De l’interaction entre le fascisme et la guerre

Voici la 3ème partie d’un document de nos camarades d’Allemagne  (le Parti Maxiste-léniniste d’Allemagne -MLPD- membre de l’ICOR) : « La guerre en Ukraine et la crise ouverte du système impérialiste mondiale ». Cette 3ème partie est tout à fait en rapport avec l’évolution actuelle de la situation mondial : la crise du capitalisme le pousse à chercher des solutions dans la fascisation en interne et à la guerre impérialiste en externe.

L’interaction entre le fascisme et la guerre

 Guerre impérialiste et fascisme sont des frères siamois. Willi Dickhut a écrit à ce sujet :

 « Le fascisme n’est pas seulement une forme de domination de la réaction la plus sombre, de la pire répression à l’intérieur du pays contre le/son propre peuple, mais aussi une agression meurtrière à l’extérieur, contre d’autres peuples. Le fascisme, c’est la guerre ! »

 La loi martiale bourgeoise légalise meurtres, destructions ou dévastations après le début de la guerre contre un adversaire militaire. D’une manière générale, elle est associée à l’état d’urgence en politique intérieure.

 Le président de la République russe Poutine avait établi sa position dominante déjà pendant des années avec des méthodes fascisantes dans l’intérêt du capital financier russe. Il a fait éliminer l’opposition critique envers le gouvernement, réduire la liberté de presse et placer sous le contrôle étatique les médias critiques. Les vrais marxistes-léninistes ont été persécutés et gênés massivement dans leur travail.

Écocide sous nos yeux à Gaza

« La destruction de la terre est une pratique génocidaire systématique »
Des champs retournés, des arbres déracinés, une terre contaminée au phosphore blanc : à Gaza, l’environnement est la victime silencieuse de la guerre. À la place des vergers, des plages de sable et des champs de fraise, qui faisaient la fierté des Gazaouis, se dresse un paysage dystopique fait de bases militaires, de cratères et de ruines. « Nous vivons actuellement une catastrophe environnementale qui engendrera d’autres catastrophes à l’avenir », dit Samar Abou Saffia, activiste écologiste gazaouie.

Ses notes vocales, envoyées par WhatsApp à Reporterre, brossent un portrait sombre de la situation sur place. « Plus de 80 000 tonnes de bombes israéliennes n’ont épargné ni les champs, ni les oliviers, ni les citronniers. Ces destructions environnementales accompagnent les massacres et le génocide, dit celle qui vit maintenant sous une tente à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza. Lorsque les chars d’assaut pénètrent sur nos terres, ils en détruisent également la fertilité. »

Manifestation européenne à Bruxelles pour la Palestine: Une délégation de l’ICOR était sur place

40.000 réclament à Bruxelles : « Free, free, Palestine ! » Composées de camarades de France et d’Allemagne, une délégation de l’ICOR a participé dimanche 19 mai à une manifestation internationale combative et sonore d’environ 40.000 participants. Elle a eu lieu dans le cadre de la commémoration de la Nakba de 1949 (expulsion) et en solidarité avec la lutte de libération de la Palestine. De très nombreux jeunes de Belgique, du Luxembourg, de France, des Pays-Bas, d’Allemagne et d’Irlande et de nombreux autres de différentes nationalités, ont marqué la manifestation. De nombreux drapeaux palestiniens et pancartes de protestation dénonçaient le génocide commis par Israël. « Free free Palestine », « One Solution – Revolution », « One two Three Four – Occupation NO MORE ; five, six, seven, eight – État d’apartheid israélien ; nine and ten – Revolution » – étaient des mots d’ordre souvent criés. Avec des « hotspots  » (interventions au microphone, diffusion de tracts, vente de brochures) à des endroits différents, on a présenté ICOR et ses activités : »Soutien et renforcement des mouvements démocratiques et mouvements laïques dans la lutte de libération du peuple palestinien. » Le micro ouvert était disponible pour des interventions, slogans et chansons. L’ICOR a été représentée à des milliers de personnes, des contacts ont été échangés.

Journée de la Nakba du 15 mai

L’organisation révolutionnaire mondiale l’ICOR prépare la journée de la Nakba du 15 mai et exige :
Pour un arrêt immédiat de la guerre d’Israël à Gaza et un approvisionnement immédiat et complet des masses en médicaments, en nourriture, en eau, en carburant, etc.
Libération des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, échange des otages et des prisonniers.
Mesures d’aide coordonnées au niveau international pour reconstruire les infrastructures – avec des logements, des routes, des hôpitaux, des écoles, etc. selon le principe du pollueur-payeur de la destruction !
Retrait immédiat de toutes les troupes et services secrets israéliens de Gaza, de tous les colons de Cisjordanie ! Autodétermination totale du peuple palestinien ! Création des conditions pour un État palestinien souverain, des forces armées et le contrôle total des frontières de l’État ; la souveraineté dans la gestion des ressources, l’accès aux marchés arabes, à l’économie et au marché du travail israéliens.
Promotion de l’auto-organisation des masses à Gaza et l’égalité des droits pour les femmes !
Lutte pour la punition d’Israël devant la Cour internationale des droits humains

Prolétaire, debout ! N° 33 / mai 2024

Le 1er mai, dans le monde entier, des millions de prolétaires manifestent leur opposition au
capitalisme, pour leur intérêts de classe. En cette année 2024, l’unité internationale de la classe ouvrière, des prolétaires est plus nécessaire que jamais !
En France, les réformes réactionnaires du gouvernement révoltent. Le gouvernement des capitalistes s’attaque à nos
conquêtes sociales. Le pouvoir d’achat est amputé, de
plus en plus de familles, d’étudiants ne mangent pas à
leur faim, les services publics essentiels – éducation,
santé – sont sabotés. Par crainte de nos luttes, nos droits et libertés démocratiques sont réduits et la
répression renforcée. Les jeunes réprimés et embrigadés dans le Service National Universel.
Résistance à la fascisation et à la militarisation ! Tout cela pour privatiser, soutenir la guerre
économique des monopoles et préparer la guerre militaire qui leur offrira l’accès aux matières premières essentielles, à la main d’œuvre à bas coût et aux
marchés.

Le 1 er Mai 2024, Appel du Front Uni contre les guerres et les préparatifs de guerres

Le 1er Mai 2024 : Le Front Uni international appelle les travailleurs du monde contre les guerres, les préparatifs de guerre et l’économie de guerre Semaine après semaine, les trompettes et les tambours de la guerre se font de plus en plus bruyants, avec l’Europe en première ligne. Alors que le massacre impérialiste en Ukraine fait rage, la Russie prenant le dessus, les membres européens de l’OTAN appellent et planifient la « préparation à la guerre » et « l’économie de guerre », reprennent la conscription militaire, attisent le nationalisme et la xénophobie.