« Les luttes de classe en France au XXIème siècle » : quelques notes sur le livre d’E. Todd


Les luttes de classe en France au XXIème siècle » (éditions seuil, janvier 2020)

E Todd regarde l’avenir avec les lunettes du passé

Une lecture plaisante, Todd sait nous amuser, nous interroger, nous provoquer et nous instruire…

En positif des données, des chiffres, des courbes, des « statistiques », ce démographe et historien a voulu nous convaincre. Du point de vue des idées, il nous confirme sur certaines évolutions de la société française : appauvrissement lent mais assuré de nombreuses couches de la société au profit d’une mince couche sociale (de 1 à 10%) ; une désindustrialisation entraînant une baisse importante du nombre d’ouvriers industriels ; un nombre croissant d’employés de plus en plus précarisés (de ça il en parle beaucoup moins) ; des « couches intermédiaires » (centre de ces interrogations) qui s’atomisent déstabilisées sur leur avenir et celui de leurs enfants ; une société qui « s’effondre », ne sait plus où elle en est… Des gouvernements qui jouent la « comédie » démocratique tout en se droitisant… Tout cela nous pouvons tous le constater. La cause c’est « l’euro qui plombe la nation au profit de l’Allemagne. C’est le point de vue, très « patriote », sous lequel il analyse tous ces phénomènes.

Enfin il voit le monde en évolution, en changement permanent et il en tire différentes hypothèses qui nous intéressent fortement.

Jamais il ne parlera d’impérialisme français

E. Todd parle des monopoles de toutes Nations qui dominent l’Europe, et déterminent son orientation politique, très juste. Toutefois, il ne parle jamais des États (en tant qu’appareil) qui ont fusionné avec les grands groupes financiers et industriels qui dominent réellement tous les États. Todd invente des classes (ou des regroupements de classe) en fonction de critères intello et moraux sans jamais tenir compte des conditions matérielles et économiques qui sont, qu’on le veuille ou non, les fondements de nos sociétés. Plus même, pour l’auteur ce sont les idées qui déterminent le monde — d’où une place importante faite aux intellos des grandes écoles (ENA, ENS, Polytechnique…)

Todd abuse de ses références à Marx dont il ne reprend que le trait vif et humoristique pour tracer une égalité entre Napoléon III et Macron — qu’il déteste.

E. Todd défend les institutions de la 5ème République et apparaît de fait comme un gaulliste sociale et patriote.

L’analyse des résultats électoraux et des consciences

Ses chiffres et analyses partent et s’appuient toujours sur les résultats électoraux sans jamais vraiment tenir compte des abstentionnistes, des votes blancs ou nuls et des non-inscrits qui constituent entre 60 et 80% des adultes en âge de voter. Alors toutes les analyses qu’ils tirent de ces chiffres sont nécessairement partielles, partiales et donc faussées.

Comment peut-on, par exemple, toujours prétendre que les ouvriers sont pour Parti le Rassemblement National (RN) et non l’abstention ? Que ceux qui votent ont des votes fluctuants mais toujours pour dire non aux dominants, même quand ils votent pour leur pire ennemi (le RN). Comment ne pas voir que la base sociale du RN c’est la base traditionnelle des Partis ultra-réac, les « petits », en tout genre, mais principalement les commerçants, artisans et paysans – qui sont en voie de disparition comme le dit Todd lui-même – et aujourd’hui les petits industriels et de petits cadres poussés . « Petits » en disparition rapide ce qui affaiblit le RN, l’obligeant à aller vers les vieux et les petits industriels, en butte à la mondialisation. RN qui d’année en année s‘affaiblit comme le montre encore une élection forte celle des municipales —- où le RN régresse en nombre de voix et en pourcentage…

Cette vérité étant dite, il ne s’agit pas de nier le danger de l’ultradroite et fasciste, promue et implanté par la bourgeoise « nationale » dans de plus en plus de pays aujourd’hui, parfois avec quelques succès (Trump, Bolsonaro, Urban, Salvini…). Mais un danger fasciste concret et massif n’existe actuellement pas en France. Le point de vue de Todd exprime plutôt son incompréhension et ses préjugés vis-à-vis des couches populaires.

