“Les verts ne sont pas verts” MLPD

Nous reproduisons ici l’article écrit par le MLPD dans Rote Fahne. Depuis les élections européennes, les partis dit-verts ont pris un ascendant important, notamment à la suite des mouvements et des marches pour le climat. Cependant, le caractère composite des organisations vertes les rends extrêmement vulnérables à une OPA libérale. En France, Jadot s’est ainsi déclaré favorable à des alliances avec la droite pour les municipales, tandis que le “Festival l’An Zéro” a été étrillé pour servir de tribune aux libéraux et aux réactionnaires. Alors que la “droite élargie” ou la “droite hors les murs” représente l’alternative réactionnaire, la proposition libérale, pour les prochaines échéances électorales, semble se tourner vers les Verts. [traduction de l’UCL: https://unitecommuniste.fr/analyses/les-verts-ne-sont-pas-verts-mlpd/ ]

Le climat et l’environnement sont parmi les questions politiques les plus importantes au sein de la population.

La conscience écologique s’est éveillée sur un large front. Depuis le début de l’année, plus d’un million de personnes, surtout des jeunes, ont manifesté en Allemagne dans le cadre du mouvement mondial « Fridays for Future ». La transition vers une catastrophe environnementale mondiale s’accélère clairement et sensiblement. En Rhénanie-du-Nord-Westphalie, l’inondation des mines commencée par la société du charbon Ruhrkohle Aktiengesellschaft (RAG) menace d’entraîner une catastrophe régionale dans le domaine de l’eau potable. La grande majorité de la population ne veut pas accepter ce processus de destruction délibérée des bases d’existence naturelles. Pendant que les partis de la grande coalition (dite « GroKo »)CDU/CSU et SPD sont devenus indignes de confiance pour une grande partie des masses sur la question environnementale, les Verts sont actuellement en train de vivre une envolée. Mais ils ne sont en aucun cas la bonne réponse à cette évolution menaçante pour l’humanité. Dans la dernière étude de l’Agence fédérale allemande pour l’environnement sur la sensibilisation écologique, la majorité des personnes interrogées se sont déclarées mécontentes de la protection du climat par l’industrie et la politique. Pour 81 pour cent d’elles, le tournant énergétique progresse trop lentement. Une profonde crise de confiance frappe l’ensemble de la politique bourgeoise. La sonnette d’alarme retentit parmi ceux qui sont au pouvoir : Les critiques à l’égard du capitalisme s’intensifient, en particulier en ce qui concerne sa destruction de l’environnement, aujourd’hui immanente.

Dans le sens de la manipulation bourgeoise de l’opinion au moyen d’une présentation constante aux masses de nouvelles « alternatives » dans le cadre bourgeois, les Verts sont en train d’être massivement revalorisés. Avec tous les moyens : On prétend que Robert Habeck est l’homme politique le plus attractif, que le personnel n’est pas épuisé et que leur politique est strictement respectueuse du climat. Ce n’est pas vrai ! Si l’on considère la politique des Verts d’un point de vue rigoureusement environnemental, tout ce qui est vert va s’assécher comme les prairies et les champs pendant la sécheresse de l’été 2018 : Entre autres, les Verts sont censés aider à organiser de nouvelles réalités gouvernementales stables et sont considérés comme garants importants de majorités pour les futurs gouvernements. Pour ces raisons, aucun des partis bourgeois n’attaque vraiment les Verts. Le MLPD est différent. Il dit : Les Verts ne sont pas verts !

Quiconque veut faire aujourd’hui une politique environnementale sérieuse doit être jugé sur la manière dont il ou elle traite les questions existentielles de l’avenir. L’interaction et l’intensification de neuf facteurs principaux accélèrent actuellement la transition vers une catastrophe environnementale mondiale : La destruction de la couche d’ozone, la déforestation, la catastrophe climatique mondiale imminente, l’augmentation significative des catastrophes environnementales régionales, le danger d’asphyxie des océans, la destruction des écosystèmes régionaux et l’extinction des espèces, la surexploitation impitoyable des ressources naturelles, l’invasion par les déchets, les empoisonnements et la pollution ainsi que l’utilisation irresponsable de l’énergie nucléaire. La catastrophe environnementale mondiale ne peut être évitée que par une lutte visant à transformer la société. Comment les Verts répondent-ils à ces questions  ?

Le trou d’ozone ? Le dépérissement des forêts ?

