Appel de l’ICOR à l’occasion de la grève mondiale pour le climat

L’Union Prolétarienne ML appelle à participer largement aux
mobilisations de ce mois de septembre pour sauver l’environnement
naturel.
Nous considérons le capitalisme comme responsable principal d’une
évolution menaçant l’humanité. La question écologique et la question
sociale, pour nous, sont en étroite unité. Contre la menace de plus en
plus pesante d’une catastrophe écologique mondiale, nous appelons à la
résistance radicale, à la lutte pour des mesures d’urgence sur tous les
plans dans la perspective de créer un mouvement révolutionnaire pour
changer toute la société. Nous organiserons en cette rentrée diverses activités,
diffusions, tables de presse, débats. Avec notre Coordination
Internationale des Partis et Organisations révolutionnaires (ICOR) avec
57 organisations membres, nous sommes investis sur tous les continents
dans la lutte pour sauver l’environnement de l’économie de profit.
Ci-dessous, l’appel de l’ICOR à participer aux grèves et manifestations
pour le climat.

03-09-2019

20 et 27 septembre*- Grève mondiale pour le climat !

Sauvons l’environnement de l’économie de profit ! Résistance active!

* selon les pays, les jours sont différents

Sur l’initiative du mouvement de la jeunesse rebelle international Fridays for Future, les journées du 20 au 27 septembre devront être marquées par des protestations de masse retentissantes dans le monde entier. Les jeunes ont appelé à une semaine d’action pour la lutte pour la sauvegarde de l’environnement, parce que « … c’est une tâche pour toute l’humanité. (…) C’est pourquoi nous appelons tous à participer à une grève mondiale pour le climat. » disent les activistes. Les jeunes prennent leurs responsabilités, leur mouvement est passé à plus de 1,5 million et n’est pas un feu de paille. Depuis des mois, la jeunesse est active dans la rue tous les vendredis dans plus de 100 pays.

Les protestations des Fridays for Future sont justifiées : Vagues de chaleur, sécheresses, inondations – aujourd’hui déjà, la crise climatique détruit la vie et les moyens d’existence de millions de personnes au plan mondial. Elle exacerbe les inégalités déjà existantes, viole des droits de l’homme fondamentaux, provoque l’exil massif des populations et contribue à aggraver le danger de guerre. Si l’on n’arrive pas à arrêter le réchauffement de la planète radicalement et sur le champ, une catastrophe climatique qui menace ne pourra plus être stoppée.

Récemment, le glacier Okjökull a été « enterré » en Islande, un glacier qui a grandi pendant plus de 500 ans, disparaît en seulement 50 ans. Un énorme mémorial du changement climatique. Avec le déboisement de la forêt tropicale, le « poumon vert » et un grand réservoir de carbone de la terre sont durablement détruits. L’objectif capitaliste sont les profits maximum pour les monopoles agricoles et commerciaux. 74 000 feux alimentent la région amazonienne et atteignent la Bolivie et le Pérou après le Brésil.

Le 20 septembre (ou les jours suivants), non seulement les jeunes quitteront les écoles et se réuniront sur les places publiques, mais tout le monde est appelé à faire de cette journée une grande journée internationale de protestation : outre les jeunes et les enfants, en particulier les ouvriers dans les usines, les syndicats, les organisations de femmes, les organisations environnementales, les partis et mouvements révolutionnaires, …..

Il va de soi que l’ICOR appelle ses 57 organisations membres sur les cinq continents à faire de cette journée une journée d’action à l’échelle mondiale. Une composante dans la construction d’un front de résistance international pour sauver l’environnement de l’économie de profit, pour la fraternisation du mouvement ouvrier et écologique contre la division, qui monte la lutte pour l’emploi et les questions sociales d’une part contre la protection de l’environnement naturel d’autre part.

Depuis sa fondation, l’ICOR a décidé et réalisé une journée de lutte mondiale chaque année pour l’environnement.

Le gaspillage de matières premières précieuses sape les fondements de la vie des générations futures. De manière démagogique, la protection de l’environnement naturel et nos emplois sont montés les uns contre les autres par les monopoles et les gouvernements qui leur sont soumis. Nous n’allons plus le permettre ! Les criminels environnementaux au siège des groupes sont aussi responsables des systèmes de santé catastrophiques dans de nombreux pays, des pénuries de logements et de la pauvreté de masse. La lutte pour la protection de l’environnement naturel et nos revendications sociales sont inextricablement liées.

