Appel à – Se fédérer –

Nous sommes nombreuses, nous sommes nombreux : nous sommes tant et tant à penser et éprouver que ce système a fait son temps. Mais nos voix sont dispersées, nos appels cloisonnés, nos pratiques émiettées. Au point que quelquefois nous doutons de nos forces, nous succombons à la détresse de l’impuissance. Certes, parfois cette diffraction a du bon, loin des centralisations et, évidemment, loin des alignements. Il n’empêche : nous avons besoin de nous fédérer. Sans doute plus que jamais au moment où une crise économique, sociale et politique commence de verser sa violence sans faux-semblant : gigantesque et brutale. Si « nous sommes en guerre », c’est bien en guerre sociale. D’ores et déjà les attaques s’abattent, implacables : le chantage à l’emploi, la mise en cause des libertés et des droits, les mensonges et la violence d’État, les intimidations, la répression policière, en particulier dans les quartiers populaires, la surveillance généralisée, la condescendance de classe, les discriminations racistes, les pires indignités faites aux pauvres, aux plus fragiles, aux exilé-es. Pour une partie croissante de la population, les conditions de logement, de santé, d’alimentation, parfois tout simplement de subsistance, sont catastrophiques. Il est plus que temps de retourner le stigmate contre tous les mauvais classements. Ce qui est « extrême », ce sont bien les inégalités vertigineuses, que la crise creuse encore davantage. Ce qui est « extrême », c’est cette violence. Dans ce système, nos vies vaudront toujours moins que leurs profits.

Nous n’avons plus peur des mots pour désigner la réalité de ce qui opprime nos sociétés. Pendant des décennies, « capitalisme » était devenu un mot tabou, renvoyé à une injonction sans alternative, aussi évident que l’air respiré – un air lui-même de plus en plus infecté. Nous mesurons désormais que le capitalocène est bien une ère, destructrice et mortifère, une ère d’atteintes mortelles faites à la Terre et au vivant. L’enjeu ne se loge pas seulement dans un néolibéralisme qu’il faudrait combattre tout en revenant à un capitalisme plus « acceptable », « vert », « social » ou « réformé ». Féroce, le capitalisme ne peut pas être maîtrisé, amendé ou bonifié. Tel un vampire ou un trou noir, il peut tout aspirer. Il n’a pas de morale ; il ne connaît que l’égoïsme et l’autorité ; il n’a pas d’autre principe que celui du profit. Cette logique dévoratrice est cynique et meurtrière, comme l’est tout productivisme effréné. Se fédérer, c’est répondre à cette logique par le collectif, en faire la démonstration par le nombre et assumer une opposition au capitalisme, sans imaginer un seul instant qu’on pourrait passer avec lui des compromis.

Mais nous ne sommes pas seulement, et pas d’abord, des « anti ». Si nous n’avons pas de projet clé en mains, nous sommes de plus en plus nombreuses et nombreux à théoriser, penser mais aussi pratiquer des alternatives crédibles et tangibles pour des vies humaines. Nous avons besoin de les mettre en commun. C’est là d’ailleurs ce qui unit ces expériences et ces espérances : les biens communs fondés non sur la possession mais sur l’usage, la justice sociale et l’égale dignité. Les communs sont des ressources et des biens, des actions collectives et des formes de vie. Ils permettent d’aspirer à une vie bonne, en changeant les critères de référence : non plus le marché mais le partage, non plus la concurrence mais la solidarité, non plus la compétition mais le commun. Ces propositions sont solides. Elles offrent de concevoir un monde différent, débarrassé de la course au profit, du temps rentable et des rapports marchands. Il est plus que jamais nécessaire et précieux de les partager, les discuter et les diffuser.

Nous savons encore que cela ne suffira pas : nous avons conscience que la puissance du capital ne laissera jamais s’organiser paisiblement une force collective qui lui est contraire. Nous connaissons la nécessité de l’affrontement. Il est d’autant plus impérieux de nous organiser, de tisser des liens et des solidarités tout aussi bien locales qu’internationales, et de faire de l’auto-organisation comme de l’autonomie de nos actions un principe actif, une patiente et tenace collecte de forces. Cela suppose de populariser toutes les formes de démocratie vraie : brigades de solidarité telles qu’elles se sont multipliées dans les quartiers populaires, assemblées, coopératives intégrales, comités d’action et de décision sur nos lieux de travail et de vie, zones à défendre, communes libres et communaux, communautés critiques, socialisation des moyens de production, des services et des biens… Aujourd’hui les personnels soignants appellent à un mouvement populaire. La perspective est aussi puissante qu’élémentaire : celles et ceux qui travaillent quotidiennement à soigner sont les mieux à même d’établir, avec les collectifs d’usagers et les malades, les besoins quant à la santé publique, sans les managers et experts autoproclamés. L’idée est généralisable. Nous avons légitimité et capacité à décider de nos vies – à décider de ce dont nous avons besoin : l’auto-organisation comme manière de prendre nos affaires en mains. Et la fédération comme contre-pouvoir.

