Crise du corona virus en France et en Allemagne: Protection de la santé OUI ! Etat d’urgence NON !

En Allemagne différentes mesures sanitaires ont été prises – comme en France – pour ralentir et limiter la propagation du Coronavirus : beaucoup de magasins sont fermés, il faut garder une distance de 1,5 m entre personnes, les rassemblements sont interdits, les sorties en nombre de personnes limités etc. Les länder prennent en plus leurs propres mesures, qui sont les plus drastiques en Bavière, où il y a carrément un couvre-feu. Quitter l’appartement est généralement interdit et n’est autorisé que dans des cas exceptionnels. Ça ressemble fortement à la situation en France : sortie d’une heure, limitée à une distance d’un kilomètre et justifié par l’attestation, contrôles et sanctions fréquentes.

Lundi, 30 mars, sur France inter et sur d’autres chaînes, un professeur Gaudry de l’hôpital Avicenne à Bobigny propose l’intervention des militaires dans le département de Seine-Saint-Denis pour imposer le confinement. Il aurait trop de cas graves dans la région. Bien sûr le confinement se vit différemment pour les couches populaires dans le département le plus peuplé, pour les familles tassés dans les HLM, dans des villes béton sans verdure que pour les couches aisés à Paris, dont une partie en plus s’est sauvée dans leurs maisons secondaires à la campagne. Bien sûr, la rébellion contre cette société est forte dans les cités populaires. Les prolétaires vivent au quotidien les incohérences, contradictions et l’hypocrisie de la bourgeoisie au sujet des mesures de protection sanitaires contre le Corona. Il faut critiquer les comportements à risque parmi nos voisins, mais pourquoi les jardins publics sont-ils fermés. Ils permettent tout à fait de respecter les gestes « barrière » et de survivre lors d’une longue période d’enfermement. On fait payer le manque de préparation et la mauvaise gestion de la crise sanitaire à la population ! La bourgeoisie profite de la situation pour renforcer la droitisation de sa politique, pour restreindre encore plus nos rares droits et libertés que la lutte a pu arracher à la société capitaliste

Ci-dessous un article sur le site rf-news.de informe sur la situation en Allemagne. Résistance contre la droitisation de la politique, contre la militarisation de la société – pour la défense et l’élargissement de nos droits et libertés démocratiques !

Développez et améliorez les mesures de protection de la santé! Abolissez la loi fondamentale et les mesures d’urgence contre-productives!

C’est ce que le MLPD et le citoyen munichois Patrick Ziegler demandent dans une requête urgente qu’ils ont introduite aujourd’hui devant le tribunal administratif bavarois.
Le Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD) et plusieurs citoyens ont adressé une demande urgente au Tribunal administratif bavarois :


La requête du cabinet d’avocats Meister et co. indique: “Il n’est nullement mis en doute par le requérant que la limitation de la propagation du coronavirus soit un objectif légitime de haute importance, car il sert à protéger la vie et la santé de l’ensemble de la population. Les candidats reconnaissent donc expressément les mesures appropriées à cet effet et demandent même leur prorogation. »
Ce que l’on reproche c’est la restriction de sortie inadéquate, qui porte atteinte aux droits et libertés démocratiques et a des conséquences nettement négatives : Premièrement, l’exercice de plusieurs droits fondamentaux est restreint ou aboli. Deuxièmement, il n’y a pas de véritable protection de la santé. Troisièmement, des effets négatifs massifs tels que l’augmentation de la violence domestique ou les suicides sont acceptés. Quatrièmement, le principe d’égalité est violé pour des dizaines de milliers de travailleurs, en particulier dans le secteur industriel doit continuer à travailler avec une protection sanitaire inadéquate, où les chaînes d’infection sont maintenues et les travailleurs sont en danger.
En résumé, on peut dire que le fardeau de la crise corona est transféré à la masse de la population, mais que la production capitaliste continue à tout va, au détriment de la santé publique.

Les mesures d’urgence portent entrave à l’exercice de plusieurs droits fondamentaux qui sont considérablement limités. Entre autres, le droit à la liberté générale d’action, la liberté d’expression, la liberté de réunion, la liberté de circulation et les droits des partis.
Au lieu de restrictions draconiennes de sortie, la discussion d’experts ainsi que le débat public exigent de plus en plus l’expansion immédiate et généralisée des tests pour déterminer les sources d’infection. Le manque de masques, de respirateurs, de fourniture des désinfectants etc doit être comblé immédiatement.
Éducation intensive de la population. La demande rappelle également que dans des pays comme la Corée du Sud, Taïwan ou Hong Kong, la pandémie de corona a été rapidement surmontée sans couvre-feu.

