3 juin Lutte de classe et classes sociales à Nantes

Mis en avant

Le cycle de formation militante continue sur la question des classes sociales

« L’histoire de toute société jusqu’à nos jours est l’histoire de la lutte des classes »

Manifeste du parti communiste, Karl Marx

En cette période de lutte, prenons du temps pour approfondir les discussions et nous former pour mieux nous défendre !

Lors de notre prochain cercle de formation, nous vous proposons une réflexion et un débat sur les classes sociales : comment sont-elles apparues ? Où en sont-elles aujourd’hui ? Pourquoi ?

Cela nous permettra de mieux comprendre les attaques du gouvernement bourgeois actuel, de mieux nous armer pour les contrer et lutter pour un monde sans classe ni exploitation !

«La lutte des classes :

où en sont

les classes sociales aujourd’hui ? »

Dimanche 3 juin 2018

14h – 17h, Nantes

Lieu : salle Baco, 21 allée Baco, Nantes. Garde d’enfants assurée.

Merci de prévenir pour l’inscription des enfants.

www.upml.org

Nous écrire : contact-upml@riseup.net

A lire : notre bulletin « Prolétaire Debout ! »

Première enquête de masse

Mis en avant

Bien qu’étroitement liés à la classe ouvrière par la pratique quotidienne dans les entreprises et dans les quartiers, la connaissance des idées dans la classe ouvrière ne peut être scientifique sans un travail systématique d’enquête et d’analyse.

L’UPML a l’ambition de contribuer à construire le parti de la classe ouvrière, d’être le porte-parole du prolétariat et donc de mieux répondre aux problèmes posés par la lutte de classe.

Le retour à l’enquête de masse est pour nous le moyen de rompre avec le subjectivisme et le spontanéisme qui dominent les organisations petite-bourgeoises d’extrême-gauche. Le cap du parti révolutionnaire ne saurait être le jouet de l’influence de l’idéologie bourgeoise. La lutte contre les idées de la bourgeoisie se mène contre l’ennemi de classe mais aussi au sein du mouvement ouvrier et révolutionnaire. Grâce à la théorie Marxiste Léniniste et la pratique révolutionnaire dont l’enquête est un moment important nous voulons faire de l’idéologie prolétarienne une arme politique au service du peuple.

Le but de cette enquête est d’établir une image plus précise du niveau de conscience ouvrière sur différents sujets. Nous voulons connaître quelles sont les idées justes qui circulent spontanément dans la classe ouvrière. Et avec quelle force l’idéologie bourgeoise influence le prolétariat.

Cette enquête est une illustration des méthodes de travail des marxistes léninistes. La construction des points de vue de l’UPML est un constant va et vient entre le travail de collecte des idées justes parmi les masses, leur synthétisation sous forme d’une ligne politique et sa pratique pour tester l’efficacité de ces idées. Cette dialectique entre masses et militants communistes est essentielle. Nous rendrons public les résultats de l’enquête dans le respect de l’anonymat.

Enfin, cette enquête est une opportunité pour l’UPML de collaborer et de recruter des nouveaux militants du communisme ! Aidez l’UPML en diffusant et en enquêtant vous-même. Forgeons ensemble le point de vue révolutionnaire du prolétariat !

 

 

Aux participants à l’enquête : Le profil des personnes sondées est le suivant : des prolétaires au sens large, c’est à dire qui ne vivent que de leur force de travail. A l’UPML, nous comprenons comme faisant partie du prolétariat les ouvrières et ouvriers, mais aussi les petits employés, les chefs d’équipe s’ils sont impliqués directement eux même dans la production, les prolétaires en formation, privé-e-s d’emploi, les femmes ou hommes au foyer et les retraités dont le métier était prolétaire). Sont exclues de cette enquête la petite bourgeoisie, même précaire, et l’aristocratie ouvrière.

Nous comprenons la définition de la précarité au sens large, cela peut être un CDD, un intérim ou même le statut de travailleur sous-traitant ou de sans-papier.

 

ENQUETE

 

télécharger l’enquête

Message de solidarité avec les luttes en France – printemps 2018

Comité continental européen ICOR

 

 

La Coordination Internationale des Organisations révolutionnaires salue les ouvrières et ouvriers, les étudiants et les autres travailleurs en France qui luttent contre la politique anti-ouvrier et anti-populaire du gouvernement Macron-Philippe. Votre grève est suivie et soutenue au niveau international !

Au centre de vos luttes – la résistance contre la attaque du gouvernement sur les cheminots! Le gouvernement Philippe veut s’attaquer à vos statuts, acquis et défendus dans des multiples grèves et luttes.

Le gouvernement dit vouloir «transformer» et «moderniser» la France ?

