28 mai 2024

Écocide sous nos yeux à Gaza

« La destruction de la terre est une pratique génocidaire systématique »
Des champs retournés, des arbres déracinés, une terre contaminée au phosphore blanc : à Gaza, l’environnement est la victime silencieuse de la guerre. À la place des vergers, des plages de sable et des champs de fraise, qui faisaient la fierté des Gazaouis, se dresse un paysage dystopique fait de bases militaires, de cratères et de ruines. « Nous vivons actuellement une catastrophe environnementale qui engendrera d’autres catastrophes à l’avenir », dit Samar Abou Saffia, activiste écologiste gazaouie.

Ses notes vocales, envoyées par WhatsApp à Reporterre, brossent un portrait sombre de la situation sur place. « Plus de 80 000 tonnes de bombes israéliennes n’ont épargné ni les champs, ni les oliviers, ni les citronniers. Ces destructions environnementales accompagnent les massacres et le génocide, dit celle qui vit maintenant sous une tente à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Lorsque les chars d’assaut pénètrent sur nos terres, ils en détruisent également la fertilité. »

Manifestation européenne à Bruxelles pour la Palestine: Une délégation de l’ICOR était sur place

40.000 réclament à Bruxelles : “Free, free, Palestine !” Composées de camarades de France et d’Allemagne, une délégation de l’ICOR a participé dimanche 19 mai à une manifestation internationale combative et sonore d’environ 40.000 participants. Elle a eu lieu dans le cadre de la commémoration de la Nakba de 1949 (expulsion) et en solidarité avec la lutte de libération de la Palestine. De très nombreux jeunes de Belgique, du Luxembourg, de France, des Pays-Bas, d’Allemagne et d’Irlande et de nombreux autres de différentes nationalités, ont marqué la manifestation. De nombreux drapeaux palestiniens et pancartes de protestation dénonçaient le génocide commis par Israël. “Free free Palestine”, “One Solution – Revolution”, “One two Three Four – Occupation NO MORE ; five, six, seven, eight – État d’apartheid israélien ; nine and ten – Revolution” – étaient des mots d’ordre souvent criés. Avec des “hotspots ” (interventions au microphone, diffusion de tracts, vente de brochures) à des endroits différents, on a présenté ICOR et ses activités :”Soutien et renforcement des mouvements démocratiques et mouvements laïques dans la lutte de libération du peuple palestinien. » Le micro ouvert était disponible pour des interventions, slogans et chansons. L’ICOR a été représentée à des milliers de personnes, des contacts ont été échangés.

Prolétaire debout no. 34, mai 2024

Journée mondiale de la Nakba (catastrophe) : Cessez-le-feu immédiat ! A bas la colonisation ! Liberté pour le peuple palestinien ! A côté du génocide à Gaza (39 000 morts, 250 humanitaires tués, la famine organisée), le mouvement réactionnaire des colons sionistes
a poursuivi sans relâche l’expulsion de la population palestinienne de Cisjordanie, avec le soutien armé total du régime Netanyahu. Les
villages palestiniens disparaissent les uns après les autres de la carte. Les agriculteurs, les bergers et de nombreuses autres personnes
sont dépossédés de leurs maisons, de leurs terres, chassés ou tués. Des camps de réfugiés sont attaqués et plus de 500 Palestiniens, dont beaucoup de jeunes, ont été assassinés de sang froid en Cisjordanie au cours des derniers
mois.

Pour l’indépendance de la Kanaky/Nouvelle-Calédonie : non au dégel du corps électoral ! non à la recolonisation !

Par Collectif Solidarité Kanaky,
Le projet de loi constitutionnelle de dégel du corps électoral calédonien est débattu ces 2 jours à l’Assemblée nationale. Cette loi est comprise en Nouvelle-Calédonie comme une volonté d’en finir avec le processus de décolonisation engagé par l’accord de Nouméa. Résultat : une montée des tensions, des mobilisations multiples et puissantes dans tout le pays, et la menace d’un embrasement. Le collectif Solidarité Kanaky en appelle aux parlementaires pour retirer ce projet de loi.
Paris le 13 mai 2024,
Pour tenter d’arrêter ce processus dangereux pour l’avenir du peuple kanak, les élus du congrès de Nouvelle Calédonie se sont réunis ce lundi 13 mai et sont parvenu à adopter, à la majorité, une résolution demandant le retrait de ce projet de loi sur le corps électoral. Les élus rappellent à l’État qu’ils sont majoritairement contre ce projet de loi.

JO : Loi olympique 2 : l’extension de la vidéosurveillance

Sous couvert d’un évènement exceptionnel, la loi olympique 2 permet à l’État d’expérimenter puis de pérenniser des technologies de surveillance et de répression à une échelle jamais vue.
Cet excellent travail de Saccage 2024 (https://saccage2024.noblogs.org/), nous le reprenons il s’inscrit dans la construction du Front Uni international. Le fascisme ne tombe pas du ciel du jour au lendemain il est le résultat de mesures, lois, restrictions et interdictions successives, ainsi Saccage 2024 nous apprend :
« Les entreprises et l’État pourront  utiliser des algorithmes pour nous  surveiller. Le point central de cette loi, c’est qu’elle autorise l’usage de l’intelligence artificielle pour  détecter des mouvements de foules ou des  comportements “suspects” (articles 6 et 7). Il suffit de regarder les sites des entreprises qui vendent ces solutions pour comprendre leur  fonction : nettoyer les villes des pauvres et  des indésirables, et criminaliser les manifestant·es. Mais l’État n’aura pas l’exclusivité de  ce privilège, les entreprises et les copropriétés pourront également en profiter (articles  7-5 et 6-16), ainsi que les agent·es de sécurité  de la SNCF et de la RATP (article 8). 
Pour accélérer la répression de tout comportement déviant, la loi autorise les drones avec  des caméras à intelligence artificielle dans  les grands évènements et à leurs alentours  (article 7-1). Les organisateurs d’évènements  sportifs pourront également utiliser des scanners corporels à l’entrée (article 10-2a et 11). 

Conférence de l’ICOR-Afrique: 3 résolutions

La conférence continentale ICOR-Afrique a eu lieu. Lors de cette réunion, les partis et organisations révolutionnaires membres de l’ICOR Afrique ont discuté non seulement de la mainmise sur les ressources naturelles de l’Afrique par des trusts liés aux différents pôles impérialistes, mais aussi de la vague de coups d’État et des risques de guerre dans la zone sahélienne, notamment au Burkina. Faso, Mali, Guinée Conakry, Niger et récemment Gabon.
La Conférence Continentale de l’ICOR-Afrique, condamne fermement le rôle perfide de l’impérialisme international, notamment de l’impérialisme français, qui, à travers des accords d’assujettissement, continue de contrôler les États sahéliens afin d’exploiter leurs ressources naturelles telles que l’or et l’uranium, le pétrole, le manganèse, cuivre, gaz, etc.
Cette situation de surexploitation continue d’aggraver la crise du néocolonialisme en Afrique, en particulier dans les pays d’Afrique de l’Ouest, qui ont des taux de pauvreté très élevés. Malgré toutes les richesses précieuses disponibles dans ces pays, le système de brigandage mis en place par la France depuis les années 1960 freine non seulement le développement des États d’Afrique de l’Ouest, mais est également une source de super-profits pour l’impérialisme français et le capital financier international.