Le MLPD constate : Tous les partis bourgeois de la CDU / CSU, du SPD, du FDP, des Verts à l’AfD fasciste soutiennent fondamentalement cette voie de démantèlement massif des droits fondamentaux. L’opposition au parlement a complètement disparu dans le nirvana de la panique et de la gestion civile des crises. En revanche, la préservation et l’expansion des droits et libertés démocratiques civiles sont également très importantes pour la lutte contre la pandémie de Corona.
La requête critique également la violation du principe général d’égalité. Parce que le couvre-feu ne s’applique pas à la façon de travailler. Le règlement ne comprend pas de garanties efficaces pour les usines et les bureaux. Des centaines de personnes y travaillent encore en étroite collaboration, souvent sans respecter la distance minimale et sans les précautions d’hygiène nécessaires. Seule la diktat du profit s’applique ici, afin que les entreprises et les banques ne prennent pas de retard dans la crise économique et financière mondiale qui a commencé mi-2018. C’était la protestation des équipes dans les entreprises par laquelle l’arrêt provisoire de la production a pu être obtenu surtout dans l’automobile.

“Nous avons déposé notre requête d’urgence dans un esprit de protection de la santé, des droits civils et des droits des travailleurs”, a déclaré Monika Gärtner-Engel du Comité central du MLPD.

www.rf-news.de du 29/03/2020

Appel à la construction d’un front uni anti-impérialiste et Anti-faciste international

30 décembre 2019

Construisons le front uni anti-impérialiste international contre le pillage impérialiste, le terrorisme d’État, la fascisation, le fascisme, l’intervention militaire étrangère, la subversion et les guerres d’agression! Pour la libération nationale et sociale, la démocratie et le socialisme !

La crise économique et financière mondiale de 2008 a servi d’agent incendiaire à la lutte pour le repartage du monde. L’impérialisme américain agressif et anti-populaire reste la puissance impérialiste la plus forte et le principal fauteur de guerre. Cependant, un monde multipolaire est apparu.

La concurrence inter-impérialiste s’intensifie. Toutes les puissances impérialistes poussent agressivement en avant dans la bataille pour la suprématie sur les ressources et la main-d’œuvre bon marché, les marchés, les domaines d’investissement et les sphères d’influence. Une lutte acharnée pour le repartage du monde fait rage parmi les grandes puissances impérialistes. Le danger de guerre mondiale s’accroît.

De nouvelles puissances sont apparues tandis que d’autres régressent. C’est la loi du développement inégal. La conséquence inévitable dans les conditions de l’impérialisme est une concurrence inexorable entre les puissances impérialistes. Elles ne sont unies que dans leur exploitation et leur oppression du prolétariat et des êtres humains du monde, donc dans leur hostilité face à la lutte de libération des masses exploitées et opprimées, en particulier la classe ouvrière révolutionnaire et les partis révolutionnaires du monde.

Dans ce contexte, il est temps de créer une force qui s’oppose à ce système impérialiste mondial de façon organisée et par son unification croissante: dans un front uni anti-impérialiste contre le pillage impérialiste, les contraintes néo-libérales, le terrorisme d’État, le racisme, la fascisation, les interventions militaires étrangères et les guerres d’agression – pour la libération nationale et sociale, la démocratie, la liberté et le socialisme ! Il est temps que le prolétariat opprimé et les peuples de ce monde, avec leurs mouvements spécifiques et nationaux, se joignent à ce mouvement planétaire, commun, croissant et tourné vers l’avenir.

L’éclaircissement sur le caractère de l’impérialisme, la discussion des changements dans le système impérialiste mondial et le consensus, les décisions et les justes conclusions pour la stratégie et la tactique des forces démocratiques du monde sont les tâches fondamentales du front uni anti-impérialiste.

Partout dans le monde, comme en Ukraine, en Syrie, au Yémen, au Venezuela, en Asie de l’Est et ailleurs, la bataille impérialiste pour la domination du monde est menée sur le dos des peuples. La tendance générale à la préparation impérialiste de la guerre exacerbe le danger de guerre. Elle se manifeste de plus en plus dans la montée de mouvements fascistes, dans les guerres commerciales, l’armement massif, les manœuvres militaires à grande échelle, par les provocations ciblées, les menaces d’invasion, les conflits locaux jusqu’à la confrontation directe des pays impérialistes et finalement jusqu’au danger imminent d’une IIIe guerre mondiale.

