Grève et marche pour l’environnement en France: de l’élan, des protestations, du courage et des discussions sérieuses

Correspondance de Paris:

Plus de 5 000 élèves ont participé à la grève pour le climat . Le lendemain, il y eut 150 000 manifestants à travers toute la France, dont 25 000 jeunes et très jeunes, ont défilé “Pour la justice sociale et climatique” à Paris.
La démonstration des jeunes s’est déroulée dans la bonne humeur : de la musique, de nombreux panneaux et des déguisements imaginatifs. Les débats en plein air qui ont suivi ont été marqués par un grand sérieux. Les discussions autour de la table de presse et du micro ouvert de l’UPML ont été nombreuses et parfois animées.

Plusieurs manifestations avaient lieu ce samedi de « Marche »: contre les nouvelles attaques sur les retraites, contre les dégâts sur le climat et, ce fût aussi l’Acte 45 des Gilets Jaunes. Plusieurs jours auparavant, les médias au service du gouvernement Macron, avaient mis en garde contre d’éventuelles « émeutes » et avaient tenté d’intimider la population. Des milliers de policiers ont été mobilisés et le droit de manifester a été encore une fois réduit. Dès que vous portiez un gilet jaune, vous pouviez être arrêté ou bloqué par les contrôles policiers. Lors des manifestations, il y eut des charges et des provocations policières ; et une utilisation massive de gaz lacrymogène dans plusieurs quartiers. La marche pour le climat a également été dissoute après environ une heure. Les groupes de manifestants se sont répandus un peu partout dans la ville pour se réunir des heures plus tard et continuer la marche. Heureusement, de nombreux Gilets Jaunes ont également rejoint la marche du climat après leur “Acte 45”. Leur devise: “Fin du monde ou fin de mois – un seul et même combat”. C’est ainsi qu’ils dénonçaient le gouvernement Macron qui favorisent une économie ayant pour seul but le profit.

Les points de vue anticapitalistes étaient fortement représentées dans la marche pour le climat. Notre tract a intéressé, les manifestants se sont informés sur l’ICOR et l’UPML et ont écouté ou pris la parole au microphone ouvert. Les personnes motivées par l’environnement sont de plus en plus conscientes de la situation dramatique et que nous sommes à la croisée des chemins. Un certain nombre de personnes ressentent également les faiblesses du mouvement écologiste, malgré son développement important. L’UPML fait la promotion d’un mouvement pour l’environnement politique et radical: cibler clairement l’adversaire, le capitalisme, pour le connaître, le combattre, le renverser et changer de fond en comble la société. La publicité pour le livre “Alerte à la Catastrophe” qui a suscité de l’intérêt, et l’invitation à en discuter au « Café militant » du 29 septembre prochain ont été au centre de notre intervention.
La recherche croissante d’une alternative sociale est bien palpable ! Le mouvement pour l’environnement a effectivement besoin d’une alternative positive au capitalisme – et pour cela il faut avoir une juste compréhension de son fonctionnement.

L’objectif d’une société véritablement socialiste était souvent approuvé, mais nous avons eu à nous confrontés également aux positions anarchistes et trotskistes, et nous avons discuté des expériences historiques de construction du socialisme, de ses succès et de ses erreurs.

Cela nous a donné assez de matière pour bien préparer notre « Café militant »: nous avons besoin de propositions et d’organisation pour aujourd’hui faire face aux dangers imminents. Il y a urgence à construire un parti marxiste-léniniste.

Appel à regrouper les forces pour un front uni anti-impérialiste

Les signataires appellent :

Unissons-nous au-delà des frontières !

Construisons un front uni anti-impérialiste mondial !

1. Au niveau mondial, l’impérialisme montre son visage réactionnaire. Des guerres nous menacent. L’exploitation de l’homme et de la nature s’intensifie de façon brutale. Le chômage en masse et la misère sont endémiques. L’oppression et la violence contre les femmes sont quotidiennes. Chaque jour, les bases d’existence naturelles sont menacées de plus en plus. Les causes de l’exil se multiplient toujours plus. Les gouvernements de droite jusqu’aux fascistes se reflètent dans le renforcement de forces de droite et fascistes, aussi parmi les masses. La destruction de l’avenir de la jeunesse – c’est la dernière conséquence de la logique impérialiste.

