L’État prévoit de reprendre EDF

L’État français a l’intention de reprendre en main

la totalité du groupe énergétique EDF.

Le ministre Bruno Lemaire vient de l’annoncer, selon lui il faudrait « renforcer le commandement du groupe», il reconnaît que « le groupe à des difficultés », ce que nous savions depuis plusieurs années, mais il lui faut évoquer bien évidemment les Russes et leur gaz. Les réformistes ont de quoi être contents, d’ailleurs le chef révisionniste Fabien Roussel « s’en félicite », alléché sans doute par de nouveaux postes de permanents !

Toutefois, en prenant l’exemple d’autres groupes on voit qu’il s’agit d’un nouveau phénomène du capitalisme monopoliste d’État : le renforcement des participations directes de l’État dans des groupes et des rachats de ceux-ci, mais pourquoi et qui y a intérêts ?

Le groupe EDF a notamment besoin de capitaux considérables pour son programme nucléaire. Parmi eux, des milliards d’euros pour six réacteurs supplémentaires qui doivent être mis en service d’ici 2037. Le “Parc nucléaire”, c’est ainsi que la presse l’appelle serait en sorte un parc ombragé semblable au Bois de Boulogne près de Paris. Quelque chose de sympathique, de joyeux même s’il ne s’agissait pas d’une utilisation de l’énergie nucléaire qui met la vie en danger. En réalité cette énergie est indispensable à l’armement nucléaire, énergie importante pour l’impérialisme français dans la concurrence mondiale.

Les dirigeants syndicaux réformistes et révisionnistes répandent l’illusion qu’EDF pourrait ainsi devenir une entreprise sociale, détachée des lois du profit et du marché de l’UE. Ils oublient ces réformistes que l’appareil d’État est totalement subordonné au capital monopoliste, que le pouvoir de ce dernier n’est nullement affaibli, au contraire, par une nationalisation des industries clés. Il s’agit seulement d’un certain déplacement de capitaux et de directions au sein de l’entité économique et politique dominée conjointement par la bourgeoisie monopoliste. Et rien d’autre, le peuple n’a rien à y gagner, mais à y perdre des investissements sociaux . Les réformistes peuvent escompter quelques postes « gestionnaires » dans les conseils d’administration. Par contre, il y perd puis que les capitaux dont EDF à besoin viendront de ses impôts.Les monopoles d’État fonctionnent selon les mêmes lois capitalistes que les monopoles “privés”.

En fait une nouvelle étape s’ouvre dans la lutte concurrentielle internationale, en cette période de crises importantes. L’État n’est pas seulement un prestataire de services, mais il sert directement la lutte concurrentielle de ses monopoles internationaux. Il s’agit d’un phénomène international, nouveau par sa dimension, du capitalisme monopoliste d’État. L’intensification de la lutte concurrentielle mondiale exige de nouvelles formes d’engagement et d’utilisation renforcés des moyens et des forces économiques et politiques des États nationaux en faveur des monopoles internationaux qu’ils abritent.

Nous vous conseillons la lecture de deux brochures, l’une sur la «Société électro-nucléaire en crise »et l’autre sur la question de la propriété « Privé-public », à commander sur notre adresse mail. (Ces 2 brochures ont été publiées à une époque — déjà ancienne — où nous n’avions pas été exclus de l’OCML VP). 

 

 

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