Nous n’avons pas le fétichisme du passé. Mais nous nous souvenons de ce qu’étaient les Fédérés, celles et ceux qui ont voulu, vraiment, changer la vie, lui donner sens et force sous la Commune de Paris. Leurs mouvements, leurs cultures, leurs convictions étaient divers, républicains, marxistes, libertaires et parfois tout cela à la fois. Mais leur courage était le même – et leur « salut commun ». Comme elles et comme eux, nous avons des divergences. Mais comme elles et comme eux, face à l’urgence et à sa gravité, nous pouvons les dépasser, ne pas reconduire d’éternels clivages et faire commune. Une coopérative d’élaborations, d’initiatives et d’actions donnerait plus de puissance à nos pratiques mises en partage. Coordination informelle ou force structurée ? Ce sera à nous d’en décider. Face au discours dominant, aussi insidieux que tentaculaire, nous avons besoin de nous allier, sinon pour le faire taire, du moins pour le contrer. Besoin de nous fédérer pour mettre en pratique une alternative concrète et qui donne à espérer.

Dès que nous aurons rassemblé de premières forces, nous organiserons une rencontre dont nous déciderons évidemment ensemble les modalités.

Pour rejoindre cet appel : appelsefederer@riseup.net

Premières et premiers signataires :

Nicole Abravanel, Étienne Adam, Christophe Aguiton, Omar Aktouf, Dominique Alcalde, Jean-Claude Amara, Anne-Laure Amilhat Szary, Franck Antoine, Sonia Anton, Philippe Arnaud, Emmanuel Arvois, Jacky Assoun, Claude Bailblé, Bernard Baissat, Benjamin Ball, Philippe Banka, Ludivine Bantigny, Philippe Barre, Christophe Baticle, Franc Bardou, Stefan Bekier, Gilbert Belgrano, Olivier Belmontant, Cecilia Benevides, Rémi Bénos, Camille Besombes, Judith Bernard, Alain Bertho, Jacques Bidet, Stéphane Bikialo, Philippe Blanchet, Evelyne Bleu, Françoise Bloch, Christophe Boëte, Pascal Boissel, Françoise Boman, Thierry Borderie, Mathieu Borie, Benoit Borrits, Bernard Bosc, Claude Boucher, Stephen Bouquin, Aïcha Bourad, Leila Bourad, Driss Boussaoud, Jacques Boutault, Sarah Boyé, François Brun, Pascal Buresi, Noëlle Burgi-Golub, Laurent Bussière Saint-André, Marie-Claire Cailletaud, Claude Calame, Jérôme Camus, Cécile Canut, Pépita Car, Jean-Pierre Castex, Jean-Noël Castorio, Aurélien Catin, Thierry Cayot, Marc Cefallo, Christian Celdran, Dominique Cellier, Jean-Marc Cerino, Frédéric Certain, Maureen Chappuit, Bernard Charlot, Luc Chelly, Nara Cladera, Charlotte Cléro, Yves Cohen, Gérald Collas, Hélène Collon, Marie-Agnès Combesque, Jean-Louis Comolli, Antonella Corsani, Annick Coupé, Léon Crémieux, Marcel Cunin, Laurence D., Alain Damasio, Guillaume Davranche, Vincent Debierre, Marielle Debos, Hugues Débotte, Laurence De Cock, Eric Decamps, Stéphanie Dechezelles, Hervé Defalvard, Christian Delacroix, Frédéric Delarue, Jean-René Delépine, Jean-Étienne Delerue, Christine Delphy, Bruno Della Suda, Christian de Montlibert, Robert Descimon, Emmanuel Dessandier, Catherine Deston-Bottin, Rom Desh, Sophie Desrosiers, Michel Defalvard, Serge D’Ignazio, Paul Dirkx, Joss Dray, Marnix Dressen-Vagne, Jean-François Dubost, Frédéric Dufaux, Jean-Michel Dufays, Anne Dufresne, Stéphane Elmadjian, Jean-Paul Engélibert, Didier Epsztajn, Annie Ernaux, Kévin Espinas,  Ignacio Eyraud, Jean-Claude Eyraud, Laurent Eyraud-Chaume, Guillaume Faburel, Patrick Farbiaz, Dimitris Fasfalis, Jean Fauché, Daniel Faugeron, Pascale Fautrier, Mathieu Ferradou, Alexandre Ferran, Mathieu Fernandez, Renaud Fiévet, Yann Fiévet, Gérard Filoche, Sylviane Finucci, Marianne Fischman, Fabrice Flipo, Jeremie Foa, Alain Frappier, Désirée Frappier, Bernard