Polémique avec la direction de Voie Prolétarienne, réponse à des points de vue erronés

Plusieurs camarades nous ont demandé, encore récemment, quelle avait été l’orientation que nous défendions au sein de l’OCML-VP avant d’en être exclus en été 2016 pour « fractionnisme ». Selon le dernier congrès de VP de 2020, nous aurions été des « néo-révisionnistes », des « économistes refusant de critiquer le réformisme et ayant l’illusion de pouvoir « agir en Parti »… Rien que çà ! Et d’ajouter qu’« aucun bilan critique et autocritique » n’avait été fait. Nous rendons publique ci-dessous l’appel le 1er janvier 2016 que nous avions adressé au CC de VP dans notre lutte pour l’unité – sans réponse aucune — si en nous excluant !Ce document critique, complète et enrichie la Déclaration publique (notre bilan, en fait) que nous avions faite suite à notre exclusion. C’était la énième critique CONSTRUCTIVE qui encore une fois était restée sans réponse. Ne pas prendre au sérieux les critiques des camarades – soit par activisme, soit par orgueil – détruit l’unité et finalement liquide l’organisation…

UPML, décembre 2021

Appel du 1er janvier 2016 !

L’OCML-Voie Prolétarienne serait-elle perdue pour la construction d’un parti com­muniste marxiste-léniniste en France ?

(Transmis à tous les membres du CC pour publication)

Sommaire :

1) Situation de crise à VP……………………………………….. p. 1

2) Le contexte international et national…………………….p. 2

3) La tâche des ml, construction d’un parti………………..p. 2

a) un parti lié à la classe révolutionnaire.

b) dans la pratique les erreurs opportunistes se multiplient……….p. 3

c) les raisons idéologiques et politiques de ces erreurs….p. 6

4) En revenir au MLM………………………………………………p. 7

5) La construction d’une Internationale……………………..p. 9

6) Appel de la dernière chance………………………………….p. 9

1° Situation de crise à VP :

Alors que le 9ème Congrès a été fêté comme une victoire dans l’unification de l’organisation,

où en sommes-nous un an et demi après ?

Départ de camarades ouvriers :….

Des cellules disparaissent :…. Une cellule à qui le CC refuse la réunification, et donc le droit de s’exprimer en tant cellule.

Départ de …

Démission…du CC ;

La Région X sans représentation au CC alors qu’elle a une composition principalement ouvrière et prend des initiatives. Selon le camarade démissionnaire du CC « les ouvriers n’ont pas leur place au CC et une ligne petite bourgeoise avance dans l‘organisation ».

Exclusion de … ;

Mise à l’écart de la rédaction et du travail ouvrier central d’un militant ayant suivi la lutte à PSA de A à Z ;

Combien y a-t-il encore de camarades qui travaillent dans les boîtes ? Comment sont-ils suivis par les cellules ? Les camarades établis ont exprimé leur isolement lors du stage de février 2015. Où en sommes nous aujourd’hui ?

Pourtant le CC pousse l’organisation encore à l’activisme : Les dernières campagnes sont idéologico-politiques superficielles, décousues et activistes et sans lien avec une stratégie et une tac­tique, avec un programme pour l’organisation. Les résultats sont moyens voire mauvais.

Le stage d’été 2015 est un échec concernant le nombre de participants et n’avance pas concernant la question ouvrière ; pas de débat sur le fond à l’occasion de l’article sur les « 3 luttes » du magazine (débats détournés). Le CC ne veut pas voir les véritables problèmes d’orientation politique, leurs causes profondes et refuse d’entendre les camarades qui sonnent l’alarme !

La longue lettre de démission de …. n’est pas traitée, le débat est encore une fois repoussé et on continue dans l’activisme.

Face à cette situation catastrophique, il faut un sursaut. Continuer la routine des mesures bu­reaucratiques sans mettre les problèmes sur la table, c’est liquider VP.

La décomposition et l’éclatement actuels ont des racines plus anciennes ; d’où notre appel après des années de combat.

2° Le contexte international et national

(dans lequel se produisent les erreurs et les oscillations de la direction actuelle de VP) 

a) Au niveau international, le capitalisme-impérialisme sort à grand peine d’une crise économique majeure, celle de 2008, pour entrer dans une foule d’autres : celle économique de la Grèce, celles sociales dans de nombreux pays dominés, celle de la politique des réfugiés due aux guerres néo-co­loniales ou à la misère . Celle des conflits pour le contrôle de matières premières ou de zones straté­giques se multiplient comme les scandales dus aux manœuvres et aux mensonges des super monopoles que les États couvrent autant qu’ils le peuvent. La crise écologique globale se rajoute, montrant l’impossibilité du système capitaliste de faire face à la destruction de l’environnement. La politique de guerre et de répression interne de l’impérialisme français suite aux attaques terroristes de Paris dévoile encore plus son visage réactionnaire.

