7 juin 2026

Déclaration de l’ICOR : En avant avec le soulèvement populaire en Bolivie

Le paquet de réformes réactionnaires que le gouvernement de Rodrigo Paz tente de faire passer a soulevé le peuple bolivien combatif

Au mépris de ses promesses électorales, le gouvernement de Rodrigo Paz a publié le 9 mai 2026 une liste de 10 lois prioritaires :

loi sur les hydrocarbures, loi sur l’investissement, loi sur les mines, loi sur l’économie verte, loi pour les entrepreneurs boliviens, loi électorale, loi sur la réforme de la justice, loi sur la sécurité nationale, loi sur la réduction de l’État et de la bureaucratie, ainsi qu’une nouvelle loi sur l’électricité.

En pratique, ça veut dire livrer les biens et les ressources naturelles du pays aux monopoles impérialistes, et étendre les outils juridiques pour réprimer la lutte populaire. En échange, il reçoit le soutien de l’impérialisme américain, de l’État génocidaire d’Israël et du gouvernement fascisant et capitulard du président argentin Javier Milei.

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Salutations fraternelles de mineurs d’Allemagne aux mineurs Boliviens en lutte

Nous nous déclarons solidaires de votre lutte et de vos revendications légitimes et exigeons la libération immédiate de tous les manifestants arrêtés. Nous exigeons le retrait immédiatdu mandat d’arrêt contre votre leader Mario Argollo et d’autres dirigeants syndicaux de la Confédération syndicale Central Obrera Boliviana (COB), qui a appelé à la grève générale. D’après ce que nous avons pu lire dans la presse, il s’agit désormais de bien plus que des droits sociaux, du prix de l’essence et des questions de sécurité au travail. La principale revendication, à savoir la démission de votre président, nous y adhérons de tout cœur. Celui-ci s’était présenté comme un défenseur du capitalisme et un adversaire résolu du socialisme.
C’est bien que la question de l’alternative et de la perspective de société soit à nouveau largement débattue au sein du peuple bolivien grâce à votre lutte.

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Déclaration de l’ICOR: solidarité avec le peuple cubain !

Le 1er mai, plus de 500 000 personnes ont manifesté à Cuba devant l’ambassade des États-Unis contre l’embargo pétrolier imposé par l’impérialisme américain depuis janvier et ont remis six millions de signatures réclamant la fin de l’embargo – soit environ deux tiers de la population cubaine. L’ICOR est de tout cœur solidaire de la résistance du peuple cubain. Nous avons déjà publié en mars une résolution contre l’embargo pétrolier (https://www.icor.info/de/de/2026/moerderische-oelblockade-der-usa-gegen-kuba). L’embargo a déclenché une crise humanitaire à Cuba. Les coupures d’électricité et les pertes de production affectent tous les aspects de la vie des gens et compromettent les soins de santé.
Le président américain Trump avait déjà menacé, dans les jours précédant le 1er mai, de « durcir le ton » et de « prendre le contrôle » de Cuba, et a imposé le jour même des sanctions plus sévères visant les responsables économiques, politiques et administratifs, ainsi que toutes les banques et institutions internationales qui entretiennent des relations commerciales avec eux. Face à cela, nous réitérons notre appel à organiser la solidarité avec le peuple cubain à l’échelle mondiale !

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Le blocus pétrolier meurtrier des États-Unis contre Cuba

Même si les révolutionnaires du monde entier se concentrent actuellement sur la guerre d’agression sanglante menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran et qu’ils la combattent, ils ne doivent pas pour autant perdre de vue la grave situation à Cuba. Les États-Unis ont imposé, par un décret de Trump, un blocus total sur l’approvisionnement en pétrole et menacent, tout pays qui tenterait de livrer du pétrole à Cuba, de lourds droits de douane punitifs. Cette provocation s’inscrit dans la longue histoire d’agressions et de blocus que l’impérialisme américain mène depuis la victoire de la révolution en 1959. Mais aujourd’hui, ça s’est concrétisé, dans le cadre de la stratégie de sécurité nationale, par le « corollaire Trump »[1], juste après son annonce lors de l’attaque criminelle contre le Venezuela le 3 janvier. Cela a fait plus de 100 morts et entraîné l’enlèvement du président Nicolás Maduro et de sa femme, la députée Cilia Flores.

Cette attaque a paralysé le Venezuela et placé son pétrole sous contrôle impérialiste, l’empêchant ainsi de poursuivre ses livraisons à Cuba.

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SUR LE « REGIME MADURO » : LE POINT DE VUE DE SYNDICALISTES DU VENEZUELA

Cependant, chers camarades, avec tout le respect que nous vous devons, nous avons l’obligation de classe de vous exprimer notre désaccord face au silence prolongé que le FSM a gardé, au cours des quatre dernières années, face à la situation très grave que subissent les travailleurs vénézuéliens et nos retraités et pensionnés, en conséquence des politiques économiques et du travail imposées par le gouvernement autoritaire et antidémocratique présidé par Nicolás Maduro, à partir de la mise en œuvre d’un programme d’ajustement libéral-bourgeois qui a fait peser tout le poids de la crise et des sanctions impérialistes sur les épaules du peuple travailleur, favorisant les appétits de la bourgeoisie parasitaire vénézuélienne et tentant d’attirer les investissements au prix de la misère et de la répression contre les travailleurs et leurs dirigeants syndicaux.

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Coup d’État au Venezuela, l’impérialisme sort ses couteaux

Le rapt spectaculaire de Nicolás Maduro par les forces américaines n’est pas un simple épisode diplomatique. C’est un symptôme historique. Celui d’un capitalisme arrivé à un point où la domination « pacifique » ne suffit plus, où la souveraineté devient intolérable, où le « droit international » est un handicape, alors la violence armée devient l’instrument central de reproduction du système.

Donald Trump n’est pas « dingue » et il a au moins un mérite : il ne ment pas. Là où d’autres enveloppaient leurs guerres de discours humanitaires, il parle pétrole, profits, « gros sous ». Ce que Trump exhibe brutalement, ses prédécesseurs l’appliquaient déjà avec plus d’hypocrisie.
D’ailleurs, l’opposante vénézuélienne Machado, prenait la parole au Forum de l’American Business en novembre dernier pour demander que les Etats-Unis envahissent le Venezuela. …

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