En avant vers la rébellion mondiale contre le racisme et l’anticommunisme de l’impérialisme !

9 juin 2020 Résolution ICOR

Depuis le meurtre de l’Afro-Américain George Floyd le 25 mai dernier dans la ville de Minneapolis, les émeutes de masse aux États-Unis se sont étendues et intensifiées. Dans tout le pays, ce sont surtout les jeunes qui se soulèvent contre la violence policière et le racisme et réclament justice. Aujourd’hui ce mouvement est devenu international avec des millions de participants. Les policiers responsables du meurtre doivent tous être inculpés et condamnés ! Partout dans le monde, le meurtre de George Floyd est devenu un symbole de l’oppression raciste, et les gens descendent dans la rue pour protester – tout comme contre la droitisation des gouvernements impérialistes – jeunes et vieux, personnes de différentes couleurs de peau ensemble.

Le racisme a une longue histoire aux États-Unis. Les luttes souvent acharnées contre le racisme ont coûté la vie à de nombreuses personnes. Le racisme a toujours été utilisé comme une méthode de division contre le développement de la solidarité de classe. Depuis des années déjà la résistance des Afro-Américains comprend aussi la lutte contre la violence policière. Mais les troubles de masse actuels ne se limitent pas à cela. Aux États-Unis, la crise économique et financière mondiale entraîne une augmentation par bonds du chômage, qui atteint 40 millions de personnes, ainsi que de la pauvreté et de la misère, avant tout parmi les minorités particulièrement exploitées et opprimées. De nombreuses personnes ne peuvent plus payer leur loyer et perdent même leur assurance maladie en plein milieu de la pandémie. La crise du coronavirus a déjà coûté la vie à plus de 100 000 personnes. L’interpénétration de la crise économique et financière mondiale, et de la crise du coronavirus, de la crise environnementale et de la rechute économique de l’impérialisme US-américain a développé une force et une profondeur énormes et est liée à une crise politique ouverte et à une aggravation de la polarisation sociale.

La population noire et latino-américaine est particulièrement touchée par ces évolutions. Une grande partie des ouvriers particulièrement exploités et opprimés aux États-Unis sont noirs ! Ce sont surtout les jeunes qui voient leur avenir menacé et qui se soulèvent contre les effets de ce système social impérialiste ! Les manifestants se heurtent à une violence policière brutale. Les gens en tirent leurs conclusions. L’indignation, l’amertume et la colère se déchaînent – mais surtout la détermination à ne plus jamais accepter le racisme comme une normalité et le désir d’alternatives sociales.

La classe dirigeante déploie une campagne de propagande pour intimider et diviser. D’une manière ouvertement anticommuniste, Trump affirme effrontément que les manifestants sont « des radicaux de gauche, des anarchistes et des antifascistes » et les déclare « terroristes ». Avec la mobilisation de la Garde nationale sur par divers gouverneurs américains sur ordre de Trump et sa demande d’utilisation de l’armée américaine pour réprimer les protestations, on pratique des méthodes ouvertement fascistes. Trump montre qu’il est prêt à tout. Aux États-Unis et dans le monde entier, les gens rejettent la brutalité policière et la répression croissante et remettent donc de plus en plus en question les conditions sociales qui prévalent. Les protestations de masse quotidiennes dans tout le pays ont obtenu e.a. que Trump a retiré la Garde nationale de Washington. Partout, ce sont aussi des policiers qui se mettent consciemment du côté des manifestants

Toute la tendance du capitalisme à produire des crises et la déstabilisation progressive du système impérialiste mondial s’expriment comme à travers une loupe. C’est un défi pour les ouvriers et les masses aux États-Unis. La solidarité inébranlable des révolutionnaires et des masses du monde leur appartient ! Le soulèvement aux États-Unis, en lien avec les luttes menées dans le monde entier, a le potentiel d’un mouvement révolutionnaire qui changera la société. Le renforcement des forces révolutionnaires est particulièrement important ! L’ICOR fera tout tout son possible pour enraciner le véritable socialisme comme alternative au système impérialiste pourri.

Organisez la solidarité avec les masses en lutte !

Vive la solidarité internationale !

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !

Signataires (en date du 09.06 2020, d’autres signataires sont possibles):

  1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
  2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
  3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
  4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
  5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
  6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
  7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
  8. PCC CPI (ML) Provisional Central Committee Communist Party of India (Marxist-Leninist) (Comité central provisoire du Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste))
  9. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
  10. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
  11. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
  12. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
  13. UCLyon Unité Communiste Lyon, France
  14. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
  15. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
  16. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
  17. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
  18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
  19. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  20. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
  22. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
  23. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  24. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
  25. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
  26. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
  27. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
  28. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  29. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))

Liberté pour Georges Abdallah

DU 15 JUIN 2020 AU 22 JUIN 2020 : SEMAINE INTERNATIONALE D’ACTIONS
POUR EXIGER LA LIBÉRATION DE GEORGES ABDALLAH, D’AHMAD SA’ADAT
ET DE TOUS LES PRISONNIERS REVOLUTIONNAIRES

Le 19 juin est la journée internationale des prisonniers révolutionnaires. Cette date est un jalon important de lutte dont se saisit chaque année la campagne unitaire pour exiger la libération de Georges Abdallah, combattant communiste arabe pour la lutte de libération nationale de la Palestine, incarcéré dans les geôles de l’État français depuis 36 ans
alors qu’il est libérable depuis 1999.


Georges Abdallah est un prisonnier révolutionnaire qui a en permanence affirmé son engagement et son combat qu’il a toujours mené au côté de la résistance Palestinienne, contre l’impérialisme, le capitalisme, le sionisme, le colonialisme et les États réactionnaires arabes et toutes les formes d’oppression. Ce combat, qu’il poursuit aujourd’hui, au quotidien, pour la justice, la liberté et l’émancipation des peuples opprimés, s’inscrit pleinement sur le terreau des luttes actuelles. C’est celui des révoltes justes et légitimes de celles et ceux qui s’opposent à l’offensive capitaliste et à ses guerres de pillage. C’est celui de tous ceux qui font face à la violence répressive d’Etat, qui s’abat sur eux pour tenter de les bâillonner. C’est celui de tous ceux qui refusent tout réformisme et compromis avec ce système et s’engagent pleinement dans cette lutte de classe contre classe au côté des masses et des quartiers populaires. Ce combat de toute une vie est le nôtre !


Ces derniers mois, nombreuses ont été les voix et les forces qui, malgré le contexte particulier de la pandémie et du confinement imposé, ont répondu cette fois encore à l’appel de notre camarade pour que « mille initiatives solidaires fleurissent ». Nombreuses sont désormais les voix et les forces qui sont déterminées à faire comprendre aux
représentants de l’impérialisme français que « son incarcération commence à peser réellement plus lourd que les possibles menaces inhérentes à sa libération ». Nombreux sont désormais ceux qui se mobilisent, sur le plan local, national et international, afin d’arracher sa libération en instaurant un véritable rapport de forces par des actions
militantes partout et sur tous les fronts.


C’est en ce sens que nous appelons tous ceux qui, comme nous, se reconnaissent dans le combat de Georges Abdallah et affirme son actualité et son urgence, à agir, dans la diversité de nos expressions, durant la semaine internationale d’actions qui se déroulera du 15 juin au 22 juin 2020 pour exiger la libération de Georges Abdallah. Cette semaine d’actions sera aussi l’occasion de se mobiliser pour la libération d’Ahmad Sa’adat, secrétaire général du Front Populaire, combattant pour la libération de la Palestine, leader du mouvement de libération nationale palestinien et symbole lui-aussi du mouvement révolutionnaire international, arrêté depuis 18 ans par l’Autorité palestinienne dans
le cadre de la «coopération en matière de sécurité » avec l’occupant sioniste et incarcéré depuis 2006 dans les geôles de l’entité sioniste.


Son combat et celui de tous les prisonniers palestiniens est aussi celui de Georges Abdallah – le combat d’un attachement indéfectible à la juste cause des peuples opprimés de Palestine, du Liban, et partout dans le monde. Ce combat au côté des peuples en lutte est aussi celui de tous les prisonniers révolutionnaires du monde : celui de toutes ces femmes et ces hommes d’Inde, du Pérou, des Philippines, de Turquie, d’Italie, d’Espagne, du Pays Basque et d’ailleurs – véritables fers de lance de la lutte et tranchées avancées du combat révolutionnaire, qui ont combattu pour l’avènement d’un monde meilleur – aujourd’hui détenus et que nous nous devons aussi d’honorer et de défendre tout
particulièrement en ce 19 juin 2020 mais aussi durant toute cette semaine internationale d’actions.


