31 août 2025

les dockers de Fos font honneur à la classe ouvrière

Le capitalisme porte la guerre comme la nuée porte l’orage. Et ce ne sont pas de vagues déclarations de paix ou de « diplomatie humanitaire » qui y changeront quoi que ce soit. Ce sont des actes, des ruptures concrètes, assumées, qui tracent une ligne de classe. À Fos-sur-Mer, les dockers CGT viennent de le faire. Ils ont dit non. Non au chargement de la mort. Non à la participation française à l’écrasement sanglant du peuple palestinien.

Trois conteneurs, remplis de pièces pour mitrailleuses et de tubes de canon, devaient partir pour Israël, via le port de Haïfa. Trois conteneurs de trop. Mercredi et jeudi, les dockers ont bloqué. Le navire Contship Era a levé l’ancre, direction Gênes, mais les armes sont restées à quai. Et c’est très bien ainsi. Voilà ce que signifie être du bon côté de l’Histoire. Voilà ce que signifie refuser la complicité avec un génocide en cours.

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Les dockers de Fos-sur-Mer refusent de charger du matériel militaire pour l’État sioniste

Vive les dockers de Fos qui refusent de charger des armes pour Israël !
Après avoir pris connaissance de la livraison prévue le 5 juin d’un chargement de matériel militaire
à destination d’Israël depuis Fos-sur-Mer, le syndicat CGT des dockers et des personnels portuaires
du golfe de Fos a refusé de charger les 19 palettes de l’entreprise marseillaise Eurolinks.
Elles “devaient être embarquées par conteneur ce jeudi après-midi via le port de Marseille-Fos en
direction du port d’Haïfa” selon le syndicat CGT.
“Après avoir alerté nos employeurs ainsi que les autorités compétentes, nous avons pu trouver ce
conteneur. Ce conteneur a été mis de côté et les dockers ne le chargeront pas sur le bateau à
destination d’Haïfa. Le port de Marseille-Fos ne doit pas servir à alimenter l’armée israélienne”,
écrit le syndicat CGT.

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Magazine N°2 de l’ICOR sur la Palestine

Nous condamnons le génocide barbare d’Israël sioniste, colonisatrice, suprémaciste à Gaza du peuple palestinien et leur soutien inconditionnel par les Etats unis d’Amérique, l’Union Européenne avec l’Allemagne, la France et d’autres pays impérialistes complices ! Nous condamnons les projets impérialistes d’expansion d’Israël dans la région, en Cis-Jordanie, au Liban, en Syrie vers un « Grand-Israël ». Cette politique embrase l’Asie de Ouest et augmente considérablement le risque d’une Troisième Guerre mondiale. Nous condamnons le soutien impérialiste international, en premier lieu états-unien, mais aussi français, européen etc. au fauteur de guerre, au criminel de guerre, au génocidaire israélien.

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Appel du Front Uni: En route pour la « Conférence Zimmerwald 2.0 »

Au milieu de nouveaux foyers de guerre mondiaux apparaissant chaque jour et du danger d’une troisième guerre mondiale nucléaire et d’une vague fasciste mondiale, nous disons : Nous ne resterons pas les bras croisés face à cela ! Des protestations ont lieu dans de nombreux pays. Il est nécessaire qu’elles se coordonnent et coopèrent au niveau international !
Inspirée par la Conférence de Zimmerwald de 1915, à laquelle ont participé un large spectre d’opposant.e.s à la politique de trêve entre les classes, des pacifistes à Lénine en passant par les bolcheviks, cette conférence est conçue de manière large. Ce qui était remarquable en 1915, c’est que la prise de position claire dans une discussion stratégique du point de vue de chaque organisation contre la guerre et contre la collaboration avec les dirigeants respectifs a finalement abouti à une résolution de consensus. Cela nous a incités à actualiser pour aujourd’hui la prise de position claire de l’époque contre toute politique de trêve entre les classes. Pour ce faire, nous souhaitons réunir un large spectre de soutiens, hommes et femmes, parmi les mouvements de paix démocratiques et anti-impérialistes progressistes.

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Nakba, effacez moi tout ça !

Depuis le début de la dernière décennie, les équipes du ministère de la Défense ont fouillé les archives locales et retiré un grand nombre de documents historiques afin de dissimuler les preuves de la Nakba.
Il y a quatre ans, l’historienne Tamar Novick a été choquée par un document qu’elle a trouvé dans le dossier de Yosef Vashitz, du département arabe du parti de gauche Mapam, dans les archives Yad Yaari à Givat Haviva. Le document, qui semblait décrire les événements qui ont eu lieu pendant la guerre de 1948, commençait ainsi :
« Safsaf [ancien village palestinien près de Safed]: 52 hommes ont été
capturés, ligotés les uns aux autres, une fosse a été creusée et ils ont été
abattus. 10 étaient encore en train de convulser. Des femmes sont venues, implorant notre pitié. Trouvé corps de 6 hommes âgés. Il y avait 61 corps. 3 cas de viol, dont un à l’est de Safed, fille de 14 ans, 4 hommes tués par balle. Ils ont coupé les doigts d’un d’entre eux avec un couteau pour lui voler une…

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Sétif, Haiphong, Madagascar : La République a tiré dans le tas

On voudrait nous faire croire que ces massacres sont des “accidents” de parcours, des “erreurs” de la République, des bavures d’un passé regrettable. Mensonge ! Ils sont la continuité logique, systémique de l’ordre capitaliste-impérialiste.

Quand la bourgeoisie “démocratique” perd le contrôle dans les colonies, elle envoie l’armée, pas les urnes. Et elle continue aujourd’hui, avec d’autres méthodes : pillage économique, interventions militaires, accords de coopération, soutien aux régimes fantoches ; ou encore tromperies comme en Kanaky et autres colonies françaises, Françafrique, CFA, bases militaires : rien n’a disparu, les formes ont changé mais le fond est le même.

Ce qu’ils ont testé à Sétif, Haiphong, Madagascar,… ils le perfectionnent à Gaza, au Sahel, ou dans les rues de Nanterre. La répression policière dans les quartiers populaires, les violences d’État contre les grévistes et les délégués syndicaux combattifs, les contrôles au faciès, la chasse aux Sans-papiers, les lois sécuritaires ne sont pas des “dérives”. Ce sont des « mises en pratique » de la dictature de la classe dirigeante bourgeoisie. Le même mépris de classe et de race, les mêmes logiques de domination, la même violence systémique.

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