29 octobre 2026

Les luttes actuelles : une école de lutte des classes

Le succès des impressionnantes manifestations de masse du 17 octobre, rassemblant plus de 800.000 participants en France et donné lieu à environ 1 500 manifestations, occupations de ronds-points, de péages, etc., ne réside pas seulement dans leur ampleur numérique. Elles ont réuni les couches sociales les plus diverses, unies par leur colère et leur opposition au gouvernement Macron. Pour 95 % des participants, ces manifestations se sont déroulées dans un esprit pacifique, solidaire et combatif. Et ce, malgré la violence policière omniprésente et permanente. Les manifestants ont appris à se soutenir et à se protéger mutuellement. On se transmet des numéros d’avocats, des masques, de la solution physiologique contre les gaz lacrymogènes, etc.
De nombreux élèves et étudiants, leurs parents et des enseignants, des syndicalistes, des ouvriers, des professionnels de la santé et des transports ont défilé contre la politique du gouvernement. Une grande partie d’entre eux protestent contre le coût de la vie écrasant, la privatisation des services publics, etc. Jeunes et moins jeunes se montrent très critiques envers les responsables politiques de droite, mais s’opposent à la violence individuelle.

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Prolétaires, debout !  Bulletin n° 42 : Lycéens, étudiants, votre révolte est légitime ! La jeunesse veut un avenir !

Les jeunes révoltés d’aujourd’hui se voient privés d’avenir comme la majorité des travailleurs : hausse des loyers ( une chambre à plus de 600 euros !), pour beaucoup obligation de choisir entre étudier en se privant du nécessaire ou travailler en abandonnant les études. Endettement, dégradation des services sociaux, précarité, salaires en baisse, tout cela les touche aussi.
Étudiants, lycéens = futurs travailleurs pour la plupart. Soyons solidaires !

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Processus de fermentation pré-révolutionnaire

Rébellion des jeunes en France: Le lien avec le mouvement ouvrier se développe En France, le 6 Octobre 2026 environ. 400.000 jeunes étaient dans la rue, 100.000 rien qu’à Paris. La police a pris des mesures contre les jeunes avec une violence brutale. Les exigences concrètes des élèves et des étudiants sont avant tout dirigées contre les mauvaises conditions et les inégalités sociales extrêmes dans le système éducatif. Les principales exigences sont:
Plus d’enseignants et moins de perte d’enseignement
Petites classes: de nombreuses classes sont bondées d’environ 35 élèves. Investissements dans des bâtiments en difficulté, de meilleures installations sanitaires et de meilleures conditions de climatisation. Dans de nombreux cas, il existe des problèmes tels que des toits qui fuient ou des infestations de rats
Moins de charge sur de longues journées d’école: En particulier, les heures d’enseignement d’environ 8 heures à 18 heures et les pauses déjeuner trop courtes sont critiquées
Réforme ou suppression du système d’admissions universitaires Parcoursup et allocation plus juste des lieux d’études
Les organisations étudiantes réclament des lieux d’études supplémentaires ainsi que plus de personnel éducatif et médical dans les écoles.  

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La révolte des lycéens en France : les futures générations de la lutte des classes

Les banlieues populaires françaises sont des espaces sociaux marqués par l’héritage historique du travail industriel, où cohabitent aujourd’hui des salariés, des chômeurs, des travailleurs précaires et des familles issues de l’immigration. Autrefois centres importants de la production industrielle et du mouvement ouvrier organisé, ces territoires reflètent aujourd’hui les transformations engendrées par la restructuration capitaliste, la désindustrialisation, la pauvreté et les inégalités territoriales.

C’est dans ce contexte social et historique que les mobilisations lycéennes ont émergé en France en septembre 2026.

À l’origine du mouvement se trouve la protestation menée, le 17 septembre, par les enseignants du lycée Saint-Exupéry de Créteil contre les réductions des moyens alloués à l’éducation et la dégradation de leurs conditions de travail. Face à l’absence de réponse à leurs revendications, les élèves sont entrés à leur tour dans la mobilisation.

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La révolte des lycéens et étudiants est justifiée ! (tract de l’UPML)

Les indignes conditions d’étude, le manque de personnel, la sélection sociale de Parcoursup et les diverses interdictions à l’école ont poussé la jeunesse étudiante massivement dans la rue. La « réponse » du gouvernement par la violente répression policière, n’a fait que renforcer, transformer et politiser la lutte dans toute la France et même au-delà.

L’Union Prolétarienne ml (UPML) se déclare solidaire et dénonce la répression ! Satisfaction des revendications ! Levée des gardes à vue, stop aux arrestations et aux mises en accusation des parents et du personnel dans les écoles. Stop à l’utilisation d’armes de guerre contre notre jeunesse. Poursuite des responsables des violences policières !

La jeunesse lutte avec courage et abnégation contre tout ce qui accable et opprime les travailleurs quotidiennement. Elle rejoint les luttes qui résistent à la dégradation de leurs conditions d’existence, à la dégradation des services sociaux, à la dégradation des conditions de travail par la précarisation généralisée, les licenciements économiques, la surexploitation de nos forces de travail, etc. Pompiers et écologistes se battent pour protéger l’environnement etc., les soignants pour l’hôpital.
Nous appelons à la mobilisation de tous les travailleuses et travailleurs pour soutenir et protéger les jeunes ! Pour la convergence des luttes !

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ICOR Europe: Ceuta – Un appel à la solidarité internationale des travailleurs contre l’incitation à la haine et à la division

Les gouvernements impérialistes de l’UE qualifient l’exode des Marocains vers l’enclave espagnole de Ceuta de « signal d’alarme » justifiant une militarisation accrue de leurs frontières extérieures, comme si les réfugiés étaient les ennemis des travailleurs et des masses populaires. Ce « signal d’alarme » ne fait qu’attiser le chauvinisme et la peur ; il vise à diviser les masses laborieuses à l’échelle internationale. Les lois en vigueur sont déjà une honte, car elles ciblent les personnes fuyant la guerre, la pauvreté, les catastrophes climatiques et l’oppression.

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