Atrocités russes et interdiction de grève par le gouvernement ukrainien

Un camarade du Conseil de coordination du mouvement ouvrier d’Ukraine (KSRD), membre de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR, nous fait un récit sur l’évolution actuelle.

Informations de nos camarades ukrainiens membre de l’ICOR

« Bonjour camarades,

La situation en Ukraine a changé depuis début avril. Les interventionnistes ont été vaincus surtout dans les environs de Kiev et ont finalement dû abandonner les régions de Kiev, Tchernihiv et Soumy. Dans le même temps, le siège brutal de Kharkiv, Marioupol et d’autres grandes villes du Donbass se poursuit, des civils, des femmes et des enfants meurant chaque jour sous les bombes de Poutine. De plus en plus de logements et d’infrastructures ont été détruits, et de nombreux travailleurs sont contraints de vivre dans des caves, dans le métro ou même à la belle étoile.

Nos camarades et même des connaissances confirment la réalité des atrocités commises par les interventionnistes de Poutine contre la population civile. Cela vaut pour toutes les régions où il y a ou a eu des envahisseurs : le nord du pays, la région de Kharkiv, les villes du Donbass, Marioupol et la région de Kherson. Enlèvements, tortures, viols et meurtres sont monnaie courante. En outre, des personnes sont emmenées de force en Russie ou en Crimée – cela s’est également produit pendant l’occupation nazie, lorsque des travailleurs étaient emmenés en Allemagne dans des trains pour y travailler. En outre, des membres de la résistance active sont régulièrement arrêtés.

Par exemple, des soldats de la Fédération de Russie sont venus dans la maison de la famille de notre camarade dans la région de Kherson (Skadovsk). Ils s’y sont d’abord installés, ont mangé et bu aux frais de leurs hôtes. Ensuite, ils l’ont enfermé dans la cave et ont violé sa femme devant les enfants. Au bout de deux semaines, il a réussi à s’échapper et la famille a déménagé tous ensemble en secret dans une région qui n’était pas occupée. Il n’y a plus de contact avec certains autres camarades depuis longtemps.

Parallèlement, les autorités ukrainiennes ont durci le droit du travail sous la loi martiale. Les principales nouveautés sont un licenciement beaucoup plus facile des travailleurs, l’augmentation du temps de travail hebdomadaire de 40 à 60 heures et la suppression des jours fériés nationaux (jours de congé supplémentaires). Les femmes peuvent désormais être affectées à des travaux pénibles et dangereux. Toutes les grèves sont interdites. Ainsi, la classe dirigeante profite de la guerre pour s’attaquer aux droits des travailleurs. En outre, ils voulaient supprimer la responsabilité des sous-traitants pour le non-paiement des salaires. 

Nous pensons que la guerre durera encore au moins deux à trois mois, voire plus.

Nos camarades ne peuvent que travailler clandestinement. Ils ont fondé un fond d’aide humanitaire qui leur permet aussi de la propagande (voir leur appel sur notre blog)

Dons pour le fonds d’aide à l’Ukraine du KSRD et d’un syndicat de mineurs. Compte de l’organisation « Solidarität International » (SI) e.V.

IBAN: DE86 5019 0000 6100 8005 84      mot clé : fond d’aide pour l’Ukraine

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