La solution par l’éducation et les « élites » ?

L’auteur dissocie toujours (inconsciemment ?) « L’économie française » du contexte international. Mieux, il voit l’économie comme une réalité particulière non liée aux classes sociales et à leurs luttes.

Se réclamer (petitement) de Marx et parler d’une tendance humaine universelle à « avancer » qui n’est pas déterminée, fondamentalement par l’économie, pourrait surprendre K. Marx.

Il conclura d’ailleurs sa première partie de réflexion : « Le développement social de l’intelligence », par ces quelques mots (p.84): « J’ai mis en évidence la primauté de l’éducation dans le développement de l’humanité. Elle définit l’axe de l’histoire. Plus que les guerres ou les révolutions, sociales ou économiques, elle est l’histoire » [souligné par nous] — on est loin de l’idée marxiste comme quoi l’histoire c’est l’histoire de la lutte de classe.

Mais ne se contredit-il pas à propos de « l’intégration » ou non des immigrants ? Il dira (p.106) : « la principale cause du début de recommunautarisation auquel on a pu assister…. me semble d’ordre économique. Elle représente l’un de ces cas de rétroaction de la strate consciente de la vie sociale sur les strates plus profondes, de l’économie sur l’anthropologie… »

A côté de cela il note des choses forts justes (mais infiniment répétées et unilatérales en fait) : « le monde ouvrier ne joue plus de rôle directeur, même inconscient, dans la vie politique française » (p.113). Et son analyse des classes sociales en France ne manque pas d’intérêts (p.119 à 125)

Il note également (p.120) : « une intrication entre les grands corps de l’État d’une part, la haute finance et les grandes entreprises de l’autre…. ». Enfin un constat réaliste que Lénine avait déjà appelé : le capital monopoliste d’État. Il le redécouvre (si l’on peut dire), toutefois il ne le mettra pas vraiment en valeur et ne s’en servira pas dans son analyse de classe.

Pour l’auteur tout commence avec Maastricht, c’est « le péché originel….  l’entrée dans l’euro a permis la fin de la démocratie représentative en France » (p.167). Tous les évènements chiffrés que l’auteur nous donne, vont être vu par cette fenêtre d’analyse.

Un culte de sa « classe », ainsi il écrit (en p.185) à propos des Gilets Jaunes (qu’il dit avoir soutenu) : « je ne crois pas à la possibilité de la démocratie directe. Une démocratie sans représentants et plus généralement une démocratie sans élites, ne peut mener qu’à l’anarchie ou au totalitarisme.

La solution par le nationalisme et le chauvinisme ?

La conclusion du livre ne manque pas d’intérêt et de piquant. Après avoir donné quantité de chiffres et de références objectives forts utiles à sa démonstration, il va se déclarer pro-américain et anti-Allemand. Ainsi il « comprend de Gaulle », car « dans un pays qui a perdu son indépendance, la reconquête de l’indépendance est la priorité absolue. Tout autre programme est une escroquerie » (p.358). Et il développe son programme très gaulliste pourrait-on dire : « Un seul pays peut permettre à la France d’échapper à l’euro… c’est celui qui ne veut pas d’un système impérial européen dominé par l’Allemagne : les États-Unis. Le salut de la France passe par l’aide des Américains » (p.359). Et enfin, il en appelle à un « sursaut moral collectif… condition d’une restructuration politique, ce qui permettrait de susciter les dévouements individuels et de bâtir une action collective structurée. Pour se sacrifier à une cause il faut avoir la foi, et la seule foi envisageable aujourd’hui est l’Amour de la patrie. » (p.365 et 66). Pas très nouveau comme perspective ! Compte-t-il qu’un haut fonctionnaire nord-américain bien placé propose à Trump de recevoir ce « grand intellectuel français » ?

On a envie de rire (à moins qu’il faille pleurer) d’une pareille conclusion : alors comme en 14 et en 39 reprenons le fusil pour chasser l’ennemi traditionnel de la « grande France » : l’Allemagne.

Todd enclenche la marche-arrière : un soutien à notre impérialisme « moins méchant ?» comme solution. Erreur et même dangereux dans une période où nationalisme et chauvinisme montent dans une période de concurrence inter-impérialiste exacerbée d‘un système en crise.