Le front uni anti-impérialiste doit être un front uni antifasciste. Les dirigeants fascistes ou fascisants comme Trump, Erdoğan, Modi ou Bolsonaro, mais aussi le développement vers la droite des gouvernements et des partis bourgeois dans la plupart des démocraties bourgeoises ainsi que la fascisation des appareils d’État doivent être rejetés et arrêtés avec détermination et de façon combative. Cette tâche est urgente.

L’impérialisme c’est la réaction sur toute la ligne. Le front uni anti-impérialiste met donc à l’ordre du jour la lutte pour la préservation et l’extension des droits et libertés démocratiques. Nous visons l’anticommunisme des dirigeants qui tente de discréditer le socialisme comme alternative à l’impérialisme aux yeux des masses.

Sous le règne du néolibéralisme et du terrorisme d’État, les ouvrières et ouvriers du monde souffrent de conditions d’exploitation et d’oppression toujours pires. Dans l’impérialisme, les forces productives révolutionnaires, malgré tous les progrès sociaux et techniques, se transforment finalement en leur contraire. Il y a des grèves quotidiennes dans tous les continents, qui sont de plus en plus liées aux luttes populaires des larges masses. Mais ces luttes sont encore en grande partie isolées, se déroulent dans le cadre national et sans l’échange suffisant d’informations et sans le soutien mutuel des révolutionnaires et des ouvriers dans le monde entier. Seule une classe ouvrière internationale unie et mobilisée, avec le prolétariat industriel moderne en son centre, peut affronter le système impérialiste mondial et devenir une force supérieure! La classe ouvrière internationale doit être l’épine dorsale et la force dirigeante du front uni anti-impérialiste.

Le prolétariat mondial cherche et a besoin de l’alliance avec tous les peuples opprimés du monde – les paysans pauvres, peuples indigènes, femmes, jeunes, réfugiés, travailleurs migrants, minorités et tous ceux qui luttent pour la démocratie et la liberté. Les luttes de libération dans de nombreux pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, les luttes de libération des peuples philippin, kurde, palestinien et autres ont un adversaire impérialiste commun: le capital financier international, et elles exercent une influence révolutionnaire et un rayonnement tourné vers l’avenir. Leurs expériences doivent être mises à la disposition de tous les exploités et opprimés du monde!

La surexploitation de la nature accélère la transition vers une catastrophe environnementale planétaire qui met en danger les bases d’existence de l’humanité. Les ouvrières et ouvriers sont particulièrement touchés par les conditions de travail qui mettent leur santé en danger; les petits agriculteurs, les travailleurs agricoles et d’autres groupes importants de la population sont également gravement touchés par les inondations, les ouragans et les sécheresses. La lutte pour l’emploi, de meilleures conditions de travail ou des salaires plus élevés doit être combinée et coordonnée avec la lutte pour sauver l’environnement de l’économie de profit capitaliste effrénée!

Des milliards de femmes particulièrement opprimées doivent combiner leur lutte pour l’égalité des droits, contre l’empreinte patriarcale-féodale des sociétés, pour la libération de la femme avec la lutte anti-impérialiste et le mouvement ouvrier et révolutionnaire.

La jeunesse du monde voit son avenir menacé. Elle est souvent au premier plan des luttes de masse. Son énergie et son dynamisme doivent être renforcés par une conscience anti-impérialiste claire et sa formation en tant que combattants inébranlables pour l’avenir.

Nous appelons à relier la création du front uni anti-impérialiste avec un débat sur la stratégie concernant la manière dont il faut lutter pour une société libérée de l’exploitation et de l’oppression. Nous supposons que de nombreuses forces participantes considèrent le socialisme comme une alternative.

Combattons l’impérialisme! À bas le pillage impérialiste, le terrorisme d’État, la fascisation de l’État, le fascisme, les interventions militaires étrangères, la subversion et les guerres d’agression!

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

Pour la libération de l’humanité de l’exploitation et de l’oppression – pour la libération nationale et sociale, la démocratie, la liberté et le socialisme !

