Aller chercher Macron ? Comment ?

Nous publions ici- dessous une analyse politique de “l’Affaire Benalla” de l’Unité communiste de Lyon que nous partageons à plus d’un aspect. Aller chercher Macron ? Comment ?

 

C’est tout le pouvoir des monopoles qu’il faut aller chercher !

 

Les révélations faites autour de l’affaire Benalla ont plus d’un mérite. Elles ont ouvert une fenêtre plus que palpitante sur les contradictions du pouvoir en place, mais également sur les forces politiques qui officient en France, sur leurs conceptions et sur leurs limites ou leur opportunisme, en fonction des cas.

Plus l’enquête avance, plus un système complet de clientélisme, de passes-droit, de relations troubles fait surface. Sans être inattendu, car le régime bourgeois provoque et cherche la corruption, la révélation de ce réseau est néanmoins passionnante. Alexandre Benalla est un véritable symbole de ce fonctionnement dans lesquels les règlements et les lois sont transgressés, où la police couvre les traces des méfaits commis, et où le mensonge est érigé en art.

Lorsque les frasques sont sues, elles sont tues. Lorsque des sanctions sont prises, elles sont symboliques. En revanche, les avantages et tricheries internes sont encouragées et récompensent la férocité.

Les auditions des différents acteurs de cette affaire, dont l’ex-PS Gérard Collomb, ont pu faire la lumière sur l’hypocrisie de la direction de l’État bourgeois, laquelle n’a aucun état d’âme à mentir sans vergogne pour se sortir de ce mauvais pas. Les responsables font bloc le temps que la tempête passe, sachant que les risques d’être mis en cause concrètement et exposés à de véritables condamnations sont quasiment nuls.

Pour parachever cela, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est même octroyé le fait de ses permettre une provocation, en s’exclamant « je suis le responsable, venez me chercher ! ». Tout en sachant pertinemment que son immunité le protège juridiquement.

Une légitime colère s’est emparée de ceux et celles qui ont vu dans ces propos la marque du mépris le plus total de la part du chef de l’État. La très grande majorité de la population du pays ne peut qu’être choquée par cette attitude.

Nombre d’organisations ont alors tenté de capitaliser sur cette colère pour faire leur beurre, et engranger un appui populaire. Les Républicains tout comme le Rassemblement National ont tenté de surfer sur ces questions pour jouer sur la corruption de l’exécutif et pour avancer leurs pions. A ce jeu là, les plus réactionnaires n’ont pas hésité à jouer sur l’origine du principal mis en cause pour déverser également leur haine raciste ou leurs thèses complotistes, faisant de Benalla un agent de la Franc-maçonnerie, un terroriste en puissance ou un agent d’Israël.

A gauche, « Allons chercher Macron » a été érigé en cri de ralliement. Seulement, derrière le cri, la question de la transcription pratique s’est posée. Or celle-ci n’est pas si anodine, elle est même particulièrement importante. Elle est particulièrement importante car elle pose la question du rapport à l’État et au pouvoir.

La FI comme le PCF ont joué la carte de la motion de censure, pour tenter de provoquer la chute du gouvernement. Le RN et les Républicains ont également opté pour cette voie. Pourtant elle est purement symbolique, car elle n’a absolument aucune chance d’aboutir. Ceux et celles qui la suivent ne peuvent l’ignorer. Elle est un moyen de faire un coup d’éclat pour se placer comme opposition principale, pour gagner un avantage moral -temporaire- et espérer capitaliser dessus pour les prochaines échéances électorale. Aller chercher Macron se limite, pour ceux-ci, dans toute leur variété, à une forme nouvelle de « votez pour nous ».

Hors de l’assemblée, les organisations trotskistes ou réformistes radicales ont été, elles aussi, plus que gênées par cette situation. Habitués à se cantonner dans le registre de la défense économiste, cette situation où il fallait répondre politiquement les ont désarçonnés.

