14 octobre 2026

La révolte des lycéens en France : les futures générations de la lutte des classes

Les banlieues populaires françaises sont des espaces sociaux marqués par l’héritage historique du travail industriel, où cohabitent aujourd’hui des salariés, des chômeurs, des travailleurs précaires et des familles issues de l’immigration. Autrefois centres importants de la production industrielle et du mouvement ouvrier organisé, ces territoires reflètent aujourd’hui les transformations engendrées par la restructuration capitaliste, la désindustrialisation, la pauvreté et les inégalités territoriales.

C’est dans ce contexte social et historique que les mobilisations lycéennes ont émergé en France en septembre 2026.

À l’origine du mouvement se trouve la protestation menée, le 17 septembre, par les enseignants du lycée Saint-Exupéry de Créteil contre les réductions des moyens alloués à l’éducation et la dégradation de leurs conditions de travail. Face à l’absence de réponse à leurs revendications, les élèves sont entrés à leur tour dans la mobilisation.

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La révolte des lycéens et étudiants est justifiée ! (tract de l’UPML)

Les indignes conditions d’étude, le manque de personnel, la sélection sociale de Parcoursup et les diverses interdictions à l’école ont poussé la jeunesse étudiante massivement dans la rue. La « réponse » du gouvernement par la violente répression policière, n’a fait que renforcer, transformer et politiser la lutte dans toute la France et même au-delà.

L’Union Prolétarienne ml (UPML) se déclare solidaire et dénonce la répression ! Satisfaction des revendications ! Levée des gardes à vue, stop aux arrestations et aux mises en accusation des parents et du personnel dans les écoles. Stop à l’utilisation d’armes de guerre contre notre jeunesse. Poursuite des responsables des violences policières !

La jeunesse lutte avec courage et abnégation contre tout ce qui accable et opprime les travailleurs quotidiennement. Elle rejoint les luttes qui résistent à la dégradation de leurs conditions d’existence, à la dégradation des services sociaux, à la dégradation des conditions de travail par la précarisation généralisée, les licenciements économiques, la surexploitation de nos forces de travail, etc. Pompiers et écologistes se battent pour protéger l’environnement etc., les soignants pour l’hôpital.
Nous appelons à la mobilisation de tous les travailleuses et travailleurs pour soutenir et protéger les jeunes ! Pour la convergence des luttes !

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Au Kenya la répression continue pendant les affaires

Du 11 au 12 mai 2026 s’est tenu à Nairobi le premier sommet africain de l’impérialisme français organisé dans un pays anglophone, le Kenya. Ce sommet baptisé « Africa forward summit » était censé « aller plus loin avec l’Afrique », puisque depuis le sommet de Ouagadougou en 2017, le président français Macron a déclaré vouloir changer les relations du cadre FranceAfrique (depuis 1973) au cadre inverse AfriqueFrance en mettant fin à une forme de relation unilatérale dominée par l’impérialisme français par une relation bilatérale privilégiant l’Afrique. Derrière cette coopération de façade se cache le paternalisme assumé du président Macron qui vise avant tout à redéployer la domination de l’impérialisme français en sortant de son pré carré, de son ancien domaine réservé duquel il est de plus en plus contesté aussi bien au Niger, qu’au Burkina Faso, au Mali ou au Sénégal.

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Quelques réflexions après les élections municipales

Le taux de participation au premier tour dans les 35 000 communes a été remarquablement faible, s’élevant à environ 57 % (1), alors que les élections municipales sont celles qui touchent le plus directement aux préoccupations quotidiennes de la population. C’est surtout dans les villes et les quartiers populaires que l’on a constaté une forte abstention, expression du rejet des institutions bourgeoises. Les résultats du scrutin sont marqués par la fragmentation et la polarisation.

L’importance de cette campagne électorale et des résultats réside avant tout dans la proximité avec les élections présidentielles de 2027, qui détermineront la succession du président Macron, largement impopulaire. Le fort ancrage local rend toutefois difficile la généralisation des résultats. Au premier tour, de nombreux maires de tous bords ont été réélus grâce à un soutien à leur action municipale.

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Le Budget 2026 appauvrit, pour enrichir les 1 %

Le budget 2026 du gouvernement Macron-Lecornu s’affirme comme une « contrainte budgétaire forte » et une volonté de « redresser les comptes publics ». C’est du blabla démagogique qui masque la réalité. Après avoir échoué au parlement, Lecornu a ressorti le 49.3, un passage en force qui montre combien ce gouvernement est faible et rejeté ! Une nouvelle fois la social-démocratie a trahi et voté la confiance au gouvernement. Les quelques mesures « arrachées » par la social-démocratie, ne l’ont été que par la résistance populaire et les « Bloquons-tout ». Le gouvernement a eu peur d’un grand mouvement, il a été rassurée par les directions syndicales qui ont bloquées la colère populaire. Seule une lutte massive aurait pu obtenir des concessions pour les besoins populaires.

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Macron : « l’apartheid » au service de l’impérialisme

Un « Haut-Commissariat à la diversité »
Ainsi le gouvernement Macron mettrait en place, à la veille d’élections où il faudra se montrer le plus « identitaire » possible, une double « citoyenneté ». Au pays « des droits de l’Homme », il semble y avoir un fossé, à creuser encore plus profond, entre certains citoyens et les autres. En effet, les personnes «perçues comme noires ou arabes» ont «une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlées que l’ensemble de la population». Et autant de risque d’échouer au commissariat, selon la presse. Maintenant, le gouvernement Macron va plus loin : il veut donner un statut officiel en trompe-l’œil à cet apartheid, à cette différence de traitement. Il invente un «Haut-Commissariat à la diversité» pour les enfermer officiellement dans leur identité communautaire, les maintenir prisonniers de leur origine. Après les contrôles au faciès, les fichiers, les rafles au guichet, voici venir la gestion managériale de la différence mise au service de l’expansion impérialiste.

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