Friot, Karën Fort, Fanny Gallot, Alain Gallucci, Edith Galy, Florent Gaudez, Franck Gaudichaud, Bertrand Geay, Julie Gervais, Jean-Pierre Gesbert, Denis Gheerbrant,  Guy Giani, Pascale Gillot, Pierre-Eliel Girard, Julien Gonthier, Renée Gramaize, Christophe Granger, Lena Grigoriadou, Jannine Guespin, Bernard Giudicelli,  Elie Haddad, Jean-Marie Harribey, Samuel Hayat, Benoît Hazard, Odile Hélier, Leila Hicheri, Thomas Hippler, Maryvonne Holzem, Thierry Huve, Mathias Isimat-Mirin, Magali Jacquemin, Nicole Jacques-Lefèvre, Bruno Jacquin, Daniel Jeanneteau, Sylvain Jay, Samy Johsua, Anne Jollet, Claude Kaiser, Claudine Katz, Jacques Kebadian, Hervé Kern, Marjorie Keters, Pierre Khalfa, Mohamed Khenniche, Jean-Luc Kop, Isabelle Krzywkowski, Anne Kubler, Dominique Labourier, Marc Lacreuse, L’1consolable, Francis Landron, Patrick Lao, Mathilde Larrère, Sylvie Larue, Fabienne Lauret, Ginette Lavigne, Stéphane Lavignotte, Louise Loubrieu, Pascal Le Brun, Michelle Lecolle, Sylvie Le Cocq, Hervé Le Crosnier, Dominique Lefèvre, Corinne Le Fustec, Bernard Lemann, Christophe Lemasson, Romain Le Meur, Alain Lenud, Yann Leredde, Benoît Leroux, Michel Letté, Pascal Liberatore, Wenceslas Lizé, Olivier Long, Camille Louis, Michael Lowy, Raymond Macherel, Fanny Madeline, Christian Mahieux, Chowra Makaremi, Pascal Maillard, Henri Maler, Jean Malifaud, Jean-Claude Mamet, Françoise Maquin, Rémi Marie, Philippe Marlière, Killian Martin, Gilles Martinet, Gustave Massiah, Alain Masson, Christian Maurel, Laurence Maurel, Julie Maurice, Olivier Mayer, Sylvie Mayer, Éliane Meillier, Véronique Melchior, Irène Menahem, Rémi Merindol, Denis Merklen, Henri Mermé, Isabelle Mestre, Valérie Mettais, Stéphane Michot, Noufissa Mikou, Sylvain Milanesi, Jacques Millet, Sylvie  Monchatre, Ana Doldan Montiel, Bénédicte Monville De Secco, José-Luis Moraguès, Corinne Morel-Darleux, Marc Moreigne,  François Mortamet, Mikael Motelica-Heino, Séverin Muller, Alain Munier, Philippe Nabonnand, Claire Nancy, Corinne Nativel, Joël Nayet, Toni Negri,  Olivier Neveux, Jean Noviel, Pierre Odin, Bertrand Ogilvie, Denis Orcel, Cléo Pace, Luca Paltrinieri, Dominique Paturel, Frédéric Paschal, Dolores Pazos, Willy Pelletier, Irène Pereira, Évelyne Perrin, Anita Perez, Elsa Peyronne, Christian Pfohl, Valerie Phelippeau, Nicole Phelouzat, Olivier Piazza, Stéphane Pichelin, Alexandre Pierrepont, Suzanne Piot, Alain Pires, Francky Poiriez,Jacques Pompon, Raphael Porteilla, Emmanuelle Posse, Antoine Poulain, Paul Poulain, Claude Pourcher, Stéfanie Prezioso, Pierre Prim, Claudio Pulgar-Pinaud, Isabelle Quaglia, Yves Quintal, Makan Rafatjou, Marie  Rama-Menahem, Nelly Rintaud, 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Philippe Zarka, Pierre Zarka, Olivia Zemor, Serge Zetlaoui, Jeanne Zoundjihekpon, Élisabeth Zucker  

Aggiornamento histoire-géo, ACU (Association des communistes unitaires), Association De(s)générations, CAPJPO-Europalestine, Cerises la coopérative, Changer de Cap, Collectif des révolutionnaires, Collectif Droit à la Belle Ville, Collect’IF paille, EcoRev’, Émancipation collective, Ensemble!-PACG 05, Fédération des syndicats SUD-Rail, Gilets jaunes enseignement recherche, Gilets jaunes de Plaine Commune, Jardins Communs, Jarez Solidarités, La Suite du monde, Le Paria, On prend les champs, PEPS (Pour une écologie populaire et sociale), Questions de classe(s), Réseau pour l’Autogestion, les Alternatives, l’Altermondialisme, l’Ecologie, le Féminisme, SUD éducation Loiret, Union prolétarienne ML, Union syndicale Solidaires, Union syndicale SUD Industrie, Unité Communiste de Lyon

