2 mars 2024
Réunion-débat : « Aucune lutte ne doit rester seule ! » Dimanche 12 nov. 2023 à 15 h à l’association ACTIT 54 rue D’Hauteville 75010 Paris

Retour du Webinaire du 31 juillet 2023 sur la préparation du 1er Congrès du Front Uni Mondial :

Retour du Webinaire du 31 juillet 2023 sur la préparation du 1er Congrès du Front Uni Mondial :

1) Intervention de l’Union Prolétarienne ML (limitée à 3 minutes) au webinaire 31 juillet 2023

2) Intervention de l’Unité Communiste (de Lyon)

UPML

Chers camarades, nous aimerions vous parler de la révolte de la jeunesse en France :

Concernant cette révolte, les masses médias ont inondé le monde d’images de voitures et bâtiments brûlés, de magasins pillés etc. criminalisant la révolte de la jeunesse.

L’UPML a, en premier lieu, déclaré sa solidarité avec la révolte de la jeunesse (Déclaration que vous trouverez sur notre site).

Cette révolte a explosée fin juin après que Nahel, 17 ans, ait été froidement assassiné par la police lors d’un contrôle routier. En 2021 et 2022, 44 personnes ont été tuées dans des circonstances similaires, et depuis un an, avec Nahel 13 personnes ! Il s’agit le plus souvent de jeunes hommes non-blancs et de famille prolétaire.

La révolte de la jeunesse en banlieue parisienne et dans beaucoup d’autres grandes villes a duré une dizaine de jours. Les participants étaient très jeunes, de 12 à 20 ans, ils utilisaient des mortiers de feux d’artifice. En incendiant des bâtiments publics, des commissariats, des voitures etc, les jeunes livraient bataille à la police.

Une semaine après le meurtre de Nahel, la manifestation annuelle en hommage au jeune Adama Traoré, décédé en 2016 lors d’un contrôle de police, devait avoir lieu. Elle a été interdite, car l’ordre de l’État devait être rétabli à tout prix. Malgré l’interdiction le comité de solidarité a réussi à organiser la manifestation. Son slogan “sans justice, pas de paix” exige une sanction et exprime la volonté d’en finir avec l’oppression de la jeunesse prolétarienne par l’appareil d’État qui, aujourd’hui, prétend poursuivre les organisateurs de la manif en justice.

La révolte de la jeunesse reflète toute la crise de la société capitaliste, qui n’offre aucune perspective à la masse de la jeunesse, qui la traite de manière raciste et comme des personnes de seconde classe. Il faut dire que la situation des familles ouvrières se dégrade, dans certains quartiers populaires 60% des jeunes sont au chômage. En France, de plus en plus de personnes souffrent de la faim – c’est pourquoi la rébellion est mille fois justifiée !

Mais pour trouver une solution constructive, il faut une orientation de classe qui vise l’exploitation et l’oppression multiforme du Capitalisme Monopoliste d’État. Cette révolte n’a reçu qu’un soutien limité du fait des destructions inutiles de biens privés ou publics — nous les condamnons aussi. Une partie de la jeunesse subit également l’influence bourgeoise, par exemple la soif d’argent facile à travers toute sorte de trafics, ce qui la détourne de la réalité de la lutte de classe.

L’État a répliqué durement ! Plus d’un millier de jeunes ont été arrêtés les premiers jours, près de 600 acteurs ont été identifiés grâce à leurs téléphones portables et des peines de prison d’une sévérité inouïe ont été prononcées lors de procès expéditifs, qu’ils soient mineurs ou non. Les parents (souvent des familles monoparentales) ont été présentés comme irresponsables et également menacés de prison, de lourdes amendes ou de suppression des allocations familiales.

