Première enquête de masse

Bien qu’étroitement liés à la classe ouvrière par la pratique quotidienne dans les entreprises et dans les quartiers, la connaissance des idées dans la classe ouvrière ne peut être scientifique sans un travail systématique d’enquête et d’analyse.

L’UPML a l’ambition de contribuer à construire le parti de la classe ouvrière, d’être le porte-parole du prolétariat et donc de mieux répondre aux problèmes posés par la lutte de classe.

Le retour à l’enquête de masse est pour nous le moyen de rompre avec le subjectivisme et le spontanéisme qui dominent les organisations petite-bourgeoises d’extrême-gauche. Le cap du parti révolutionnaire ne saurait être le jouet de l’influence de l’idéologie bourgeoise. La lutte contre les idées de la bourgeoisie se mène contre l’ennemi de classe mais aussi au sein du mouvement ouvrier et révolutionnaire. Grâce à la théorie Marxiste Léniniste et la pratique révolutionnaire dont l’enquête est un moment important nous voulons faire de l’idéologie prolétarienne une arme politique au service du peuple.

Le but de cette enquête est d’établir une image plus précise du niveau de conscience ouvrière sur différents sujets. Nous voulons connaître quelles sont les idées justes qui circulent spontanément dans la classe ouvrière. Et avec quelle force l’idéologie bourgeoise influence le prolétariat.

Cette enquête est une illustration des méthodes de travail des marxistes léninistes. La construction des points de vue de l’UPML est un constant va et vient entre le travail de collecte des idées justes parmi les masses, leur synthétisation sous forme d’une ligne politique et sa pratique pour tester l’efficacité de ces idées. Cette dialectique entre masses et militants communistes est essentielle. Nous rendrons public les résultats de l’enquête dans le respect de l’anonymat.

Enfin, cette enquête est une opportunité pour l’UPML de collaborer et de recruter des nouveaux militants du communisme ! Aidez l’UPML en diffusant et en enquêtant vous-même. Forgeons ensemble le point de vue révolutionnaire du prolétariat !

 

 

Aux participants à l’enquête : Le profil des personnes sondées est le suivant : des prolétaires au sens large, c’est à dire qui ne vivent que de leur force de travail. A l’UPML, nous comprenons comme faisant partie du prolétariat les ouvrières et ouvriers, mais aussi les petits employés, les chefs d’équipe s’ils sont impliqués directement eux même dans la production, les prolétaires en formation, privé-e-s d’emploi, les femmes ou hommes au foyer et les retraités dont le métier était prolétaire). Sont exclues de cette enquête la petite bourgeoisie, même précaire, et l’aristocratie ouvrière.

Nous comprenons la définition de la précarité au sens large, cela peut être un CDD, un intérim ou même le statut de travailleur sous-traitant ou de sans-papier.

 

ENQUETE

 

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Tensions syriennes – état des lieux par l’Union Communiste de Lyon

Nous reproduisons ici un article très pertinent des camarades Amis de l’ICOR au sujet de l’escalade guerrière au Moyen Orient au centre duquel la Syrie est la victime convoitée de bien des appétits impérialistes. Pour accéder à l’article original : Tensions syriennes – article de l’Union Communiste de Lyon

 

TENSIONS SYRIENNES

              USA, Angleterre, France d’un côté, Russie de l’autre, se font face. Chacun se menace de missiles, chacun se jauge, chacun se scrute. Dernièrement, le ton s’est haussé entre les différentes puissances militaires. Les USA et la coalition occidentale ont, en effet, annoncé leur intention de procéder à une action militaire dans le but de riposter à une attaque chimique présumée de la part du gouvernement Syrien contre les opposants au régime. L’intervention directe prendra probablement la forme de tirs massifs de missiles de croisières « beaux, nouveaux et intelligents » -dixit Trump.

                La Russie, de son côté, a annoncé son intention de stopper ces missiles à l’aide de ses nouveaux systèmes d’armes, les S-400, déployés autour de ses bases. Pour les uns comme pour les autres, les muscles se gonflent. Pour les uns comme pour les autres, la guerre de Syrie est l’occasion de pratiquer un test grandeur nature des systèmes militaires de pointe, tant pour séduire une clientèle que pour marquer de stupeur les forces adverses. L’addition est payée, au final, en sang syrien.