Tout comme dans les slogans tels que « de l’argent, il y en a, dans les caisses du patronat » , « aux riches de payer la crise… » etc, se pose la question du « comment ? », « comment aller le chercher, comment leur faire payer ? » et où la réponse, en générale, est évasive. Dans les faits, il existe une pudeur invraisemblable à quitter le registre économiste et à poser la question en termes politiques, en termes de pouvoir.

Le NPA, par exemple, se limite à présenter une crise politique comme une opportunité économiste, « Nul doute que cet affaiblissement peut devenir un point d’appui pour les nombreux combats à mener à la rentrée. Face aux violences du gouvernement, qu’elles soient sociales ou physiques, il est grand temps de désarmer Macron ! » L’ironie de la chose voulant que l’exigence du désarmement paraît difficile à mettre en œuvre dans un système où la bourgeoisie bénéficie d’une « toute-puissance favorisée et rendue possible par les institutions de la Ve République. » 

Dans un autre article, sur le site « Révolution Permanente » l’auteur indique « Si l’affaire Benalla a montré toute la violence du régime présidentiel, il manque aujourd’hui une alternative à cette République des privilèges et des privilégiés, qui, en même temps de rogner sur les droits des travailleurs en leur demandant « l’exemplarité », ne respecte même pas les lois qu’elle feint de défendre. » Nous ne pouvons que être en accord avec cette déclaration. Mais cependant, l’alternative, qu’est-elle ? « Cette mobilisation extra-parlementaire, avec les méthodes qui sont les nôtres, la grève et les manifestations, est la seule à même de pouvoir remettre en question cette République de magouilles, de copinages et de vrais privilégiés. » La grève économique est, pour Révolution Permanente, la solution. Le même article regrette que la CGT et le mouvement ouvrier ne se soient pas plus impliqués, limitant le débat à des questions économiques et économistes.

Invocation, encore, lorsque le même déclare « si les travailleurs s’invitaient dans les débats qui traversent le pays actuellement, pour apporter leurs propres solutions, cela pourrait être un coup important contre l’ensemble de la Cinquième République et ses institutions pourries, et changer enfin la donne, non pas pour remplacer la cinquième par une sixième République, où il y aurait toujours un gouvernement des patrons malgré les changements de façade qui pourraient être proposés, mais pour que cela soit véritablement les travailleurs et l’ensemble des opprimés qui prennent leurs affaires en main une bonne fois pour toutes. »

Il suffirait donc que les travailleurs s’invitent dans le débat pour que cela puisse changer. Il s’agit là d’une des faillites de la conception trotskiste, laquelle ne comprends finalement pas le sens de l’organisation politique et de la révolution. « Il s’agira par la suite de chercher à construire une véritable mobilisation d’ampleur qui soit en capacité d’exiger et imposer à ceux qui nous ont trop longtemps gouverné la fin d’un régime de privilèges et de privilégiés. » Le comment se pose encore comme question.

Lutte Ouvrière, elle aussi reste dans une expectative d’un sursaut spontané du mouvement économique, qui, par l’œuvre du Saint Esprit, par une alchimie secrète, se muerait en mouvement révolutionnaire.

Dans les faits, « aller chercher Macron » revient à affronter la bourgeoisie dans toute sa force, dans le but de la chasser du pouvoir. Or l’expérience et l’histoire démontrent que ce n’est qu’autour de l’organisation politique, autour d’un Parti révolutionnaire que la bourgeoisie peut être chassée du pouvoir. Certes ce parti n’existe pas encore, mais il n’existera jamais sans compréhension politique du rôle de l’Etat et de la nature du changement politique à faire. Il n’aura jamais une influence politique sur les masses populaires et plus particulièrement les ouvriers et les ouvrières si il n’ose pas franchir le Rubicon de la politique et affirmer que son rôle est d’apporter la négation du pouvoir de la bourgeoisie. 

