Mise en place de la Coordination européenne des travailleurs des mines

Le 1er novembre, juste après les élections en Géorgie, les mines de manganèse de Chiatura ont été fermées, tandis que l’exploitation à ciel ouvert de plusieurs coopératives n’a pas été arrêtée. Environ 3.000 mineurs et 2.000 métallurgistes du groupe « Georgian Managanese Ltd » ont été mis en lock-out afin qu’ils renoncent à 40-60% de leur salaire, ce qu’ils refusent à juste titre.

Ils sont censés accepter des réductions de salaire, les banques sont sur leur dos en raison de leur endettement élevé et les villageois doivent accepter les dégâts miniers sur leurs maisons sans compensation adéquate. La protestation justifiée des personnes concernées est criminalisée et l’on tente de la jouer contre les emplois des travailleurs des mines.

Trump, Musk, et la folie impérialiste : le bal des bouffons fascisants

Dans l’énième épisode de la tragédie américaine, Donald Trump, cet éternel clown grimé en chef d’État, menace d’annexer le Canada, le Groenland et le canal de Panama. Rien que cela ! Si cela peut sembler être un mauvais sketch, ce sont les répercussions sur le monde entier qui transforment la farce en drame. Derrière les déclarations grotesques se cache une vérité bien plus inquiétante : le capitalisme en crise cherche désespérément à redistribuer les cartes géopolitiques par la force. Et soyons clairs, Trump n’est pas une aberration isolée, mais le produit inévitable d’un système impérialiste pourrissant.

Trump : une menace mondiale pour les travailleur·ses

Face au programme ultra conservateur « Project 2025 », les syndicats affirment leur détermination.

Avec des slogans populistes et protectionnistes, Donald Trump a promis, lors de sa campagne électorale, une « réindustrialisation » et une amélioration des conditions de vie des Américain·es. Mais la hausse massive des tarifs douaniers, dans l’objectif de protéger l’industrie nationale, pourrait entraîner une hausse importante des prix à la consommation et alimenter l’inflation.

Cette mesure affecterait directement le pouvoir d’achat des ménages dans un contexte où les salaires réels ont déjà baissé de 1,3% et où l’inflation sur les biens essentiels a explosé (+24 %).

Une politique qui favorise d’abord le capital au détriment des travailleurs

Si Donald Trump continue de se présenter comme un défenseur de la classe ouvrière, ses propositions révèlent une priorité claire accordée aux intérêts des grandes entreprises et des milliardaires.

La poursuite des baisses d’impôts massives pour les entreprises et les ménages les plus fortunés constitue un autre axe clé du programme Trump. Ces mesures, similaires à celles de 2017, creuseraient davantage les inégalités économiques.

Parmi les autres mesures envisagées : 

la limitation du droit à l’organisation syndicale, 

l’abolition des lois sur le paiement des heures supplémentaires, 

une dérégulation massive au profit des industries pétrolières et gazières.

L’antifascisme s’étend au-delà des grandes villes

Le Front Uni mondial anti-impérialiste, antifa et contre la guerre pour la défense de l’environnement appelle à l’unité la plus large. L’élection de Trump, ses déclarations et ses objectifs devraient encourager au militantisme antifasciste et écologiste.
L’antifascisme s’étend au-delà des grandes villes
Face aux récentes offensives de l’extrême droite dans les régions, de nouveaux collectifs antifascistes se structurent hors des grandes villes. En militant notamment auprès des écologistes.
Tags nazis, anti-migrants, attaques antisémites… Face à la montée des actes racistes sur tout le territoire, l’antifascisme opère un retour au local. Après ses actions dans les villes emblématiques comme Lyon, Rennes, Paris ou Marseille, il agit désormais dans l’Ain ou les Côtes-d’Armor.

« Les dernières élections [présidentielle et législatives] n’ont fait que confirmer que l’Ain est depuis toujours une terre de droite. Cela a permis aux racistes de se sentir pousser des ailes. Nous avons jugé qu’il était nécessaire d’occuper une place sur le terrain », écrivait fin octobre le groupe antifasciste des pays de l’Ain, nouvellement créé.
Loin des grandes villes, l’antifascisme se structure. « Mouvement assez logique quand on voit ressurgir, en particulier en milieu rural, des groupes informels d’extrême droite, peu ou pas structurés, qui rassemblent autour d’un passé rural fantasmé », explique Seb [*], membre de La Horde, plateforme d’information sur l’antifascisme….

Communication Front uni anti-impérialiste contre le fascisme

Le 20 janvier, Donald Trump, un politicien impérialiste brutal, prendra ses fonctions aux
États-Unis en tant que président de la puissance impérialiste la plus forte du monde. Les
menaces selon lesquelles les États-Unis veulent s’approprier le Groenland, le Canada et
le contrôle du canal de Panama, l’exigence que tous les États de l’OTAN extorquent aux
masses 5 % de leur produit intérieur brut pour préparer la guerre mondiale, les menaces,
qu’il ouvrirait les portes de l’enfer…
Le Front Uni exprime sa solidarité contre la forte persécution de l’impérialisme américain
et des forces de droite au Pérou. Dans la préparation de la Troisième Guerre mondiale,
leur plan concret en Amérique latine, et en particulier au Pérou, est de détruire et
d’éliminer les organisations communistes et populaires…
Vendredi, la Cour suprême d’Afrique du Sud a jugé que le gouvernement était tenu de fournir une
aide immédiate aux mineurs bloqués.
Samedi, l’entreprise de sauvetage est arrivée et mardi matin, une grue a ramené les 26 premiers
vivants et 9 morts à la surface.
La commune, les nombreux bénévoles, l’organisation d’avocats pour les droits de l’homme, l’ONG
MACUA (Mining affected Communities United in Action)…

Mayotte, Comores : une histoire coloniale

Il y a cinquante ans, la population de l’archipel des Comores était invitée à se prononcer sur le statut de son territoire. Si trois des quatre îles votèrent massivement pour l’indépendance, Mayotte (Maore), où un courant sécessionniste animé par l’élite créole exerçait un puissant lobbying, vota contre, tandis qu’à Paris l’armée et le « parti colonial » encore très puissant ne voulaient pas perdre cette position stratégique dans l’océan Indien. La France accorda donc l’indépendance aux Comores mais conserva Mayotte, devenue en 2011 le 101e département français à l’issue d’un processus unique de « colonisation consentie ».
Tout renvoie à la colonie sur cette île : les ghettos de Blancs, la hiérarchisation raciale au travail comme dans la vie quotidienne, la dépendance économique envers la « métropole », les défaillances des infrastructures mises en lumière par les récentes pénuries d’eau… Entre des Mahorais reniant leur passé pour être « français à tout prix », dont la dérive vers l’extrême droite semble sans fin, des « métros » qui se comportent en terrain conquis et cultivent l’entre-soi, et des Comoriens devenus « étrangers » par l’effet d’une politique d’État délibérée, la violence à Mayotte est le résultat d’un double processus de dislocation et de colonisation. Ce livre raconte les principaux épisodes de cette histoire et dresse un portrait sans concession de « Mayotte française » et du présent colonial qui continue de l’animer….