Dans tous les pays les contradictions de classe polarisent et ne cessent de prendre de l’ampleur bien que ces évolutions ne soient pas encore en mesure de changer la donne.

b) Au plan national, le discrédit des partis de gouvernement s’approfondit. La concurrence mondiale féroce pousse les impérialistes à un rythme accélérée de ‘réformes’ réactionnaires. En même temps, ils craignent d’aller trop loin et de provoquer hostilité globale et luttes des couches populaires. C’est aussi la raison première des mesures d’état d’urgence : anticiper, prévenir et encadrer les mouvements de révolte, car les masses sont à la recherche d’une alternative.

En même temps, le capitalisme a préparé les conditions matérielles pour le socialisme et toutes les crises montrent un système révolu, qui n’est plus en mesure de maîtriser le développement des forces productives, mais qui est prêt à anéantir l’humanité.

c) La question du Parti. Partout c’est la question clé pour un vrai changement social : unir et renforcer les communistes pour la construction d’un véritable parti communiste, éclairant et guidant la classe ouvrière et les masses populaires sur le chemin de la révolution socialiste internationale. Un parti lié à la classe ouvrière ayant une ligne politique (programme, stratégie et tactique) à la fois ferme sur les principes et souple sur la tactique et qui se dote des outils pour intervenir de façon systématique face à la multiplication des crises du capitalisme et à l’aggravation des contradictions qui, elles, poussent à l’éclectisme et à la dispersion.

La construction d’un parti exige un effort particulier d’analyse, un plan de construction sur une ligne dont on définit et vérifie sans cesse les aspects tactiques en rapport avec notre stratégie contre l’activisme au jour le jour, contre les influences bourgeoises et petite bourgeoises, sinon «les conditions ne sont jamais réunies ».

Pour le moment, aucun signe n’indique que la direction de VP veuille faire cet effort ou même aller en ce sens.

3° La tâche des marxistes-léninistes : la construction d’un parti communiste.

a) Le parti communiste doit être lié à la classe révolutionnaire.

Selon Lénine : « Le travail socialiste des sociaux-démocrates russes consiste dans une activité de propa­gande visant à faire connaître la doctrine du socialisme scientifique, à diffuser parmi les ouvriers une conception juste du régime économique et social actuel, des fondements et développements de ce régime, des différentes classes de la société russe, de leurs rapports, de la lutte de ces classes entre elles, du rôle de la classe ouvrière dans cette lutte, de son attitude envers les classes qui sont en déclin et celles qui se développent, envers le passé et l’avenir du capitalisme, – une conception juste de la tâche historique de la social-démocratie internationale et de la classe ouvrière russe. L’agitation parmi les ouvriers est en étroite relation avec la propagande….

L’agitation parmi les ouvriers consiste en ceci que les sociaux-démocrates participent à toutes les manifestations spontanées de la lutte de la classe ouvrière, à tous les conflits entre ouvriers et capitalistes au sujet de la journée de travail, des salaires, des conditions de travail, etc.

Notre tâche est donc de fondre notre activité avec les questions pratiques, quotidiennes, de la vie ouvrière, d’aider les ouvriers à s’orienter dans ces questions, d’attirer leur attention sur les principaux abus, les aider à formuler d’une façon plus précise et plus pratique les revendications qu’ils présentent à leurs patrons, de développer chez les ouvriers la conscience de leur solidarité, la conscience de leurs intérêts communs et de la cause commune à tous les ouvriers russes, en tant que classe ouvrière une et indivisible faisant partie de l’armée mondiale du prolétariat. » (Lénine, OC, T. 2, Paris/Moscou, p.335-336)

Transposons en France ce texte concernant la Russie de 1900 et « social-démocrates » par « communistes marxistes léninistes » et nous aurons déjà les fondements de notre travail politique pratique. On voit clairement la tâche que Lénine fixe aux sociaux-démocrates : il n’est pas résigné devant l’état relativement arriéré du prolétariat russe.

Aujourd’hui beaucoup de camarades ici prennent prétexte de cet état pour reculer devant la tâche de construction du parti, sous l’influence de la propagande bourgeoise et petite bourgeoise réformiste, donnée pourtant inhérente à la lutte de classe ; ils légitiment leur recul en proposant de ne s’adresser qu’aux « éléments avancés » souvent d’origine petite bourgeoise (ou déjà militants par ailleurs) en les isolant des masses combatives, ce qui paralyse et les uns et les autres.

b) La pratique de VP dans la classe ouvrière : les erreurs opportunistes se multiplient.

En positif dans la ligne actuelle de VP, on peut noter l’affirmation (théorique) que la classe ouvrière est la classe révolutionnaire et la réalité (pratique) qu’un certain nombre de camarades font partie du prolétariat et que d’autres s’établissent.