Résolution de l’ICOR sur l’Inde : Soutenez le mouvement de masse contre les attaques fascistes anti-populaires en Inde

Soutenez le mouvement anti-CAA/NPR/NRC 1 en cours en Inde – Shaheen Baghs


Le parti fasciste Bharatiya Janatha (BJP) dirigé par Modi, le front politique du RSS fasciste (Rashtriya Swayamsevak Sangh ou « Force volontaire nationaliste ») a accéléré ses efforts pour saper les droits actuels de citoyenneté fixés dans la loi sur la citoyenneté de 1955, qui garantit la citoyenneté à tous les résidents et à tous ceux qui sont nés dans le pays. Au nom de l’aide aux réfugiés du Pakistan, de l’Afghanistan et du Bangladesh qui ont immigré en raison de la discrimination religieuse, la Loi d’amendement de la citoyenneté (CAA) a été adoptée par le Parlement le 12 décembre 2019. Elle donne la citoyenneté à tous les réfugiés en provenance de ces pays qui sont entrés en Inde jusqu’en 2015, à l’exception des musulmans. Ceci constitue une violation des principes laïques de la Constitution.


Selon un amendement antérieur à la loi de 1955 sur la citoyenneté, adopté lors du
précédent gouvernement BJP de 1999 à 2004, le gouvernement Modi a émis l’ordre de
préparer un Registre national de la population (NPR) du 1 er avril au 30 septembre 2020, et un nouveau Registre national de la citoyenneté (NRC) sur la base de la CAA. Dans le cadre de l’enquête du NPR, tous les citoyens sont tenus de donner leurs coordonnées ainsi que celles de leurs parents, y compris les documents relatifs aux terres/maisons dont ils sont propriétaires. Ceux qui ne possèdent pas de tels papiers seront alors appelés « citoyens douteux » (DC – Doubtful Citizens). Non seulement la majorité des musulmans, mais aussi les scheduled castes (Dalits) et les scheduled tribes (Adivasis) ainsi que d’autres groupes défavorisés sont sans terre et sans logement, analphabètes, qui se déplacent fréquemment vers de nouveaux domaines de travail. Ils ont très peu de documents et la plupart des documents acceptés comme les passeports, les cartes d’électeur, etc. ont été jugés non appropriés pour la preuve de citoyenneté.

On estime que 200 millions de personnes pourraient devenir des « citoyens douteux » (DC) lorsque le NPR sera réalisé. Ils disposeront de trois mois pour prouver leur citoyenneté devant les tribunaux pour étrangers. En cela, presque tous échoueront, comme cela s’est produit récemment en Assam, où un NRC a été préparé.
Ensuite, la CAA veillera à ce que les musulmans notés comme « citoyens douteux » (DC) perdent leur citoyenneté. Les autres, les hindous, les sikhs, les jaïns, les bouddhistes, les parsis et les chrétiens, peuvent obtenir la citoyenneté sur la base de la CAA, s’ils prouvent qu’ils ont émigré du Pakistan, de l’Afghanistan ou du Bangladesh en raison de persécutions religieuses, ce que 99 % d’entre eux ne peuvent pas prouver.

Ainsi, dans cette première phase du nettoyage ethnique communautaire, près de 200 millions de personnes, dont la moitié des musulmans, deviendront apatrides. Ils seront jetés dans des camps de détention en cours de construction partout en Inde. Ceci est en accord avec le rêve du RSS de construire l’Inde comme un « Rashtra (nation) hindou ». C’est une évolution horrible sous le régime du fasciste Modi !


Conscients de ce danger, peu après la promulgation de la CAA, les étudiants se sont
révoltés dans de nombreuses universités. Bientôt, pour donner un aspect religieux à cette affaire, les étudiants des universités dirigées par des musulmans comme l’Université Jamia Millia islamia de Delhi et l’AMU à Aligarh, dans l’État fédéral d’Uttar Pradesh, ont été brutalement attaqués par les forces de police qui étaient pénétrées par l’endoctrinement RSS. Bientôt, les étudiants de presque toutes les universités et autres institutions du pays entier se sont révoltés, les Dalits et les Adivasis ont commencé à sortir dans la rue.


