La Commune de Paris, ce premier gouvernement ouvrier avec ses leçons, est toujours d’actualité.

Le 25 mars se tenait, par vidéo une conférence Européenne organisée par l’ICOR, l’UPml y a participé par une courte intervention que voici :

Salutations révolutionnaires de la France !

La Commune s’est imposée à Paris pendant 72 jours et plus brièvement encore dans plusieurs villes; première dictature du prolétariat sur les classes exploiteuses dans un pays en guerre et où dominait encore la paysannerie

L’œuvre de la Commune de Paris est considérable et nous enthousiasme toujours !

  • L’amélioration concrète des conditions de vie et de travail de la classe ouvrière. La remise en route des ateliers ; le Conseil de la Commune, donnant la gestion coopérative aux ouvriers.
  • Le droit au divorce, à l’éducation pour les femmes; elles s’organisent massivement et participent aux batailles de la « semaine sanglante ».
  • La séparation de l’Eglise et de l’Etat.
  • La dissolution de l’armée de métier.
  • La Commune est internationaliste et elle dénonce la répression dans les colonies.
  • C’est la démocratie populaire et directe : délégués, juges,.. tout fonctionnaire est élu et révocable, rémunéré avec un salaire ouvrier. Démocratie centralisée jusqu’au comité central de la Garde Nationale ou au Conseil communal après élection.

Toutefois, des erreurs ont été commises : celles liés à une vision étroite des tâches révolutionnaires. Ne point prendre l’initiative d’écraser les forces bourgeoisies, de ne pas se saisir de la Banque centrale, de ne pas être conséquente dans ses décisions freinée par l’anarchisme ambiant. L’insuffisance d’une direction centralisée… Erreurs que les révolutions suivantes ont pu corriger.

Avec l’ICOR Europe, les deux organisations ICOR en France, UPML et UC, sont actuellement en campagne sur « 150 ans – Vive la Commune, combattons pour une société socialiste ! »

Quel est le contexte en France en 2021 pour cette campagne ?

Le parlementarisme bourgeois et toutes les institutions bourgeoises sont en crise : la participation aux élections est en déclin. Les prolétaires se sont détournés à juste titre des réformistes et révisionnistes qui les ont trahis : ainsi le Parti Communiste Français révisionniste est tombé à 2 % et le Parti socialiste réformiste à 6 %.

La classe dominante manœuvre pour liquider les acquis et revendications populaires. Elle stigmatise la population musulmane et mène des guerres à l’étranger. La tromperie suffit de moins en moins, les répressions policière et militaire deviennent de plus en plus systématique, la dictature montre ses crocs provoquant une large opposition. Lutter pour un Front anti-impérialiste et antifasciste est indispensable.

Si en absence de Parti le niveau de conscience et d’organisation politique a reculé, le prolétariat et de larges couches populaires toutefois RESISTENT. Un éveil de conscience se redéveloppe et tend à des mouvements d’ensemble contre le gouvernement et les multiples crises capitalistes. La question de la perspective révolutionnaire et du Parti redevient une nécessité urgente.

Les compromissions opportunistes des révisionnistes et réformistes finalement leurs trahisons ont laissé place à l’anarcho-syndicalisme et au centrisme de divers courants politiques, trotskistes notamment.

L’anticommunisme se montre en France sous forme d’un anarcho-syndicalisme radical, spontanéiste, hostile à l’organisation, anti-léniniste, etc.

Le spontanéisme est très fort – suivre les luttes en cours, si elles sont importantes, ne peut suffire pour une stratégie révolutionnaire. L’idée comme quoi de l’aggravation de la situation et des luttes résulterait la révolution, est une idée profondément erronée !

La campagne sur la Commune de Paris nous donne l’occasion, en lien avec la critique du capitalisme et des courants réformistes ou pseudo-révolutionnaires, de présenter un projet de société et de combat positif enaffirmant une stratégie révolutionnaire, contre l’anticommunisme : le peuple au pouvoir, la dictature du prolétariat, l’émancipation des femmes, la nécessité d’un Parti expérimenté, la nécessité de l’internationalisme…

Depuis plusieurs années nous animons des cercles de discussion (notre « Café militant »), maintenant liés à la Commune de 1871.

Parallèlement nous menons une activité de propagande et d’agitation dans les quartiers et des mobilisations populaires. Nos sympathisants se rapprochent et rallient la campagne.

Nous lions les 150 ans de la Commune à l’actualité de la lutte de classe. Par exemple la lutte actuelle contre les violences policières,  nous la lions à la suppression de la police et de l’armée par la Commune.

Face à l’éclatement des révolutionnaires en France, nous sommes heureux de la formation du Collectif « Vive la Commune de 1871 » composé de plusieurs organisations sur Paris. Il permet de mener campagne et de faire une propagande vivante. Ce Collectif est le fruit d’un appel à l’unité « renforçons la voix des communistes », lancé par l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste.

Nous sommes fiers d’avoir pu lancer notre campagne avec un rassemblement le 20 mars dernier qui a été un succès politique. Vous pouvez en voir les photos sur le Facebook : « Vive la Commune 1871 ». Notre campagne continuera et fin mai on espère accueillir des délégations de l’ICOR Europe à Paris pour affirmer que Le combat continue !

Relevons le drapeau rouge des Communards et construisons nos organisations révolutionnaires.

Vive la Commune !

A bas l’opportunisme !

Vive le communisme !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.