Pour les Verts, c’est le passé. « Les rivières sont redevenues plus propres, le ciel bleu à nouveau », se réjouit en avril 2019i Michael Kellner, le gérant fédéral des Verts, de la politique environnementale depuis la fin des années 1980. Alléluia ! À quel point pense-t-il que les gens sont stupides ? Avec en tête la devise : ils ne remarqueront même pas que la RAG pollue les rivières de la Ruhr et de la Rhénanie avec des PCB par le rejet non filtré des eaux de mine. Avec les travailleurs qui ont découvert ce gâchis, les Verts n’ont de toute façon jamais rien eu à voir.

C’est également un fait que le trou de la couche d’ozone s’élargit à nouveau dans certaines régions en interaction avec le réchauffement planétaire et des nouveaux destructeurs chimiques de l’ozoneii. Et la destruction des forêts pluviales est massivement poursuivie par les supermonopoles internationaux, y compris le président brésilien Bolsonaro. Et les Verts ? Ils ne demandent qu’une renégociation du traité Mercosur de l’UE avec les pays de l’Amérique latine avec des « normes sociales et écologiques contraignantes »iii. Comme si les groupes dirigeants limitaient le diktat de leurs profits sur toute la société au moyen de garde-fous aussi illusoires.

En 2016, les Verts – au gouvernement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie avec le SPD – ont décidé de nouveaux permis d’exploitation pour RWE dans la mine à ciel ouvert de Hambach et de détruire ainsi la forêt de Hambach. Contre cela se sont développées des protestations de masse à l’automne 2018, avec le succès d’un arrêt temporaire du déboisement. Wibke Brems, porte-parole des Verts pour la politique énergétique au Parlement du Land, a présenté une « défense » révélatrice. Elle est allée jusqu’à dire que les Verts avaient « négocié durement avec le SPD » à l’époque, que le résultat était « un succès politique incroyable ». En fait, l’extension et la poursuite de l’exploitation à ciel ouvert, destructive pour l’environnement, ont été approuvées et déguisées en « entrée dans la sortie ». Au début de l’année, les Verts ont joué un rôle de premier plan dans la proposition de la Commission du charbon de maintenir la combustion de houille, si profitable pour les monopoles énergétiques, encore 20 ans, voire plus si nécessaire.

Un schéma qui a déjà bien fonctionné avec la décision peu enthousiaste de déclassement des centrales nucléaires. Sous l’égide du ministre vert de l’Environnement Jürgen Trittin, des « reliquats de quantités d’énergie » transférables ont été convenus en 2002, des dates fixes de fermeture n’ont pas été expressément fixées, les transports des Castoriv ont été matraqués contre les blocus des écologistes. En 2018, les Verts, avec Jürgen Trittin, ont une nouvelle fois participé au trafic d’indulgences en faveur des groupes nucléaires, afin de les débarrasser à jamais de tous les coûts éternels et consécutifs pour 23 milliards d’euros.

Les Verts se vantent effrontément d’être le seul Parti de la protection du climat. Cependant, au vu du réchauffement climatique dramatique, on s’étonne des rares demandes concrètes du Parti Vert pour les élections européennes et de la « Gemütlichkeit » [lenteur confortable] verte : Le passage complet aux énergies renouvelables ne devrait pas être achevé avant 2050v. Déjà en 2013, une étude de l’université de Stanford a montré que cet objectif pourrait être atteint d’ici 2030 avec des coûts d’investissement annuels représentant environ 7 % du produit social mondial. Le seul climat que les Verts protègent est celui des investissements et des profits capitalistes.

Face aux déplacements en masse de populations dans le monde entier, y compris par le biais d’une augmentation des catastrophes environnementales régionales, les Verts ne pensent à rien de plus banal que d’appeler à « un façonnement digne de la migration et la fuite induites par le climat »vi, ce qui est la conséquence si l’on se considère avant tout responsable du maintien en vie du système mondial impérialiste destructeur. Alors ils ne savent rien de mieux que de soigner les pires effets avec quelques minuscules pansements. En tant que pôle opposé, le MLPD est fier de lutter pour le droit de fuite sur une base antifasciste ainsi que contre les causes de la menace d’une catastrophe environnementale mondiale. Et de combiner cela avec la lutte pour le dépassement révolutionnaire de l’impérialisme.