2. Dans leurs actions, nos ennemis sont organisés à un très haut niveau ! Et nous ? Les forces révolutionnaires et anti-impérialistes sont encore très fragmentées et parfois elles se déchirent pour des futilités. Il est très urgent de changer cela, pour que le monde ne périsse pas dans la barbarie capitaliste. Mais il y a aussi des débuts pleins d’espoir de nouveaux regroupements, d’alliances et un besoin croissant de coopération.

3. La productivité du travail des ouvriers et des paysans a explosé pendant les dernières décennies. Les ressources humaines et naturelles seraient en mesure de donner à toute l’humanité du travail, de la nourriture, de l’éducation et de l’espace pour la culture et l’engagement social. Mais cela seulement dans des conditions sociétales qui mettraient l’homme et la nature au centre, et non pas, comme aujourd’hui, le profit maximum, le pouvoir impérialiste et la concurrence.

4. Parmi les masses, la conscience sur les conditions sociales injustes et d’exploitation s’est nettement développée. La volonté d’un changement s’accroît aussi bien que la recherche d’une alternative sociale. Ce qui manque encore parmi les larges masses, c’est la clarté profonde sur les causes impérialistes du désastre. Il y a un manque de confiance dans la possibilité d’une société en harmonie entre l’homme et la nature, en démocratie, en liberté et des perspectives socialistes pour l’avenir.

5. Dans beaucoup de pays, des partis, organisations et mouvements révolutionnaires, anti-impérialistes ont surgis et se sont renforcés pendant les dernières années. Le désir augmente de coopérer au delà des divergences qui existent encore, et de résoudre pas à pas les contradictions politiques et idéologiques.

6. Prenons l’initiative pour construire un front uni anti-impérialiste,

– qui se dirige contre tous les impérialistes et lutte en priorité contre l’impérialisme US en tant que fauteur de guerre principal, superpuissance et ennemi de tous les peuples !

– qui fait progresser le processus de clarification sur l’impérialisme au niveau mondial, afin de renforcer la confiance en soi, le degré d’organisation et la confiance au niveau national et international ;

– qui organise et coordonne des pas efficaces de la lutte commune ;

– qui construit un fondement pour devenir une force supérieure à l’impérialisme.

7. Discutons partout la nécessité de ce regroupement et la nécessité d’y investir des forces.

8. Recueillons des signataires pour cet appel jusqu’au 1er mai 2019 !

9. Proposons des représentants dignes de confiance, qui prennent en main la coordination d’une première conférence !

10. Célébrons une première journée de lutte anti-impérialiste au niveau mondial, convenue d’un commun accord, en 2020 !

Appel de l’ICOR à l’occasion de la grève mondiale pour le climat

L’Union Prolétarienne ML appelle à participer largement aux
mobilisations de ce mois de septembre pour sauver l’environnement
naturel.
Nous considérons le capitalisme comme responsable principal d’une
évolution menaçant l’humanité. La question écologique et la question
sociale, pour nous, sont en étroite unité. Contre la menace de plus en
plus pesante d’une catastrophe écologique mondiale, nous appelons à la
résistance radicale, à la lutte pour des mesures d’urgence sur tous les
plans dans la perspective de créer un mouvement révolutionnaire pour
changer toute la société. Nous organiserons en cette rentrée diverses activités,
diffusions, tables de presse, débats. Avec notre Coordination
Internationale des Partis et Organisations révolutionnaires (ICOR) avec
57 organisations membres, nous sommes investis sur tous les continents
dans la lutte pour sauver l’environnement de l’économie de profit.
Ci-dessous, l’appel de l’ICOR à participer aux grèves et manifestations
pour le climat.

03-09-2019

20 et 27 septembre*- Grève mondiale pour le climat !