Toutes les forces démocratiques laïques et de nombreux partis non-BJP sont également sortis dans la rue, élargissant le mouvement. Les femmes de Shaheen Bagh, à Delhi, ont lancé un sit-in massif pacifique et indéfini à partir du 17 décembre, revendiquant l’abolition des CAA/NPR/NRC. Ce sit-in est rapidement devenu un symbole de résistance, avec plus de « Shaheen Baghs » qui ont surgi dans toute l’Inde. Lorsque le mouvement populaire pacifique commençait à s’étendre et que le BJP perdait les élections aux assemblées des États du Jharkhand et de Delhi, où Modi faisait campagne sur la base de la CAA et de majorités Hindutva 2 , des voyous RSS lourdement armés, avec des forces du lumpenprolétariat qu’ils mobilisaient, ont organisé un pogrom dans le nord-est de la capitale, Delhi. La police et l’administration sont restées des spectatrices muettes lorsque les musulmans ont été attaqués. Les agresseurs ont torturé et tué beaucoup, ils ont attaqué les femmes, détruit des milliers de maisons et de magasins, brûlé ou pillé leurs biens, forçant des milliers de personnes à fuir vers des camps de secours.


Même après une semaine, la police, le gouvernement central, les gouvernements des États fédéraux et le pouvoir judiciaire n’ont pas montré la préoccupation nécessaire pour les aider. Le gouvernement Modi tente de cibler les musulmans et de créer une atmosphère de terreur d’État et de peur pour réprimer la résistance du peuple et imposer les CAA/NPR/NRC à tout prix. Le CPI(ML) Red Star ainsi que de nombreuses autres forces activement impliquées dans le mouvement mobilisent les masses pour boycotter le NPR. Si le NPR n’est pas empêché, une tragédie humanitaire d’une ampleur colossale peut arriver sous le régime guidé par le RSS fasciste.


La diaspora indienne dans le monde entier s’est déjà prononcée contre ce nettoyage
ethnique communautaire sous le prétexte des NPR/NRC. De nombreux gouvernements et des forces démocratiques dans le monde ont exprimé leur inquiétude. Le commissaire des Droits de l’homme des Nations unies tente d’intervenir dans l’audience de la Cour suprême sur cette question. Mais le gouvernement Modi tente avec arrogance de détourner l’attention de l’opinion publique internationale en prétendant qu’il s’agit d’une question interne à l’Inde !


Dans cette grave situation, l’ICOR condamne fermement ce nettoyage ethnique
communautaire à grande échelle par le gouvernement Modi, qui a conduit à ce que des dizaines de millions de personnes, dont un grand nombre de minorités religieuses,
principalement des musulmans, et des personnes opprimées soient privées de leur
citoyenneté et jetées dans des camps de détention. L’ICOR soutient la résistance populaire actuelle contre cette situation et appelle toutes ses organisations membres à apporter leur soutien au peuple indien en ce moment critique.


Plus que jamais l’appel commun de l’ILPS et de l’ICOR à construire un «Front uni
international anti-fasciste et anti-impérialiste» s’avère une nécessité. Les forces
communistes, anti-fascistes et démocratiques doivent faire face au développement à
droite de nombreux gouvernements en cette période de crise profonde du monde
capitaliste.


Prolétaires et peuples opprimés, unissons nous !

1 CAA – Citizenship Amendment Act – Loi d’amendement de la citoyenneté
NPR – National Population Register – Registre national de la population
NRC – National Register of Citizenship – Registre national de la citoyenneté
2 Un concept politique qui oriente l‘Inde sur les règles hindous et s’identifie avec l’idéologie nationaliste hindoue (selon Wikipédia)

Signataires (en date du 18/3/2020, d’autres signataires sont possibles):

  1. ORC
    Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du
    Congo
  2. MMLPL
    Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne
    marxiste-léniniste marocaine)
  3. CPSA (ML)
    Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti
    communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  5. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  6. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti
    communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
  7. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  8. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal
    (Mashal))
  9. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  10. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et
    Herzégovine
  11. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste
    d’Allemagne)
  12. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  13. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  14. BP (NK-T)
    Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique
    (Kurdistan du Nord / Turquie))
  15. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de
    Luxembourg)
  16. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté
    de la Jeunesse Hongroise)
  17. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  18. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de
    Suisse)
  19. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana
    Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque),
    République tchèque
  20. MLKP
    Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti
    marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  21. KSRD
    Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de
    coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  22. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
  23. PCC-M
    Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de
    Colombie – maoïste)
  24. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
  25. PCP (independiente)
    Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti
    communiste Paraguayen (indépendant))
    ICOR00337_Résolution Soutenez mouvement de masse en Inde-Shaheen Baghs_ver 02.01_ec_FR.doc 3 / 4
    18/03/2020 20:4126. PC (ML)
    Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste
    (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  26. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire
    communiste d’Uruguay)
  27. CPA/ML
    Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste
    d’Australie (marxiste-léniniste))