Non à la guerre !!!

Cet article (Le Cercle en annonce un prochain) des camarades du Cercle ouvrier vise juste, nous partageons l’essentiel de leur analyse. Il rappelle, entre autre, quelques faits historiques qui permettent de mieux comprendre comment l’Otan (instrument des USA) et l’Union Européenne (dont la France) vont pousser le pouvoir Russe à prendre l’initiative d’une agression militaire.

Nous sommes devant une crise ouverte et déclarée tant sur le plan économique, que politique, écologique et militaire qui peut mener à une nouvelle guerre mondiale. C’est une nouvelle situation qui déstabilise l’ordre mondiale impérialiste. Du coup les communistes révolutionnaires doivent reconsidérer leur politique. Plus que jamais il nous faut construire un Front mondial anti-impérialiste et anti-fasciste.

Beaucoup d’entre nous ont été sidérés du peu, très peu de mobilisations contre la guerre en Ukraine dans un pays, comme la France, prompte à descendre dans la rue. Nous avons vu apparaître sur cette question au moins 3 attitudes que nous ne faisons que relever ici : il y a ceux (individus et organisations) qui sont des pro-russes honteux, ils se cachent mais trouve toujours de « bons » arguments pour rejeter la faute sur l’OTAN et l’impérialisme US.  Il y a les neutres qui ne se prononcent toujours pas, ils exaltent un certain « pacifisme » qui les paralysent devant l’urgence à s’engager pour construire une opposition anti-impérialiste. Et enfin, il y a  ceux qui justifie leur attitude derrière l’argument que l’impérialisme US étant l’ennemi principal les autres (la Russie, l’UE (dont la France) ne seraient à la limite que de pauvres victimes. (Nous polémiquerons bientôt sur toutes ses attitudes qui freinent la mobilisation)

(Nous nous sommes permis de souligner tous les débuts de paragraphes — la Rédaction du site )

Considérations sur la guerre en Ukraine.(1)

Le marxisme ne juge pas du caractère d’une guerre selon celui qui commence le premier ou celui qui se défend. Non. Il fait sienne la théorie de Clauzewitz (officier prussien du 18e siècle) que la guerre est la continuation de la politique antérieure des classes exploiteuses des pays belligérants. L’Otan (impérialisme occidental) en expansion en Europe centrale et orientale voulait isoler la Russie où il voyait un danger.

En réaction à cette politique d’encerclement économique, politique et militaire otanien, l’impérialisme russe est entré en guerre contre l’Ukraine, le 24 février 2022. Pays devenu l’instrument de cette politique occidentale anti-russe. Depuis le déclenchement de la guerre, l’Ukraine reçoit de gigantesques quantités d’armes de la part des pays de l’Otan, sous hégémonie américaine, pour «affaiblir durablement la Russie». Propos conjoints du ministre de la défense et des affaires étrangères américains tenus le 24 avril 2022 en Allemagne. Ce qui confirme bien que le soutien de l’Otan à l’Ukraine est plus lié à sa volonté «de mettre à genoux» la Russie que de la libérer de l’invasion russe. Des dizaines de milliards de dollards sont prêtées par les institutions du capital financier international (FMI, BM, BCE, etc.) aux Ukrainiens pour poursuivre la guerre contre la Russie. La guerre accentue la sauvagerie générale, affaiblit le commerce mondial, l’industrie, le crédit, tourmente de plus en plus les peuples, etc.

Ces phénomènes funestes aux peuples tendent vers un épuisement général d’une part et d’autre part, favorisent les conditions nécessaires, objectives, à la montée de la lutte des classes dans les pays capitalistes. Perspective qui se vérifie en Angleterre avec le déclenchement de grèves ouvrières contre la poussée de vie chère. Les ouvriers anglais en action ne doivent pas oublier de lier leur sociale à la lutte contre la politique de guerre de leur gouvernement dont ils sont aussi les victimes.

