23 février 2024

GRAND PARIS EXPRESS : DES SYNDICALISTES CGT DENONCENT LES « TRIBUNAUX DE CHANTIERS »

GRAND PARIS EXPRESS : DES SYNDICALISTES CGT DENONCENT LES « TRIBUNAUX DE CHANTIERS » DU GROUPE EIFFAGE

Dans une expression diffusée sur les chantiers d’Ile de France en direction des ouvriers d’Eiffage et TSO et à tous les ouvriers « exploités sur les chantiers du Grand Paris Express », des syndicalistes CGT dénoncent un « régime de bagne », une « chasse aux syndicalistes », les « tribunaux de chantiers ».

Alors que les prises de paroles officielles et rassurantes se multiplient pour éteindre (en vain) les doutes légitimes de la population, notamment en Ile de France, face aux perspectives d’un été 2024 chaotique et incertain, on apprend que les convocations pour « entretien préalable à licenciement » se multiplient sur les chantiers, notamment dans les entreprises des travaux de la voie ferrée.

Comme partout, et singulièrement dans les industries et services du Bâtiment et de la Construction, les intimidations et la répression s’appuient avant tout sur l’arbitraire, l’impunité et la toute-puissance patronale.

Cette politique patronale, qui s’articule avec les différents mécanismes de répression d’Etat, cherche bien entendu à saboter et interdire l’activité syndicale, en particulier CGT. « Ils craignent que le syndicalisme s’implante sur les chantiers et freine leur exploitation sans limites et les empêche de violer les droits des travailleurs » ; C’est pourquoi ils sabotent les élections professionnelles et répriment, en amont comme en aval, ceux et celles qui se présentent pour être délégué. 

Pour ces syndicalistes CGT, « cette politique d’intimidation et d’expulsion des ouvriers résistants a pour seul but de semer la peur parmi les ouvriers du chantier afin de les discipliner au régime de bagne et à l’arbitraire des chefs (heures supplémentaires forcées, heures non-payées tous les mois chez Eiffage Rail, travail dans des conditions dangereuses imposées etc…) pour que les ouvriers aient peur de formuler leurs justes revendications qu’ils ont déjà fait circuler sur les chantiers : augmentation des salaires, embauche en CDI pour tous, prise en charge de l’entretien des vêtements de travail, respect des 15 minutes pour le temps d’habillage déshabillage, les mêmes primes pour tous etc… »

« Aucun ouvrier ne doit être sanctionné, aucun licenciement ne doit être accepté ! » :  il est possible de s’opposer aux licenciements et aux sanctions, par l’union des travailleurs dans leurs syndicats CGT et « uniquement par l’action de solidarité entre [les ouvriers], en s’opposant aux convocations aux tribunal patronal. » ; « Lorsqu’un collègue est convoqué, répondez-y systématiquement en posant les outils, par la grève, et exigez » la transparence effective, en public « devant tout le monde », des griefs reprochés, afin notamment de révéler et casser le pouvoir discrétionnaire des petits chefs et du patron, dans un secteur particulièrement marqué par la sous-traitance, la précarité, l’exploitation brutale.

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