29 mars 2026

Quelques réflexions après les élections municipales

Le taux de participation au premier tour dans les 35 000 communes a été remarquablement faible, s’élevant à environ 57 % (1), alors que les élections municipales sont celles qui touchent le plus directement aux préoccupations quotidiennes de la population. C’est surtout dans les villes et les quartiers populaires que l’on a constaté une forte abstention, expression du rejet des institutions bourgeoises. Les résultats du scrutin sont marqués par la fragmentation et la polarisation.

L’importance de cette campagne électorale et des résultats réside avant tout dans la proximité avec les élections présidentielles de 2027, qui détermineront la succession du président Macron, largement impopulaire. Le fort ancrage local rend toutefois difficile la généralisation des résultats. Au premier tour, de nombreux maires de tous bords ont été réélus grâce à un soutien à leur action municipale.

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Les Média, la guerre et la militarisation

« Je sais que je vais choquer certains lecteurs, mais je suis convaincu que quand tout projet un tant soit peu grandiose a déserté la vie politique, la quête de sens ayant comme la nature horreur du vide, une bonne guerre qui vient remplir ce dernier peut faire l’affaire. » Ces mots sont ceux de Luc Ferry dans les pages du Figaro, jeudi 2 octobre 2025. Le philosophe médiatique et ex-ministre pensait choquer ses lecteurs, mais il n’en fut rien. C’est que la déclaration arrivait sur un terrain médiatique déjà bien préparé, réhabitué à l’idée de guerre, à son iconographie, à son lexique, à son décompte quotidien de morts. Proposer aux jeunes de devenir de la chair à canon pour donner un sens à leur existence ? Au fond, Luc Ferry ne faisait que synthétiser une idée qui, si elle n’était pas encore consensuelle, était au moins redevenue entendable dans la presse française : « une bonne guerre » pouvait remplir le vide.

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Sarkozy libre en vingt jours, Georges Abdallah emprisonné quarante ans

Mais attention : la bourgeoisie n’est pas stupide.
Elle sait qu’elle doit parfois faire semblant de punir ses propres hommes, pour sauver la façade de sa « République exemplaire ».
Alors, de temps à autre, elle jette un de ses politiciens en pâture, le temps de quelques jours ou de quelques mois, juste assez pour rassurer les naïfs, pour faire croire que la loi est la même pour tous.
En réalité, ce ne sont que des sacrifices symboliques : un théâtre bien huilé pour masquer la corruption d’un système tout entier. La prison n’est pas faite pour les maîtres, mais pour les dominés. Quand les opprimés résistent, la prison devient une forteresse

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« Bloquons tout », mais pour aller où ?

Le pouvoir politique vacille —- Le pouvoir veut imposer un budget d’austérité –un budget pour une économie de guerre—-
L’anticapitalisme progresse « Bloquons tout », mais pour aller où ?
Venez en discuter, pour comprendre et pour un changement sur le fond au Café militant
Bloquons tout –pour aller où ?
Le socialisme révolutionnaire-nostalgie ou nécessité ?

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Crise politique et décomposition du régime bourgeois

Les racines de la crise: le système capitaliste lui-même
1. Travail contre capital
La contradiction fondamentale du système éclate : pour maintenir leurs profits, les capitalistes pressurent les travailleurs, réduisent les salaires, flexibilisent l’emploi, cassent les services aux publics.
Mais ce faisant, ils étouffent la demande, bloquent la consommation, provoquent chômage et misère. La société se scinde toujours plus entre une minorité parasitaire qui s’enrichit et une majorité exploitée qui s’appauvrit. L’ordre bourgeois devient instable, incapable de contenir la colère sociale que lui-même provoque.
2. Capital «national» contre capital mondial
Le capitalisme «français» est intégré au capitalisme impérialiste mondial. Les bourgeoisies «nationales» ne sont plus souveraines : elles obéissent aux marchés mondiales et à ses institutions : la Commission européenne, à la BCE, au FMI,….
Elles prétendent défendre tels intérêts nationaux tout en livrant ses entreprises, ses terres, son énergie et son industrie au capital international. Elles ne peuvent faire autrement, seul le profit guident leur investissement. De là naît la crise de légitimité politique: tous les discours mensongers qui se cachent derrière «l’intérêt national» ne sont plus crédibles.

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En avant pour le 10 septembre

Que penses-tu de cette AG régionale parisienne au Parc de la Villette de la semaine dernière ?
C’est un bon départ, Il y avait du monde, entre 300 et 400 personnes. Ce n’était pas beaucoup pour la région disent certains. Ils ont tort car c’était la première AG parisienne. L’ambiance est à l’enthousiasme, les slogans sont repris, … Une moyenne d’âge entre 20 et 30 ans. Enfin, c’est très à gauche, s’il y a des fachos, des racistes ils sont très minoritaires et très silencieux.
Cela s’est déroulé comment ?
Au départ on pensait que ce serait un peu le bordel. Eh bien non, 3 ou 4 AGs locales ont fait un court rapport. Celles du 93 étaient les plus nombreuses et certaines en étaient déjà à la 3ème AG . Personne n’est mandaté, tous ceux qui parlent le font en leur nom — ce n’est pas nécessairement la meilleure des choses, il faut qu’il y ait des gens mandatés, des commissions sur certains points — mais, bon, on n’en est qu’au début. La cible des interventions c’était Bayrou-Macron et leur politique de guerre sociale et militaire. Les journalistes présents ont été repoussés, interdits de photos. Je pense que c’est un peu exagéré, j ’ai entendu quelques interviews radio, assez correctes pour l’instant.

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