Cette année, la Conférence des Nations Unies sur le climat se tiendra au Chili du 2 au 13 décembre. L’ICOR participera au « Contre-sommet alternatif » et fera du 7 décembre la Journée de lutte pour l’environnement 2019.

Mais il importe que l’ICOR apparaisse déjà au mois de septembre au niveau international et déclenche un débat sur la solution stratégique de la question environnementale, qu’elle donne au mouvement de la jeunesse rebelle clarté, force de caractère et perspective dans le but, de restaurer l’unité de l’homme et de la nature par un changement de paradigme dans l’ensemble de la société dans son ensemble, qui cependant requiert la lutte victorieuse pour la démocratie et la liberté et la révolution socialiste internationale.

Soutenons la lutte des travailleurs des hôpitaux, des Ephad !

Prolétaire Debout !

Bulletin de l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, Provence, août 2019

Soutenons la lutte des travailleurs des hôpitaux, des Ephad !

Plus de 200 services d’urgences sont en grève depuis 5 mois et travaillent quand même. Est-ce que la radio et la télé leur donnent la parole ? Le plus rarement possible !

Les projets du gouvernement touchent aussi le département : fusion des hôpitaux de Manosque, Forcalquier et Banon. Il faut des urgences de nuit à Sisteron et du personnel partout. Comme partout ailleurs, en France et à l’étranger, les moyens de soigner dignement la population diminuent : maltraitance des malades qui restent des heures sur des brancards, maltraitance des personnels de plus en plus en burn out devant trouver des lits pour les patients que le gouvernement et les organismes de sécurité sociale comme l’ARS suppriment avec zèle, réservant les activités lucratives au secteur privé.

Pour calmer les personnels de santé, le gouvernement a « offert » une prime de 100 euros que beaucoup ne toucheront pas.

Une prime pour nous faire taire ! Pour les capitalistes et ceux qui nous gouvernent, tout s’achète dans leur milieu, même la conscience professionnelle.

Les personnels et les malades veulent du personnel et de bonnes conditions de travail, pas une aumône. La prime de Buzin, « ministre de la santé » paraît-il, ça veut dire : « Fermez-la ! Il n’y a pas de problème ».

Ce gouvernement comme tous ceux qui l’ont précédé ne résoudra aucune des crises d’aujourd’hui :

  • l’argent public va aux actionnaires, les salariés et les chômeurs doivent se serrer la ceinture et leurs pensions de retraite baisser de 20 %,
  • les migrants sont refoulés, continuent de se noyer après que les pays impérialistes ont pillé les richesses de leur pays et déstabilisé leur économie, y compris par la guerre,
  • les ressources de la planète s’épuisent sur terre et dans les océans, tout est pollué par une organisation de la production et de la consommation qui ne tient compte que des intérêts des grands groupes industriels et bancaires.
  • Les droits démocratiques des opposants sont constamment réduits, les bavures policières se multiplient, des manifestants sont mutilés.
  • La menace de guerre généralisée grandit ; il faut payer la hausse du budget militaire et les interventions à l’étranger.

Des organisations se préparent aux campagnes électorales prochaines. La plupart ont abandonné la cause des prolétaires. Allons voter pour les moins pires !
Mais rien n’est plus urgent aujourd’hui que de s’organiser pour abattre ce système d’exploitation et d’oppression qui remet en cause l’avenir de l’humanité.
Chaque travailleur doit s’engager politiquement contre la dictature du capitalisme.

« L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes » (K. Marx)
Organisons-nous dans l’Alliance des Révolutionnaires !

Prolétaire debout été 2019


Région parisienne, été 2019

Regroupons nous et demain…

Trois ans déjà, trois ans que la famille Adama, ses proches et tous ceux qui combattent pour la justice se soulèvent pour demander justice et dignité. Cela fait des années que les quartiers populaires, des quartiers ouvriers et d’employés, sont sous la haute surveillance de l’État : appareil judiciaire, police, armée…
Les gilets jaunes, les habitants des quartiers,les syndicalistes de lutte, les écologistes, les anti-nucléaires, les anti-fascistes,… appellent tous, et avec raison, à converger contre la répression, contre l’autoritarisme.