Certes, il existe un chemin immense à parcourir, mais ce chemin immense ne peut être arpenté par des voies contournant l’obstacle politique, et se limitant à des revendications économiques ou à des transfert de propriété juridiques (nationalisations) et qui, in fine, nient la question de la révolution, la question de la réaction de la bourgeoisie et celle du pouvoir populaire, sous la forme de la dictature du prolétariat, seule forme de pouvoir permettant de transformer la société et de repousser les assauts des réactionnaires et des restaurateurs. L’Unité Communiste de Lyon considère que les mouvements politiques révolutionnaires ont leur mot à dire et leur carte à jouer dans la situation politique actuelle. Le dégoût des institutions qui se renforce doit trouver son écho dans les mots d’ordres des communistes, lesquels ont la tâche de politiser les masses populaires, de politiser les luttes des exploités, de politiser la colère qui gronde. De politiser, d’organiser et d’agir contre l’Etat bourgeois, contre le pouvoir bourgeois, pour la révolution prolétarienne. Nous défendons l’extra-parlementarisme comme une étape, comme un moyen pour les masses de s’exprimer politiquement. Aussi imparfaite qu’étaient les expériences des indignés ou de nuit debout, elles ont joué un rôle d’étape dans le fait d’avoir une volonté de créer des instances de débat et de décision en dehors des cadres institutionnels. Elles ont été des expériences limitées dans le temps comme dans la profondeur, mais posaient des questions néanmoins plus profondes que les réformistes et les électoralistes. Elles posaient, en dernière instance, la question du pouvoir.

Au lieu de désarmer Macron, les positions de la gauche réformiste et radicale-réformiste entraînent les masses populaires sur la voie de la conciliation de classe, en attendant que « les gens se réveillent » et contribuent à maintenir l’illusion qu’un simple ’20h sur TF1′ est suffisant pour transformer concrètement et complètement la société capitaliste et à instaurer le communisme. Aller chercher Macron, c’est se doter des moyens de chasser la classe qu’il incarne du pouvoir, mais aussi se poser la question de la nature du pouvoir qui doit émerger.

Réfugiés et droitisation de la politique

Résolution sur la poursuite du développement vers la droite de l’UE dans la politique de réfugiés et de migration

ICOR, 16 juillet 2018

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« Pour une Europe de paix, de prospérité et de liberté ! » Avec de telles phrases mélodieuses, les dirigeants tentent de dissimuler la nature impérialiste de l’Union européenne. Aujourd’hui, la discussion sur l’UE est d’une importance mondiale. Car, compte tenu de la critique justifiée à l’égard du président américain Trump et de l’impérialisme US-américain en tant que fauteurs de guerre principaux et ennemies de tous les peuples, beaucoup de gens à travers le monde entier considèrent l’UE toujours encore comme « toutefois encore plus humaine » au lieu de voir qu’elle est aussi de par son essence impérialiste. Pour cette raison, diffuser la vérité sur l’UE est une tâche importante de l’ICOR à l’échelle mondiale. Depuis longtemps déjà, l’UE est responsable, au niveau politique et militaire, de l’afflux de réfugiés de beaucoup de pays comme par exemple d’Afghanistan et de Syrie. La réalité est aujourd’hui : Plusieurs gouvernements d’États impérialistes de l’UE connaissent actuellement des crises politiques et gouvernementales aiguës, d’abord et surtout l’Allemagne, actuellement l’Angleterre, ainsi que l’Italie et l’Espagne. L’UE se trouve dans une crise profonde avec un développement vers la droite prononcé des gouvernements !

Lors du sommet de Bruxelles des 27 et 28 juin, les États impérialistes de l’UE se sont mis d’accord sur un durcissement ultra-réactionnaire et raciste de la politique à l’égard des réfugiés, ce qui équivaut à une dissolution du droit d’asile. Même avant cela, la Méditerranée est devenue une fosse commune pour des milliers de réfugiés. Pendant leur réunion récente les chefs de gouvernement sont parvenus à un arrangement sur des camps d’internement fermés, de préférence en Afrique du Nord. À l’instigation de l’UE, de tels camps existent déjà en Libye, où la traite des êtres humains, les mauvais traitements et le viol sont à l’ordre du jour. Le corps de garde-frontières FRONTEX doit être porté à 10 000 hommes. L’armement militaire des gouvernements réactionnaires du Niger et du Tchad est censé intercepter les réfugiés bien au large de la côte méditerranéenne et beaucoup d’entre eux périssent dans le désert. Cette politique inhumaine s’accompagne d’une agitation raciste de partis fascisants, d’extrême droite contre les réfugiés. Ce faisant, ils détournent l’attention des responsables de la migration des réfugiés : le système impérialiste mondial, les sociétés internationales qui pillent les matières premières et la main-d’œuvre de l’Afrique ou qui sont les principaux responsables du développement de la catastrophe environnementale mondiale.

