Aux USA comme dans le monde luttons pour le droit à l’avortement

3 juillet 2022 

Le 2 juillet les femmes et les filles en France, comme dans beaucoup de pays, ont manifesté à nouveau contre l’attaque massive et brutale de la Cour suprême ultra-réactionnaire aux USA.

Les femmes aux USA écrient : »My body – my choice ». « Mon corps – mon choix. »

La Conférence mondiale des femmes de la base est solidaire avec cette lutte et des femmes de la Conférence y ont participé !

Cette attaque violente se fait au nom de la protection de la vie. Quelle bonne blague! Aux USA des centaines de milliers de femmes interrompent tous les ans leur grossesse et l’interdiction des IVG coûtera beaucoup des vies.

« Pas une de moins » crient les femmes. Les juges bourreaux de la Cour suprême ont du sang sur les mains !

En France, la loi limite à 12 semaines, une procédure pour prolonger le délai à 14 semaines est en cours. Pour des raisons médicales, une IVG est possible tout au long de la grossesse. Mais combien d’obstacles sont à surmonter pour accéder à l’IVG ! Entretien, réflexion de 2 jours,… et souvent – pas de service gynécologique à proximité ! Des dizaines de ces services ont été fermés  ses dernières années.

En Europe, les lois sur l’avortement varient considérablement d’un État membre à l’autre, allant d’une interdiction totale à une autorisation sous certaines conditions. Bien connues : des luttes en Pologne contre le suppression totale du droit à l’IVG. Malte et quelques micro-États comme Andorre et Saint-Marin présentent des lois sur l’avortement plus restrictives que la Pologne.

Des pays comme l’Irlande et Chypre ont assoupli leurs règles à ce sujet et autorisent désormais l’IVG dans un délai de 12 semaines.

Mais une loi peut s’annuler facilement. En France une Pétition circule en France pour réclamer l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution, pour le rendre plus difficile à supprimer. C’est juste, parce que les forces de droite et religieuses intégristes sont également à l’œuvre en Europe. Pensons au courageux combat des femmes en Pologne en 2020 qui se sont opposées – provisoirement ? – à la suppression tout simplement du droit à l’IVG.

En France, François Bayrou s’est montré enclin à plus de restrictions

et Le Pen dit : “Nous défendons le droit à l’IVG, mais pas son encouragement“, a récemment déclaré Marine Le Pen avant de rappeler que son parti a voté contre la loi du 2 mars 2022 visant a allongé le délai de 12 à 14 semaines.

Si la loi en France permet l’IVG pendant 12 semaines, cela veut dire également que – ce délai passé – des sanctions pénales de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. C’est toujours criminaliser l’IVG. Nous revendiquons : le droit à l’IVG sans conditions. La décision revient aux femmes !

La pétition pour le droit constitutionnel à l’IVG rappelle ce que disait Simone de Beauvoir :

“N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question.
Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant.”

Dans beaucoup de pays dans le monde, les forces fondamentalistes, ultra-réactionnaires et fascistes se sentent encouragées! Et oui, les libertés des femmes sont une menace dans une société en crise. Le capitalisme, comme toutes les sociétés de classes auparavant, ont toujours voulu contrôler la reproduction et la sexualité, soit dans le sens de plus naissances pour faire « produire » de la chaire à patron ou de la chair à canon ou pour réduire le nombre d’êtres humains de certaines couches sociales ou ethnies. Ce contrôle n’a jamais été accepté.

Aujourd’hui, la société capitaliste est en état de crise permanente ! La solution qu’elle nous propose avec des idéologiques ultra réactionnaires et fascistes, c’est de payer pour sa crise et de se soumettre aux guerres d’agression.

La conférence mondiale des femmes, et en particulier les femmes révolutionnaires de la conférence, luttent pour la liberté de décider pas seulement pour avoir un enfant ou pas, mais de toutes les questions de notre vie et de notre société. Travailler dans de bonnes conditions à salaire égale pour les besoins de la société – vivre en paix – à la place de la course à l’armement , un environnement sain – à la place d’un avenir menaçant nos bases de vie, une société solidaire et égalitaire au lieu de la concurrence, de l’égoïsme et de l’oppression actuelle – tout cela demande de renverser le capitalisme et de construire le socialisme.

Les femmes du monde sont une force – mais cette force est d’autant plus grande qu’elle est organisée ! L’UPML soutient de toutes ses forces la Conférence mondiale des femmes de la base qui se tiendra en septembre prochain à Tunis. A l’époque de la mondialisation, la résistance doit être mondiale !

L’ouvrière, l’infirmière, les mères de famille…  échangeront sur leurs luttes, leurs revendications, leurs rêves et leurs espoirs et organiseront la solidarité internationale. Des femmes du mouvement des femmes combatif de nombreux pays et d’un large spectre “de la religion à la révolution” se battront ensemble pour une société libérée de l’exploitation et de l’oppression. La conférence se prépare de manière démocratique, ouverte sur le plan idéologique et non partisane, indépendante financièrement ou autofinancée.

Plus les défis sont grands – plus notre solidarité doit être forte !

« Solidarité – avec les femmes du monde entier », ont crié les manifestantes début juillet ! La conférence des femmes développera un plan de bataille pour renforcer cette solidarité !

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