Cette soi-disant «réforme» pour la SNCF aurait des conséquences désastreuses: des emplois supprimés ou précarités, des conditions de travail et de combat plus dur, la division des équipes de camarades, l’affaiblissement des syndicats.

La réforme serait aussi très négative pour l’environnement avec d’autres milliers de km supprimés et plus de trafic de voitures, des régions rurales seraient encore plus mises à l’écart.

Ça serait cela – la France moderne ?

En fait, ce qui se passe en France – se déroule dans des multiples pays – dans les pays d’Europe et dans le monde entier. Les secteurs publics entiers sont transformés en marchés pour les grands groupes internationaux. Un peu partout, ces monopoles internationaux cherchent à investir leurs immenses profits dans les transports, les hôpitaux, les maison de retraites, écoles etc. pour en faire une marchandise.

La logique du profit règne sur toute la société – c’est le monde de Macron. Et en politique extérieure, c’est de l’impérialisme quand Macron avec Trump et May bombarde la Syrie.

Dans d’autres pays, les travailleurs se battent aussi pour défendre et améliorer leur conditions de travail et de vie, parfois contre les mêmes groupes du capital international.

Nos expériences montrent:

Seule une grève continue et générale, soutenue par de larges parties de la population, peut nous apporter des succès !

Retrait du projet de loi gouvernemental pour la SNCF !

Une victoire en serait aussi une pour tous les autres travailleurs attaqués. Elle en serait aussi un encouragement énorme au niveau international. L’ICOR fera connaître votre lutte au niveau mondial et organisera la solidarité.

Pour l’offensive ouvrière international contre le capital financier international!

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

L’ICOR-Europe s’engage à faire connaître les différentes luttes et à les coordonner en Europe. Elle a déjà soutenu la lutte contre la loi travail en 2016. Les plus de 50 organisations membres de l’ICOR se soutiennent mutuellement dans la construction du Parti révolutionnaire.

Dans ses status, l’ICOR écrit: «Les masses dans le monde ne veulent pas périr dans la barbarie capitaliste! La politique méprisante pour le genre humain du capital financier international incite l’élan révolutionnaire de l’humanité vers une société sans exploitation et oppression, sans misère, destruction de l’environnement et guerre qui offre des perspectives à la jeunesse.» C’est le socialisme.

Vive l’internationalisme prolétarien!

Signataires (en date du 29/04/2018, d’autres signataires sont possibles):

  1. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

  2. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque

  3. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

  4. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

  5. PR Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

  6. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

  7. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

  8. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

  9. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

  10. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

  11. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

  12. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

  13. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

  14. Krasnyj Klin Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes “Krasnyj Klin” [coin rouge]), Bélarus

  15. SMKC   Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque
  16. UPML (Union Prolétarienne Marxiste Léniniste), France

Signataires supplémentaires (Non-ICOR):

Trotz alledem!, Allemagne

Café militant du 27 mai à Saint-Denis – bilan

« Honorer Karl Marx veut dire apprendre de lui »

 

Les 200 ans de l’anniversaire de Karl Marx ont fait débat dans une multitude de journaux, de films etc. – la bourgeoisie ne peut pas faire l’impasse sur lui – malgré toutes les injures constantes sur le communisme qui serait ‘mort’.  On a parlé de Marx en tant que philosophe, économiste et critique du capitalisme …

Nous honorons Karl Marx aussi. Mais une rétrospective sur sa vie et sur son œuvre nous intéresse surtout sous l’angle de l’avenir de l’humanité, sous l’angle de la lutte contre le capitalisme, pour le socialisme et le communisme, pour une société sans exploitation de l’homme par l’homme.

Au ‘café militant’, nous avons regardé le film produit par nos camarades allemands du Parti marxiste-léniniste d’Allemagne (MLPD) : « Aucune chance pour l’anti-communisme. Karl Marx », film très instructif et combatif sur YouTube.

Karl Marx a été tout d’abord  un révolutionnaire. Il a mis en pratique sa fameuse phrase : «Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de diverses manières ; ce qui importe, c’est de le transformer. »

Toutes ses activités pratiques, théoriques ainsi que son mode de vie ont été mis au service de la transformation du monde.

 

La critique du capitalisme, la critique de l’économie politique bourgeoise, met au centre non seulement la création de la plus-value, non seulement la recherche du profit capitaliste, mais il en montre les racines : une relation entre les hommes – les exploiteurs et les exploités. Il a influencé et faisait partie du mouvement ouvrier, il a été lié à tous les mouvements de libération de son époque et il a entretenue une correspondance et des relations voire des amitiés avec les révolutionnaires du monde entier.

Il a sacrifié une possible carrière brillante comme intellectuel et professeur pour la mettre au service de ses convictions ; il a vécu comme réfugié politique et souvent dans la pauvreté.