Mais le principe marxiste-léniniste de l’unité de la théorie et de la pratique est mis à mal. En effet actuellement les leaders de la majorité ne veulent voir que le réformisme de la classe ouvrière au lieu de montrer son double caractère de classe révolutionnaire actuellement dominée par le réformisme (voir Losovski et les « Cause du Communisme », CDC). Ne parler que du réformisme revient à nier l’opposition de la classe ouvrière à l’exploitation et l’exploitation elle-même. D’ailleurs, on lit des analyses parlant de classe ouvrière « embourgeoisée » ou « aristocratisée » (voir tout récemment pour les travailleurs de la SNCF) ou de « moyennisation de la classe ouvrière ».

Cela se traduit par :

On ne voit qu’une « classe ouvrière le dos au mur »! Mais les fermetures d’usine contribuent à chasser les illusions vis-à-vis du capitalisme. Beaucoup de luttes ouvrières ont eu lieu et se mènent actuellement ; les consciences avancent, mais le parti fait cruellement défaut.

« Le camp progressiste en ruine » ? Une vue de l’esprit, une conception étroite et petite bourgeoise. Au contraire le camp progressiste avance et s’organise autour des sans-papiers, des réfugiés, des ouvriers en lutte et d’autres formes de résistance progressiste : antifasciste, antiraciste, écologiste, Kobanê, racisme/répression, anti-état d’urgence, etc. Par rapport aux « 30 glorieuses », la conscience avance aussi que le capitalisme produit inévitablement d’un côté la misère et la guerre pour la majorité et de l’autre le parasitisme de la minorité dominante. Que le camp progressiste ne puisse mettre en échec la politique de l’État ne signifie pas qu’il « est en ruine ». L’existence d’un parti communiste serait décisive pour accroître son influence et l’aider à faire un saut qualitatif vers le socialisme.

Depuis le début (XIX° siècle), le mouvement ouvrier a pris conscience du jeu du patronat mettant les ouvriers en concurrence et s’est organisé contre lui, y compris clandestinement et tou­jours contre la répression. Concurrence et solidarité forment une unité dialectique, l’un n’existe pas sans l’autre.

Dire de façon unilatérale comme le fait le « texte programmatique » que « les prolétaires sont divisés par le capitalisme, par la concurrence » et surtout s’en tenir là et laisser entendre que c’est insurmontable, c’est une faute politique. Notre tâche de communistes est d’élever à un niveau su­périeur la conscience, l’activité et l’organisation du prolétariat qui existent déjà. Que ce soit compliqué, OK ; mais ce n’est pas en s’inclinant devant la réalité de la concurrence qu’on fait avancer la solidarité. Ce fatalisme qui prend la forme d’une «politique de démarcation » – et qui met la barre tellement haut qu’elle n’affronte pas les réelles difficultés sur le terrain de la lutte – se traduit, entre-autre, par une instabilité générale, notamment dans le travail dans les syndicats, par la non-participation au CITA, à l’ICOR, etc. Ce qui ne permet pas de soutenir positivement et de faire grandir les aspects progressistes des mouvements de lutte.

° L’influence idéologique croissante petite bourgeoise pleine d’orgueil (qui croit avoir déjà tout dit et renonce à tout travail théorique créateur) se conjugue avec le manque de confrontation réelle à la classe ouvrière.

Les luttes comme PSA, Fralib ou Goodyear sont jugées « non représentatives, non signi­ficatives ». Les lacunes actuelles du mouvement ouvrier sont réelles, mais pas insurmontables. Ces 3 luttes ont mobilisé nationalement et même internationalement l’attention et l’organisation d’une partie significative de la classe ouvrière combative. C’est pourquoi s’en détourner en les jugeant « non représentatives » ou en tirer des leçons de façon superficielle pour notre activité future, est ir­responsable.

Le magazine n ° 2 traite à juste titre ces 3 luttes, mais en même temps les rédacteurs rejettent les expériences et les mots d’ordre de VP « Zero licenciement » ou « travailler tous, moins, autrement » au nom de la recherche d’une soi-disant « crédibilité … dans le contexte de guerre économique mondialisée ». Le « Maintien de tous les emplois » est aussi rejeté parce que « le contexte mondial rend cette autre revendication aussi peu crédible au regard des exigences du capital ». Faut-il attendre un arrêt de la guerre économique ou que le capital n’ait plus d’exigences pour défendre ces revendications qui correspondent à des besoins vitaux du prolétariat ? Que reste-t-il de la ligne de VP si on ne mobilise pas contre le « contexte mondial » capitaliste-impérialiste et ses mises en œuvre locales, les restructurations et fermetures d’entreprise, les interventions militaires etc…?

C’est un recul insensé et un point de vue révisionniste par rapport à la plateforme qui dit au chapitre 591 : « Nous avançons nos perspectives : celle de la défense des intérêts ouvriers, sans nous soucier de la bonne marche de l’entreprise ou de la nation ; celle de la réduction du temps de travail, sans contrepartie, pour l’emploi, pour l’embauche des chômeurs. » Donc sans nous soucier du « contexte » ou des « exigences du capital » !

