2 octobre 2026

Les BRICS, la Palestine et Israël…

Dans leur déclaration finale les BRICS+, réunis à New Delhi les 12 et 13 septembre 2026, ne mentionne ni le génocide, ni les milliers de Palestiniens détenus sans inculpation ni jugement, ni les violences et mauvais traitements infligés aux prisonniers palestiniens. Même lorsqu’il évoque les violations les plus graves du droit international, le texte évite ainsi de mettre directement en cause l’État d’Israël.

Loin de se réduire, les échanges commerciaux de plusieurs pays des BRICS avec Israël ont augmenté depuis le début de la guerre à Gaza. Entre 2024 et 2025, les exportations vers Israël ont augmenté de près de 54% pour la Chine et ont été multipliées par dix pour la Russie. Entre 2023 et 2025, les exportations vers Israël ont plus que doublé pour l’Égypte et ont progressé d’environ 51 % pour l’Indonésie.
Cette évolution est d’autant plus significative que les BRICS+ se présentent, à des degrés divers, comme des promoteurs d’un monde multipolaire et d’une réduction de la domination occidentale. Alors sont-ils dans le camp anti-impérialiste ou sont-ils des rivaux tout autant impérialiste ?

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Au Kenya la répression continue pendant les affaires

Du 11 au 12 mai 2026 s’est tenu à Nairobi le premier sommet africain de l’impérialisme français organisé dans un pays anglophone, le Kenya. Ce sommet baptisé « Africa forward summit » était censé « aller plus loin avec l’Afrique », puisque depuis le sommet de Ouagadougou en 2017, le président français Macron a déclaré vouloir changer les relations du cadre FranceAfrique (depuis 1973) au cadre inverse AfriqueFrance en mettant fin à une forme de relation unilatérale dominée par l’impérialisme français par une relation bilatérale privilégiant l’Afrique. Derrière cette coopération de façade se cache le paternalisme assumé du président Macron qui vise avant tout à redéployer la domination de l’impérialisme français en sortant de son pré carré, de son ancien domaine réservé duquel il est de plus en plus contesté aussi bien au Niger, qu’au Burkina Faso, au Mali ou au Sénégal.

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Déclaration pour la Journée de la Nakba

Plus de 700 000 Palestiniens et leurs familles ont été expulsés de leurs maisons et de leurs habitations en 1948, dans le cadre de la création de l’État d’Israël. Le terme « Nakba », qui signifie « catastrophe » en arabe, fait référence à cette expulsion dévastatrice.

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Déclaration de l’ICOR: solidarité avec le peuple cubain !

Le 1er mai, plus de 500 000 personnes ont manifesté à Cuba devant l’ambassade des États-Unis contre l’embargo pétrolier imposé par l’impérialisme américain depuis janvier et ont remis six millions de signatures réclamant la fin de l’embargo – soit environ deux tiers de la population cubaine. L’ICOR est de tout cœur solidaire de la résistance du peuple cubain. Nous avons déjà publié en mars une résolution contre l’embargo pétrolier (https://www.icor.info/de/de/2026/moerderische-oelblockade-der-usa-gegen-kuba). L’embargo a déclenché une crise humanitaire à Cuba. Les coupures d’électricité et les pertes de production affectent tous les aspects de la vie des gens et compromettent les soins de santé.
Le président américain Trump avait déjà menacé, dans les jours précédant le 1er mai, de « durcir le ton » et de « prendre le contrôle » de Cuba, et a imposé le jour même des sanctions plus sévères visant les responsables économiques, politiques et administratifs, ainsi que toutes les banques et institutions internationales qui entretiennent des relations commerciales avec eux. Face à cela, nous réitérons notre appel à organiser la solidarité avec le peuple cubain à l’échelle mondiale !

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L’Iran un nouvel impérialisme? N’exporterait-il pas de capitaux ?

L’investissement direct à l’étranger (IDE) officiel de l’Iran est en fait faible, avec des valeurs de moins de 100 millions de dollars par an, selon la CNUCED (Conférence des nations-unies pour le commerce et le développement) et d’autres statistiques internationales. Mais il y a une sortie massive de capitaux privés en Iran – rien qu’en 2024, elle s’élevait à environ 20,7 milliards de dollars, avec des estimations pour 2025 allant jusqu’à 36 milliards de dollars. Ce sont des fonds qui sont en partie cachés aux sanctions, à la dévaluation monétaire ou à l’accès de l’État. Cependant, de fait et objectivement le capital est également exporté. L’Iran utilise particulièrement les crypto-monnaies pour les exportations de capitaux. Les sorties à l’étranger des crypto-monnaies ont augmenté de 70% pour atteindre 4,2 milliards de dollars en 2024.

Le volet des exportations de capitaux contrôlés par l’État est dominé par le Conseil des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des monopoles tels que Khatam al-Anbiya. Ce produit d’exportation de capitaux orchestré par l’État est en grande partie en dehors des statistiques officielles sur les marchés gris et les canaux de l’argent noir…

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Débat sur l’impérialisme avec un camarade

Courrier d’un lecteur et notre réponse. Selon toi, leur position sur l’impérialisme n’est pas matérialiste ni léniniste et nous sommes là bien d’accord avec toi. D’une part l’extrait de l’article de Supernova est clair, Supernova a raison d’affirmer que l’ennemi principal est dans notre propre pays pleinement membre de l’OTAN. Ils ont aussi raison de dire que la Russie et la Chine ne sont pas politiquement et militairement au même niveau que les USA, qui reste (encore) la première superpuissance — quoi que des recherches récentes constatent une évolution rapide de la Chine vers la militarisation.  

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