C’est ensemble et seulement ensemble dans la diversité de nos expressions que nous vaincrons !


Liberté immédiate pour Georges Abdallah !
Liberté immédiate pour Ahmad Sa’adat
Liberté pour tous les prisonniers révolutionnaires !


Paris, le 02 juin 2020


Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com


Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah – Samidoun Palestinian Prisoner Network – Campagne internationale pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah – Campagne internationale pour la libération d’Ahmad Sa’adat – Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah – Le Collectif Rouge Internationaliste pour la défense des prisonniers révolutionnaires – Comité d’action et de soutien aux luttes du peuple Marocain

Discours de Stefan Engel – 75 ans de libération du fascisme hitlérien

8 Mai 2020

A l’occasion de la célébration du 75e anniversaire de la libération du fascisme hitlérien le Parti Marxiste Léniniste d’Allemagne nous envoie les discours de Gabi Fechtner, présidente du MLPD et de Stefan Engel, directeur de la rédaction de l’organe théorique Revolutionärer Weg. Ils ont été tenus lors d’un événement digne, le 8 mai, devant le siège du MLPD, avec une cérémonie de dépôt de couronne en honneur de la victoire de l’Armée rouge de l’Union soviétique, à l’époque encore socialiste. Partout en Allemagne, il y avait en plus environ 60 événements – initiés par le MLPD ou en coopération avec le MLPD. Il y a une vidéo de 5 minutes et un enregistrement en direct de l’événement à Gelsenkirchen sur : www.rf-news.de qui s’est tenu avec des mesures de protection liées à Corona. À cette occasion, des salutations révolutionnaires de l’Ukraine et de la Russie ont été rapportées.

Discours de Stefan Engel:

Cher.e.s ami.e.s et cher.e.s collègues,
cher.e.s camarades !

Il est important que nous intégrions de telles journées de commémoration dans notre travail. Ces journées de commémoration sont avant tout des journées de débat idéologique. Gabi Fechtner a déjà expliqué que la lutte contre l’anticommunisme est l’une des tâches les plus importantes pour les marxistes-léninistes de notre temps.

L’anticommunisme pratique une falsification de l’histoire. Il élimine la démocratie. Il bouleverse le concept de liberté. Il contribue à l’exploitation et à l’oppression continues de l’humanité et les justifie. Aucune alternative au système dominant ne devrait apparaître possible.

Lorsque nous disons aujourd’hui que le 8 mai est un jour de libération du fascisme et de la guerre, nous disons en même temps que la principale raison idéologique et la cause principale du fascisme était l’anticommunisme – et non l’antisémitisme comme le présente l’historiographie bourgeoise aujourd’hui. Ce n’est pas Hitler qui a inventé l’antisémitisme. Il a été inventé par l’Église catholique il y a plus de 1 800 ans. Martin Luther était un antisémite fervent. Le premier congrès du Reich des « Chrétiens allemands » protestants en 1933 a déclaré : « L’État d’Adolf Hitler appelle l’Église, l’Église doit entendre l’appel. »

Non, l’antisémitisme n’était pas le fond du fascisme. L’antisémitisme était une composante importante du fascisme, de son racisme haineux, avec lequel il a construit une base de masse. La haine des Juifs était déjà profondément ancrée dans la population avant cela et s’était très largement répandue au cours des siècles de calomnies et de discriminations à l’encontre du peuple juif.