Discours de Stefan Engel – 75 ans de libération du fascisme hitlérien

8 Mai 2020

A l’occasion de la célébration du 75e anniversaire de la libération du fascisme hitlérien le Parti Marxiste Léniniste d’Allemagne nous envoie les discours de Gabi Fechtner, présidente du MLPD et de Stefan Engel, directeur de la rédaction de l’organe théorique Revolutionärer Weg. Ils ont été tenus lors d’un événement digne, le 8 mai, devant le siège du MLPD, avec une cérémonie de dépôt de couronne en honneur de la victoire de l’Armée rouge de l’Union soviétique, à l’époque encore socialiste. Partout en Allemagne, il y avait en plus environ 60 événements – initiés par le MLPD ou en coopération avec le MLPD. Il y a une vidéo de 5 minutes et un enregistrement en direct de l’événement à Gelsenkirchen sur : www.rf-news.de qui s’est tenu avec des mesures de protection liées à Corona. À cette occasion, des salutations révolutionnaires de l’Ukraine et de la Russie ont été rapportées.

Discours de Stefan Engel:

Cher.e.s ami.e.s et cher.e.s collègues,
cher.e.s camarades !

Il est important que nous intégrions de telles journées de commémoration dans notre travail. Ces journées de commémoration sont avant tout des journées de débat idéologique. Gabi Fechtner a déjà expliqué que la lutte contre l’anticommunisme est l’une des tâches les plus importantes pour les marxistes-léninistes de notre temps.

L’anticommunisme pratique une falsification de l’histoire. Il élimine la démocratie. Il bouleverse le concept de liberté. Il contribue à l’exploitation et à l’oppression continues de l’humanité et les justifie. Aucune alternative au système dominant ne devrait apparaître possible.

Lorsque nous disons aujourd’hui que le 8 mai est un jour de libération du fascisme et de la guerre, nous disons en même temps que la principale raison idéologique et la cause principale du fascisme était l’anticommunisme – et non l’antisémitisme comme le présente l’historiographie bourgeoise aujourd’hui. Ce n’est pas Hitler qui a inventé l’antisémitisme. Il a été inventé par l’Église catholique il y a plus de 1 800 ans. Martin Luther était un antisémite fervent. Le premier congrès du Reich des « Chrétiens allemands » protestants en 1933 a déclaré : « L’État d’Adolf Hitler appelle l’Église, l’Église doit entendre l’appel. »

Non, l’antisémitisme n’était pas le fond du fascisme. L’antisémitisme était une composante importante du fascisme, de son racisme haineux, avec lequel il a construit une base de masse. La haine des Juifs était déjà profondément ancrée dans la population avant cela et s’était très largement répandue au cours des siècles de calomnies et de discriminations à l’encontre du peuple juif.

L’anticommunisme était dirigé contre l’Union soviétique socialiste, mais aussi contre les personnes qui ont lutté contre le fascisme dans notre pays. Il n’y avait pas que Willi Dickhut, il y avait aussi de nombreux mineurs, qui à cette époque – à la fin de la guerre – cachaient leurs collègues de travail dans des caisses de pommes de terre dans la cave de la maison, afin que les fascistes ne puissent pas les trouver. Ils les ont sauvés. De nombreux soldats de l’Armée rouge et autres travailleur.se.s forcé.e.s russes ont été protégé.e.s ici à Gelsenkirchen par les mineurs, par les employés de la société Gelsenberg de l’époque, afin qu’ils ne soient pas liquidés par les fascistes à la fin de la guerre, comme c’était l’usage. Nous savons par les anciens mineurs qu’ils apportaient quelques briquets supplémentaires au travail pour les travailleurs forcés pour leur donner quelque chose à manger. Cela était strictement interdit, celui qui se faisait prendre, était menacé de la peine de mort. Ils l’ont fait quand même et ils en étaient fiers. Aucune de ces personnes n’est honorée aujourd’hui, si le jour de la lutte pour la libération et les libérateurs ne sont pas correctement définis. Nous nous inscrivons dans la tradition du mouvement ouvrier et nous honorons également ces mineurs, les travailleurs et les nombreuses familles qui, à l’époque du fascisme – au risque de leur propre vie – ont assuré le succès de cette lutte de libération de l’Armée rouge et de la lutte antifasciste.

