Intérêts privés, intérêt public…

Les intérêts privés incompatibles avec l’intérêt public ?

A l’occasion de l’intronisation de Macron à la direction de l’Union Européenne, nous publions un article qui ne fait que constater, et qui ne va pas jusqu’au bout, ce nous avions écrit par ailleurs dans notre projet de programme (que vous pouvez retrouver sur notre site) :

« En France règne le capitalisme monopoliste d’État dans le cadre

de la production internationalisée : les monopoles internationaux

d’origine française ou domiciliés ici se sont complètement subordon-

nés l’État ; leurs organes de direction ont fusionnés avec ceux de

l’État et ils ont érigé leur dictature sur tous les secteurs de la société.

EDF, Orano/ex-Areva, Renault, Peugeot, Vinci, Dassault, Total et

d’autres en font partie.

Ces monopoles internationaux exercent leur influence aussi à travers

l’Union Européenne sur d’autres pays européens — comme par

exemple Airbus, Ariane-Espace, Lactalis, etc. — ou à l’aide des institu-

tions mondiales comme le Fond Monétaire International (FMI), l’Or-

ganisation Mondiale du Commerce (OMC), etc. au-delà de l’Europe.

Cela concerne aussi bien des groupes industriels comme Arcelor-

Mittal, Alstom-Général Electric, PSA-Opel-DongFen, Sanofi… que des

banques et des services comme Orange, Véolia, Carrefour, Suez-

Engie, SNCF, etc. des entreprises privées ou publiques. Ils puisent

dans les fonds publics et les États garantissent leurs investissements.

Les monopoles internationaux d’autres pays agissent de la même ma-

nière en France. France et Allemagne visent à dominer ensemble

l’Union Européenne. »

« La préparation de la présidence française de l’UE, qui commence en janvier 2022, illustre une confusion croissante entre intérêt public et intérêts privés »

Il faut nous interroger sur la manière dont le gouvernement prépare cette présidence. « Sous prétexte de souveraineté européenne, la France semble surtout vouloir un soutien financier et politique toujours plus massif pour une poignée de « champions » industriels, ainsi qu’une collaboration toujours plus étroite entre secteur public et grandes entreprises privées ».

Les auteurs et autrices discutent, entre autres, des « projets importants d’intérêt européen commun » (IPCEI), de la version très particulière de la « souveraineté » influencée par les grandes entreprises, des Etats comme entremetteurs pour « leurs » grandes entreprises, de culture du secret, de « responsabilité démocratique », de la soi-disant neutralité des think tanks, de la co-organisation des événements avec les grandes entreprises, des sponsors privés, de l’absence de restriction environnementale et sociale, des cadeaux et des parrainages, des « portes tournantes » entre la haute fonction publique et les entreprises, du pantouflage, des entraves aux processus démocratiques décisionnels, de la confusion profonde entre intérêts publics et privés, de l’exclusion des député·es et des citoyen·nes des processus de décision…

Observatoire des multinationales : Une présidence sous influence :

Comment la France prépare sa présidence tournante du conseil européen en lien étroit avec les grandes entreprises

https://multinationales.org/presidence-francaise-de-l-UE-sous-influence

2021, 20 pages

Didier Epsztajn

 

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