13 mai 2026

L’Iran un nouvel impérialisme? N’exporterait-il pas de capitaux ?

L’investissement direct à l’étranger (IDE) officiel de l’Iran est en fait faible, avec des valeurs de moins de 100 millions de dollars par an, selon la CNUCED (Conférence des nations-unies pour le commerce et le développement) et d’autres statistiques internationales. Mais il y a une sortie massive de capitaux privés en Iran – rien qu’en 2024, elle s’élevait à environ 20,7 milliards de dollars, avec des estimations pour 2025 allant jusqu’à 36 milliards de dollars. Ce sont des fonds qui sont en partie cachés aux sanctions, à la dévaluation monétaire ou à l’accès de l’État. Cependant, de fait et objectivement le capital est également exporté. L’Iran utilise particulièrement les crypto-monnaies pour les exportations de capitaux. Les sorties à l’étranger des crypto-monnaies ont augmenté de 70% pour atteindre 4,2 milliards de dollars en 2024.

Le volet des exportations de capitaux contrôlés par l’État est dominé par le Conseil des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et des monopoles tels que Khatam al-Anbiya. Ce produit d’exportation de capitaux orchestré par l’État est en grande partie en dehors des statistiques officielles sur les marchés gris et les canaux de l’argent noir…

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Déclaration de l’ICOR sur l’agression contre l’Iran

Non à l’agression de l’impérialisme américain et de l’Israël sioniste contre l’Iran !
Solidarité avec la classe ouvrière et les peuples d’Iran dans la lutte contre l’hégémonie et la guerre impérialiste
Face à l’agression militaire des États-Unis d’Amérique, en alliance avec l’Israël sioniste, contre l’Iran, nous condamnons cette agression avec la plus grande fermeté. Elle vise des installations civiles et militaires et constitue une escalade dangereuse qui peut dégénérer en une guerre mondiale. Le gouvernement américain et l’Israël sioniste en portent l’entière responsabilité, avec la poursuite de leur politique d’agression systématique, comme le génocide à Gaza ou l’attaque quotidienne contre le Liban, respectivement son occupation, qui a fait des centaines de morts et des centaines de milliers de déplacés. Dans un contexte stratégique plus large, elle ne vise qu’à créer des faits accomplis par la force militaire.

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Fascisme et guerre provoquent une conflagration au Moyen-Orient

Le 28 février, les pays fascistes États-Unis et Israël ont entamé une guerre d’agression contre l’Iran. Pour la première fois dans l’ordre d’après-guerre, les États-Unis tentent de mettre un autre pays impérialiste à genoux par une guerre ouverte. Leur objectif de guerre est le changement de régime en Iran pour un gouvernement ayant l’aval américain. Les principaux partis en guerre sont tous fascistes – c’est à cela que leurs objectifs et leurs méthodes de guerre correspondent. L’exécution ciblée de membres du gouvernement d’autres pays sans aucun processus ou le changement forcé de régime – ce sont des méthodes fascistes. Cela inclut également des guerres d’agression sans aucune légitimité de leur propre parlement ou des institutions internationales ! Le fascisme et la guerre agissent comme des accélérateurs de feu mutuels. Sans le fascisme, on ne peut faire une telle guerre, avec lui il n’y a plus de seuils de blocage. Les fascistes Trump et Netanyahou ne reculent devant aucun crimes de guerre.

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L’ICOR : Pour un avenir démocratique en Iran

L’Iran est à nouveau à un tournant historique. Une nouvelle vague de luttes a éclaté dans les rues des villes et villages à travers tout le pays. Ce soulèvement est l’expression concentrée de décennies d’oppression, d’exploitation, d’humiliation et d’avenir volé sous un régime théocratique qui a systématiquement privé le peuple de ses droits les plus fondamentaux. Même si le soulèvement a été ou sera peut-être réprimé au prix du sang de milliers de personnes assassinées et de dizaines de milliers de blessés, la braise couve et l’internationalisme prolétarien est appelé à faire preuve d’une solidarité sans faille.

Dès le début, la République islamique s’est construite en détruisant les droits et libertés démocratiques comme le droit de réunion et d’association, les droits des femmes, des travailleurs et des syndicats ont été bafoués, tout comme les droits des peuples et des communautés religieuses opprimés, comme les Kurdes ou d’autres. Tous les grands mouvements de protestation des dernières décennies se sont battus contre ça ; après le meurtre de Jina Amini, les femmes et les jeunes en particulier se sont révoltés contre l’obligation du port du voile et la domination patriarcale.

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Front Uni, Le Rojava n’est pas seul !

Le Comité consultatif du Front Uni appelle à défendre les acquis de la révolution du
Rojava, à intensifier la solidarité avec la lutte de libération kurde dans le monde
entier et à porter la résistance contre ces attaques fascistes dans la rue. Jholani et
ses troupes du HTS ne doivent pas avancer d’un pouce !
Aucun gouvernement au monde ne condamne ces actions brutales, bien au contraire ! Les
attaques ont eu lieu en même temps que les pourparlers entre la Syrie et Israël menés
sous l’égide des États-Unis ; et Dscholani et Trump se sont entretenus au téléphone.
Pendant les attaques à Alep, la présidente allemande de la Commission européenne, von
der Leyen, a rendu visite à Dscholani et lui a promis des millions d’euros d’« aide à la
reconstruction ». Les forces armées turques participent également aux attaques. Les
troupes du HTS, sbires de l’impérialisme, continuent d’avancer.

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Les manifestations s’étendent – les organisations syndicales publient une déclaration commune

Les manifestations s’étendent – les organisations syndicales publient une déclaration commune

La poussée insurrectionnelle de fin décembre avait été préparée par la journée de grève appelée par plusieurs organisations kurdes d’Iran, dont le Komala dans le Kurdistan iranien.
Cela marquait l’entrée des régions kurdes dans la mobilisation, comme lors des soulèvements populaires après la mort de Mahsa Amini. Depuis le 28 décembre, l’organisation humanitaire HRANA recense près de 348 rassemblements ou mobilisations, étendus sur 31 provinces du pays et dans 111 villes.

Le mouvement étudiant a lui aussi joué un rôle plus central au fil du développement de la mobilisation, notamment par des rassemblements et manifestations au sein des universités iraniennes, mais aussi par la jonction entre la jeunesse et les classes populaires dans les soulèvements urbains. Le mercredi 7 janvier, 11e jour de mobilisation, ce sont 10 universités qui sont rentrées dans la bataille en se mobilisant. Au total, ce sont 35 universités différentes qui ont pris part au mouvement au moins une fois depuis fin décembre.

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