La vision noire de la classe ouvrière s’est renforcée au profit d’une vision romantique de la lutte armée (réunions d’Istanbul et de Hambourg, campagne sur l’Inde) comme si l’acceptation de l’utilisation de la violence suffisait et rendait inutile la définition et la mise en œuvre d’une politique vis-à-vis des masses combatives ouvrières et progressistes dans tous les autres aspects. (Voir la brochure VP de polémique avec les CCC)

On a pu lire dans le compte rendu du CC de juin 2015 : « Nous (VP) n’avons pas de vision politique claire de ce qu’est construire une organisation communiste d’avant-garde dans un pays impérialiste en crise » ; dans sa lettre de démission, X fait la même constatation pourtant déjà évo­quée il y a 10 ans au CC.

Mais quand nous (la « minorité »), nous en tirons la conclusion qu’il faut élaborer un plan de construction du parti, réaffirmer sa stratégie, préciser la ligne tactique générale et celle dans dif­férentes organisations de masse etc … les leaders de la majorité s’y opposent en déformant notre position.

Selon eux (texte des 10), la minorité prétendrait « se mettre à la direction du mouvement des masses combatives ». Bien entendu cela n’est pas notre position alors que sans parti, on ne peut avoir qu’une influence marginale et que nous ne sommes pas dans une situation de montée révolutionnaire.

Des relations limitées aux éléments avancés ? Certainement pas ! Le processus révolutionnaire et la construction du Parti, c’est avec eux, avec les masses et le parti dans des relations dialectiques de solidarité réciproque, d’action en commun et d’éducation mutuelle. La fondation du Parti est le premier objectif de nos interventions aujourd’hui.

Peut-on envisager la révolution et la construction du Parti sans combattre l’influence de la bourgeoisie et des réformistes, révisionnistes, trotskistes, sans lutter pour que notre perspective se construise sur leur défaite vis-à-vis des masses. Ce reproche infondé à notre égard justifie l’abandon d’un travail de masse vis-à-vis de toute la classe au profit d’un travail étroit vis-à-vis de quelques « éléments avancés ». Sauf qu’en pratique quasiment tous les tracts de VP publiés lors des manifs sont des tracts d’agitation – s’adressant donc largement aux masses – ce qui n’est pas nécessairement juste.

Que nous apprend notre pratique à VP, bien qu’elle soit peu planifiée et systématique ? Qu’elle s’appuie sur la relation entre éléments avancés, masses, organisation politique, que ce soit quand on distribue un tract sur un marché, dans une manif, devant une usine où un conflit unit les éléments avancés et la masse, les syndiqués/non syndiqués, les jeunes/les vieux etc. Dans les faits on constate qu’on ne s’adresse pas qu’aux éléments avancés !

C’est donc un mauvais procès qui nous est fait à travers cette accusation répétée tout au long du congrès que nous voudrions – sous entendu « dans les conditions actuelles » – nous « mettre à la tête du mouvement des masses combatives » !

La preuve du mauvais procès ? Elle est dans le BI 254, 6° point du compte rendu du CC qui affirme : « l’enjeu principal des alliances pour VP se pose autour des organisations de masse, qu’on en soit à l’initiative ou pas, qu’on soit à l’intérieur ou en dehors. » C’est bien parce que le CC juge positif de développer ce travail de masse qu’il affirme ça !

Ou encore la résolution générale du 9ème congrès qui propose : « la construction d’un nouveau parti communiste, en dégageant et en ralliant l’avant-garde ouvrière et populaire, en les formant en dirigeants politiques (et pas seulement de lutte) sur tous les terrains de la lutte des classes ». Et comme dirait Lénine en répondant « aux questions quotidiennes de la vie ouvrière », donc de l’ensemble de la classe.

Cependant à travers ça, on peut oublier que la construction du parti, si elle va de pair avec le travail au sein des masses, est prioritaire, notamment la définition de son travail dans la classe ouvrière. Il ne faudrait pas oublier non plus l’influence bourgeoise ou petite-bourgeoise qui peut s’exercer dans les organisations de masses avec ou sans la présence de membres d’autres courants politiques et que le parti communiste se construit précisément dans le combat contre cette influence. Dans et autour des organisations de masse, il y a à la fois unité et lutte. Dans ce contexte contradictoire, la pratique doit être guidée, donc réfléchie contre la tendance au spontanéisme induite par les multiples formes de la crise du capitalisme qui nous fait courir tous azimuts.

Dans quel but, ce mauvais procès ? Pour imposer objectivement une conception erronée et élitiste des dirigeants que les masses doivent suivre, non parce qu’elles se sont profondément convaincues de la justesse de la ligne en s’appuyant sur leurs expériences propres (« les questions pratiques, quotidiennes de la vie ouvrière » dirait Lénine), mais parce que ces dirigeants sont censés être héroïques et ne jamais se tromper.

Malgré l’instabilité politique du courant majoritaire, tout cela manifeste clairement sa conception générale de l’organisation : le copinage va de pair avec la déformation et l’exagération des contra­dictions qu’on espère, à tort, traiter par l’exclusion ou par l’escamotage, etc.

