12 juillet 2024

Pour l’indépendance de la Kanaky/Nouvelle-Calédonie : non au dégel du corps électoral ! non à la recolonisation !

Par Collectif Solidarité Kanaky,
Le projet de loi constitutionnelle de dégel du corps électoral calédonien est débattu ces 2 jours à l’Assemblée nationale. Cette loi est comprise en Nouvelle-Calédonie comme une volonté d’en finir avec le processus de décolonisation engagé par l’accord de Nouméa. Résultat : une montée des tensions, des mobilisations multiples et puissantes dans tout le pays, et la menace d’un embrasement. Le collectif Solidarité Kanaky en appelle aux parlementaires pour retirer ce projet de loi.
Paris le 13 mai 2024,
Pour tenter d’arrêter ce processus dangereux pour l’avenir du peuple kanak, les élus du congrès de Nouvelle Calédonie se sont réunis ce lundi 13 mai et sont parvenu à adopter, à la majorité, une résolution demandant le retrait de ce projet de loi sur le corps électoral. Les élus rappellent à l’État qu’ils sont majoritairement contre ce projet de loi.

SNU : Que signifie cette obsession du réarmement ?

Un « réarmement civique et moral »?
Ce début d’année 2024 a été marqué par les déclarations du président de la République et de plusieurs ministres sur la nécessité d’un «réarmement civique et moral » de la jeunesse. Prisca Thevenot (ex-Secrétaire d’État à la Jeunesse et au SNU, aujourd’hui porte-parole du gouvernement) développe à ce propos : « Le sens du devoir, il n’est pas inné, il s’apprend, il se développe, il s’entretient. Et oui, le Service national universel permet cela. Nous devons nous rappeler que nous avons un destin commun, peu importe d’où l’on vient, où on habite, qui l’on est. »
Cette idée fausse du « destin commun », vieille rengaine de la propagande de guerre, participe, comme l’uniforme, à la tentative gouvernementale de masquer les inégalités sociales. Or, dans l’Histoire comme de nos jours, ce sont les milieux populaires qui paient le plus lourd tribut à la guerre, qu’on soit envoyé·es au front ou qu’on subisse les destructions et la misère qu’elle engendre. Proposer le stage de cohésion du SNU comme seule alternative aux élèves de seconde qui ne trouveraient pas de stage dans le monde professionnel au mois de juin, correspond d’ailleurs à cette idée. Ce sont élèves les plus pauvres, ne bénéficiant pas toujours d’un réseau suffisant, qui se retrouveront inscrit.e.s au stage de cohésion du SNU.

MOBILISATION NATIONALE SAMEDI 3 FÉVRIER 2024 CONTRE LA LOI DARMANIN

Ce jeudi 25 janvier, au moment où se tenait un rassemblement à proximité, a eu lieu le rendu du Conseil constitutionnel sur la loi Darmanin. Même s’il a retiré un certain nombre de dispositions, ce qui en reste demeure l’une des pires lois de la Ve République, une loi anti-immigré et anti-ouvrière qui facilitera grandement les conditions d’expulsions, qui ne respecte pas les droits fondamentaux, qui rendra plus précaire l’accueil des réfugiés et plus difficiles les conditions de vie, pas seulement des Sans-papiers, mais de l’ensemble des personnes d’origine étrangère. Pour cela, nous appelons à une nouvelle journée nationale de manifestations le samedi 3 février 2024 prochain.

GRAND PARIS EXPRESS : DES SYNDICALISTES CGT DENONCENT LES « TRIBUNAUX DE CHANTIERS »

Dans une expression diffusée sur les chantiers d’Ile de France en direction des ouvriers d’Eiffage et TSO et à tous les ouvriers « exploités sur les chantiers du Grand Paris Express », des syndicalistes CGT dénoncent un « régime de bagne », une « chasse aux syndicalistes », les « tribunaux de chantiers ».
Alors que les prises de paroles officielles et rassurantes se multiplient pour éteindre (en vain) les doutes légitimes de la population, notamment en Ile de France, face aux perspectives d’un été 2024 chaotique et incertain, on apprend que les convocations pour « entretien préalable à licenciement » se multiplient sur les chantiers, notamment dans les entreprises des travaux de la voie ferrée.

Sur la vague de coups d’État militaire en Afrique

Une conférence de l’ICOR-Afrique s’est déroulée en Allemagne, les 1er et 2 septembre 2023. Lors de cette assise la coordination continentale a discuté avec vivacité, non seulement, sur la main mise sur les ressources naturelles en Afrique par les trusts liés aux différents pôles impérialistes, mais aussi, sur la vague des coups d’État et les risques de guerre dans la zone sahélienne, notamment Burkina Faso, au Mali, en Guinée Conakry, au Niger et récemment au Gabon.