13 janvier 2026

Crise agricole : la terre aux mains du capital ou à celles des paysans ?

Un siècle de bouleversements : du paysan à l’entrepreneur agricole
En un siècle, le monde agricole français a été radicalement transformé, non seulement par le progrès social et technique, mais principalement par l’offensive continue du grand capital monopoliste.
En 1900, la France comptait plus de 5 millions de cultivateurs. Ils sont aujourd’hui moins de 400 000. En 70 ans, les trois quarts des exploitations ont disparu. La taille moyenne des fermes a explosé : d’une agriculture paysanne fondée sur la petite propriété et le travail familial, nous sommes passés à une agriculture mécanisée (et beaucoup plus productive), mais endettée et dépendante. Ce processus va s’accélérer à partir des années 50 pour aller vers la monopolisation et l’industrialisation de toute l’agriculture.
Cette transformation s’appuie sur un processus capitaliste spontané lié à « l’économie de marché », au libéralisme. Elle est le produit :
de la concentration foncière,
de la mécanisation qu’exige la concurrence, de l’endettement structurel, de la subordination aux industries agroalimentaires et à la grande distribution.

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Résolution Finale de la Conférence Internationale de Solidarité avec les Prisonnier-ère-s Politiques    

La Conférence internationale de solidarité avec les prisonnier-ère-s politiques, organisée à Paris les 20 et 21 décembre 2025, a réuni des organisations et des intervenant-e-s révolutionnaires et combatif-ve-s venu-e-s de Palestine, du Kurdistan, de Turquie, d’Italie, d’Allemagne, du Danemark, de Belgique, de France, d’Angleterre, d’Inde, de Tunisie, du Chili, d’Autriche, des Philippines, du Cameroun, d’Iran, d’Espagne, de Suisse, du Pérou, de Grèce et du Mexique. Par cette résolution, nous affirmons comme objectif commun de faire de la solidarité internationale avec les prisonnier-ère-s politiques, à l’échelle mondiale, une force fondamentale éclairant la voie des luttes et des résistances menées par les peuples.

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La 3ème Internationale Communiste et le fascisme

Dans les conditions de la crise économique extrêmement profonde, de l’aggravation marquée de la crise générale du capitalisme, du développement de l’esprit révolutionnaire dans les masses travailleuses, le fascisme est passé à une vaste offensive.
« La bourgeoisie dominante cherche de plus en plus le salut dans le fascisme, afin de prendre contre les travailleurs des mesures extraordinaires de spoliation, de préparer une guerre de brigandage impérialiste, une agression contre l’Union Soviétique, l’asservissement et le partage de la Chine et sur la base de tout cela de conjurer la révolution.
Les milieux impérialistes tentent de faire retomber tout le poids de la crise sur les épaules des travailleurs. C’est pour cela qu’ils ont besoin du fascisme.

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Bilan de dix ans du macronisme : un régime bourgeois encore plus vorace

Depuis près d’une décennie, Emmanuel Macron — et avec lui Bruno Le Maire — mène un projet politique de classe : un régime ouvertement bourgeois, conçu pour accroître le pouvoir et la richesse des possédants, au détriment des masses populaires. Le bilan est implacable : pauvreté record, dette instrumentalisée, précarité généralisée, renforcement de la répression policière.
1. La misère des masses : pauvreté en explosion
En 2023, selon l’Institut National des Statistiques économiques (INSEE), 9,8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté monétaire (1 288 euros par mois pour une personne seule) soit 15,4 % de la population métropolitaine[¹].
C’est le niveau le plus élevé depuis 1996, année de lancement de la statistique[¹].
Par rapport à l’année précédente, 650 000 personnes supplémentaires sont tombées sous ce seuil en un an[²].
Le seuil de pauvreté monétaire est fixé à 1 288 €/mois pour une personne seule[¹].
Ces chiffres ne sont pas des accidents : c’est l’effet direct d’une politique qui favorise le capital au détriment du travail et qui est conçue pour précariser et augmenter le taux de profit capitaliste.

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L’iPhone, miroir du capitalisme en crise : de la marchandise star à la baisse tendancielle du taux de profit

L’IPhone, un produit symbole du XXIᵉ siècle. S’il existe un objet qui incarne notre époque, c’est bien l’iPhone. Objet de désir, symbole de modernité, concentré de technologie… il résume tout le triomphe apparent du capitalisme contemporain : innovation, mondialisation, individualisme, consommation.
Mais sous le verre poli et la coque de titane se cache une vérité plus profonde : celle des contradictions explosives du système capitaliste, que Marx avait déjà analysées il y a plus de 150 ans.
Car l’iPhone n’est pas seulement un produit de haute technologie : c’est un exemple de la baisse tendancielle du taux de profit — ce processus interne par lequel le capitalisme sape sa propre base.

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Crise politique et décomposition du régime bourgeois

Les racines de la crise: le système capitaliste lui-même
1. Travail contre capital
La contradiction fondamentale du système éclate : pour maintenir leurs profits, les capitalistes pressurent les travailleurs, réduisent les salaires, flexibilisent l’emploi, cassent les services aux publics.
Mais ce faisant, ils étouffent la demande, bloquent la consommation, provoquent chômage et misère. La société se scinde toujours plus entre une minorité parasitaire qui s’enrichit et une majorité exploitée qui s’appauvrit. L’ordre bourgeois devient instable, incapable de contenir la colère sociale que lui-même provoque.
2. Capital «national» contre capital mondial
Le capitalisme «français» est intégré au capitalisme impérialiste mondial. Les bourgeoisies «nationales» ne sont plus souveraines : elles obéissent aux marchés mondiales et à ses institutions : la Commission européenne, à la BCE, au FMI,….
Elles prétendent défendre tels intérêts nationaux tout en livrant ses entreprises, ses terres, son énergie et son industrie au capital international. Elles ne peuvent faire autrement, seul le profit guident leur investissement. De là naît la crise de légitimité politique: tous les discours mensongers qui se cachent derrière «l’intérêt national» ne sont plus crédibles.

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