Notre position à nous est dans la ligne des ‘Causes du Communisme’: la critique et l’autocritique de principe sont le moteur de la construction du parti, à quelque niveau que ce soit.

Toutes ces affirmations critiques des uns et des autres exigent de nous en conclusion l’élaboration du plan de construction d’un parti dans la classe ouvrière.

Conclusions :

Pour nous, le lien avec la classe ouvrière, donc le travail dans la classe ouvrière est la condition n°1 pour construire un parti communiste, que ce soit par le travail indépendant ou dans les syndicats et autres organisations de masse. Cela exige, comme nous le disions avant le 9ème Congrès, la « concentration des forces autour des camarades travaillant en entreprise … en donnant à la centralité ouvrière une réalité matérielle dans notre pratique », une usine cible incluse. Cela exige aussi de former des camarades ouvriers pour diriger principalement l’organisation pour qu’elle puisse agir par la propagande et l’agitation sur toutes les formes d’exploitation et d’oppression de la classe.

Or ce qui est dominant dans les positions de la direction actuelle de VP, c’est une rupture de fait et relativement théorisée d’avec la classe ouvrière, qui conduit à minimiser l’importance du travail en son sein.

-1° soit au nom de son réformisme spontané ou organisé (comment le prolétariat pourrait-il en être totalement exempt ?)

-2° soit au nom d’un travail exclusif auprès des éléments avancés comme si nous, nous refusions de nous adresser à eux aussi et de façon spécifique (vente du journal, des brochures, contacts aussi fréquents que possible, etc).

A travers ces exemples les conséquences politiques sont le résultat de l’abandon du marxisme léninisme, de l’absence d’analyse concrète d’une situation concrète et de l’absence d’une stratégie révolutionnaire dans un pays impérialiste. Ce travail est pourtant à notre portée.

Ces prises de position manifestent une ligne défaitiste, découragent les camarades de se lier à la classe ouvrière et s’opposent à notre principe fondamental d’avoir « confiance dans les masses », favorisant un esprit élitiste dans l’organisation.

C. Les raisons idéologiques et politiques qui ont mené et mènent à ces erreurs :

 Le culte de la spontanéité  et le gauchisme : soutien des luttes seulement à la condition qu’elles soient immédiatement révolutionnaires (ainsi un soutien tardif et trop limité à Kobanê sous prétexte que certains aspects de la politique du PKK devaient être contestés). Peut-il y avoir des luttes immédiatement révolutionnaires développées sans situation révolutionnaire et/ou sans parti révolutionnaire ? Le spontanéisme dans la manière d’aborder tout problème dans l’actualité en négligeant la formation politique conduit inévitablement à partager des positions avec l’opportunisme de gauche ou de droite.

La capitulation devant les tâches idéologiques et l’absence de lutte contre les influences trotskistes et anars. En résumé, c’est le chaos idéologique !

Voilà ce qu’affirmait la déclaration de Hambourg qui a été défendue par les leaders de la majorité au 9° congrès : « Ce n’est pas la révolution dans les pays capitalistes « développés » qui aura des ré­percussions dans les pays dominés, mais au contraire la révolution dans les pays dominés qui pro­voquera la révolution mondiale. » Comment peut-on dire qu’une révolution socialiste n’aurait pas de répercussions ailleurs ? Pourquoi attribuer ce rôle déterminant aux luttes dans les pays dominés (souvent nationales et démocratiques) vis-à-vis de la révolution mondiale alors qu’on voit l’inter­vention généralisée contre les peuples de la part des pays impérialistes et des super monopoles pour assurer leur hégémonie

Ici encore est nié le caractère d’appui mutuel, pourtant affirmé dans la plateforme, que s’ap­portent les diverses luttes de classe pour la libération nationale et pour le socialisme. Au moment où se multiplient les attaques (économiques, sociales et politiques) contre le prolétariat dans les pays impérialistes, avec une telle sous-estimation de la révolution dans ces pays, on se dédouane de l’effort de construire le parti dans un pays impérialiste, bastion du système impérialiste mondial !

Avec les mêmes préjugés vis-à-vis du prolétariat, on rate tous les mouvements de résistance pour nous construire : retraites, Loi Macron, les 3 luttes, Rojava/Kobané, campagne sur l’Inde et mouvement écologiste, parce que la barre est mise tellement haut que la classe ouvrière et les peuples en lutte « ne méritent pas » l’investissement de VP !

Tout cela contribue à minimiser le rôle du prolétariat dans les pays impérialistes anciens ou émergents – et notre propre rôle ! – et sa préparation systématique et consciente à la lutte pour le socialisme, minimisation à mettre en lien avec une vision négative du prolétariat.

4° En revenir au marxisme léninisme maoïsme.

Présentation erronée de l’histoire :

¤ « Pas de changement des rapports de production en URSS. » (Prise de position du CC après la 9° Conférence Internationale des partis et organisations marxiste-léninistes (CIPOML)

¤ Remise en cause de la lutte de classe sous le socialisme, et une incompréhension de la ré­volution culturelle en Chine.