« La lutte des classes en France  au 21ème siècle» après tant de chauvinisme, de colonialisme de notre pays impérialiste ne doit-elle pas être tournée vers le socialisme révolutionnaire ?

Un militant 

Être révolutionnaire n’est pas un crime : Solidarité avec les camarades accusés dans le procès de Munich !

Le 28 juillet prochain, dans le procès sur le TKP/ML (Parti Communiste de Turquie/ML), le tribunal de Munich/Allemagne va rendre son jugement sur les révolutionnaires de Turquie. Lors d’une opération dans toute l’Europe, dirigée par l’Allemagne , en 2015 contre le TKP/ML, 10 révolutionnaires dirigeants de l’ATiK (Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe) avaient été arrêtés en France, en Suisse, en Grèce et en Allemagne. On ne reproche rien de criminel aux accusés, seulement leur appartenance au TKP/ML qui, selon Erdogan serait une « organisation terroriste ».

Cette action a mis une fois de plus en évidence la profonde collaboration entre les États impérialistes européens et le gouvernement fasciste du président turc Erdogan, au niveau économique et politique jusqu’au niveau juridique.
Mardi 28 juillet, une manifestation à Munich exprimera la résistance et la solidarité contre la répression et l’anticommunisme. Des délégations de différents pays européens sont également attendues. Dans le même temps, des rassemblements sont prévus devant les consulats allemands du monde entier.
De nombreuses organisations appellent à la solidarité contre l’oppression politique et juridique.
Protestations et résistances doivent renforcer la construction du Front Uni international contre le fascisme et la guerre initié par l’ICOR * et l’ILPS **.

L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste a signé l’appel à une large unité d’action en Allemagne et au niveau international. Si vous souhaitez signer également, adressez-vous à contact-upml@riseup.net et à la coordination de l’ICOR en Europe coordinationeurope@yahoo.co.uk

Appel : Solidarité avec les camarades accusés dans le procès de Munich

Le 28 juillet, dans le procès du TKP/ML, le tribunal de Munich va rendre son jugement sur des révolutionnaires de Turquie. Le tribunal veut prononcer un détestable jugement scandaleux!
Nous exigeons l’acquittement de tous les accusés et la liberté de Müslüm Elma
Lors du procès qui dure depuis quatre ans accusant de «terrorisme» dix militants révolutionnaires turque devant le tribunal régional supérieur de Munich, le bureau du procureur de la République a exigé des punitions draconiennes.
Les accusés ne sont même pas accusés de crimes concrets, mais seulement d’appartenance ou d’être des “chefs de file” du TKP / ML, ce qui n’est pas interdit en Allemagne. Il s’agit donc de juger plus leur état d’esprit et leur organisation révolutionnaires! Le parquet fédéral souhaite qu’ils soient punis de peines de prison allant de trois ans et six mois à six ans et neuf mois. Si neuf accusés depuis 4 ans sur dix ont été libérés, ils devraient tout de même retourner en prison.
En raison de l’accusation construite de soi-disant “chef de file” d’une telle association, le principal accusé Müslüm Elma est le seul qui est toujours en détention après cinq ans et près de trois mois.
Dans les plaidoiries et les déclarations finales des accusés, la procédure d’accusation par la justice bourgeoise a été exposée comme étant une manœuvre anticommuniste, utilisée pour protéger le régime fasciste d’Erdoğan dans sa lutte contre les forces révolutionnaires et le mouvement de libération kurde, mais aussi pour criminaliser l’idéologie communiste de liberté.
Müslüm Elma a souligné dans son discours de clôture devant le tribunal le 29 juin 2020
«Nous venons de la tradition de la résistance. L’accusation de ‘terrorisme’ est l’un des plus grands mensonges des 20e et 21e siècles, que les voleurs impérialistes et leurs collaborateurs ont rassemblés pour cacher les crimes qu’ils ont commis contre les peuples opprimés du monde et pour diffamer leur lutte légitime. Mais tous ces mensonges ne pourront empêcher la disparition des impérialistes. Nous sommes des révolutionnaires internationalistes … vous ne pouvez pas nous juger … “
Ces paroles claires de Müslüm sont une preuve supplémentaire du moral élevé et de la volonté indomptable de tous les accusés de rejeter l’accusation calomnieuse et construite de terrorisme et de montrer la collaboration de l’impérialisme allemand avec le terrorisme d’État de l’État turc.
Mais pourquoi cette persécution acharnée contre desopposants turcs?
D’une part, c’est une faveur du gouvernement fédéral, complice du régime Erdoğan. Le tribunal de Munich n’est pas intéressé par le fait qu’une partie importante des «preuves» a été apportée par les services secrets turcs par le biais d’espionnage illégal. Pas intéressé non plus qu’Erdogan a établi un régime fasciste, envahi Efrin (en Syrie) en violation du droit international, a occupé des parties du Rojava et récemment bombardé des colonies kurdes et yézidies dans le nord de l’Irak.