Les « contraintes objectives » capitalistes  mortelles pour l’humanité

Les soi-disant « contraintes pragmatiques » souvent évoquées, auxquelles tous les partis bourgeois monopolistes – et donc aussi les Verts – se voient liés, garantissent la compétitivité et la maximisation des profits des supermonopoles en activité au niveau international. Ce n’est que lorsque ceux-ci sont sécurisés que l’environnement peut éventuellement être pris en faible considération. Le problème dramatique de ces « contraintes objectives » capitalistes : Avec elles, la survie de l’humanité est à risque aigu prévisible. Elles empêchent l’adoption de mesures immédiates et cohérentes, nécessaires et urgentes pour protéger l’environnement.

Le livre « Alerte à la catastrophe ! Que faire contre la destruction délibérée de l’unité de l’homme et de la nature ? » caractérise de façon pertinente le rôle des Verts : « Sous le slogan ” donner à l’économie une orientation verte ” (Programme électoral pour le Bundestag de 2013, p. 21), le parti est devenu aujourd’hui de par son programme, sa politique au niveau fédéral et sa direction, un vecteur principal de l’écologisme impérialiste. Il pratique l’écoblanchiment pour la politique monopoliste bourgeoise … »vii

Annalena Baerbock du duo dirigeant des Verts a même été autorisée à prononcer le discours de clôture lors de la « Journée de l’industrie » du 4 juin, juste après ses « brillants » résultats des élections européennes. Cette « demande d’embauche » a été accueillie très favorablement par les monopolistes réunis. Deutsche Welle [canal médiatique allemand – NdT] commente : « Quiconque s’attendait à ce que le chef du parti écologiste Baerbock se consacre principalement à la politique climatique a été surpris. Au lieu de cela, elle s’est surtout préoccupée du conflit avec la Chine et les États-Unis et de l’avenir du marché intérieur européen »viii. Elle a explicitement donné le feu vert aux intérêts bénéficiaires des patrons des grands groupes : « Je ne menace pas de nouvelles valeurs limites … mais je veux sécuriser les sites de l’industrie en Europe de manière concertée »ix. Cela en dit long : avec les Verts, les principaux pollueurs et les principaux responsables de la destruction de l’environnement, les grands groupes internationaux et les banques, sont écartés de la cible. Plus encore : le chauvinisme européen répandu par les Verts s’inscrit pleinement dans la lignée des associations monopolistiques pour une gestion rigoureuse de leurs intérêts dans la lutte concurrentielle mondiale. Avec cela, les travailleurs et l’environnement sont écrasés dans la même mesure.

La politique des Verts doit certainement être distinguée de ce que beaucoup de leurs électeurs attendent subjectivement. Pour beaucoup de gens, la croix chez les Verts était l’occasion rêvée d’inscrire sur le bulletin de vote leur conscience environnementale croissante, de mettre l’accent sur les exigences du mouvement environnemental, etc. Mais ici, ces besoins sont carrément mal satisfaits. L’élection des Verts peut possiblement rassurer l’une ou l’autre conscience, elle nourrit l’illusion de contribuer à la protection de l’environnement et ça semble plus commode à première vue que de devenir actif personnellement … Mais les Verts n’empêcheront pas la catastrophe environnementale. Tout au contraire !

Un parti qui prend vraiment fait et cause pour la protection de l’environnement doit faire preuve de fermeté. Il ne peut pas se marier au capitalisme. Il doit s’en prendre aux monopoles dirigeants qui sont responsables de toute la misère. Avant tout, il doit prôner un changement fondamental vers une société, où l’unité de l’homme et de la nature deviendra la ligne directrice de de la société dans son ensemble. Si le capitalisme est le mal de fond de la destruction de l’environnement, alors il ne peut y avoir qu’une seule conclusion : Ceux qui veulent sauver l’environnement et l’humanité doivent aussi surmonter l’impérialisme et le diktat du profit des monopoles sur l’ensemble de la société. Cette perspective d’une société socialiste libérée de l’exploitation de l’homme et de la nature n’est représentée en Allemagne que par le MLPD. Il organise la résistance active sur place pour le sauvetage de l’environnement naturel et encourage que les luttes environnementales concrètes se développent en une école de la lutte visant à transformer la société. Qu’elles contribuent à rassembler les forces de la révolution internationale. Le MLPD est le parti de la protection radicale et cohérente de l’environnement.