¤ Depuis longtemps aucune lutte contre le révisionnisme en tant que tel ni contre l’anti-com­munisme ;

¤ Dans le Partisan de l’été 2013 (rubrique : le marxisme, c’est pas sorcier), reprise du point de vue trotskiste sur « la dégénérescence de la dictature du prolétariat » ; ce qui est en contradiction totale avec notre point de vue, la continuation de la lutte des classes sous le socialisme, dans le parti, l’État et les organismes économiques.

Du point de vue des perspectives politiques : on n’élève pas non plus le niveau politique des masses. Rappelons que les trotskistes les méprisent et entretiennent l’illusion que les réformistes au pouvoir seront débordés par elles (programme de transition). A un niveau de masse, on ne prépare pas alors le passage de la conscience et de l’organisation à un niveau supérieur de l’effervescence révolutionnaire et à l’insurrection.

Défaitisme par rapport au prolétariat industriel qui se traduit sur les plans théorique et pratique et mène objectivement à l’abandon du but révolutionnaire et remplacement de la lutte de classe du prolétariat international par une vision romantique et démagogique des luttes armées dans les pays dominés. (Déclaration de Hambourg)

Remplacement de l’unité entre centralisme et démocratie par un centralisme bureaucratique.

Le spontanéisme marque de son empreinte la ligne de VP, ce qui est aussi une caractéristique des anars et des trotskistes.

Dans le cadre d’un travail pour la construction du parti, c’est d’une reprise rigoureuse de la ligne de l’organisation dont on a besoin au lieu de la capitulation devant les tâches de la lutte de classe aggravée et compliquée. Car aujourd’hui, on constate le manque de compréhension de la période, de programme, de stratégie de construction, de travail théorique, d’étude collective …

Formation et suivi insuffisants : pas de référence aux nombreux articles des CDC qui traitent du travail dans la classe ouvrière. Pas de références aux nombreuses expériences de l’organisation.

L’absence d’études, l’abandon au fur et à mesure du marxisme-léninisme-maoïsme et l’absence d’une lutte idéologico-politique de principe ont ouvert la voie au changement actuel de ligne.

Depuis quelques années, sur les questions d’orientation politique, la direction de VP a refusé la formation supérieure des cadres de l’organisation sur les questions de fond et la rééducation des camarades pour vaincre le mode de pensée petit bourgeois. Au 8° congrès, nous avions proposé l’étude de 2 livres de Lénine : « Que faire ? » et « Le gauchisme, maladie infantile du communisme ». « Une surcharge » a répondu la majorité. A la place on devait étudier 15 textes de VP ; on n’a rien étudié !

En revanche, des positions individuelles – avalisées par qui ? – deviennent celles de l’orga­nisation. La nouvelle direction défend de fait l’idée qu’on n’a pas besoin des classiques du marxisme, c’est-à-dire de comprendre l’expérience des mouvements ouvriers et communistes et en particulier par quels moyens dans une situation inédite les luttes, en Russie et en Chine, avaient été victorieuses.

Nous avons souvent et depuis longtemps protesté contre certaines déformations du marxisme, sans recevoir de réponses. Les camarades de la minorité comme l’ensemble de l’organisation ont sous-estimé l’impact de ces  « petites » erreurs qui se sont multipliées. On s’est résigné, on a reculé devant les attaques. Nous n’avons pas lutté avec la rigueur nécessaire. Cependant nous avons réagi, même si aujourd’hui nous pouvons juger nous-mêmes les lacunes de nos protestations.

Quelques exemples de révision du marxisme-léninisme-maoisme :

la remise en cause de la notion léniniste de Capitalisme Monopoliste d’État (CME) s’est exprimée au Congrès et maintes fois avant : le CME, les monopoles seraient des notions révisionnistes selon certains camarades ! Peut-il y avoir un impérialisme sans monopoles et sans fusion des monopoles et de l’État ?!! Le développement actuel du CME montre plus que jamais la subordination des États aux monopoles menant à la constitution d’institutions propres au capital financier international comme le Fonds Monétaire International, la Banque Mondiale, la Commission européenne, etc.

Lénine n’aurait pas « théorisé la révolution »  (Z, 1994, article de Partisan apparu récemment sur le site) ; c’est évidemment une énorme attaque révisionniste contre le léninisme. Peut-on croire que Z ne connaisse pas le livre « L’État et la révolution » et d’autres livres de la même période après la révolution d’octobre ? Peut-on croire que Lénine n’a rien théorisé ni expliqué dans les 42 volumes de ces œuvres complètes que de ce fait la révolution se serait produite par accident ou spontanément ? Peut-on admettre un tel orgueil de la part d’une organisation qui n’a pas fait le premier pas, renonce de plus en plus à ses ambitions, mais se permet de donner des leçons ?