Ce procès est un instrument pour renforcer le développement droitier en Allemagne.
Il s’agit explicitement d’une procédure pilote anticommuniste, qui, basée sur l’interdiction du KPD (Parti Communiste d’Allemagne) en 1956, vise à aider à criminaliser l’activité révolutionnaire. Un jugement modèle qui vise à créer de nouvelles opportunités d’accuser les syndicalistes, les grévistes, les antifascistes, les militants écologistes, les militants de gauche et les révolutionnaires et – s’ils ne sont pas allemands les expulser. Comme déjà dit, ce ne sont pas pour des actes précis qu’ils sont inculpés ici, mais bien pour leur état d’esprit.
Ce processus est lié à l’extension de lois d’exception adoptées en 1968 : étendre la répression étatique, par exemple à travers la nouvelle loi sur les tâches de la police, et exploiter actuellement la pandémie du corona pour réduire les droits politiques démocratiques et étendre les pouvoirs de la police.
Ce que les dirigeants craignent, c’est notre union.
La crise économique et financière mondiale qui a éclaté en 2018 – aggravée par la crise du corona – aggravera encore les contradictions sociales. Elles mèneront à de nouvelles luttes de masse et à des crises politiques. Le système capitaliste est dépassé depuis longtemps. Le nombre de personnes augmente qui s’y opposent et qui sont dans la lutte contre l’exploitation et l’oppression.
Dans ce contexte, l’union de toutes les forces progressistes est à l’ordre du jour. Ce n’est que par une coopération active, dans la perspective d’un front uni antifasciste et anti-impérialiste, que Müslim Elma formulera à juste titre: «Ce procès ne sera pas conclus dans la salle d’audience, mais dans la rue».
Nous n’accepterons pas une condamnation!
Pour l’acquittement de tous les accusés
Liberté pour Müslüm Elma
Abolition du §129a + b et fin de «l’autorisation de persécution»
Mettre fin à la coopération avec le régime Erdogan par le gouvernement fédéral
– Vive la solidarité internationale


Manifestation le 28 juillet à 10h, jour de prononcé du verdict, devant le tribunal régional supérieur à Munich, Nymphenburgerstrasse


Signataires:
ATİK (Confédération des travailleurs de Turquie en Europe), Rote Hilfe, UPOTUDAK (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux), Alliance internationaliste, ADGB (Plate-forme pour les

Municipales 2020 : Une abstention record démontre une crise institutionnelle qui s’approfondit

Au deuxième tour des municipales – les élections « préférées » en France avec en général le plus de participation – le taux d‘abstention atteint presque 60 %, un record historique ! L’abstention augmente de trois points par rapport au premier tour, qui s’est tenu en pleine crise du corona virus, juste avant le décret de confinement du gouvernement. Au second tour des municipales 2014, plus de 60 % des électeurs s’étaient déplacés pour voter.

Ce taux d’abstention de presque 60 % montre la méfiance voire le rejet des institutions et surtout des partis politiques bourgeois. Dans certaines villes, le taux d’abstention atteint même 70 % (Saint-Denis, 93) voire 90 % (Vénissieux) ! Interviewés, les habitants se disent « oubliés » et dénoncent le spectacle des élections bourgeoises qui ne changerait pas leur vie dégradée.

