23 février 2026

Ukraine : « Solidarité internationale entre mineurs »

Le 24 février 2022, la Russie a envahi l’Ukraine pour des motifs impérialistes. Des protestations et des manifestations ont eu lieu dans le monde entier, y compris en Russie. À l’époque, j’avais exprimé aux mineurs et à leurs familles en Ukraine, mais aussi à la population ukrainienne, toute la solidarité de la Coordination internationale des mineurs et notre protestation, tout en condamnant le bellicisme des États-Unis et de l’OTAN ! Les mineurs du monde entier ne veulent pas d’une guerre impérialiste, comme le stipule notre programme de lutte adopté en 2017 à Ramagundam, en Inde :
« Nous luttons pour l’unité des mineurs. Nous résistons et luttons contre les guerres impérialistes. Nous sommes contre les guerres d’agression menées par les impérialistes pour assurer leur influence sur les ressources naturelles et exercer leur influence sur de nombreux pays et régions. Contre la vente des richesses nationales aux monopoles impérialistes. Nous luttons pour la paix mondiale. »

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LYON : la mort d’un facho et son instrumentalisation  politique haineuse

Une violence fasciste structurelle
Les faits sont têtus. Depuis des années, à Lyon comme ailleurs en France, l’écrasante majorité des agressions politiques graves est imputable à des groupes fascistes ou d’ultra-droite. Les exemples sont nombreux : attaques de locaux associatifs ou de librairies de gauche, ratonnades, agressions jusqu’aux meurtres d’immigrés, de personnes présumés homosexuelles, de militants syndicaux ou antiracistes. Cette réalité a trop souvent été minimisée.
L’État a, au mieux, fermé les yeux à de multiples reprises sur la montée de ces groupes violents. Au pire, il a contribué à créer le climat politique qui leur permet de prospérer

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La question du logement dans la société capitaliste.

Pour cela, il faudrait une agence nationale du logement pour piloter une politique de l’habitat dans l’intérêt de la majorité du peuple et non d’une couche de bailleurs privés et publics. Office public de l’habitat procurant une foule d’avantages et de commodités aux locataires. Ce qui serait une mesure démocratique allant à l’encontre de la politique du logement de la bourgeoisie. Mais, cela ne peut s’obtenir du haut des institutions bourgeoises mais du bas avec la mobilisation des masses populaires. Ainsi, tous les organismes HLM seraient groupés dans une agence centrale et unique. Il va sans dire que cette mesure de bon sens, démocratique et non révolutionnaire, rencontrera la ferme hostilité des partis réactionnaires et réformistes qui crieront à la mort de la libre concurrence et de la libre entreprise. C’est cette même logique qui participe à la pénurie de logements HLM alors que plus de deux millions de locaux et logements restent vacants dans le pays.

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De l’Indochine à Gaza, quand les dockers se mobilisent contre la guerre

Ce cargo devait appareiller vers Haïfa (nord d’Israël) avec 14 tonnes de composants militaires à son bord, notamment des maillons pour fusils-mitrailleurs, des petites pièces métalliques qui permettent de tirer en rafale, fabriquées par l’entreprise marseillaise Eurolinks, ainsi que des tubes de canons produits par la société Aubert & Duval, basée à Firminy (Loire). En deux jours, les travailleurs portuaires de Marseille-Fos ont mis à l’index ces conteneurs et le cargo a fini par partir, le 6 juin, sans la cargaison militaire controversée, qui devait être renvoyée vers leurs expéditeurs.

Puis la mobilisation s’est étendue. À Gênes, dans le nord-ouest de l’Italie, les dockers du Collectif autonome des travailleurs portuaires (CALP) du port transalpin se sont préparés à bloquer le même navire lors de son escale. Le syndicat italien a même déposé plusieurs plaintes, en dénonçant une stratégie des gouvernements qui consiste à présenter ces transferts d’armes comme de simples transactions privées, pour éviter tout contrôle ou responsabilité d’État à État. La démarche des syndicalistes génois s’appuie sur la loi italienne n°185 de 1990, qui interdit l’acheminement d’armement vers des pays en guerre.

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Le “cancer backlash” et les intérêts economiques

Marc Billaud — Le « cancer backlash » est une offensive idéologique qui vise à réduire l’ensemble des causes du cancer aux seuls comportements individuels. Autrement dit, au tabagisme, à la consommation d’alcool ou encore à la suralimentation. L’objectif est d’invisibiliser tous les facteurs environnementaux et professionnels en les jugeant bien trop marginaux au regard des autres pour être pris en compte.

Attention. Je ne remets pas en question le fait que le tabagisme est le facteur de risque prédominant. Les études épidémiologiques le prouvent. Contrairement à ce que certains prétendent de manière grotesque en nous qualifiant — mon collègue Pierre Sujobert avec qui j’ai écrit une tribune à ce sujet dans Le Monde et moi-même — de « complices de l’industrie du tabac », nous n’entretenons aucune ambiguïté à cet égard.

Simplement, on ne peut plus se contenter d’aborder la prévention contre le cancer sous ce seul prisme. Les travaux scientifiques sont sans appel : l’incidence de cancers chez les adultes de moins de 50 ans grimpe de façon très préoccupante. Dans des proportions moindres, celle concernant les enfants augmente aussi. Or, tenter de justifier une hausse des cancers chez les plus jeunes en pointant le tabac et l’alcool ne tient pas la route.

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Trump n’est pas une anomalie

Les petit-bourgeois pleurent à chaque poussée fasciste comme s’il s’agissait d’un accident de l’Histoire. Ils parlent de “dérive”, de “folie”, de “populisme”, de “crise de la démocratie”. Les marxistes-léninistes, eux, ne sont pas surpris. Pas un instant.

Parce que le fascisme n’est pas une pathologie extérieure au capitalisme. Il est une de ses formes de domination politiques possibles. Il est une solution de crise pour la bourgeoisie. Il est un outil de soumission quand la « démocratie libérale » ne suffit plus.

Et cela, Marx l’avait déjà théorisé il y a plus de deux siècles.

Dans le « Manifeste du Parti communiste » (1848), Marx et Engels décrivent la bourgeoisie comme une classe historiquement révolutionnaire… tant qu’elle détruit le féodalisme. Mais ils voient une tendance fondamentale :

*Toute classe dominante finit par devenir un frein au développement historique.

*Une fois au pouvoir, la bourgeoisie cesse d’être progressiste.

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