                La Syrie est, pour le grand malheur des peuples qui l’habitent, un enjeu géopolitique sans cesse plus important pour les puissances impérialistes. Point d’achoppement, point de fixation, point de confrontation, la Syrie est un espace courtisé, et cette cour ne se fait pas que dans la douceur et la tendresse.

                D’un côté par la Russie, qui cherche à s’affranchir du barrage formé par le détroit du Bosphore, sous contrôle Turc, pays membre de l’OTAN. Celle-ci s’élance vers les mers chaudes, vers les mers libres, vers l’accès à l’océan mondial.

                De l’autre, une coalition tactique des Etats occidentaux, qui voient, chacun, dans la montée en puissance de la Russie une menace. Une nouvelle fois, un cercle d’acier est bâti autour de celle-ci, dans le but de la contenir, de l’étouffer, de l’étrangler. C’est dans la mise en place de cet étau que se trouve la raison fondamentale du soutien de la part de l’occident aux rebelles, y compris fascistes.

                Disons le clairement, le plan de déstabilisation du régime en place, son remplacement par une clique au service des intérêts de l’occident -ou au moins anti-russe- a échoué complètement. Il a fait long feu. Cette permutation qui devait s’opérer, surfant sur les mobilisations de 2011, s’est muée en une impitoyable guerre civile.

                Cette guerre civile a connu différentes phases, différents retournements d’alliances. D’affrontement binaire entre pro et anti Bachar Al-Assad, elle est devenue un billard à quatre bande, avec l’entrée fracassante de l’Etat Islamique d’un côté, de l’autre, l’irruption des Forces Démocratiques Syriennes. Les puissances régionales, Iran, Israël, Arabie Saoudite, Turquie, ont chacune joué leurs cartes, dans l’espoir de pouvoir sortir renforcé de l’affrontement, dans l’espoir de gains, territoriaux, politiques, ou dans l’espoir d’affaiblir les concurrents et les adversaires. La Turquie en a d’ailleurs profité pour porter sa guerre génocidaire hors de ses frontières, et pourchasser les combattants et combattantes de la Liberté au Rojava.

                Cette guerre touche à sa fin. Les forces soutenues par l’occident et l’Etat Islamique sont en lambeaux. La Turquie et la Russie ont trouvé un modus vivendi sur le dos des révolutionnaires Kurdes. Mais l’enjeu est bien trop important pour être réglé si simplement. L’occident ne veut pas perdre les têtes de pont payées si chèrement. Alors l’escalade reprend, avec l’idée, cette fois, d’une intervention directe de la part des forces militaires occidentales en Syrie. Un acte qui entrainerait inévitablement une escalade militaire accrue, laquelle pourrait potentiellement dégénérer.

                La coalition occidentale semble vouloir prendre cette voie. Une voie qui serait pavée de sang. Elle est applaudie par certains « démocrates » qui sont en réalité des bellicistes maquillés. De l’autre côté, certains, certaines, fantasment. Fantasment sur la figure de Poutine, fantasment sur l’entrée en lice d’une prétendue « flotte chinoise », rêvassent sur une guerre de l’Eurasie contre l’occident. Nourries à coup de publications de Russia Today ou de Sputnik, ces rêveries n’en sont pas moins des tromperies.

                Tromperies sur la nature politique de la Chine et de la Russie actuelle, tromperie envers les engagements et les discours sur le rôle de la Russie dans la guerre en Syrie et dans le conflit entre les Kurdes d’Afrîne et la Turquie.

                Nous ne voulons pas de guerre, nous exécrons la guerre impérialiste, cette guerre de rapine, cette guerre pour l’or, cette guerre qui est payée du sang des masses populaires. Cette guerre est une lutte entre alliances impérialistes pour un nouveau partage du monde. Elle est une guerre de bourgeois contre d’autres bourgeois, tandis que les massent paient le prix fort. Dans ce conflit, la force porteuse d’escalade et d’aggravation est l’occident, non la Russie, en effet, mais nous ne nous cachons pas derrière cela pour soutenir en sous-main la présence militaire de la Russie et le régime Syrien.

                A nos yeux, la seule solution viable, qu’il est possible de soutenir positivement, est celle du projet des Forces Démocratiques Syriennes : Une Syrie démocratique, dans laquelle le droit et les aspirations des peuples comme des masses populaires qui les constituent sont respectés.

UPML – Amis de l’ICOR : « En finir avec les violences faites aux femmes !