C’est aussi un mensonge que les fascistes aient d’abord amené les Juifs dans les camps de concentration. Au début, il y avait des communistes – dont de nombreux juifs communistes – des sociaux-démocrates et des criminels. Ce n’est que plus tard, avec la Nuit de Cristal, que le vent a tourné. Ensuite, c’étaient surtout des Juifs qui ont été arrêtés. Au début, on leur a demandé d’acheter leur liberté. Hitler s’intéressait surtout à l’argent. En 1938, le fascisme était en proie à une profonde crise financière. Il était ruiné parce que les banques internationales ont cessé de lui donner de l’argent. Le fascisme hitlérien était complètement endetté et s’est assaini par l’expropriation brutale de riches juifs et par le fait que ceux-ci s’achetaient partiellement la liberté pour pouvoir émigrer avec leurs familles aux États-Unis.

Nombre de ceux qui ont été persécutés par le régime nazi ont continué à l’être après 1945. Après l’interdiction du KPD, plus de 100 000 communistes ont été privés de leur pension en tant que persécutés du régime nazi. Les gens n’avaient alors aucune pension du tout. Je tiens à souligner que l’anticommunisme n’a pas cessé après 1945, mais la victoire sur le fascisme hitlérien a été une grande victoire sur l’anticommunisme.

L’anticommunisme est inhérent au système du capitalisme et de l’impérialisme. Il fait partie des fondements idéologiques du système capitaliste. Par conséquent, l’anticommunisme ne disparaîtra que lorsque le capitalisme disparaîtra. La discussion sur l’anticommunisme jouera un rôle important même sous le socialisme ! Il faut en être conscient. C’est pourquoi la lutte contre l’anticommunisme est également une partie essentielle de notre travail depuis le début.

Nous devons être conscients que l’anticommunisme a également pénétré profondément dans la population. Nous connaissons les réserves : le sentiment qu’« avec les communistes et les “staliniens” », comme ils nous appellent toujours – ce qui est bien sûr absurde – « il faut être un peu prudent ». « Vous ne savez rien de sûr, mais vous devez être prudent », « vous feriez mieux de rester loin d’eux ».

Ne pensez pas que le MLPD aurait pu être mis dans un isolement relatif pendant des décennies sans anticommunisme. Personne parmi nous n’a jamais été arrêté pour son travail politique. Ils ne le font toujours pas aujourd’hui. Ils essaient de nous isoler politiquement en ne nous permettant pas d’apparaître dans les médias, en nous excluant des syndicats, des associations de femmes, des organisations de jeunesse, etc. Ils essaient de nous isoler et ils essaient aussi d’empêcher des rassemblements comme celui que nous organisons aujourd’hui. Et ce, pour des raisons aussi scandaleuses que celles invoquées par le chef de gouvernement de Thuringe « de gauche » Bodo Ramelow et ses amis à l’occasion de l’interdiction des commémorations sur le terrain de l’ancien camp de concentration de Buchenwald. Ils ne peuvent absolument pas tolérer l’idée que nous aidons le socialisme et l’Union soviétique à l’époque de Staline à regagner un nouveau prestige.

La lutte contre l’anticommunisme reste une tâche majeure. Si elle n’est pas menée, alors nous n’obtiendrons pas la victoire. Si la population ne surmonte pas l’anticommunisme dans ses pensées, ses sentiments et ses actions, nous ne pourrons pas préparer et mener à bien une nouvelle révolution socialiste.

C’est pourquoi il est si important de réaliser de telles journées de lutte, comme aujourd’hui, et de se battre pour que nous contribuions ainsi à clarifier l’histoire. Nous ne suivons pas ce courant général, selon lequel on ne discute plus du tout du communisme, selon lequel on n’est plus du tout autorisé à apparaître dans les discussions publiques. Chaque jour, nous regardons trois ou quatre talk-shows à la télévision. Ne pensez pas qu’à un moment donné, un marxiste-léniniste sera autorisé à y dire quelque chose comme ici au rassemblement. Cela n’arrivera pas. L’anticommunisme est devenu une religion d’État en Allemagne. Ce fait n’est pas à discuter, c’est tout simplement le cas. Nous travaillons à partir d’une position minoritaire ici. Afin de sortir de cette position minoritaire, nous devons accorder une plus grande priorité à la lutte contre l’anticommunisme.

« Aucune chance à l’anticommunisme ! » est notre slogan actuel. Certaines personnes reculent un peu devant cette discussion et conseillent : « N’en faites pas un sujet de votre part ». Quand on s’attaque à l’anticommunisme, certains bronchent un peu. Non, si nous n’en faisons pas un thème, personne n’en fera un thème du tout. Et puis l’anticommunisme continue de fonctionner. Si les gens ne surmontent pas consciemment cet anticommunisme, ces réserves qui sont fomentées contre les communistes, nous ne pourrons pas les gagner à un nouveau démarrage dans la lutte pour le socialisme et pour une société libérée.

