2 novembre 2026

Manifestations de masse en Europe, en Asie et en Amérique du Sud

Depuis le début octobre, des manifestations de plus de 3,5 millions de personnes ont eu lieu, dans au moins 19 pays. Les plus grandes manifestations ont eu lieu en France avec, en totalité, plus de 1,2 million de personnes ; au Brésil contre le fasciste Bolsonaro avec un million de personnes. La Belgique, l’Albanie, le Portugal et l’Italie sont également des lieux des mouvements de protestation. En Allemagne, l’activité du prolétariat industriel a été remarquable.

L’accent doit être mis sur l’Europe avec plus de 2 millions de participants, mais aussi en Asie et en Amérique. Le 30 octobre 2026 les dockers appellent au niveau international (7 à 10 pays actuellement)  à la grève dans près de 100 ports pour protester contre la militarisation des infrastructures et les mauvaises contions de travail. (voir notre précédent article sur le Site) . Tout a fait remarquable une rébellion transnationale de la jeunesse s’affirme : dans la plupart des pays, la jeunesse est la force la plus représentée en termes de nombres, elle forme souvent l’avant-garde pratique, affronte la violence policière et se développe ensuite lors de manifestations.

Manifestations de masse en Europe, en Asie et en Amérique du Sud Lire la suite

La révolte des lycéens en France : les futures générations de la lutte des classes

Les banlieues populaires françaises sont des espaces sociaux marqués par l’héritage historique du travail industriel, où cohabitent aujourd’hui des salariés, des chômeurs, des travailleurs précaires et des familles issues de l’immigration. Autrefois centres importants de la production industrielle et du mouvement ouvrier organisé, ces territoires reflètent aujourd’hui les transformations engendrées par la restructuration capitaliste, la désindustrialisation, la pauvreté et les inégalités territoriales.

C’est dans ce contexte social et historique que les mobilisations lycéennes ont émergé en France en septembre 2026.

À l’origine du mouvement se trouve la protestation menée, le 17 septembre, par les enseignants du lycée Saint-Exupéry de Créteil contre les réductions des moyens alloués à l’éducation et la dégradation de leurs conditions de travail. Face à l’absence de réponse à leurs revendications, les élèves sont entrés à leur tour dans la mobilisation.

La révolte des lycéens en France : les futures générations de la lutte des classes Lire la suite

La révolte des lycéens et étudiants est justifiée ! (tract de l’UPML)

Les indignes conditions d’étude, le manque de personnel, la sélection sociale de Parcoursup et les diverses interdictions à l’école ont poussé la jeunesse étudiante massivement dans la rue. La « réponse » du gouvernement par la violente répression policière, n’a fait que renforcer, transformer et politiser la lutte dans toute la France et même au-delà.

L’Union Prolétarienne ml (UPML) se déclare solidaire et dénonce la répression ! Satisfaction des revendications ! Levée des gardes à vue, stop aux arrestations et aux mises en accusation des parents et du personnel dans les écoles. Stop à l’utilisation d’armes de guerre contre notre jeunesse. Poursuite des responsables des violences policières !

La jeunesse lutte avec courage et abnégation contre tout ce qui accable et opprime les travailleurs quotidiennement. Elle rejoint les luttes qui résistent à la dégradation de leurs conditions d’existence, à la dégradation des services sociaux, à la dégradation des conditions de travail par la précarisation généralisée, les licenciements économiques, la surexploitation de nos forces de travail, etc. Pompiers et écologistes se battent pour protéger l’environnement etc., les soignants pour l’hôpital.
Nous appelons à la mobilisation de tous les travailleuses et travailleurs pour soutenir et protéger les jeunes ! Pour la convergence des luttes !

La révolte des lycéens et étudiants est justifiée ! (tract de l’UPML) Lire la suite

Au Kenya la répression continue pendant les affaires

Du 11 au 12 mai 2026 s’est tenu à Nairobi le premier sommet africain de l’impérialisme français organisé dans un pays anglophone, le Kenya. Ce sommet baptisé « Africa forward summit » était censé « aller plus loin avec l’Afrique », puisque depuis le sommet de Ouagadougou en 2017, le président français Macron a déclaré vouloir changer les relations du cadre FranceAfrique (depuis 1973) au cadre inverse AfriqueFrance en mettant fin à une forme de relation unilatérale dominée par l’impérialisme français par une relation bilatérale privilégiant l’Afrique. Derrière cette coopération de façade se cache le paternalisme assumé du président Macron qui vise avant tout à redéployer la domination de l’impérialisme français en sortant de son pré carré, de son ancien domaine réservé duquel il est de plus en plus contesté aussi bien au Niger, qu’au Burkina Faso, au Mali ou au Sénégal.

Au Kenya la répression continue pendant les affaires Lire la suite

Quelques réflexions après les élections municipales

Le taux de participation au premier tour dans les 35 000 communes a été remarquablement faible, s’élevant à environ 57 % (1), alors que les élections municipales sont celles qui touchent le plus directement aux préoccupations quotidiennes de la population. C’est surtout dans les villes et les quartiers populaires que l’on a constaté une forte abstention, expression du rejet des institutions bourgeoises. Les résultats du scrutin sont marqués par la fragmentation et la polarisation.

L’importance de cette campagne électorale et des résultats réside avant tout dans la proximité avec les élections présidentielles de 2027, qui détermineront la succession du président Macron, largement impopulaire. Le fort ancrage local rend toutefois difficile la généralisation des résultats. Au premier tour, de nombreux maires de tous bords ont été réélus grâce à un soutien à leur action municipale.

Quelques réflexions après les élections municipales Lire la suite

Le Budget 2026 appauvrit, pour enrichir les 1 %

Le budget 2026 du gouvernement Macron-Lecornu s’affirme comme une « contrainte budgétaire forte » et une volonté de « redresser les comptes publics ». C’est du blabla démagogique qui masque la réalité. Après avoir échoué au parlement, Lecornu a ressorti le 49.3, un passage en force qui montre combien ce gouvernement est faible et rejeté ! Une nouvelle fois la social-démocratie a trahi et voté la confiance au gouvernement. Les quelques mesures « arrachées » par la social-démocratie, ne l’ont été que par la résistance populaire et les « Bloquons-tout ». Le gouvernement a eu peur d’un grand mouvement, il a été rassurée par les directions syndicales qui ont bloquées la colère populaire. Seule une lutte massive aurait pu obtenir des concessions pour les besoins populaires.

Le Budget 2026 appauvrit, pour enrichir les 1 % Lire la suite