23 février 2024

Appel à une journée de mobilisation contre les guerres du capital

Dans une phase historique où les contradictions du capitalisme mondial s’exacerbent, de l’Ukraine à la Palestine, du Soudan au Congo, les États impérialistes ont de plus en plus souvent recours à la guerre et aux massacres de populations. De cette manière, ils veulent « résoudre » par la force les conflits d’intérêts entre leurs monopoles capitalistes ou renouveler leur domination coloniale et néocoloniale sur les peuples opprimés.
Les travailleurs, les prolétaires, appelés à se massacrer les uns les autres pour décider qui les exploitera, doivent déclarer la guerre aux guerres du capital et s’organiser pour renverser la domination capitaliste sur le monde.

Israel, un soutien bourgeois

Il peut exister parfois un « antisémitisme de gauche » qui tend à faire de la cause palestinienne la mère de toutes les causes et assimile ainsi n’importe quel juif à un potentiel colon israélien. Cette confusion entre judaïsme et sionisme peut se dissimuler dans certaines idées et peut créer le trouble dans certains débats et discours à gauche. Les peuples qui souffrent, le capitalisme en créer pleins : Kurdes, Ouighours, amérindiens, sahraouis, yéménites, ukrainiens, arméniens, soudanais….

Une victoire antiimpérialiste dans la solidarité avec la lutte pour la Palestine !

La guerre d’Israël raciste, coloniale et impérialiste en Palestine est soutenue sans conditions par les Etats impérialistes en Europe, dont la France. Le gouvernement, jusqu’ici plus ou moins flou, a laissé tomber son masque et justifie la guerre d’anéantissement contre le peuple palestinien par « Israël a le droit de se défendre. » Les manifestations de solidarité avec la Palestine sont le plus souvent interdites, des manifestants sont verbalisés de 135€ ou même arrêtés!

Palestine, une guerre de religion ?

Tout n’a pas commencé hier. C’est une longue histoire la résistance palestinienne. Dès 1936 elle se heurte au « protectorat » anglais et aux commandos sionistes qui revendiquent des droits sur les terres de Palestine… Puis viendront les agressions de 1947-48, la victoire des sionistes et l’exode forcé des palestiniens. L’événement reste présent dans la mémoire collective palestinienne en tant que Nakba (en arabe : النكبة, An-Nakbah : « désastre » ou « catastrophe ». Entre 700 000 et 750 000 palestiniens sont expulsés. Depuis lors, plus de 75 ans, la résistance palestinienne contre l’expansion sioniste et la création de l’Etat raciste n’a pas cessé.
Les scènes d’horreur que l’on a vu ici ou là ne doivent pas nous faire perdre de vue le fond du conflit. La réalité est que nous faisons face à une guerre de colonisation de terre et à un peuplement se réclamant du sionisme.

Gaza : le colonialisme, l’apartheid et le suprémacisme à l’origine du carnage

Le 30 septembre, 7 solidaires dont un député et son attachée parlementaire, et quatre solidaires qui avaient déjà été à Gaza sont arrivé.es au Caire. Il est vite apparu que les autorités égyptiennes prendraient leur temps pour délivrer leur décision. Le correspondant de l’UJFP (Union Juive Française pour la paix) à Gaza les rejoints au Caire. Ce témoignage rappelle comment la Palestine est victime depuis des décennies de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le correspondant a toujours été extrêmement critique vis-à-vis des partis politiques palestiniens et comment la population de Gaza vit sa relation au Hamas.

Moyen-Orient : nouveau foyer de guerre !

Lors de la guerre de 1967, les sionistes ont conquis la Cisjordanie, la bande de Gaza et le plateau du Golan et y ont établi un régime d’occupation cruel avec des accaparements constants de terres pour construire leurs colonies. La population palestinienne a été enfermée derrière de grands murs et clôtures dans des réserves (véritables bantoustans) et privée de ses droits. La bande de Gaza, mesurant seulement 10 kilomètres sur 30, est devenue la « plus grande prison à ciel ouvert du monde » pour 2,5 millions de personnes – un ghetto dans lequel les gens doivent vivre une existence misérable.