L’anticommunisme était dirigé contre l’Union soviétique socialiste, mais aussi contre les personnes qui ont lutté contre le fascisme dans notre pays. Il n’y avait pas que Willi Dickhut, il y avait aussi de nombreux mineurs, qui à cette époque – à la fin de la guerre – cachaient leurs collègues de travail dans des caisses de pommes de terre dans la cave de la maison, afin que les fascistes ne puissent pas les trouver. Ils les ont sauvés. De nombreux soldats de l’Armée rouge et autres travailleur.se.s forcé.e.s russes ont été protégé.e.s ici à Gelsenkirchen par les mineurs, par les employés de la société Gelsenberg de l’époque, afin qu’ils ne soient pas liquidés par les fascistes à la fin de la guerre, comme c’était l’usage. Nous savons par les anciens mineurs qu’ils apportaient quelques briquets supplémentaires au travail pour les travailleurs forcés pour leur donner quelque chose à manger. Cela était strictement interdit, celui qui se faisait prendre, était menacé de la peine de mort. Ils l’ont fait quand même et ils en étaient fiers. Aucune de ces personnes n’est honorée aujourd’hui, si le jour de la lutte pour la libération et les libérateurs ne sont pas correctement définis. Nous nous inscrivons dans la tradition du mouvement ouvrier et nous honorons également ces mineurs, les travailleurs et les nombreuses familles qui, à l’époque du fascisme – au risque de leur propre vie – ont assuré le succès de cette lutte de libération de l’Armée rouge et de la lutte antifasciste.

C’est aussi un mensonge que les fascistes aient d’abord amené les Juifs dans les camps de concentration. Au début, il y avait des communistes – dont de nombreux juifs communistes – des sociaux-démocrates et des criminels. Ce n’est que plus tard, avec la Nuit de Cristal, que le vent a tourné. Ensuite, c’étaient surtout des Juifs qui ont été arrêtés. Au début, on leur a demandé d’acheter leur liberté. Hitler s’intéressait surtout à l’argent. En 1938, le fascisme était en proie à une profonde crise financière. Il était ruiné parce que les banques internationales ont cessé de lui donner de l’argent. Le fascisme hitlérien était complètement endetté et s’est assaini par l’expropriation brutale de riches juifs et par le fait que ceux-ci s’achetaient partiellement la liberté pour pouvoir émigrer avec leurs familles aux États-Unis.

Nombre de ceux qui ont été persécutés par le régime nazi ont continué à l’être après 1945. Après l’interdiction du KPD, plus de 100 000 communistes ont été privés de leur pension en tant que persécutés du régime nazi. Les gens n’avaient alors aucune pension du tout. Je tiens à souligner que l’anticommunisme n’a pas cessé après 1945, mais la victoire sur le fascisme hitlérien a été une grande victoire sur l’anticommunisme.

L’anticommunisme est inhérent au système du capitalisme et de l’impérialisme. Il fait partie des fondements idéologiques du système capitaliste. Par conséquent, l’anticommunisme ne disparaîtra que lorsque le capitalisme disparaîtra. La discussion sur l’anticommunisme jouera un rôle important même sous le socialisme ! Il faut en être conscient. C’est pourquoi la lutte contre l’anticommunisme est également une partie essentielle de notre travail depuis le début.

Nous devons être conscients que l’anticommunisme a également pénétré profondément dans la population. Nous connaissons les réserves : le sentiment qu’« avec les communistes et les “staliniens” », comme ils nous appellent toujours – ce qui est bien sûr absurde – « il faut être un peu prudent ». « Vous ne savez rien de sûr, mais vous devez être prudent », « vous feriez mieux de rester loin d’eux ».

Ne pensez pas que le MLPD aurait pu être mis dans un isolement relatif pendant des décennies sans anticommunisme. Personne parmi nous n’a jamais été arrêté pour son travail politique. Ils ne le font toujours pas aujourd’hui. Ils essaient de nous isoler politiquement en ne nous permettant pas d’apparaître dans les médias, en nous excluant des syndicats, des associations de femmes, des organisations de jeunesse, etc. Ils essaient de nous isoler et ils essaient aussi d’empêcher des rassemblements comme celui que nous organisons aujourd’hui. Et ce, pour des raisons aussi scandaleuses que celles invoquées par le chef de gouvernement de Thuringe « de gauche » Bodo Ramelow et ses amis à l’occasion de l’interdiction des commémorations sur le terrain de l’ancien camp de concentration de Buchenwald. Ils ne peuvent absolument pas tolérer l’idée que nous aidons le socialisme et l’Union soviétique à l’époque de Staline à regagner un nouveau prestige.