Lutter pour la protection de l’environnement et l’emploi

Un point central de l’empoisonnement chronique de l’homme et de la nature, de la lutte pour l’eau potable et de l’unité nécessaire des mouvements ouvrier et environnemental se trouve actuellement dans la Ruhr et en Sarre. Avec l’inondation des mines de charbon désaffectées, la RAG veut « enterrer » son crime environnemental légalisé consistant à stocker sous terre 1,6 million de tonnes de déchets toxiques et à polluer les mines avec plus de 10 000 tonnes de PCB ultra toxiques. Le mouvement des mineurs « Kumpel für AUF », le mouvement militant ouvrier et écologiste, des alliances électorales communales non-liées à un parti et le MLPD, entre autres, luttent vigoureusement ensemble contre cette menace d’empoisonnement du sol et de l’eau potable pour plus de six millions de personnes, contre le licenciement de 200 mineurs, pour des emplois dans la protection environnementale et contre le vol des pensions et l’usure du loyer par la RAG.

Alors qu’une ou deux protestations tièdes contre les PCB dans l’eau des mines peuvent être entendues des Verts, les 1,6 million de déchets toxiques sont notoirement dissimulés par eux. Il y a des raisons à cela : Sous la responsabilité de la première ministre de l’Environnement vert du Land NRWx Bärbel Höhn (mandat 1995-2005), absolument rien n’a été entrepris contre le stockage de déchets toxiques approuvé par l’ancien gouvernement SPD. Cela n’a pas non plus été sérieusement problématisé ni rendu public – et ce malgré le fait que les Verts aient abordé la question à plusieurs reprises avant le mandat de Mme Höhn. Soudain, il a disparu. Cette procédure a donc été protégée et tolérée. Après tout, c’étaient aussi « leurs » déchets toxiques enfouis. Une grande partie provient des scories et des filtres usagés des usines d’incinération des déchets. Celles-ci ont été imposées de 1998 à 2005 sous la direction du ministre vert de l’Environnement Jürgen Trittin en tant que traitement des déchets régulier européen. Contre des protestations massives.

Actuellement, 70 ans de la Loi fondamentale [Constitution fédérale] sont célébrés partout. Que diraient les Verts d’une modification de la Loi fondamentale avec obligation de protection radicale de l’environnement et des animaux ? Ou de l’interdiction de stocker des substances toxiques qui nuisent à l’unité de l’homme et de la nature ? Il apparaîtra bientôt clairement à quel point les Verts seront réticents à prendre des engagements aussi fondamentaux. Savent-ils avec certitude qu’ils porteraient ainsi atteinte aux intérêts des monopoles – et – à quels crimes liés aux déchets toxiques ont-ils eux-mêmes contribué ?

Le projet vert vénéneux  sauver le capitalisme par l’anticommunisme

Tandis que les alliances avec les patrons des groupes et les principaux responsables de la destruction de l’environnement ne sont explicitement pas un problème pour les Verts, ils sont également à l’avant-garde de l’anticommunisme moderne. Et puis ils deviennent vert vénéneux ! Beaucoup de leurs représentants sont les témoins principaux repentis de l’anticommunisme. Ils sont devenus des facteurs d’ordre agressifs contre les marxistes-léninistes dans les mouvements antifasciste, environnemental et pacifiste. Ils combattent les forces critiques envers le capitalisme et révolutionnaires, par exemple dans le mouvement Fridays-for-Future [vendredis pour l’avenir] – avec tous les moyens jusqu’à la force physique et l’exclusion avec l’aide de la police, comme récemment à Berlin, Heilbronn, Braunschweig, Villingen et Düsseldorf le 24 mai. Pour eux, les escapades de l’anticommunisme moderne sont plus importantes que la lutte environnementale commune. En tant que facteur anticommuniste d’ordre conforme au système au sein du mouvement environnemental, ils jouent le même rôle que les dirigeants syndicaux sociaux-démocrates de droite dans le mouvement syndical. Ainsi, le battage médiatique sur les Verts se termine dans la défense pure et simple du capitalisme et de son écoblanchiment à tout prix.

Jens Petring, parlementaire des Verts en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, déclarait fièrement en 1997 : « Nous sommes les meilleurs modérateurs de l’inévitable »xi. Démarrés en tant que parti de protestation petit-bourgeois dans les années 1970, les Verts se sont développés en parti monopoliste bourgeois soutenant l’État jusqu’à arriver au sommet de leur participation au gouvernement fédéral en 1998. Leur soumission aux intérêts monopolistes est ainsi devenue « inévitable ». La contrainte économique actuelle du capitalisme de détruire systématiquement et universellement l’unité vitale de l’homme et de la nature ne peut et ne doit pas être « co-modérée » si l’humanité ne veut pas périr. Par conséquent, un mouvement environnemental efficace doit également faire face à l’écologisme impérialiste des Verts. Vraiment « inévitable » pour la solution de la question environnementale, c’est une lutte environnementale visant à transformer la société !