Les résultats sont aussi une grosse claque au gouvernement Macron/LREM. Il n’a pu conquérir aucune grande ville, mais recule de manière sensible un peut partout. « Rayé de la carte » disent certains commentateurs.

Europe-Ecologie/LesVerts seraient les gagnants de ces élections, avec souvent 15 ou 20 % des électeurs inscrits, pas de quoi se vanter !Ils se trouvent à la tête d’une dizaine de grandes villes et participeront à la gestion d’autres villes dans des alliances de gauche, mais sur justement le niveau de participation faible. Leur succès relatif montre les préoccupations des électeurs concernant la destruction massive de l ‘environnement naturel, mais aussi des illusions d’une partie de l’électorat dans un « capitalisme vert ».

Le Rassemblement national (ex FN) se réjouit de la conquête de la mairie de Perpignan, mais dans l’ensemble du pays, il dégringole ! En 2014, le RN avait comptabilisé 1 438 sièges dans 463 communes. Six ans plus tard, ils n’obtiennent que 840 sièges dans 258 communes. L’abstention à Perpignan a été de 53 % (soit 25 % des inscrits !). Sans compter qu’un tiers des potentiels électeurs ne sont pas inscrits et que les personnes n’ayant pas la nationalité française sont d’avance exclus du droit de vote. On arriverait donc à environ 15 % de voix pour le RN.

Les causes de ce désastre pour les institutions bourgeoises sont à chercher dans les multiples crises qui marquent la société capitaliste, crises économiques et sociales, incapacité à faire face à une crise sanitaire. Cela confirme notre analyse : une opposition croissante avec un courant gauche et anti-capitaliste qui va en se renforçant. C’est le résultat de la montée des luttes de ces dernières années contre divers aspects de la politique gouvernementale – loi travail, inégalités sociales et restriction de la démocratie, retraites, privatisation des services publics, contre le racisme d’État… – Ce qui exprime la volonté de se battre pour « une autre société ». Toutefois l’absence d’une alternative globale à la société capitaliste est un défi pour tous militants révolutionnaires qui luttent pour construire un parti véritablement communiste.

Au Café militant de l’Union Prolétarienne ML à Saint-Denis, fin juin, on a discuté de la nécessité de comprendre comment ce monde évolue et évoluera demain et de la nécessité de s’organiser pour défendre les intérêts des prolétaires. On a appelé à la solidarité avec les prolétaires en lutte et à la solidarité internationale. Une adresse de solidarité a été votée et transmis aux camarades en lutte en France et dans d’autres pays :

Saint-Denis/France, 27 juin 2020

Message de solidarité

Les participants au débat du ‘Café militant’, organisé par l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et les Amis de l’ICOR à Saint-Denis en région parisienne/France,expriment leur solidarité avec tous les travailleur.se.s menacé.e.s par la crise économique capitaliste – dans l’automobile, dans l’aéronautique, dans les services publics, dans le secteur du tourisme – en France et partout dans le monde !

Sous le prétexte de la crise du corona, les capitalistes veulent prolonger le temps de travail, précariser et flexibiliser encore plus, baisser les salaires. Cela ne préservera pas nos emplois – ils veulent encore plus nous exploiter ! Résistance !

Sous le prétexte de la crise du corona, les gouvernements un peu partout limitent encore plus nos quelques droits et libertés démocratiques et renforcent la répression par l’État pour limiter voire empêcher nos protestations. Résistance !

Nous saluons toutes les courageuses initiatives d’opposition.

Nous sommes solidaires des luttes dans les hôpitaux, chez Renault et PSA en France, chez Airfrance et Lufthansa… Soutien à la grève acharnée depuis mai dernier chez Nissan Barcelone/ Espagne où 20 000 emplois (l’usine Nissan et ses fournisseurs) sont menacés.

Nos revendications de classe contre ceux des capitalistes :

– Lutte pour chaque poste de travail !

– Création de postes par une réduction du temps de travail !

– Hausse des salaires !

– Défense de nos droits et libertés syndicaux et démocratiques ! Contre la répression par l’État !

– Pour un monde libérée d’exploitation et d’oppression !

Vive la solidarité internationale ! Prolétaires de tous les pays – unissez-vous !

Contact: contact-upml@riseup.net