La confusion sur la question des forces productives (FP) (dont font principalement partie les ouvriers) et leurs relations aux rapports de production (RP) ; — les citations du lexique de Pékin, comme notre contribution au 9° congrès sont restées sans réponse. Confusion entre théorie des FP et développement réel des FP. Par exemple, sans l’informatique et les moyens de communication mo­dernes, pourrait-il y avoir la « production allégée » ?

VP ne défend plus le socialisme scientifique comme la solution au pourrissement capitaliste ni ne lutte spécifiquement contre le révisionnisme et l’anticommunisme, tâche pourtant nécessaire à la construction d’un parti communiste. Parler en termes généraux de « la société qu’on veut » ou de l’  « indépendance politique » ne représente rien.

L’ensemble de ces attaques et déformations a miné notre base idéologique commune. Cela a été favorisé par des mesures organisationnelles.

Comment forger l’unité d’une organisation si on ne publie pas et ne traite pas les nombreuses contributions de nombreux camarades sur la centralité ouvrière, les éléments avancés, la propagande, le centralisme démocratique, la critique du bilan du CC du 9° congrès ? Cela permet de déformer les positions comme on le voit dans le texte des 10, empêche de voir les véritables enjeux, d’approfondir les problèmes et de trancher en toute connaissance de cause.

Voir aussi la critique à certaines thèses de T Thomas et d’autres analyses concrètes de camarades minoritaires passées sous silence. Il y a ainsi des camarades discriminés dont les droits sont remis en cause.

La direction n’écoute pas la base, les camarades ouvriers et manque de sensibilité pour les nouvelles questions de la société : la cellule PSA, en particulier les camarades …., ont fait pour le dernier congrès une contribution importante sur la question de l’environnement — question qui s’est avérée essentielle dans la lutte de classe aujourd’hui ! Cette contribution n’a pas été écoutée et a été écartée de manière bureaucratique par la direction — ce qui a été décourageant pour le camarade P.

Comment forger l’unité d’une organisation si elle fuit et si elle abandonne la lutte idéo­logico-politique et si l’unité est cherchée par des méthodes bureaucratiques ? La résolution d’or­ganisation du 9ème congrès en est un exemple flagrant. Le comble du bureaucratisme a été l’exclusion de X. Cette mesure a été la réponse du CC à la demande répétée de la camarade d’étudier la question femmes. A aucun moment, les positions marxistes-léninistes sur la question (et elles existent bien !) n’ont été mises sur la table. A aucun moment, l’étude et la confrontation commune et sérieuse des arguments a été concédée. L’exclusion a « réglé » la question en prétextant que la menace viendrait d’une autre organisation extérieure abusant de la double appartenance de la camarade. Quelle argumentation subjectiviste, quel mode de pensée lâche qui ne veut pas admettre que la camarade ait défendu ses propres convictions ! Les contradictions non antagoniques « au sein du peuple » ont été traitées comme antagoniques. Quelle considération pour les membres de notre organisation et – sur le fond – quelles relations avec les masses ? Quelle confiance dans notre propre force de conviction quand on essaye d’éviter toute lutte idéologique ? Mais la pierre retombe sur les pieds du CC : les contradictions internes dans l’organisation deviennent de moins en moins solubles.

5° La construction d’une Internationale : activisme et sectarisme

« La création d’une internationale communiste est d’une impérieuse nécessité » dit la résolution internationale du 9ème congrès. L’internationalisme prolétarien est plus important que jamais avec la « mondialisation » et l’internationalisation de la lutte des classes. VP l’a affirmé souvent – et parfois pratiqué. Établir des relations internationales, demandent la volonté de s’unir contre l’ennemie commun qui est l’impérialisme et en même temps de développer la lutte fraternelle pour l’unité à un niveau supérieur.

Cependant – encore une fois – l’ICOR, c’est-à-dire la coordination internationale révolutionnaire réellement existante n’a pas su répondre aux  attentes de VP  ! Et les résultats sont que l’organisation VP n’accomplit pas ses tâches internationalistes dans le mouvement international ml et révolutionnaire, comme lors de la toute récente campagne sur l’écologie.

La base de l’ICOR s’élargit à 48 organisations membres actuellement. Regardez les activités et déclarations de l’ICOR sur son site : 99% auraient pu être soutenues par l’OCML-VP  – et cela n’aurait pas été un frein à nos activités, au contraire ; on le voit sur Rojava, sur les questions écologiques, femmes etc.!

La position de VP qui s’est exprimée à Hambourg, « la révolution dans les pays dominés provoquera la révolution dans les pays impérialistes » ou la proposition d’aller à une réunion à Istanbul sans préparation et sans en connaître ni la base politique ni même les participants, relève d’un internationalisme qui néglige de manière spontanéiste le travail révolutionnaire en France.

Les peu d’échanges et rendez-vous internationaux ayant eu lieu se succèdent sans plan, sans avenir de manière artisanale et spontanée.