Les communistes révolutionnaires ne peuvent qu’être d’accord. La réaction bourgeoise montre sa dictature et la renforce tous les jours par de nouvelles lois et mesures répressives — s’attaquant aux droits de protester, de manifester ; s’attaquant à la libre expression, au droit à s’organiser, aux droits syndicaux, au droit d’asile,…
On compte les victimes par milliers : condamnés, incarcérés, blessés, morts,…

Les responsables : un gouvernement, un Macron ?
Qu’on se rappelle le gouvernement Sarkozy, puis celui de Hollande préparant la droitisation, la réaction actuelle: répression, atteinte aux droits démocratiques,… Tous ils étaient et ils sont au service des mêmes intérêts de classe, ceux de la bourgeoisie, du capitalisme.
L’exploitation capitaliste c’est l’inégalité et la violence : « bosse (si tu trouves du boulot!) pour faire grandir mon Capital et mon Pouvoir ! Contente-toi de survivre ! Tais-toi : laisse parler nos experts, ceux qui savent ! »
Pour la bourgeoisie c’est du caviar, du homard à tous les repas et pour nous les miettes !
Et quand on regarde plus loin, on voit que ça va dans le même sens dans de nombreux pays du monde.

Crise et répression
Chômage, misère sociale grandissante, menace d’une catastrophe écologique, danger de guerre généralisé, le système en crise veut nous en faire payer l’addition : licenciements, baisse des revenus, cadences de travail folles. Oh, ça passe pas facilement, il y a de la résistance: grèves, manifs, blocages… Et nous avons raison de nous révolter. La classe dirigeante bourgeoise encourage l’ultra droite et les fascistes pour nous faire baisser la tête, nous soumettre pour payer leur crise.

               

Résistance combative !
Une opposition combative qui n’a que faire des « institutions républicaines » — qui ne sont que le masque « démocratique » de nos gouvernants.
Une résistance des jeunes contre la répression et contre la casse écologique par le système du profit avant tout grandit et persiste.
Résistance des prolétaires dans les entreprises pour garder leur boulot, garder leur acquis sociaux, leur droit au travail contre la précarité et le chômage.
Résistance des femmes du peuple qui coulent dans la pauvreté et la violence pour l’égalité et le respect.
Résistance des immigrants Sans-Papiers, solidarité et soutien aux réfugiés chassés par la misère, les guerres menées par les grandes puissances pour se repartager le monde et piller leurs richesses.

On a raison de se révolter !
La rébellion, voire la violence des opprimés, des exploités est justifiée. Comment ne pas se révolter contre tant d’injustice, tant de violence des puissants. Comment ne pas se tourner de plus en plus vers des solutions révolutionnaires. Le capitalisme a fait son temps qui nous parle de concurrence, de compétition, de rivalités, de conquête des marchés, de guerre économique, etc…
Les prolétaires aspirent de toute part à vivre mieux, à l’égalité, à la justice sociale, à la fraternité, à l’entraide, à la coopération, à la paix, à une vraie démocratie, à une vraie protection de l’environnement. Tout cela a un nom: le socialisme révolutionnaire, qui tourne le dos au « libéralisme ». Pour cela il faut arracher le pouvoir à la bourgeoisie.

Pour la révolution sociale.
Le socialisme révolutionnaire transformera l’économie et les relations sociales : d’abord la coopération, l’entraide, le partage. Par une nouvelle démocratie pour les larges masses populaires dans les Conseil, les Comités, les Assemblées pour gérer directement les entreprises, les quartiers en fonction des besoins et non plus du profit immédiat. Cette transformation n’est possible que si les révolutionnaires s’organisent en Parti pour l’orienter.

Mais la révolution se prépare, s’organise. Dans l’immédiat elle s’organise autour d’un programme ; elle crée ses organisations et le Parti du prolétariat révolutionnaire.
C’est pourquoi l’Union Prolétarienne ML appelle à s’organiser au niveau national, comme international. L’Union Prolétarienne est membre de la Coordination Internationale des organisations révolutionnaires (ICOR) — Pour organiser la solidarité internationale et unir les Révolutions à venir.
Nous appelons à nous regrouper et à construire un Front anti-raciste, anti-fasciste et anti-impérialiste.

En avant pour la justice et la vérité pour Adama
Pour la libération de tous les prisonniers politiques ayant manifesté pour des droits sociaux et la démocratie.
En avant pour la démocratie et la liberté du peuple, pour le Véritable Socialisme

Rejoins et renforce l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste
Membre de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) contact-upml@riseup.net blog : upml.org www.icor.info (ne pas jeter à terre)