Dans la préparation du 8 mars, l’UPML/ les Amis de l’ICOR ont organisé un débat sur la question de l’oppression et des violences faites aux femmes.

Bilan du débat au « Café militant » de Saint-Denis :

 

Harcèlement, actes sexistes jusqu’au viol dans tous les milieux, féminicides et traite des femmes dans le monde – les faits sont révoltants et le constat dans le mouvement des femmes est unanime : L’ampleur du phénomène indique bien un problème de société. La libération actuelle de la parole des femmes renforce la lutte.

 

Mais quel est le problème social précisément ? Et surtout : quand et comment cela s’arrêtera un jour ?

Marx et Engels ont analysé l’ensemble de la société de classes et aussi l’oppression particulière des femmes. La société capitaliste ne peut pas exister sans l’oppression des femmes par l’ordre bourgeois de l’État et de la famille. Si la famille ne garantissait pas la naissance, l’éducation et la régénération de la force de travail humaine, les capitalistes ne pourraient pas exploiter cette force de travail.

 

L’oppression des femmes est millénaire, liée à la structure familiale et ses fonctions économiques. Aujourd’hui c’est le capitalisme qui dépend du travail domestique des femmes et qui les opprime avec tout un système d’idées et de contraintes.

L’ordre bourgeois de la famille abuse du désir d’avoir des relations de couple, des enfants et une vie collective chaleureuse et soucieuse de l’autre. Cet ordre bourgeois de la famille traite la famille en tant qu’unité économique et la charge outre mesure pour organiser la vie quotidienne. Aux femmes d’en porter la charge principale.

Les femmes font un travail nécessaire pour les capitalistes et pour la société. Elles en sont « remerciées » en étant vues comme inférieures à l’homme et en subissant une oppression particulière.

 

 

L’ordre bourgeois actuel de la famille où l’homme apporte le revenu, la femme élève les enfants à la maison, fonctionne de moins en moins aujourd’hui. Une part croissante des femmes travaille, pour sortir du cadre étroit de la famille mais aussi et surtout parce qu’elles y sont obligées.  Mais cela ne les libère pas pour autant, mais les charge d’une double journée de travail ! D’autant plus que l’exploitation dans les « petits boulots » précaires, réservés souvent aux femmes, même à temps partiel, est extrême et se renforcera avec les lois travail du gouvernement Macron. Les familles, surchargées de problèmes, éclatent et le nombre de séparation, de divorces, la baisse du taux de naissances témoignent de l’ordre bourgeois de la famille en crise.

 

Le capitalisme, crée-t-il uniquement la violence, l’individualisme, la machisme ou est-ce que, contre sa volonté, il développe aussi des conditions sociales et matérielles pour une autre société socialiste ? Le stade de l’artisanat est de plus en plus dépassé – aujourd’hui domine le salariat, la production collective des moyens pour vivre (vêtements, chaussures, pain…). L’accaparement de ces produits par le capitaliste nous prive d’utiliser/transformer cette production collective selon nos besoins.

 

Le socialisme révolutionnaire prendra en charge collectivement l’éducation des enfants, les soins aux malades et aux vieux comme cela a été le cas en URSS après la révolution d’Octobre. Ce soucis de la communauté se retrouve dans le proverbe africain : « Il faut tout un village pour éduquer un enfant ». Pour renverser le capitalisme, les femmes ont tout intérêt à combattre à côté des hommes. Et les hommes, dès aujourd’hui, doivent lutter au côté des femmes pour la libération commune du patriarcat.

 

La libération des femmes n’est pas automatique ! Les expériences dans les révolutions, le démontrent. Les femmes en Algérie lors de la lutte de libération nationale; dans la Guerre anti-fasciste pour la République en Espagne et ailleurs elles ont remplacé les hommes au travail. Elles ont participé aux révolutions et ont pris des armes – mais après, elles se sont retrouvées à nouveau opprimées. Le combat pour l’égalité et la libération des femmes est un combat à part entière, il n’est pas le produit « automatique » de la révolution socialiste. Le combat sera long pour surmonter le patriarcat. Ce combat est à renforcer dès aujourd’hui, lié à la lutte commune pour une société libérée de l’exploitation et de l’oppression pour toutes et tous.

Femmes exploitées et opprimées – organisez-vous dans des groupes de femmes indépendants et dans l’organisation révolutionnaire !