à Nantes : Expulsion = Violence, Agir ensemble = Bon sens

L’ICOR défend le droit de se réfugier. En même temps, l’ICOR s’engage pour que les masses dans leurs pays luttent pour se libérer du capitalisme. Dans cet esprit la construction d’un Centre médical à Kobanê/Rojava/Kurdistan du Nord, sur la base du Pacte de solidarité entre l’ICOR et les organes d’auto-organisation, a permis le retour de nombreux réfugiés.

Mais en face de tout ce développement réactionnaire des gouvernements vers la droite, il y a également beaucoup de protestations, grèves, manifestations et du soutien pratique pour les réfugiés de la part des masses. En même temps, les travailleurs et les masses d’Europe et du monde entier luttent – comme en Hongrie, les gens luttent contre la victoire électorale manipulée d’Orban, en Allemagne contre l’introduction de lois fascisantes de police ou en Autriche et en France contre le démantèlement des droits sociaux et des droits des travailleurs ! En raison de leur perte de confiance, des grèves de travailleurs et des luttes de masse généralisées, les gouvernements européens traversent des crises politiques de plus en plus profondes.

Le développement vers la droite est la réponse des gouvernements à l’intensification par bonds de la tendance du système impérialiste mondial à produire des crises et aux déplacements des rapports de force dans la compétition impérialiste mondiale. Ceux-ci conduisent à une augmentation généralisée de la préparation impérialiste d’une guerre. Cette politique s’accompagne d’une propagande chauvine, d’une fascisation des appareils d’État et d’un démantèlement massif des droits et libertés démocratiques bourgeois. Ce développement est le plus avancé avec l’établissement du fascisme en Turquie.

Manifestation à Nantes, le 3 août

Mais tout ce développement réactionnaire vers la droite des gouvernements est également contré par de nombreuses protestations, grèves, manifestations et aides pratiques aux réfugiés du côté des masses dans toute l’Europe sur la base d’une conscience internationaliste croissante.

Les dirigeants le savent : Il devient dangereux pour eux quand la classe ouvrière et les autres masses populaires luttent sous la direction de révolutionnaires pour le renversement de l’impérialisme. Par conséquent, le fer de lance anticommuniste de leurs attaques est dirigé contre eux. La construction de partis révolutionnaires dans tous les pays et leur ralliement à l’ICOR est la conclusion la plus importante.

 

Le moment est également venu de construire un large front uni antifasciste et anti-impérialiste dans tous les pays !

 

Arrêtons le développement vers la droite de toujours plus de gouvernements !

La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée !

Renforçons la construction de partis révolutionnaires, renforçons l’ICOR !

Signataires (en date du 25/07//20187. Liste actuelle des signataires sur le site Web www.icor.info):

  1. RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

  2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

  3. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun

  4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

  5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

  6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

  7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

  8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

  9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

  10. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

  11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

  12. Krasnyj Klin Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes “Krasnyj Klin” [coin rouge]), Bélarus

  13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

  14. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque

  15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

  16. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

  17. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

  18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

  19. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

  20. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

  21. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

  22. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

  23. PR Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

  24. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

  25. PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

  26. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

  27. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

  28. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
  29. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
  30. БКП Българска Комунистическа Партия (Bulgarische Kommunistische Partei)

Signé après la date de sortie:

31. NCP (Mashal) Parti communiste du Népal (Mashal)

32. UPML Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, France

La justice grecque au service des assassins turcs !

