30 janvier 2026

Le Budget 2026 appauvrit le peuple pour enrichir les 1 %

Le budget 2026 du gouvernement Macron-Lecornu s’affirme comme une « contrainte budgétaire forte » et une volonté de « redresser les comptes publics ». C’est du blabla démagogique qui masque la réalité.

Après avoir échoué au parlement, Lecornu a ressorti le 49.3, un passage en force qui montre combien ce gouvernement est faible et nrejeté !

Une nouvelle fois la social-démocratie a trahi et voté la confiance au gouvernement. Les quelques mesures « arrachées » par la social-démocratie, ne l’ont été que par la résistance populaire et les ‘Bloquons-tout. Le gouvernement a eu peur d’un grand mouvement, il a été rassurée par les directions syndicales qui ont bloquées la colère populaire. Seule une lutte massive aurait pu obtenir des concessions pour les besoins populaires.

Un budget d’austérité sociale

Ce budget il faut le dénoncer comme un appauvrissement de la grande masse populaire, maquillé sous les mots d’« efficacité budgétaire ». La priorité est donnée au Capital financier , aux multinationales plutôt qu’à la justice sociale, et c’est la vocation de tous les budgets et le gouvernement doit l’ assurer ce qui n’a rien d’étonnant. Nous en donnons quelques exemples.

Pouvoir d’achat et vie quotidienne

  • Le recul des aides au logement (APL) et celles aux étudiants qui augmentent moins vite que les prix réels, ce qui équivaut à une baisse du pouvoir d’achat réel.
  • La fin progressive des boucliers tarifaires et la fiscalité “écologique” (taxes sur le carburant et le gaz) sont socialement injustes, car elles touchent surtout les classes populaires.
  • Minima sociaux : leur revalorisation à hauteur de l’inflation est qualifiée de “mesure défensive”, insuffisante pour compenser la hausse du coût de la vie.
  • Retraites et fonction publique : rien pour rattraper le gel salarial passé

💼 Fiscalité : des “cadeau aux plus riches”

  • L’ISF n’est pas rétabli, et le prélèvement forfaitaire unique (flat tax — un impôt sur les revenus immobiliers) reste inchangé.
  • Les révisions de niches fiscales évitent soigneusement les avantages liés au capital et à l’immobilier haut de gamme.
  • Les contributions « exceptionnelles » sur les entreprises énergétiques sont trompeuses.
  • En conclusion : une fiscalité reste régressive, servant les revenus du capital et pesant sur la consommation populaire via la TVA ou les taxes indirectes.

Services publics : cure d’austérité déguisée

  • Derrière les “revalorisations ciblées”, la masse salariale de la fonction publique diminue: les salaires dans les écoles, hôpitaux, transports stagnent ou diminuent.
  • Le budget favorise une accentuation de la privatisation en dégradant le public il pousse à une hausse du recours au privé dans la santé (développement des cliniques et des laboratoires privés) ; et dans l’éducation (écoles privées sous contrat), et même dans la rénovation énergétique.

🌱Écologie : le “capitalisme vert” — qui n’existe pas

  • Bien que la transition énergétique soit mise en avant, les fonds vont majoritairement aux grandes entreprises (nucléaire, hydrogène, industriels de la rénovation), pas aux ménages.
  • Pas de plan national massif d’isolation des logements pour les foyers modestes.
  • Aucune taxation écologique progressive qui épargnerait les bas revenus tout en faisant contribuer les grands pollueurs.

En conclusion ce budget :

  • Fait porter l’effort financier sur les classes populaires et moyennes,
  • Préserve le capital et les grands groupes,
  • Poursuit une logique néolibérale de rigueur et de dérégulation,
  • Et affaiblit les services publics tout en appelant à la “responsabilité individuelle”.

 

La classe dirigeant bourgeoise a un souci majeur : restaurer les « marges » (c’est à dire les profits capitalistes) dans une période de rivalités croissantes, de concurrence acharnée entre capitalistes et l’irrésistible baisse tendancielle des taux de profit comme nous l’avons démontré à plusieurs reprises sur ce site. Lire en particulier: https://upml.org/2025/10/liphone-miroir-du-capitalisme-en-crise-de-la-marchandise-star-a-la-baisse-tendancielle-du-taux-de-profit/

 

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