On vit en France une polarisation politique renforcée. Les affrontements dans les diverses luttes populaires sont de plus en plus violents. Différentes institutions comme Amnesty international, Human Right watchs, l’ONU et même la Commission européenne critiquent les violences policières systématiques et disproportionnées en France avec utilisation d’armes comme les grenades LBD. Des personnes ont été grièvement blessées par les forces anti-émeutes pendant la révolte des jeunes — un policier a été placé en détention provisoire à Marseille – fait rare !! Ce qui a déclenché une résistance réactionnaire dans la police. L’ultra-droite et les fascistes, y compris dans l’appareil d’État, s’organisent et soutiennent ouvertement l’assassin de Nahel par une collecte de fonds de 1,6 million d’euros et des manifestations devant le tribunal.

Après les luttes contre la réforme des retraites du gouvernement, la révolte des jeunes soulève à nouveau la question « COMMENT CONTINUER ? »

L’UPML, les organisations vraiment communistes, jeunes et moins jeunes, toute personne consciente doit prendre ses responsabilités :

Organisons-nous contre la fascisation et le fascisme ! Construisons un avenir pour la jeunesse ! Luttons pour le véritable socialisme !

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2) Unité Communiste (ICOR). Via : demprol@protonmail.com

Aux camarades du Front uni anti-impérialiste antifasciste

SUR LE FASCISME À LYON

Ce rapide tour d’horizon de la situation à Lyon, à pour but de sensibiliser les camardes hors de France sur les spécificités du fascisme à Lyon et comment ce problème local occupe une place importante dans ses développements au niveau national et parfois international.

Unité communiste étant née à Lyon, beaucoup de ses membres y vivent directement le problème là-bas et depuis longtemps.

Lyon est surnommée la capitale du fascisme français.

Bien que les groupes fascistes soient bien implantés dans d’autres endroits en France, il n’y a que dans cette ville que tous les types de groupuscules y sont réunis en même temps. Cela va des mouvements issus des milieux catholiques intégristes aux hooligans en passant par les groupes étudiants, c’est là qu’ils sont le plus développés tant quantitativement que qualitativement.

Historiquement, cette ville est aussi marquée par le fascisme, tant depuis la Seconde Guerre mondiale qu’avec l’implantation d’idéologues très influents de l’extrême droite française tel que le négationniste Faurisson.

Ces dernières décennies ont été marquées par l’implantation de locaux d’extrêmes droites dans le quartier historique de la ville, particulièrement via l’organisation Génération identitaire et sa mouvance.

Ces locaux servent de base arrière pour les milices et ratonnades, officiellement de nombreuses rencontres, formation et évènement y sont organisés. Ils permettent aussi de rayonner à l’international et de récolter des fonds.

Ils ont permis une union pragmatique de groupuscules qui alors certes étaient alliés, mais aussi concurrente et divisée.

Cependant, la lutte antifasciste couplée à un contexte d’augmentation du risque d’attentats d’extrême droite à poussé récemment l’état à dissoudre plusieurs groupes fascistes au niveau national dont Génération identitaire et d’autres groupes lyonnais.

Bien qu’insuffisante et faite surtout dans un but de communication, elle à brisé des outils organisationnels importants, qui à affaibli de nombreux groupes et poussé à une restructuration de l’extrême droite localement et nationalement.

Malgré la présence de divers groupes antifascistes qui effectuent un important travail qui a parfois payé avec certaines victoires, ils n’ont jamais pu faire fermer les principaux locaux créés par Génération identitaire.

Les violences fascistes dans la ville restent endémiques.

Les fascistes jouissent aussi d’un soutien tacite de la préfecture et des forces de police locale via une absence totale de répression alors même que les groupes antifascistes la subissent de plein fouet.

Actuellement, le fascisme français se développe, il devient plus radical, plus décentralisé à mesure que l’extrême droite parlementaire progresse. Lyon sert de laboratoire pour son développement et permet à son avant-garde de se développer dans les meilleures conditions.

Il faut donc prendre cela en compte pour analyser et avoir une juste compréhension de la situation française.

Salutations communistes,

Unité communiste

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