La relation avec le MLPD (d’autres relations internationales ? inexistantes). La coopération internationale proposée et le dialogue demandé à plusieurs reprises par cette organisation – nécessaire pour approfondir et/ou pour dissiper les malentendus/ mieux comprendre les divergences – ont été refusés (dernière rencontre en 2010 !). Au lieu de cela, la résolution sur le MLPD du 9° Congrès, n’est pas transmise à ce jour au MLPD : Internationalisme prolétarien et fraternité des marxistes-léninistes !!?? Le résultat objectif, qu’on le veuille ou non, est une politique de secte et un repli national.

6° Appel de la dernière chance.

Reconnaître ses erreurs n’affaiblit absolument pas une organisation qui tente d’être commu­niste; bien au contraire.

a) Reconnaître la lutte entre 2 lignes.

Dans la vie d’une organisation ou d’un parti communiste, la lutte idéologique est permanente, c’est une loi inhérente à leur développement. En tant que marxistes-léninistes on ne doit pas prendre les contradictions de façon simpliste comme une opposition au centre ou comme une opposition entre des groupes. Elles sont les reflets des points de vue de classe dans l’organisation.

Une des lignes, prolétarienne, se réfère aux CDC ; l’autre qui, pendant des années, ne s’est manifestée que par moments et n’a pas été suffisamment combattue, est aujourd’hui cohérente sur tous ses aspects sur une base qu’on doit qualifier de petite-bourgeoise. Le révisionnisme dans l’organisation avance. La ligne petite bourgeoise détient le pouvoir dans l’organisation. Elle est la principale responsable des divisions et des démissions.

Par conséquent, si on veut maintenir l’unité de l’organisation et la possibilité de travailler ensemble, une seule solution : organiser la lutte de ligne !

Nous, les signataires avons une responsabilité dans cette évolution et nous faisons également notre autocritique. Nous nous sommes battus, oui, par des critiques, des contributions avant comme pendant le dernier Congrès. Toutefois, nous ne sommes pas allés jusqu’au bout. Nous avons trop longtemps accepté les contradictions sur les principes, les caricatures, l’absence de réponses à nos questions — c’est du libéralisme. Nous n’étions pas assez solidaires des camarades découragés ou « mis au placard ». Nous avons reculé devant des accusations non fondées. Nous avons cautionné le « fédéralisme » en développant « notre » petite pratique dans notre coin — au lieu de mettre l’intérêt général à la première place.

b) Quelles rectifications demandons-nous ?

1) Caractériser le révisionnisme et l’opportunisme et lutter contre lui dans nos rangs et au dehors. Et pour cela, l’étude systématique des CDC et leur application consciente sur les questions les plus importantes : faire un « inventaire » hiérarchisé des critiques et contradictions dans l’organisation (attitude vis-à-vis de la classe ouvrière, le parti, l’impérialisme, l’anticommunisme, le spontanéisme) pour intervenir efficacement dans l’actualité politique et déterminer comment les traiter.

2) Prendre en main sérieusement la construction du parti sur la base de nos acquis et conclusions selon un plan – au lieu d’attendre qu’elle surgisse d’un quelconque mouvement populaire. Cela signifie : la référence au marxisme-léninisme-maoisme, la ligne politique et le programme, le parti comme instrument d’une politique de plus en plus consciente dans la classe ouvrière et les masses progressistes, le centralisme démocratique comme mode de fonctionnement et la critique et l’auto critique comme moteurs de la construction du parti et de son influence.

3) Camarades, il nous faut organiser immédiatement un mouvement de rectification, critique, auto critique de principe ! Pas question d’attendre une quelconque assemblée en été 2016. Celle-ci ne devrait et ne pourrait être que le point culminant et un rassemblement de critique et autocritique après un sérieux travail de préparation.

Différentes mesures sont nécessaires :

Dès réception de cet appel, le CC doit reconnaître la lutte de ligne, donc les droits de la minorité, et publier cet appel à l’ensemble de l’organisation.

Organiser un CC extraordinaire en février/mars 2016 en présence des camarades signataires pour établir ensemble un plan de rectification pour toute l’organisation et en s’appuyant sur tous les camarades.

Le CC doit revenir sur l’exclusion de X.

VP est à la croisée des chemins. Devant l’évolution de la lutte de classe et le manque cruel de Parti, le CC doit comprendre la situation et organiser ce mouvement de rectification. Sinon l’organisation éclatera ou se délitera, minée par l’accumulation et le maintien des positions opportunistes ou encore restera un groupuscule comme tant d’autres, avec l’idée révisionniste que ‘la révolution est impossible, que le peuple n’est pas à la hauteur, que la doctrine marxiste-léniniste est une impasse  et dépassée’.

« Nous sommes pour la lutte idéologique positive, car elle est l’arme qui assure l’unité à l’intérieur du Parti et des groupements révolutionnaires dans l’intérêt de notre combat. Tout communiste et révolutionnaire doit prendre cette arme en main » (Mao)

Signataires : …..

1er janvier 2016

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