Il est important de bien comprendre l’anticommunisme. Il affirme que le communisme est un système de pouvoir basé sur la violence. Mais cela détourne complètement du système de dictature des monopoles que nous avons ici – des monopoles qui disposent de tout l’appareil d’État répressif, de tous les médias, de l’opinion publique.

Avec cette crise économique et financière mondiale liée à la crise du coronavirus, nous sommes dans une situation où nous nous dirigeons vers une crise du système impérialiste mondial qui touche toute la société. Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, le système impérialiste mondial n’a connu une crise aussi profonde. Nous nous y dirigeons – malgré ou peut-être à cause de toutes les « mesures d’assouplissement » et de tous les débats qui ont lieu. Ce n’est pas pour rien qu’une stratégie de l’OTAN est préparée pour écraser les soulèvements et les luttes révolutionnaires dans tous les pays du monde.

L’anticommunisme joue un rôle important dans ce conflit à venir. Est-ce que nous nous y opposons, est-ce que nous pouvons gagner les masses populaires dans cette crise de la société dans son ensemble pour une nouvelle société sans exploitation et sans oppression ? Cela ne peut se faire que si elles sont capables de faire face à l’anticommunisme. Le socialisme n’est pas une société de violence, le socialisme est une société libérée, libre de l’exploitation et de l’oppression de l’homme par l’homme sur la voie vers la société sans classes du communisme. Une société libérée, dans laquelle l’environnement est protégé et où l’accent est mis non pas sur le profit, mais sur l’homme dans son interaction avec la préservation de la nature. Il est la perspective pour la jeunesse pour laquelle nous luttons ici. La lutte pour le socialisme est la lutte de libération la plus démocratique qui puisse être menée aujourd’hui.

Dans ce sens, le 75e anniversaire de la libération du fascisme et de la fin de la Seconde Guerre mondiale devrait être l’occasion de porter cette lutte contre l’anticommunisme dans nos cœurs sous le slogan « Aucune chance à l’anticommunisme ! » et de lui accorder une plus grande priorité dans nos activités.

En ce sens, Glückauf [bonne chance] !

Vive la lutte contre le fascisme !

Vive la lutte pour le socialisme/communisme – pour une société libérée !

Discours de Monica Gartner : http://upml.org/wp-content/uploads/2020/05/200518-MLPD-Discours-Gabi-Fechtner-75-ans-de-liberation-du-fascisme-hitlerien_FR_ec.pdf

UPC-Manidem au Cameroun : Lutter contre la politique catastrophique du gouvernement

Nous relayons ici une déclaration de l’organisation UPC-Manidem (Union des Populations du Cameroun – pour un Manifeste National de la démocratie) qui, comme l’UPML, fait partie des 58 organisations membres de l’ICOR.
Nous y apprenons la situation très difficile dans ce pays sous le joug néo-colonial de la France : secoué par une guerre, attaqué par des groupes terroristes et où la pandémie du Covid-19 aggrave tous les problèmes sociaux. La fermeture des frontières amène à des pénuries, à une flambée des prix, à une situation où les couches populaires luttent pour leur survie.
L’UPC-Manidem a organisé des brigades de santé, a distribué du matériel sanitaire, des aliments, etc. Mais elle mène surtout la lutte contre la politique gouvernementale catastrophique. Sa déclaration est parue à l’occasion de la fête nationale du Cameroun, le 20 mai.

Solidarité internationale ! Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

https://www.panoramapapers.com/cameroun-crise-anglophone-un-officier-arrete-suite-a-une-nouvelle-exaction-de-larmee/

Union des Populations du Cameroun (UPC) 1948 Manifeste National pour l’Instauration
de la Démocratie (MANIDEM) 1974
UPC – MANIDEM

DÉCLARATION DU SECRÉTARIAT DU COMITE DIRECTEUR

QUAND 20 MAI RIME AVEC VACUITÉ DU POUVOIR

Pour cause de pandémie du COVID-19, le pouvoir a annulé les cérémonies festives du 20 mai cette année. En vérité, même si une certaine excitation est à l’œuvre dans les débits de boissons, le peuple kamerunais n’a pas le cœur à la fête et cela pour plusieurs raisons. Nous n’examinons ici que la crise dans le NOSO et la crise dans la pandémie du Covid19.

La guerre civile se poursuit au Nord-Ouest-Sud-Ouest
Depuis quatre ans le pays est plongé dans une guerre civile au Nord-Ouest et Sud-Ouest, avec plus d’un million de déportés intérieurs et de réfugiés au Nigéria, des milliers de morts. Plus de 130 villages rasés, des établissements scolaires fermés. La situation d’extrême violence se poursuit avec son lot d’exactions où les civils succombent toujours en plus grand nombre.