Sauver l’environnement de l’économie de profit…

… est la ligne de base du travail quotidien en matière de politique environnementale du MLPD avec ses cellules d’environnement. En tant que membre fondateur de l’organisation mondiale révolutionnaire ICOR, il travaille également à l’internationalisation et à l’unification nécessaires des luttes (environnementales). Dans un front de résistance international et actif – pour un avenir de l’humanité dans les États socialistes unis du monde. Une lutte environnementale changeant la société avec une perspective révolutionnaire a besoin d’un MLPD fort. Quiconque s’oppose constamment au développement vers la droite du gouvernement et des partis bourgeois, qui s’engage constamment pour le sauvetage de l’environnement de l’économie de profit doit également venir à bout de la pensée « verte » petite-bourgeoise, qui aspire à s’établir dans le capitalisme et le justifier avec une musique de fond pseudo-critique. Il doit venir à bout de l’anticommunisme moderne, avec lequel les Verts se présentent également de manière particulièrement « non dogmatique » et libérale, afin de mettre en œuvre des politiques réactionnaires et impérialistes-écologistes dans la réalité. Il n’y a pas d’entre-deux : Ou l’on se tient du côté de la classe ouvrière, des opprimés et de la libération de l’exploitation et de l’oppression capitalistes. Ou bien on se réconcilie avec le capitalisme. Par conséquent, il faut aussi soutenir l’ensemble de la politique au mépris de la dignité humaine. À long terme, aucune feuille de vigne verte au monde ne peut cacher cela chez les Verts. Aujourd’hui, il est temps de prendre des décisions courageuses – pour des solutions et des changements réels et fondamentaux ! Rejoignez le MLPD et son organisation de jeunes Rebell. Renforcez au sein du MLPD les cellules d’environnement et celles d’implantation ! (gb/hs)

i https://www.gruene.de/artikel/ozonloch-klimawandel-planetare-grenzen-die-oekologie-in-gruenen-grundsatzprogrammen

ii Bulletin de l’Organisation météorologique mondiale (WMO) du 22.11.2018

iii Programme électoral européen des Verts, p.148

iv Castor : Cask for storage and transport of radioactive material [conteneur de stockage et de transport du combustible nucléaire]

v Programme électoral européen des Verts, ibid.

vi Ibid. p. 18

vii P. 266

viii https://www.dw.com/de/kanzlerin-angela-merkel-schlagabtausch-auf-dem-tag-der-deutschen industrie/a-4905121211

ix Extrait du discours prononcé par Annalena Baerbock à la conférence BDI, juin 2019

x NRW = Rhénanie-du-Nord-Westphalie

xi « Riche ou de droite ? », Jörg Bergstedt, p. 255

Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

Durant le week-end du 29-30 juin, la Garde Rouge Dijon, l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées. Cette rencontre s’inscrit dans une série de rapprochements ayant pour objectif de renforcer les liens de travail entre organisations communistes et l’intégration dans un espace de travail commun.

  Nos organisations partagent la même volonté de lutter contre la fragmentation des organisations communistes, contre le sectarisme et le chauvinisme d’organisation et de secte. Nous avons donc centré notre discussion sur les points permettant de faire avancer le projet d’Alliance des Révolutionnaires. 
La crise du capitalisme mondial pousse les puissances impérialistes à montrer toujours plus d’agressivité pour maintenir et agrandir les taux de profit des grands monopoles capitalistes et leurs sphères d’influence. Même au sein des métropoles et des citadelles de l’impérialisme, les tensions s’accroissent, les niveaux de vie diminuent. Malgré tout ce que les capitalistes mettent en œuvre pour se sauver, ils ne peuvent conjurer une nouvelle onde de choc, une nouvelle crise économique,  encore plus profonde . 


