Inflation, dettes et augmentation des prix

L’inflation frappe le capitalisme mondial, et pressure les masses partout sur la planète. Le coût des produits de première nécessité comme la nourriture et l’essence s’envole. Cela provoque déjà des éruptions sociales majeures : grèves générales, manifestations, insurrections…

Les économistes de droite en rejettent la faute sur les masses populaires qui causeraient une “spirale des salaires et des prix”. Ils refusent de pointer du doigt le véritable coupable de l’inflation tout un système : le capitalisme.

A ce propos Marx affirme : “une lutte pour une augmentation des salaires ne fait que suivre des modifications antérieures, qu’elle est le résultat nécessaire de fluctuations préalables dans la quantité de production, dans les forces productives du travail, dans la valeur du travail, dans la valeur de l’argent, dans l’étendue ou l’intensité du travail soutiré, dans les oscillations des prix du marché qui dépendent de celles de l’offre et de la demande et qui se produisent conformément aux diverses phases du cycle industriel; bref, que ce sont autant de réactions des ouvriers contre des actions antérieures du capital. Si vous envisagez la lutte pour des augmentations de salaires indépendamment de toutes ces circonstances et en ne considérant que les variations des salaires, si vous négligez toutes les autres variations dont elle découle, vous partez d’une prémisse fausse pour aboutir à de fausses conclusions.” ‘dans « Salaire, prix et profit »

Quelques causes de l’inflation :

Des milliards et des milliards en subventions et en rachats de dette (par les gouvernements) pour éviter que la pandémie ne provoque un effondrement économique. La masse monétaire c’est déployé comme un fleuve qui déborde. Cela a perturbé l’équilibre économique, et accru l’instabilité de l’économie mondiale.

Les rivalités entre capitalistes, les guerres économiques ou militaires ont entrainé le chaos dans les chaînes d’approvisionnement et fait augmenter les prix de marchandises clés.

Emprunter de l’argent bon marché amassé par les banques pour spéculer sur les marchés financiers est appelé « dette sur marge ». Selon l’ Autorité américaine de réglementation du secteur financier , la dette sur marge atteignait 822 milliards de dollars en 2021. Et c’est bien plus que le pic d’environ 400 milliards de dollars que la dette de marge a atteint en 2007, juste avant la crise financière.

D’ailleurs on a observé ces derniers temps une explosion des achats d’actions, et donc des cours de Bourse. C’est une conséquence des prêts bancaires qui ont aidé à accélérer des acquisitions de logements dans les métropoles notamment. Les prix du foncier, des logements et ceux des loyers en pâtissent. S’il y a eu inflation à cause de la politique monétaire, c’est d’abord une inflation des prix des actions sur les marchés financiers.

Toutes ces dépenses des Etats ont eu pour conséquence un accroissement considérable de la masse monétaire et donc une baisse de sa valeur réelle. Une des conséquences bien visible de l’inflation monétaire c’est l’augmentation des prix. Elle a commencé bien avant la guerre en Ukraine, dont on ne verra les véritables effets que cet automne.

Alors, la solution ne peut se trouver, comme le pensent divers courants réformistes, dans des rafistolages du flux monétaire par des taxes et autres gadgets financiers. Mais dans une rupture d’avec la logique capitaliste. Rupture dans les têtes, dans le mode pensée petit bourgeois réformiste. Rupture d’avec l’individualisme pour aller vers l’organisation communiste, ce qui commence par la création d’un véritable Parti communiste et révolutionnaire.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.