18 avril 2026

Congrès de la Fédération des Jeunesses Communistes de France

Ce vendredi 3 avril 2026, c’est la discussion sur le projet de Ligne politique générale qui débute. Très riches, les discussions portent principalement sur la compréhension du système impérialiste aujourd’hui, ses caractéristiques et la manière dont il influence le quotidien de la jeunesse. La crise du système impérialiste est centrale, particulièrement ses conséquences sur la contradiction entre métropoles impérialistes et nations opprimées et la faillite générale de la politique bourgeoise au sein des États, en particulier en France avec l’abstentionnisme grandissant.

Concernant l’impérialisme français, le point essentiel en préalable de l’organisation reste de cerner les caractéristiques propres de l’État et la place de ses monopoles dans le monde, comme puissance de second rang dans un stade de crise politique et économique très avancée. Les réflexions générales portent aussi sur des notions d’ordre économiques fondamentales : la composition de classe en France, les forces de la Révolution prolétariennes à l’échelle du globe, la production et la répartition de la richesse et du surprofit de la rente impérialiste.

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L’Intelligence artificielle : un progrès technique ?

« Ce n’était pas là leur but ! » répondait Marx à propos des inventions, des nouveautés techniques. La formule claque encore aujourd’hui avec une force particulière, à l’heure où l’intelligence artificielle est présentée comme une révolution comparable à celle de la machine à vapeur.

Car derrière le discours dominant — gain de productivité, innovation, progrès — se rejoue en réalité une contradiction fondamentale : le progrès technique en soi n’est pas émancipateur, tout dépend des rapports sociaux dans lesquels il s’inscrit.

La leçon de Marx : la technique n’est jamais neutre

Le texte de Marx est limpide : la machine, dans le capitalisme, n’a jamais eu pour objectif de libérer l’être humain du travail pénible. Elle vise deux choses :

réduire le coût des marchandises,

augmenter le surtravail, c’est-à-dire le temps pendant lequel le travailleur produit de la valeur pour le capitaliste sans équivalent pour lui-même.

Autrement dit, le progrès technique devient un instrument d’intensification de l’exploitation.

L’intelligence artificielle ne fait pas exception. Elle permet :

d’automatiser des tâches intellectuelles,

d’accélérer les cadences,

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Le syndicalisme à la croisée des chemins

Le syndicalisme à la croisée des chemins : lutte des classes ou intégration impérialiste ? Le rôle de la CSI [Confédération Syndicale Internationale]

Tribune de Georges Perros, secrétaire général adjoint de la Fédération Syndicale Mondiale

Les développements confirment que l’impérialisme ne connaît pas de « périodes pacifiques ». L’intervention militaire des États-Unis au Venezuela et en Iran, les menaces contre Cuba, les pays d’Amérique latine et même contre le Danemark, membre de l’OTAN et de l’UE, au sujet du Groenland, révèlent que les rivalités impérialistes s’intensifient. Les peuples en paient le prix, soit par des guerres, soit par des sanctions, la pauvreté, la répression et les effusions de sang, tandis que les travailleurs sont appelés à accepter des sacrifices au nom de l’économie de guerre.

Dans ce contexte, la question clé pour le mouvement syndical international n’est pas de savoir s’il se contentera de publier des déclarations, mais comment il fera face à ces développements dans la pratique et avec quelle stratégie. Ici, la confrontation avec la CSI [Confédération Syndicale Internationale] n’est pas secondaire, elle est centrale.

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Quelques réflexions après les élections municipales

Le taux de participation au premier tour dans les 35 000 communes a été remarquablement faible, s’élevant à environ 57 % (1), alors que les élections municipales sont celles qui touchent le plus directement aux préoccupations quotidiennes de la population. C’est surtout dans les villes et les quartiers populaires que l’on a constaté une forte abstention, expression du rejet des institutions bourgeoises. Les résultats du scrutin sont marqués par la fragmentation et la polarisation.

L’importance de cette campagne électorale et des résultats réside avant tout dans la proximité avec les élections présidentielles de 2027, qui détermineront la succession du président Macron, largement impopulaire. Le fort ancrage local rend toutefois difficile la généralisation des résultats. Au premier tour, de nombreux maires de tous bords ont été réélus grâce à un soutien à leur action municipale.

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Les Média, la guerre et la militarisation

« Je sais que je vais choquer certains lecteurs, mais je suis convaincu que quand tout projet un tant soit peu grandiose a déserté la vie politique, la quête de sens ayant comme la nature horreur du vide, une bonne guerre qui vient remplir ce dernier peut faire l’affaire. » Ces mots sont ceux de Luc Ferry dans les pages du Figaro, jeudi 2 octobre 2025. Le philosophe médiatique et ex-ministre pensait choquer ses lecteurs, mais il n’en fut rien. C’est que la déclaration arrivait sur un terrain médiatique déjà bien préparé, réhabitué à l’idée de guerre, à son iconographie, à son lexique, à son décompte quotidien de morts. Proposer aux jeunes de devenir de la chair à canon pour donner un sens à leur existence ? Au fond, Luc Ferry ne faisait que synthétiser une idée qui, si elle n’était pas encore consensuelle, était au moins redevenue entendable dans la presse française : « une bonne guerre » pouvait remplir le vide.

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Sarkozy libre en vingt jours, Georges Abdallah emprisonné quarante ans

Mais attention : la bourgeoisie n’est pas stupide.
Elle sait qu’elle doit parfois faire semblant de punir ses propres hommes, pour sauver la façade de sa « République exemplaire ».
Alors, de temps à autre, elle jette un de ses politiciens en pâture, le temps de quelques jours ou de quelques mois, juste assez pour rassurer les naïfs, pour faire croire que la loi est la même pour tous.
En réalité, ce ne sont que des sacrifices symboliques : un théâtre bien huilé pour masquer la corruption d’un système tout entier. La prison n’est pas faite pour les maîtres, mais pour les dominés. Quand les opprimés résistent, la prison devient une forteresse

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