La lutte contre l’anticommunisme reste une tâche majeure. Si elle n’est pas menée, alors nous n’obtiendrons pas la victoire. Si la population ne surmonte pas l’anticommunisme dans ses pensées, ses sentiments et ses actions, nous ne pourrons pas préparer et mener à bien une nouvelle révolution socialiste.

C’est pourquoi il est si important de réaliser de telles journées de lutte, comme aujourd’hui, et de se battre pour que nous contribuions ainsi à clarifier l’histoire. Nous ne suivons pas ce courant général, selon lequel on ne discute plus du tout du communisme, selon lequel on n’est plus du tout autorisé à apparaître dans les discussions publiques. Chaque jour, nous regardons trois ou quatre talk-shows à la télévision. Ne pensez pas qu’à un moment donné, un marxiste-léniniste sera autorisé à y dire quelque chose comme ici au rassemblement. Cela n’arrivera pas. L’anticommunisme est devenu une religion d’État en Allemagne. Ce fait n’est pas à discuter, c’est tout simplement le cas. Nous travaillons à partir d’une position minoritaire ici. Afin de sortir de cette position minoritaire, nous devons accorder une plus grande priorité à la lutte contre l’anticommunisme.

« Aucune chance à l’anticommunisme ! » est notre slogan actuel. Certaines personnes reculent un peu devant cette discussion et conseillent : « N’en faites pas un sujet de votre part ». Quand on s’attaque à l’anticommunisme, certains bronchent un peu. Non, si nous n’en faisons pas un thème, personne n’en fera un thème du tout. Et puis l’anticommunisme continue de fonctionner. Si les gens ne surmontent pas consciemment cet anticommunisme, ces réserves qui sont fomentées contre les communistes, nous ne pourrons pas les gagner à un nouveau démarrage dans la lutte pour le socialisme et pour une société libérée.

Il est important de bien comprendre l’anticommunisme. Il affirme que le communisme est un système de pouvoir basé sur la violence. Mais cela détourne complètement du système de dictature des monopoles que nous avons ici – des monopoles qui disposent de tout l’appareil d’État répressif, de tous les médias, de l’opinion publique.

Avec cette crise économique et financière mondiale liée à la crise du coronavirus, nous sommes dans une situation où nous nous dirigeons vers une crise du système impérialiste mondial qui touche toute la société. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, le système impérialiste mondial n’a connu une crise aussi profonde. Nous nous y dirigeons – malgré ou peut-être à cause de toutes les « mesures d’assouplissement » et de tous les débats qui ont lieu. Ce n’est pas pour rien qu’une stratégie de l’OTAN est préparée pour écraser les soulèvements et les luttes révolutionnaires dans tous les pays du monde.

L’anticommunisme joue un rôle important dans ce conflit à venir. Est-ce que nous nous y opposons, est-ce que nous pouvons gagner les masses populaires dans cette crise de la société dans son ensemble pour une nouvelle société sans exploitation et sans oppression ? Cela ne peut se faire que si elles sont capables de faire face à l’anticommunisme. Le socialisme n’est pas une société de violence, le socialisme est une société libérée, libre de l’exploitation et de l’oppression de l’homme par l’homme sur la voie vers la société sans classes du communisme. Une société libérée, dans laquelle l’environnement est protégé et où l’accent est mis non pas sur le profit, mais sur l’homme dans son interaction avec la préservation de la nature. Il est la perspective pour la jeunesse pour laquelle nous luttons ici. La lutte pour le socialisme est la lutte de libération la plus démocratique qui puisse être menée aujourd’hui.

Dans ce sens, le 75e anniversaire de la libération du fascisme et de la fin de la Seconde Guerre mondiale devrait être l’occasion de porter cette lutte contre l’anticommunisme dans nos cœurs sous le slogan « Aucune chance à l’anticommunisme ! » et de lui accorder une plus grande priorité dans nos activités.

En ce sens, Glückauf [bonne chance] !

Vive la lutte contre le fascisme !

Vive la lutte pour le socialisme/communisme – pour une société libérée !

Discours de Monica Gartner : http://upml.org/wp-content/uploads/2020/05/200518-MLPD-Discours-Gabi-Fechtner-75-ans-de-liberation-du-fascisme-hitlerien_FR_ec.pdf