Sauvons l’environnement de l’économie de profit ! Résistance active!

* selon les pays, les jours sont différents

Sur l’initiative du mouvement de la jeunesse rebelle international Fridays for Future, les journées du 20 au 27 septembre devront être marquées par des protestations de masse retentissantes dans le monde entier. Les jeunes ont appelé à une semaine d’action pour la lutte pour la sauvegarde de l’environnement, parce que « … c’est une tâche pour toute l’humanité. (…) C’est pourquoi nous appelons tous à participer à une grève mondiale pour le climat. » disent les activistes. Les jeunes prennent leurs responsabilités, leur mouvement est passé à plus de 1,5 million et n’est pas un feu de paille. Depuis des mois, la jeunesse est active dans la rue tous les vendredis dans plus de 100 pays.

Les protestations des Fridays for Future sont justifiées : Vagues de chaleur, sécheresses, inondations – aujourd’hui déjà, la crise climatique détruit la vie et les moyens d’existence de millions de personnes au plan mondial. Elle exacerbe les inégalités déjà existantes, viole des droits de l’homme fondamentaux, provoque l’exil massif des populations et contribue à aggraver le danger de guerre. Si l’on n’arrive pas à arrêter le réchauffement de la planète radicalement et sur le champ, une catastrophe climatique qui menace ne pourra plus être stoppée.

Récemment, le glacier Okjökull a été « enterré » en Islande, un glacier qui a grandi pendant plus de 500 ans, disparaît en seulement 50 ans. Un énorme mémorial du changement climatique. Avec le déboisement de la forêt tropicale, le « poumon vert » et un grand réservoir de carbone de la terre sont durablement détruits. L’objectif capitaliste sont les profits maximum pour les monopoles agricoles et commerciaux. 74 000 feux alimentent la région amazonienne et atteignent la Bolivie et le Pérou après le Brésil.

Le 20 septembre (ou les jours suivants), non seulement les jeunes quitteront les écoles et se réuniront sur les places publiques, mais tout le monde est appelé à faire de cette journée une grande journée internationale de protestation : outre les jeunes et les enfants, en particulier les ouvriers dans les usines, les syndicats, les organisations de femmes, les organisations environnementales, les partis et mouvements révolutionnaires, …..

Il va de soi que l’ICOR appelle ses 57 organisations membres sur les cinq continents à faire de cette journée une journée d’action à l’échelle mondiale. Une composante dans la construction d’un front de résistance international pour sauver l’environnement de l’économie de profit, pour la fraternisation du mouvement ouvrier et écologique contre la division, qui monte la lutte pour l’emploi et les questions sociales d’une part contre la protection de l’environnement naturel d’autre part.

Depuis sa fondation, l’ICOR a décidé et réalisé une journée de lutte mondiale chaque année pour l’environnement.

Le gaspillage de matières premières précieuses sape les fondements de la vie des générations futures. De manière démagogique, la protection de l’environnement naturel et nos emplois sont montés les uns contre les autres par les monopoles et les gouvernements qui leur sont soumis. Nous n’allons plus le permettre ! Les criminels environnementaux au siège des groupes sont aussi responsables des systèmes de santé catastrophiques dans de nombreux pays, des pénuries de logements et de la pauvreté de masse. La lutte pour la protection de l’environnement naturel et nos revendications sociales sont inextricablement liées.

Cette année, la Conférence des Nations Unies sur le climat se tiendra au Chili du 2 au 13 décembre. L’ICOR participera au « Contre-sommet alternatif » et fera du 7 décembre la Journée de lutte pour l’environnement 2019.

Mais il importe que l’ICOR apparaisse déjà au mois de septembre au niveau international et déclenche un débat sur la solution stratégique de la question environnementale, qu’elle donne au mouvement de la jeunesse rebelle clarté, force de caractère et perspective dans le but, de restaurer l’unité de l’homme et de la nature par un changement de paradigme dans l’ensemble de la société dans son ensemble, qui cependant requiert la lutte victorieuse pour la démocratie et la liberté et la révolution socialiste internationale.