Troisième conférence mondiale des femmes de la base 

Introduction :

L’ICOR soutient l’auto-organisation internationale des masses, des ouvriers, des femmes, des paysans, de la jeunesse. La 4e conférence mondiale de l’ICOR fin 2021 dans sa résolution finale « a souligné l’importance des luttes des masses de femmes, qui s’enflamment et dont les moteurs sont les ouvrières et les jeunes femmes. Elle a renforcé la détermination de développer à un niveau supérieur la politique de femme révolutionnaire et la promotion des femmes. »

Dans ce sens, l’UPML participe la mobilisation et à la préparation de la Conférence mondiale des femmes en septembre à Tunis. Des membres de la délégation de la France sont avec enthousiasme au travail. Elles affirment les objectifs de cette conférence dans l’article suivant :

Troisième conférence mondiale des femmes de la base :

« Plus les temps sont durs, plus nos liens de solidarité sont forts ! »

Nous vivons une période de crises et de révoltes mondiales contre la détérioration croissante des conditions de vie des grandes masses. Partout, les femmes sont des forces décisives dans les mouvements sociaux.

La conférence mondiale des femmes à Tunis en septembre prochain permet aux femmes de nombreux pays du monde de se réunir et d’échanger.

Par exemple de Turquie, où quatre millions de foyers sont privés d’électricité parce qu’ils ne peuvent plus payer les factures. “Nous avons une inflation de 80 pour cent et le revenu minimum est de 286 euros. Il y a des protestations tous les jours”, selon un rapport de ce pays.

Du Sri Lanka, où des dizaines de milliers de personnes ont chassé le président, nous entendons parler des pauvres femmes rurales en lutte contre les pesticides. Des femmes d’Afghanistan nous parleront de la forte présence du fondamentalisme et des défis posés aux mouvements progressistes. Nous entendrons parler des courageuses combattantes du Kurdistan contre l’invasion de l’armée turque, dont les drones tueurs ont actuellement assassiné trois combattantes. Pour la première fois, des femmes américaines participeront à l’événement ; leur lutte pour l’interruption de grossesse est représentative de nombreux autres pays. Et de Grèce, des femmes du comité des femmes des travailleurs de Larko en Grèce témoigneront de leur lutte victorieuse contre la fermeture de l’entreprise, les expulsions et l’union de toute une région.

Les coordinatrices s’efforceront d’obtenir la participation de travailleuses du “Comité du 23 septembre” et du syndicat SI Cobas d’Italie. Ils sont en lutte contre la guerre, la criminalisation et l’arrestation des dirigeants syndicaux. De l’Iran, des femmes pourraient nous parler de leurs courageuses manifestations du 12 juillet, “jour du hijab et de la chasteté”, contre leur oppression particulière.

Dans ces temps de guerre, ce n’est pas rien que les femmes russes vont tendre la main aux femmes d’Ukraine, les femmes turques aux les kurdes et syriennes, les algériennes aux marocaines…

On veut créer un mouvement international des femmes pour nous coordonner et pour joindre luttes ! A ce jour, des femmes de 33 pays vont être présentes : 13 pays d’Afrique, 9 pays des deux Amériques, 7 pays d’Asie, 9 pays du Proche Orient et de nombreuses pays d’Europe, dont la France.*

Des délégations ont été élues dans chaque pays pour rédiger des rapports nationaux pour l’Assemblée générale. Chaque pays a droit à 5 déléguées et 5 voix (indépendant du nombre de femmes présentes). Avant l’assemblée des déléguées, pendant 2 jours, dans des ateliers d’importantes questions du mouvement des femmes seront présentées et discutées. Entre autres : femmes contre l’impérialisme et la guerre, Femmes migrantes et mondialisation, Pour l’égalité entre les femmes et les hommes , Lutte contre l’inflation, la pauvreté et pour notre dignité, Petites paysannes et ouvrières agricoles, Ouvrières, syndicalistes – dans le monde entier, Pour un mouvement des femmes – non partisan et organisé, sauvons l’environnement naturel, LGTBTI+ pour une révolution des femmes, Violences faites aux femmes – dans de nombreux domaines…

La conférence s’autofinance et de multiples collectes et partenariats rendent possible la participation de femmes des pays dépendants.

La troisième conférence mondiale des femmes criera la souffrance, la colère mais surtout la solidarité et les luttes des femmes et décidera des projets et activités pratiques communes à suivre pour renforcer les organisations des femmes et la lutte pour la libération des femmes.

Afin que les “personnes restées au pays” puissent suivre la conférence, une équipe de médias prépare des flux en direct et des podcasts. A regarder sur le site www.worldwomensconference.org

Actuellement sur le site : le film de la dernière Conférence mondiale des femmes en 2016 au Népal qui donne une idée de cet évènement enthousiasmant et important !

So – so – so – solidarité avec les femmes du monde entier !

* Femmes de pays présentes à la Conférence :

Afrique : Algérie, Botswana, Burkina Faso, Namibie, Cameroun, Kenya, Congo  (RDC), Maroc, Afrique du Sud, Togo,Tunisie, Ouganda, Sahara de Ouest

Amérique : Argentine, Chili, Équateur, Colombie, Mexique, Pérou, Uruguay, USA, Canada

Asie : Bangladesh, Indien, Indonésie, Népal, Philippines, Sri Lanka

Proche Orient : Afghanistan, Iran, Irak, Turquie, Kurdistan, Kurdistan/Rojava, Palestine, Pakistan, Shengal, Irak, Syrie

Europe : Biélorusse, Bosnien, Bosnie-Herzégovine, Grèce, Pologne, Espagne, Ukraine

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