17 avril 2024

Journée internationale de lutte pour le droit à l’avortement

Une étape pour préparer le 25 novembre, journée de lutte contre les violences faites aux femmes!

Le 28 septembre est la journée internationale annuelle de lutte pour le droit à l’avortement. En France, cette année encore, quelques milliers de femmes sont descendues dans les rues de plusieurs villes, dont beaucoup de jeunes femmes, pour revendiquer leurs droits de manière combative et bruyante. Les Femmes du Monde en France y ont également participé.

L’avortement existe depuis la nuit des temps … et il est également réprimé depuis des siècles. Une interdiction de l’avortement est connue dès le 3e siècle dans l’Empire romain.
L’interruption de grossesse est interdite dans de nombreux pays du monde, notamment sous l’influence de la religion et sous la bannière hypocrite de la protection de la vie.  L’interdiction n’empêche pas l’avortement. Des environ 50 millions d’avortements annuels dans le monde au moins 20 millions sont pratiqués illégalement et des dizaines de milliers de femmes sont emprisonnées chaque année ou meurent des suites cruelles d’une intervention non professionnelle !

Dans de nombreux pays européens, l’avortement est aujourd’hui légal, mais il a toujours été obtenu de haute lutte et reste soumis à de nombreuses conditions et restrictions, que ce soit par le moment de la grossesse, par la limitation aux grossesses après un viol, en cas de risque pour la santé de la femme enceinte, etc. En Irlande, à Malte et en Andorre, elle est toujours totalement interdite.  En France, le démantèlement des services publics pour des raisons de profit touche aussi la fermeture des maternités. Dans la pratique, cela réduit les chances d’avorter à temps, car le droit à l’avortement s’éteint à la 14e semaine de grossesse.

L’interdiction de l’interruption de grossesse est un instrument d’oppression particulière des femmes. Un rôle central de la famille dans les anciennes sociétés de classe, à savoir la production de main-d’œuvre, est ainsi juridiquement et moralement imposé ! C’est surtout l’évolution de la droite avec ses forces ultra-droitières et fascistes qui menacent le droit à l’avortement.
Le mouvement féministe combatif riposte aux réactionnaires : Nous voulons décider nous-mêmes ! Des États-Unis à l’Argentine, en passant par la Russie, l’Iran, la Turquie, la France, la Pologne, etc. les femmes se mobilisent pour leurs droits !

Pour la liberté inconditionnelle d’interrompre une grossesse !
Femmes du monde, luttons ensemble ! Lutte pour l’évolution des droits !
Pour la libération de la femme dans une société sans exploitation ni oppression !

 

La 3è Conférence mondiale des femmes qui s’est tenue en septembre dernier à Tunis avec 450 participants, 93 délégués de 42 pays s’active contre tous les réactionnaires du monde et leur base, le système impérialiste mondial. Une coordination des luttes au niveau national et international est un pas indispensable pour le combattre et pour le surmonter.

Dans la résolution finale de la Conférence de Tunis, il est dit de la situation actuelle :

« … les systèmes de pouvoir ne peuvent exister que dans les crises : crises économiques, crises politiques, crises environnementales, crises alimentaires, crise de la politique bourgeoise des réfugiés, crises sanitaires, crises de la dette…

Les ouvrières et paysannes, les femmes indigènes, les écologistes, les militantes des droits de l’homme et les jeunes femmes du monde s’opposent courageusement à tout cela : en tant qu’individus, dans des initiatives, des mouvements, des organisations de femmes, des syndicats, des partis, à travers des expositions et des documentations courageuses du crime, par des procès menés au péril de leur vie, par des grèves, par l’organisation d’écoles clandestines, dans des mouvements de masse pouvant aller jusqu’à des soulèvements. De plus en plus souvent, des situations révolutionnaires surviennent dans lesquelles les masses ne veulent plus vivre comme avant et les dirigeants ne peuvent plus gouverner comme avant. Car – aujourd’hui tout le monde pourrait avoir du travail, du pain, une bonne santé et éducation ! Cela n’est possible que sans le capitalisme, l’impérialisme et le patriarcat… 

Les batailles préliminaires se déroulent dans l’esprit et le cœur des gens. Les idées destructrices, démoralisantes et séparatives des gouvernants doivent perdre leur pouvoir : fascisme, machisme, sexisme, colonialisme, racisme, nationalisme, chauvinisme, opportunisme, anticommunisme, postmodernisme, sionisme, religions politiquement détournées et modes de pensée et comportement. En tant que mouvement de femmes du monde, nous apportons une contribution déterminée.

Femmes et filles du monde – notre heure est venue ! »

(la résolution intégrale a été publiée sur ce blog)

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