Le 14 février 2020, à Ngarbuh dans le département du Donga Mantung au Nord-ouest, l’armée a massacré 23 civils dont 3 femmes et 10 enfants sous couvert de la lutte contre un foyer de sécessionnistes. Pour camoufler ses exactions, elle a incendié les habitations. Face à la pression populaire, celles de la société civile, des défenseurs des droits humains, des représentants des différents cultes, des forces politiques et médiatiques, le gouvernement a été contraint de mettre en place une commission d’enquête dont les conclusions établissent clairement la responsabilité des militaires.

A cela, il faut ajouter la détention derrière les barreaux de nombreux prisonniers politiques, certains d’entre eux étant pourtant reconnus par les populations du NOSO comme des leaders politiques porteurs de leurs revendications ; donc des hommes et des femmes qui ne devraient pas être en prison s’il existait une volonté de dialogue du pouvoir en place, dialogue qui représente pour l’UPC-MANIDEM la seule et unique voie capable de mettre fin au drame que vit notre pays depuis bientôt 4 années. Répétons-le : la solution de la guerre dans le NOSO n’est pas militaire, elle est politique !

Enfin, les activités économiques dans cette partie du pays sont complètement par terre.

Face à cette terrible réalité, Paul Biya n’a pu trouver que la mascarade du grand dialogue national dont nous voyons l’inanité sur le terrain.
Le drame de Ngarbuh que nous venons d’évoquer vient allonger la liste des lieux où l’armée (dont le rôle premier est de protéger les populations) a commis des exactions et est systématiquement couvert par le gouvernement. Car nous avons toujours en mémoire les deux femmes qui avaient été sommairement exécutées à l’extrême nord, l’une avec son bébé au dos, l’autre avec son enfant à la main. Confronté aux images de cette exécution, le pouvoir de Yaoundé avait prétendu que cela se déroulait au Mali… jusqu’à ce que des enquêtes sérieusement menées rétablissent la vérité aux yeux de tous : oui, c’était bien au Kamerun de Paul Biya qu’on assassinait ainsi des enfants innocents et leurs mères qui ne l’étaient pas moins.

Nous sommes en présence d’un État qui est constamment dans le déni de ses insuffisances et de ses crimes ; ou bien qui trouve que la moindre interpellation relève d’un complot extérieur ou intérieur, et lance ou le ministre de l’intérieur ou le ministre de la communication dans des exercices de communication lamentables.

L’UPC-MANIDEM exige avec toutes les forces de bonne volonté :

  • La libération des prisonniers politiques et évidemment de ceux de la zone anglophone
  • Le retour des réfugiés
  • Le cessez-le-feu, ou même des cessez-le-feu localisés
  • Le rétablissement de la paix au NOSO dans le cadre d’un Vrai Dialogue National
  • Un plan de reconstruction, de mise en valeur et de relance économique avec le soutien de l’Etat
  • La mise en place d’une véritable décentralisation créant les conditions d’une réelle prise en compte du potentiel humain et matériel du NOSO

La lutte contre le COVID-19

Le COVID19 est la loupe grossissante mettant en évidence la vacuité du système Biya en général.

Un peu partout des chefs d’États se sont adressés à leur peuple afin de faire le point sur la pandémie au plan national et international, indiquer les grandes orientations et présenter des plans de lutte. Le Cameroun est le seul pays où pas une seule fois le chef de l’État n’a parlé aux populations en ces moments extrêmement difficiles. L’État à travers son Premier ministre s’est contenté de faire un copier-coller des mesures prises ailleurs, sans pouvoir distinguer là où ça coince, ni ajouter ce qui est requis dans le contexte kamerunais. Sans campagnes d’explication vigoureuses auprès de la population, sans proposer des mesures d’accompagnement en direction de nombre d’acteurs socio-économiques, principalement ceux qui sont dans l’informel, laissant ceux-ci dans une résignation qui ne favorise pas le respect des consignes élémentaires dans le cadre de la lutte contre le Covid19. Et le pouvoir en rajoute dans l’insoutenable : c’est ainsi que dès qu’il a décidé de la réouverture des débits de boissons jusqu’à des heures indues, contrairement à ce qui était prescrit au début de la pandémie, c’était comme s’il déclarait à la population qu’il n’y avait plus de risques, et celle-ci ayant baissé la garde les conséquences en seront bientôt ravageuses.

Des 20000 tests donnés gracieusement à notre pays pour des centres dédiés, une bonne quantité a disparu. Certainement pas pour tout le monde car ils doivent se retrouver chez des petits copains ayant des cliniques où ces tests reçus gracieusement deviennent payants. Par manque de tests, des malades sont aiguillés vers les images par scanner dont le prix est inabordable pour la grande majorité, alors ils s’en retournent chez eux avec la maladie.