Son œuvre et sa vie sont marqués par sa conception scientifique du monde – par le matérialisme dialectique : voir le monde tel qu’il est – de manière objective – le voir en évolution, voir les liens et les contradictions qui poussent cette évolution constamment vers l’avant.  Il a travaillé sur un nombre impressionnant de questions de société lors d’analyses géniales. Marx a donné une base scientifique à la lutte de l’humanité pour sa libération.

Honorer Marx ne veut pas dire le « vénérer ». Son génie est incontestable, il faut le reconnaître : il a été « en avant par rapport à son temps », comme le disait un participant au débat.

Honorer Marx veut dire pour nous apprendre de lui et continuer son combat – en théorie , comme en pratique.

Le café militant a discuté dans ce sens plusieurs tâches pour les marxistes :

L’analyse concrète et précise de toute évolution – contre tout dogmatisme. A l’exemple du capitalisme, on ne vit plus à l’époque du capitalisme de libre concurrence. Aujourd’hui quelques centaines de super monopoles dominent le monde sans partage et la plupart des pays aujourd’hui ont un caractère capitaliste voire impérialistes. Ce « stade suprême » du capitalisme qu’est l’impérialisme réuni de meilleures conditions pour la perspective de la révolution mondiale, l’objectif de Karl Marx et de tout révolutionnaire. Contre le dogmatisme – pour l’application de la méthode dialectique !

Karl Marx a vue avec clarté les acteurs potentiels de cette révolution, les prolétaires du monde. Il a critiqué les ‘socialistes utopistes’ de l’époque qui ne voyaient que la misère et l’oppression de la classe ouvrière. Marx disait :

 

Karl Marx a été contre toute velléité et opportunisme ; inébranlable dans son idéologie prolétarienne – pour la libération de la classe ouvrière qui libérera tout l’humanité. Aujourd’hui, dans leurs multiples luttes, les ouvriers montrent leur force. Mais notre intervention idéologique et politique est aussi nécessaire car par tout un ensemble de mesures, la bourgeoisie veut manipuler la conscience de classe. On parle de « collaborateurs » dans les entreprises, comme si exploiteurs et exploités avaient disparues. Être marxistes veut dire démasquer ces manœuvres  et faire connaître son œuvre surtout parmi les ouvriers.

Être marxiste veut dire qu’il faut renforcer le mouvement révolutionnaire – organisons-nous ! La pierre angulaire aujourd’hui c’est la construction d’une forte organisation marxiste-léniniste, d’un Parti révolutionnaire. Elle manque beaucoup pour guider les prolétaires dans leurs luttes pour sortir du carcan capitaliste – pour leur libération. Avec ces ‘café militants’, l’UPML veut rendre claire l’importance et les tâches d’un tel Parti et contribuer à le construire – avec des résultats : plusieurs participants et Amis de l’ICOR reviennent, apprécient les débats et se rallient à nos actions.

 

 

camarades UPML

Pour aller plus loin :
la biographie de K. Marx : Marx en 6 dates
et un classique de Lénine à propos des apports de K. Marx : Lénine – Karl Marx

 

 

La lutte des classes c’est aussi dans l’Education

Dans l’enseignement aussi, il y a de nombreuses raisons de se mobiliser, comme le montre ce tract en dévoilant les tromperies de l’État.

Pour le gouvernement et le MEDEF, l’enseignement doit se limiter à répondre aux besoins immédiats des entreprises. C’est elles qui dicteront de plus en plus le contenu, les besoins, les effectifs et la formation des maîtres la moins coûteuse possible :

Comme dans le secteur privé, ce sera de nombreux contrats avec une rémunération différenciée, à la baisse, « l’assouplissement » des statuts comme pour les cheminots et un recours accru aux contractuels.

Le gouvernement casse les solidarités en individualisant de plus en plus.

Le temps de travail des enseignants sera de plus en plus flexible; ils auront aussi l’obligation de pluridisciplinarité pour pouvoir remplacer les absences.

Le bac perd son caractère national en devenant « un parcours individualisé ». L’admission en Fac sur dossier trie de façon opaque ceux qui n’accéderont pas aux « grandes écoles », ce qu’ont bien compris les étudiants en lutte contre les réformes Parcoursup et ORE.

Pour la majorité des enfants, le parcours est balisé dès la maternelle. L’institution scolaire ne fait que reproduire les inégalités sociales de classe de génération en génération.

La classe dominante veut un formatage aidé par ses médias et pas un véritable enseignement révolutionnaire. Nous voulons une éducation large qui donne à tous un savoir, un esprit critique, de coopération et non de concurrence, et les moyens de lier la théorie et la pratique, de connaître la société pour la transformer.

L’UPML soutient les enseignants, les lycéens et étudiants en lutte contre les réformes réactionnaires du gouvernement !

Tract 19 avril