenir, les conditions économiques et sociales vont encore plus se dégrader, les affrontements vont se développer et déstabiliser encore plus les certitudes politiques et culturelles. Dans cette situation, les débats d’orientation politiques et les recompositions vont se développer. L’éclatement probable d’une nouvelle crise économique et financière ne ferait qu’accélérer les processus en Europe et dans le monde.

S’il faut être au plus près des intérêts des masses prolétaires, participer à tous les mouvements qui s’opposent à l’ordre établi, affirmer uniquement la nécessité de mener des luttes quotidiennes ne suffit pas. Il faut aussi montrer la voie politique à suivre pour dépasser cette société d’exploitation, d’oppression et de destruction de la nature, qui ne peut être que l’alternative socialiste révolutionnaire. C’est pourquoi nous militons pour reconstruire un Parti marxiste-léniniste rassemblant en son sein les éléments les plus combatifs et les plus conscients. C’est pourquoi nous nous battons pour une Alliance des Révolutionnaires ouvrant la voie à la reconstruction de ce Parti, convaincus que l’avenir appartient au communisme.

Note :The Rode Morgen / Pays Bas, le MIKZ (Organisation de la Communauté de la Jeunesse) / Hongrie, l’Organisation Communiste du Luxembourg (KOL), le Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), Le Parti Communiste de Bulgarie (BKP), le Groupe Marxiste-Léniniste Suisse (MLGS), etc. En France l’Unité Communiste de Lyon (UCL) et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) se sont rapprochés les uns des autres et des contacts et membres ont été gagnés.

Union Prolétarienne ML Juin 2019

Lettre ouverte aux organisations communistes présentes en France et aux militants isolés pour la construction d’une Alliance des Révolutionnaires

Mai 2019

Camarades,

1. L’UCL (Unité Communiste de Lyon) et l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste Léniniste), membres de l’ICOR (Coordination internationale des organisations et partis révolutionnaires), vous adressent aujourd’hui ce courrier public, car nous considérons que nous devons nous tendre mutuellement la main et nous adresser à l’ensemble des forces se revendiquant du communisme, de la révolution, de la lutte anti-impérialiste.

2. La réorganisation de la production à l’échelle internationale provoque des crises plus profondes et étendues qu’auparavant. La situation sociale, et, par voie de conséquence la situation politique, est critique. L’application du programme social et économique de la grande bourgeoisie monopoliste, par le truchement des gouvernements, fait sentir ses effets. Les droits sociaux sont très durement touchés et le gouvernement annonce de nouvelles mesures.

3. Les coups de boutoirs du gouvernement ont jeté dans la rue des pans entiers – et nouveaux ! – de la société, déclenchant une résistance de masse d’une ampleur et d’une radicalité sans précédent dans l’histoire récente. Cependant, ce mouvement assez spontané n’est pas parvenu à remporter de victoires ni même à enrayer la charge kamikaze de Macron et de ses sbires. La bourgeoisie continue d’enregistrer des victoires tactiques dans ses réformes liquidatrices.

4. Or, la menace est plus profonde qu’une « simple » baisse du niveau de vie. Aux attaques contre les droits économiques qui suscitent la colère et le ressentiment, font suite les attaques contre les droits politiques, contre les « libertés formelles » : le droit de manifester, la presse, la justice, le droit à l’éducation…

5. Les attaques réactionnaires en France vont de paire avec les interventions de l’impérialisme français à l’extérieur. Nous devons combattre d’une part, sa pression croissante sur les régions dominées ou colonisées et, d’autre part, ses tentations de repartage du monde.

6. Des spectres inquiétants rôdent à l’horizon. Le danger existe d’une « droite élargie ». Cette coalition ultra réactionnaire, unissant les secteurs « fréquentables de l’extrême-droite » et de la droite traditionnelle, lorgne sur la possibilité d’accéder au pouvoir après la fin du mandat de Macron, pour poursuivre sa politique en essayant de se recomposer pour être le prochain outil destiné à écraser le peuple. Les appels du pied que se font les Ciotti, Wauquiez, Dupont-Aignant et Le Pen ne passent pas inaperçus.

7. L’influence des thèses réactionnaires et sociales-chauvines contamine jusqu’à certaines organisations se revendiquant du mouvement ouvrier ou même du communisme. Plusieurs organisations en France font campagne par rapport à l’UE en clamant que la France impérialiste est un dominion des USA, de l’Allemagne ou de l’OTAN. Ces organisations se placent, en réalité, comme des soutiens objectifs de notre impérialisme en minimisant le rôle souvent déterminant des monopoles français dans les décisions réactionnaires de Bruxelles et même des instances internationales (FMI, OMC …). Elles sont un cheval de Troie dans nos rangs.

8. Ces forces espèrent tirer bénéfice de la situation, soit en gagnant des positions dans les mouvements sociaux, en jouant sur le confusionnisme par rapport à l’UE impérialiste, en avançant leurs mots d’ordre ; soit en tirant partie du contrecoup réactionnaire qui apparaîtra si les luttes sociales refluent. Il n’est pas possible d’ignorer le caractère particulier de la situation politique et, même si beaucoup d’entre nous rejettent les élections bourgeoises, il n’est pas possible de nier qu’elles sont un moment important de politisation contre la politique bourgeoise, contre la dictature des monopoles.

9. Les fractions les plus réactionnaires de la bourgeoisie ne laisseront pas passer cette occasion pour avancer leurs positions, d’autant que le climat économique peut être confronté à une nouvelle tourmente. Cependant une partie croissante des masses populaires – gilets jaunes, grévistes, syndicalistes, jeunes, femmes – résiste, lutte, proteste et est ouverte à notre propagande : aujourd’hui plus que jamais elle remet en cause partiellement ou totalement le capitalisme. Cette situation polarisée est donc favorable au renforcement du courant révolutionnaire à condition que notre camp soit crédible et recherche lui-même l’unité et la force pour le combat !

10. Les forces communistes, dans ce cadre là, sont mises en face de leurs responsabilités. Nous nous sommes battus, dans la mesure de nos forces, de nos possibilités, de nos terrains. Nous nous sommes battus pour faire avancer la conscience politique et l’organisation des masses populaires et particulièrement des prolétaires, en lutte ou non. Mais il n’existe pas encore de « pôle rouge » capable de pouvoir apparaître d’une manière visible, de former un centre d’attraction et de gravité pour avancer vraiment. On ne peut pas continuer comme ça !

11. Il ne faut pas attendre pour se retrouver ; il existe des différences théoriques, idéologiques, politiques au sein des organisations politiques qui constituent la mouvance communiste en France et dans les régions dominées par elle.

12. Jusqu’à maintenant chaque organisation a mis l’accent principalement sur les divergences, mais pas assez sur les possibilités d’action commune : ainsi on a trop séparé la théorie et la pratique et pas assez développé un travail de masse commun des différentes organisations : déclarations, pétitions, réunions publiques, cortèges et mots d’ordre communs dans les manifestations. Nous aurions tous à gagner à ce que ce pôle révolutionnaire existe et soit bien visible.

13. Nous avons le droit d’être en désaccord sur des questions tactiques, mais nous avons aussi le devoir de mener avec les masses populaires la lutte de la manière la plus efficace, car nous nous battons, en dernière analyse, non pas pour rallier à notre groupe, mais pour une cause, servir le peuple et construire, avec les travailleurs les plus combatifs dans la lutte de classe, l’outil de la révolution, une organisation d’avant-garde, le parti dont nous avons tous besoin.

15. Le « saut de puce » que nous proposons est indispensable et fondamental pour commencer ce travail de construction.

14. Nous proposons de nous rencontrer, d’acter les uns et les autres de nos existences – et de nos différences!- mais, surtout, acter le fait que nous ne pouvons faire face, seuls, aux tâches immédiates qui nous incombent sur le plan national et international : constitution d’un front uni anti-impérialiste, d’un front unique prolétarien et action commune contre l’UE impérialiste.

16. Pour notre part, nous voulons reconnaître chaque groupe qui puisse se retrouver dans des lignes de démarcation simples et basiques, non pas comme un rival, mais comme un partenaire qui contribue à faire grandir collectivement la perspective du socialisme au sein des masses et notre capacité à jouer un rôle concret et réel dans les luttes.

En espérant de la part de vos organisations des réponses positives.

Salutations révolutionnaires.

L’UPML et l’UCL, organisations membres de l’ICOR

« Le devoir d’un parti vraiment révolutionnaire n’est pas de proclamer une renonciation impossible à tout compromis, mais bien de savoir rester, à travers tous les compromis, dans la mesure où ils sont inévitables, fidèle à ses principes, à sa classe, à sa mission révolutionnaire, à sa tâche de préparation de la révolution et d’éducation des masses en vue de la victoire révolutionnaire. »

Lénine, Au sujet des compromis, tome 25, p. 333

Unite.communiste.lyon@gmail.com contact-upml@riseup.net