En l’absence des mesures de protection efficaces, le personnel de santé qui est au premier rang de la lutte contre le Covid19 est en proie au malaise, qui tourne parfois à la peur. C’est ce qu’indique l’accroissement de l’absentéisme en son sein. Ceci exige des mesures minimales à l’égard de ce personnel : qu’il soit pourvu d’un équipement de protection efficace, et que des horaires assouplis et un encadrement psychologique lui soient prodigués afin qu’il puisse gérer le stress inévitable au contact des malades dont certains sont porteurs du virus.

Un grand désordre préside à la prise en charge des malades. Ce qui impose dans chaque grande ville au moins une plateforme commune de la gestion de l’orientation des malades et non plus que celle-ci se fasse parfois dans l’improvisation des personnels de santé ou grâce aux seules relations des médecins.

La prise en charge financière est également imprécise. Ainsi que nous venons de le dire il arrive que même le test ne soit pas gratuit.

Enfin, il n’y a pas davantage de prise en charge automatique des parents d’une personne testée positive et ayant vécu dans la promiscuité du malade. Ces membres de la famille se débrouillent comme ils peuvent pour ceux d’entre eux qui en ont les moyens, les autres rentrent tranquillement chez eux comme si de rien n’était.

Au lieu d’agir le gouvernement interdit les organisations qui interviennent contre la pandémie en les empêchant d’organiser des collectes et la distribution pour de matériel. Que veut ce pouvoir ? Non seulement il ne fait rien mais, il ne supporte pas que d’autres se mobilisent. Faut-il que le peuple meure pour qu’il soit satisfait ?

Dès le début de la pandémie, l’UPC- MANIDEM dans le cadre de Stand Up For Cameroon et avec d’autres forces, a accepté de prendre sa part dans le cadre de la lutte contre le Covid19 : en effet, notre parti fait partie de la plateforme Unité Covid19 des organisations de la société civile présidé par Monseigneur Samuel Kléda, Archevêque Métropolitain de Douala. Il y a une gigantesque tâche d’informations, d’encadrement et de prise en charge des populations ; il y a également celles de s’informer auprès des différents acteurs (autorités nationales et locales, personnel médical, bailleurs d’aides, etc.) et de les interpeller à l’occasion.

Tout ceci doit se poursuivre avec une claire conscience de l’incapacité de ce régime à résoudre le moindre problème national. De là découle la nécessité et l’urgence pour le processus de changement, à travers la Transition Politique avec les forces vives qui ont à cœur l’avenir de notre pays.

Chère compatriote,

La République unitaire du Cameroun de M. Ahidjo en 1972 qui mit fin à la République fédérale du Cameroun, transformée ensuite en République du Cameroun tout court par M. Biya, montre l’inconsistance de tout ce que l’on fait sur du papier sans pouvoir poser les actes fondateurs et porteurs. En ce 20 Mai 2020, jamais le pays n’a été autant divisé, jamais cette journée n’a aussi mal portée le nom de la journée de l’unité nationale.

  • En plus de la crise du NOSO, l’extrême nord, région totalement ostracisée, subit également les exactions de BOKO HARAM.
  • Le tribalisme d’Etat est érigé en mode de gouvernance, permettant désormais que certaines localités deviennent des zones interdites pour les non originaires de la région.

Il y a urgence, à créer cette dynamique de changement véritable, de rupture, de faire la démonstration qu’un AUTRE KAMERUN EST POSSIBLE avec un autre système politique, économique au service du peuple où CHACUN.E AURA SA PLACE.

Il faut sortir proprement et définitivement du système Biya. Et nous n’avons pas le droit de bricoler cette sortie sinon le pays replongera dans du n’importe quoi pour un demi-siècle encore.

L’UPC-MANIDEM dit qu’après tant d’années de blocage, d’incohérences et de gabegie, il faut reconstruire les fondations d’une Nouvelle République. Cela ne peut pas se faire en changeant simplement le président de la République : contrairement aux républiques fédérales, puis unitaire, puis république tout court, qui ont été imposées aux Kamerunais sans leur demander de participer à l’élaboration du contenu, nous disons que la Nouvelle République doit prendre place dans la cadre d’une large mobilisation des populations que préside le Vrai Dialogue National. Dans ce cadre, nous poserons tous ensemble les nouvelles bases de la nouvelle république. C’est ce que nous appelons la Transition Politique, qui est un moment d’élaboration populaire et démocratique qui nous permet d’éviter de sortir du n’importe quoi pour rentrer à nouveau dans du n’importe quoi.

En avant avec la Transition Politique !

Vive l’UPC-MANIDEM !

Vive le Kamerun !

Le 20 mai 2020

Pour le Secrétariat de l’UPC-MANIDEM

Vice-président aux Relations Extérieures et Panafricaines Bayémi André

Président Moutoudou Albert

Trésorier Leukam Ghislain

Secrétaire Général Chumchoua Penda