  L’ICOR, en tant que coordination internationale rassemblant des organisations communistes révolutionnaires, propose aussi un cadre dans lequel il est possible d’avancer conjointement et de rassembler les forces communistes dans un même pays.  L’ICOR, du fait de sa nature internationale, place les organisations des pays impérialistes devant leurs responsabilités, non seulement en face du prolétariat de leur pays, mais également leurs responsabilités vis-à-vis de ceux et celles qui subissent le joug de l’impérialisme français. Nous comprenons les réticences que certaines organisations peuvent avoir à travailler avec d’autres, mais nous pensons que notre responsabilité est trop importante pour  repousser continuellement la question de la construction d’une alliance. Et nous sommes confiants de pouvoir surmonter les divergences existantes.
  
  C’est autour de ce constat et cette prise en compte de nos responsabilités, que nous déclarons vouloir entamer un travail commun d’analyse, des perspectives d’actions communes et de rassemblement. Nous ne nous considérons pas comme étant les propriétaires de ce processus : nous voulons travailler d’égal à égal et inclure le plus grand nombre possible d’acteurs qui partagent le même constat.
Nous voulons lutter et gagner contre l’impérialisme, le capitalisme et leurs valets fascistes. Pour gagner, nous devons être forts, et pour être fort, nous devons nous rassembler autour de bases politiques communes minimales.


Aujourd’hui, ce travail débute.
Nul doute que demain, il portera ses fruits.

Avançons ensemble vers la révolution !

Analyse de la situation de l’UE par le MLPD

Un article récent de nos camarades du MLPD/Allemagne, paru sur le site d’information rf-news analyse quelques aspects de la situation dans l’Union Européenne après les élections de mai dernier : La crise dans l’UE va en s’approfondissant et les contradictions inter-impérialistes déstabilisent et paralysent l’alliance réactionnaire et impérialiste qu’est l’UE. A l’occasion des élections européennes, l’UPML avec l’UCL ont mené en France la campagne de la Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR): « La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée ! Vive la solidarité internationale ! Renforcez l’ICOR ! » Les dernières évènements confirment la justesse et la nécessité de poursuivre le combat contre la politique destructrice, de pillage et d’oppression des impérialistes qui se disputent la planète.

Union Européenne :

Un sommet marqué par la DESUNION et les contradictions croissantes
Il n’y a aucun signe de nouveau départ et de dynamisme de l’Union européenne, comme l’avaient annoncé les politiciens bourgeois avant les élections européennes. En fait, des crises politiques et gouvernementales ouvertes ont éclaté dans plusieurs États membres immédiatement après les élections, notamment aussi en Allemagne. Avec le départ du chef du SPD Andrea Nahles, la coalition gouvernementale au pouvoir a vacillé fortement pendant un temps. Lors du sommet de l’Union européenne cette semaine, l’alliance impérialiste s’est présentée fortement déchirée et très limitée dans sa capacité d’action.

La “neutralité climatique” reportée à la seconde moitié du 21ème siècle
Il a été annoncé comme un grand coup que les États de l’UE s’engagent lors de ce sommet à viser une Europe «climatiquement neutre» d’ici 2050. Cela signifiait que les pays membres s’engageaient à ne plus émettre plus de dioxyde de carbone que ne pouvait absorber la nature ou par des solutions techniques de stockage du CO2 à partir de 2050. La chancelière allemande Angela Merkel (CDU) a récemment rejoint l’initiative lancée par la France. Le mouvement transnational de jeunesse contre les politiques environnementales des monopoles et des gouvernements, a coupé les bras et les jambes de certains chefs d’États et gouvernements.

En fait, ces promesses ont été une nouvelle manœuvre de l’écologisme impérialiste. Car pour le stockage de CO2, Merkel a de nouveau mis en jeu la compression de CO2, contre laquelle il y a eu des manifestations de masse il y a quelques années. Plusieurs états fédéraux ont interdit la compression sur leur territoire. Le captage et le stockage du carbone (CSC) consistent à séparer le CO2 des gaz d’échappement des centrales électriques au charbon, à le liquéfier, à le transporter par camions et par conduites sur des centaines de kilomètres jusqu’aux entrepôts et à le stocker sous terre. Cela signifie pour les générations futures, des dangers imprévisibles en dehors de l’éventualité de fuites mettant la vie en danger.

 Même en ce qui concerne l’objectif totalement inadéquat et discutable d’une “Europe climatiquement neutre à l’horizon 2050”, le sommet de l’UE n’a pas pu se mettre d’accord. Il a été reporté à la seconde moitié du siècle, comme indiqué dans l’accord de Paris sur le climat.

