15 juin 2024

A propos de l’Union Européenne, ce qu’il faut savoir ! (partie 1)

Première partie d’un article:

 Une brève histoire de l’UE

La Communauté économique européenne à 6 États, fondée en 1957, était une alliance d’impérialistes individuellement trop faibles pour rivaliser avec les grands impérialistes. Après l’effondrement de l’Union soviétique en 1990, les dirigeants de l’UE ont formulé des prétentions à devenir la première puissance économique du monde.

Avec plus de 500 millions d’habitants (y compris la Grande-Bretagne), l’UE est l’une des plus grandes zones économiques du monde. En 1997, le traité d’Amsterdam a créé le principe de l’intégration progressive qui, avec la naissance d’une zone euro, permettait aux grands pays de faire progresser l’intégration dans certains domaines. En 2000, le Traité de Lisbonne avait pour objectif ambitieux de devenir la première puissance économique mondiale. En 2003, la “stratégie européenne de sécurité” (SSE) a visé officiellement à établir l’UE en tant qu’acteur mondial et à mettre en œuvre une stratégie politique, économique et militaire d’expansion. Cette expansion a été initialement mise en œuvre avec un développement progressif de l’UE à 28 États. La politique européenne de voisinage (PEV) couvre la Suisse, Israël, l’Europe de l’Est, l’Ukraine, le Moyen-Orient et la région riche en pétrole de la mer Caspienne, ainsi que les routes de navigation en Asie. Les monopoles de l’UE étaient alors très intéressés par l’Ukraine : ses ressources minérales et ses vastes zones agricoles. On voit aujourd’hui jusqu’où cela a été : à la guerre.

La nature de l’UE

L’Union européenne est une union de grands pays impérialistes et de petits pays capitalistes. Ces petits pays se voit en grande partie dictés leur politique par les grandes puissances impérialistes, comme l’Allemagne et la France, mais aussi par l’Italie et l’Espagne. Cependant, les plus grandes entreprises de ces petits pays bénéficient également de la politique de l’UE. Entre temps, l’UE s’est avancée jusqu’aux frontières de la Russie. Dans le seul objectif d’arracher des pays sous influence russe et de les intégrer à l’OTAN et à l’empire de l’UE. Ses troupes sont situées en Afrique, au Proche et au Moyen-Orient.

L’Union européenne correspond à des intérêts communs aux classes bourgeoises des pays membres. Ces intérêts communs concernent l’agrandissement de leurs monopoles, le renforcement de leur compétitivité, et également d’avoir à affronter en commun le mouvement ouvrier. Mais cette alliance impérialiste ne peut pas annuler l’inégalité et l’organisation de type État-nation sur laquelle repose l’accumulation du capital et le pouvoir capitaliste. Elle ne peut pas annuler l’antagonisme et les contradictions aussi bien à l’intérieur de chaque alliance qu’entre différents axes et alliances impérialistes.

À travers de nombreux accords d’association, l’UE lie une grande partie des pays africains à elle-même. Par exemple, les chalutiers de l’UE peuvent capturer plusieurs milliers de tonnes de poisson au large des côtes sénégalaises dans la limite des 200 milles. L’État reçoit environ 2,5 millions d’euros par an à cet effet. Les petits pêcheurs sénégalais n’avaient rien à gagner de cela et ils été obligés la pêche. Un grand bateau industriel capture autant de poisson en une semaine qu’un pêcheur de petite taille en un an. En Afrique, l’UE est entrée dans une course contre d’autres impérialistes comme la Chine pour les riches sources de matières premières et de marchés. L’impérialisme français, qui contrôle sa monnaie, le franc CFA, maintient 14 pays d’Afrique occidentale et centrale dans une dépendance néocoloniale ; ce qui est aujourd’hui complètement remis en cause.

La politique des impérialistes a été suivie de faim, de misère, de crises écologiques et de guerres. En raison de l’avancée de nouveaux États impérialistes, l’UE a constamment perdu sa part du produit social mondial. En 2000, sa part était encore de 26,5% et en 2017, de 21,4% seulement. La Chine, en revanche, a augmenté sa part de 4,1% à 15,6% au cours de la même période. Cette rechute explique également l’agressivité croissante de l’impérialisme européen.

Les projets de l’UE

Ces projets de l’Union Européenne on peut les lire dans les divers traités : Traité de Rome (1957), de Maastricht (1992), d’Amsterdam (1997), de Lisbonne (2007).

Ces divers traités donnent des objectifs économiques allant dans le même sens : liberté absolue pour la circulation des marchandises et des capitaux ; privatisation des Services publics, diminution du prix de la force de travail, etc.

Une large majorité de Français s’était exprimée, en 2005, contre la ratification de la Constitution européenne : le non avait obtenu 54,87 % des suffrages. Le capital monopoliste et les États aux ordres se sont imposés malgré tout, contrairement à toute prétendue « démocratie », par le traité de Lisbonne adopté en 2007 qui garantie le fonctionnement capitaliste de l’Union européenne.

Macron après Hollande et Sarkozy applique cette même économie-politique. On peut même dire que dans toute l’UE s’appliquent les mêmes objectifs visant avant tout à satisfaire les appétits de profit des grands groupes capitalistes.

Demain nous publierons la seconde partie :L’UE humaniste ? Sociale ? Démocratique ?

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