L’Ukraine dans ses frontières actuelles était reconnue par la Russie. Celle-ci ne trouvait rien à dire jusqu’au coup d’état fasciste du Maïdan de février 2014. L’interdiction de la langue russe (parlée par 6 ukrainiens sur 10) et d’autres mesures toutes aussi réactionnaires ont conduits les populations russophones du Donbass et de Crimée à exercer leur droit à l’autodétermination. Après d’intenses combats le régime ukrainien reconnaît formellement aux populations du Donbass le droit à l’autodétermination. Droit inclut dans les accords de Minsk (2015) entre la Russie, la France, l’Allemagne, l’Ukraine et les nouvelles républiques du Donbass. Sauf que la partie ukrainienne avec la neutralité bienveillante de la France et de l’Allemagne n’a jamais voulu appliquer ces accords. Elle s’est préparée à reconquérir par les armes avec l’aide des pays de l’Otan le Donbass et même la Crimée. L’ancien porte-parole du gouvernement français (Gabriel Attal) a admis que la France n’a jamais cessé de fournir des armes à l’Ukraine depuis 2014 au mépris des accords de Minsk qui prévoyaient un arrêt des hostilités au Donbass. Aveux qui atteste de la duplicité de l’impérialisme français qui se présente comme un acteur modéré par rapport à l’impérialisme américain.

Lors de son entrée en guerre, la Russie invoquait vouloir «dénazifier» l’Ukraine. Puis, à la faveur de ses succès militaires, elle, annonce, entre autres, qu’elle étend son opération «spéciale» à la conquête et l’annexion des régions russophones de l’est et du sud de l’Ukraine. Là, nous dépassons la prétendue «dénazification» pour une spoliation d’une partie de territoires de l’Ukraine. D’autre part, l’autre argument brandi par la partie russe de faire la guerre à l’Ukraine pour l’empêcher d’intégrer l’Otan à ses frontières ouest ne tient pas la route : la Russie devrait aussi attaquer la Finlande (pays frontalier) qui veut adhérer à l’Otan. Le pouvoir compradore ukrainien dit combattre l’invasion russe. Sauf qu’il s’entête, sans avoir les moyens de sa politique, à poursuivre les hostilités au lieu de chercher de négocier un compromis qui lui épargne, outre les horreurs sans noms que subissent les Ukrainiens et Russes, la perte d’une grande partie de son territoire. Dernièrement, le chef de l’impérialisme russe disait que la guerre allait déboucher sur un monde «multipolaire» c’est-à-dire un monde où la Russie aurait son mot à dire dans les affaires du monde.

Le représentant de l’impérialisme français Emmanuel Macron (libéral) déclara lors de sa tournée diplomatique en Afrique (26 et 28 juillet 2022) que «La Russie est l’une des dernières grandes puissances impériales coloniales qui a décidé d’envahir un pays voisin pour y défendre ses intérêts». Mais, la France n’a cessé de faire la guerre aux peuples et aux Etats notamment africains. L’impérialisme français (en dehors des guerres coloniales de la moitié du 20e siècle qu’il a perdu) a mené depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale le plus de guerres dans le monde après l’impérialisme américain. Cette charge d’Emmanuel Macron contre la Russie traduit à l’évidence la panique de l’impérialisme français devant les progrès de l’impérialisme russe en Afrique.

Le peuple ukrainien comme le peuple russe a besoin de paix, de travail et de liberté et non de guerre. Une paix juste et démocratique suppose que l’Ukraine renonce à être l’instrument des convoitises de l’Otan contre la Russie et inversement. Ensuite, la guerre a mis en avant le sort des populations russophones du Donbass et du sud de l’Ukraine. Populations qui devraient elles-aussi pouvoir choisir librement leur destin.

On ne peut se résigner à l’absence d’un véritable mouvement anti-guerre en France et dans le monde. La lutte contre la guerre doit se démarquer du social-pacifisme ; courant qui limite la lutte à la paix sans la prolonger à la lutte contre le capitalisme dont la guerre découle. Deux événements majeurs d’une portée historiques mondiale ont hatés la fin de la première guerre mondiale : la victoire de la révolution d’Octobre 1917 en Russie et, la révolution prolétarienne (vaincue par la trahison de la social-démocratie) en Allemagne de novembre 1918. Est-ce que les communistes russes et ukrainiens seront tirés des leçons positives de ces deux révolutions pour former un front anti-guerre avec les autres communistes du monde ? Seul l’avenir répondra à la question.

Le 24 août 2022.

Cercle Ouvrier (bolchevik) pour le communisme. Lille, Périgueux.

Contact : cercle-bolchevik@gmx.fr

 

2 réflexions sur “Non à la guerre !!!

  • 14 septembre 2022 à 15h16
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    Tu trouveras la réponse dans nos précédents articles

  • 13 septembre 2022 à 23h43
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    Très intéressant et pertinent. On attend la suite notamment la position des ml ukrainiens et des ml russes. Merci depuis Kanaky

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