Le poker autour de la succession au poste de Junker reflète des contradictions plus profondes. Le président français Emmanuel Macron associe sa propre influence et celle des monopoles français au sein de l’UE à celle du président de la Commission européenne. Il est entré en confrontation avec l’Allemagne et la chancelière Angela Merkel, qui avait initialement soutenu le principal candidat du PPE, Manfred Weber (CSU), pour des raisons partisanes. Macron compte sur un leadership fort de l’UE pour faire progresser l’alliance impérialiste en concurrence avec l’impérialisme américain, la Russie, la Chine et d’autres pays néo-impérialistes. En particulier, il souhaite ardemment de nouveaux efforts pour construire une armée paneuropéenne. Pour cela, il accepterait même Angela Merkel à la présidence de la Commission, entrée dans le jeu par Sigmar Gabriel (SPD).

Selon le projet d’agenda stratégique de l’UE à l’horizon 2024, l’UE doit devenir “plus confiante en elle-même et plus puissante“. La politique réactionnaire en matière de réfugiés se poursuit, le “contrôle effectif des frontières extérieures”, c’est-à-dire le développement de la forteresse Europe contre les réfugiés. L’UE n’a pas réussi non plus à adopter un budget. L’impérialisme de la RFA, en tant que puissance la plus importante de l’UE, veut l’aligner strictement sur la position mondiale dominante de ses super-monopoles. D’autres pays de l’UE ne participent pas à cette initiative, car le transfert impitoyable du fardeau de la crise nuit à leur base parmi les masses.

De même, en ce qui concerne les négociations quinquennales entre la Suisse et l’Union européenne sur un accord-cadre destiné à remplacer le précédent patchwork de plus de 100 traités relatifs à l’accès de la Suisse au marché intérieur de l’UE, aucun accord n’est en vue. Le gouvernement suisse ne veut pas entre autres de la soi-disant directive sur la citoyenneté de l’UE dans cette accord. Selon cette directive, les citoyens de l’UE se retrouvant au chômage en Suisse pourraient bénéficier d’une aide sociale. Si l’accord n’est pas conclu, la bourse suisse SIX pourrait perdre son accès au marché de l’Union européenne dès la fin du mois de juin.

Les “anciens” et les nouveaux impérialistes se disputent l’influence en Europe
Dans le contexte de l’intensification des contradictions de l’inter-impérialisme, diverses forces impérialistes recherchent une influence accrue en Europe. Le président fasciste, Donald Trump, a conseillé à la Grande-Bretagne un “no-deal-Brexit” et de ne pas payer ses dettes à l’UE. La Grande-Bretagne devrait parier sur les États-Unis. Ainsi, l’impérialisme américain alimente directement la crise politique de l’UE.
 
Avec sa “nouvelle route de la soie”, la Chine néo-impérialiste aspire à une pénétration économique et politique de l’Europe. L’Italie a rejoint ce projet en tant que premier État du G7 fin mars 2019. L’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France n’ont pas encore signé une telle déclaration. Toutefois, cela n’empêche pas la Chine de poursuivre ses ambitions expansionnistes. Au Monténégro, des entreprises chinoises construisent par exemple une autoroute qui traversera la mer en direction de la Serbie voisine – pour 20 millions de dollars par kilomètre. Cette somme est financée par des emprunts chinois, que le Monténégro ne sera probablement jamais en mesure de rembourser.
 
La région d’Europe centrale est un élément important de la stratégie d’expansion de la Chine: elle est considérée comme “l’entrée latérale” sur les marchés les plus riches d’Europe occidentale. Le soi-disant cadre 16 + 1 a créé une plateforme de coopération entre la Chine et les pays d’Europe centrale et orientale. Le groupe comprend 16 pays d’Europe orientale, parmi lesquels se trouvent les quatre pays de Visegrad (République tchèque, Hongrie, Pologne et Slovaquie) et un total de 11 États membres de l’UE.

MLPD et ICOR Europe promeuvent l’unité des prolétaires et la critique de gauche de l’UE

Avec leur campagne électorale européenne, MLPD et ICOR Europe avaient absolument raison. Aucune autre force lors de cette élection n’a promu une rébellion légitime contre l’UE sans condition, associée à une perspective internationaliste, de gauche et révolutionnaire. La poursuite de la construction des partis et des organisations révolutionnaires en Europe, le renforcement de l’ICOR et la création d’un front uni anti-impérialiste sont les bonnes réponses au développement de l’UE en proie à la crise.