Résolution de protestation et communiqué : 

Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

Turgut Kaya et Hidir Gönek, deux militants révolutionnaires turcs réfugiés en Grèce ont été incarcérés durant le mois d’avril, pour répondre aux désirs de la Turquie. Celle-ci a lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre de ces deux militants, du fait de leur appartenance supposée au Parti Communiste Turc / Marxiste-Léniniste. Elle exige désormais leur extradition.

Les polices d’Europe font le sale boulot de la dictature fasciste turque.

Il ne fait aucun doute que le but recherché par la Turquie est celui de briser ces militants, qui sont déjà passé maintes fois entre les mains des tortionnaires d’Ankara. En protestation, ils sont depuis en grève de la faim. Turgut Kaya, journaliste révolutionnaire a, depuis 34 jour, cessé de s’alimenter. La dégradation de son état de santé a imposé son hospitalisation.

Ce n’est pas de gaîté de cœur que ces deux hommes sacrifient leur santé. Ils savent ce qui les attends si la parodie de justice impose leur extradition.

L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon dénoncent cette collaboration internationale pour étrangler les droits démocratiques en Turquie.

Nous appelons à la condamnation internationale du régime d’Ankara et de ses pratiques de traque et d’élimination de l’opposition.

Nous appelons à des manifestations de solidarité envers ces camarades pourchassés.

Aucune collaboration avec la police d’Ankara ! Coupons les tentacules de la dictature fasciste !

Solidarité internationaliste avec ceux et celles qui luttent contre le régime criminel d’Erdogan !

Communiqué ci-joint :
 

Résolution de protestation et communiqué : 

Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

 

Solidarité pour la libération de Turgut Kaya et Hidir Gönek et contre leur extradition vers la Turquie fasciste.

Les camarades Turgut Kaya et Hidir Gönek, militants révolutionnaires, sont détenus depuis avril dans les prisons grecques, alors qu’ils y étaient réfugiés. Depuis 34 jours, ils sont en grève de la faim pour protester contre leur extradition prévue vers la Turquie d’Erdogan, prison des peuples et fer de lance de la répression dans la région.

Nous venons d’apprendre l’hospitalisation de Turgut Kaya, du fait de son état d’extrême faiblesse physique. Turgut Kaya ne connaît que trop bien le sort qui l’attend dans les prisons de l’autre côté de la mer Egée. Journaliste engagé, il a été arrêté en 1992, en 1994, en 1997 et en 2006, en Turquie, subissant à chaque fois la torture, l’isolement, les mauvais traitements et les humiliations. Déja, en 2015, les Grecs l’avaient interpellé avec la volonté de le remettre aux mains des fascistes turcs.

Chaque fois, l’accusation d’être militant dans l’organisation TKP/ML, interdite en Turquie, a été retenue. Chaque fois, Interpol et les polices locales se sont fait les relais du régime fasciste turque. A ces criminels, nous opposons notre solidarité, notre entraide, notre volonté de construire un front antifasciste et anti-impérialiste mondial.

Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Turgut Kaya !

Nous exigeons l’annulation de la décision de son extradition en Turquie !

Nous condamnons la collaboration policière et réactionnaire entre les États européens et les Gestapo du régime turque !

Nous saluons la lutte des forces révolutionnaires au sein de l’État turc. La solidarité internationale n’est pas un mot jeté en l’air. Ici, dans les citadelles de l’impérialisme, tout comme dans les Etats intermédiaires ou dominés, nous formons un front unique de lutte contre l’impérialisme et le capitalisme. Chaque attaque des réactionnaires ou des agents de la grande bourgeoisie est une attaque contre l’ensemble de la lutte révolutionnaire internationale.

L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste appellent à des rassemblements de solidarité pour Turgut Kaya et pour Hidir Gönek, ainsi que pour l’ensemble des prisonniers politiques progressistes et révolutionnaires détenus en Turquie et dans le monde.

Liberté pour Turgut Kaya !

Liberté pour Hidir Gönek !

 

Unité Communiste de Lyon

Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste