16 juin 2026

Le Front Uni défend les droits syndicaux et démocratiques

« Les membres du comité d’entreprise doivent toujours respecter la confidentialité lorsqu’il s’agit d’attaques contre les salariés ». Ciccio n’a pas joué ce mauvais jeu et, dans le cas précis qui a servi de prétexte à son licenciement, il a défendu un collègue contre la pression de l’entreprise Logiport. Pendant une longue période, il y a eu diverses plaintes de collègues concernant des violations de la sécurité au travail, des milliers d’accidents du travail et même des décès. Pour avoir lutté de manière conséquente contre cette situation, lui et d’autres collègues méritent notre respect. Nous n’acceptons pas qu’un collègue, qui se tient aux côtés de ses collègues de manière incorruptible, soit sanctionné, simplement pour que Logiport et Grimaldi puissent continuer à imposer leurs conditions de travail inhumaines, qui ont déjà causé de nombreux décès.

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Les dockers ne deviendront pas un maillon de la chaîne de leurs guerres !

Nous, les syndicats de dockers de plus de 35 ports d’Europe et de la Méditerranée, réunis à Istanbul à l’occasion de la 3e Rencontre internationale des syndicats de dockers, lançons un appel militant commun à nos camarades de travail dans tous les ports, dans tous les pays. Notre réunion se tient à un moment où les événements confirment de manière dramatique ce que nous avons déjà déclaré : les ports, les routes maritimes, les chemins de fer, les entrepôts, la logistique, toute la chaîne de transport, se transforment de plus en plus ouvertement en infrastructures de guerre. Les gouvernements, les États-Unis, l’OTAN, l’UE et les monopoles veulent faire des travailleurs les complices du transport d’armes et de matériel militaire destinés au massacre des peuples. Nous ne leur ferons pas cette faveur !

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Les luttes de la classe ouvrière mondiale montent en puissance

La mer d’Ormuz est un champ de mines. Les armateurs, l’UE et les impérialistes bellicistes portent la responsabilité criminelle du fait que des navires soient pris au piège dans cet enfer de guerre depuis trois semaines, afin que les armateurs puissent continuer à engranger d’énormes profits. Le nombre de marins blessés et tués augmente chaque jour !

Nous disons non à l’économie de guerre et à la transformation des ports en bases militaires – partout ! Les dockers travaillent à approvisionner, transporter et livrer de la nourriture, des matières premières et des biens industriels aux populations – et non à la machine de guerre ! Nous disons oui à l’intensification de la lutte pour de meilleurs salaires, de meilleures conditions de travail, des mesures efficaces de santé et de sécurité, des retraites suffisantes pour une vie digne – mais aussi pour les droits des travailleurs, tels que le droit de grève et le droit de s’unir !

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De l’Indochine à Gaza, quand les dockers se mobilisent contre la guerre

Ce cargo devait appareiller vers Haïfa (nord d’Israël) avec 14 tonnes de composants militaires à son bord, notamment des maillons pour fusils-mitrailleurs, des petites pièces métalliques qui permettent de tirer en rafale, fabriquées par l’entreprise marseillaise Eurolinks, ainsi que des tubes de canons produits par la société Aubert & Duval, basée à Firminy (Loire). En deux jours, les travailleurs portuaires de Marseille-Fos ont mis à l’index ces conteneurs et le cargo a fini par partir, le 6 juin, sans la cargaison militaire controversée, qui devait être renvoyée vers leurs expéditeurs.

Puis la mobilisation s’est étendue. À Gênes, dans le nord-ouest de l’Italie, les dockers du Collectif autonome des travailleurs portuaires (CALP) du port transalpin se sont préparés à bloquer le même navire lors de son escale. Le syndicat italien a même déposé plusieurs plaintes, en dénonçant une stratégie des gouvernements qui consiste à présenter ces transferts d’armes comme de simples transactions privées, pour éviter tout contrôle ou responsabilité d’État à État. La démarche des syndicalistes génois s’appuie sur la loi italienne n°185 de 1990, qui interdit l’acheminement d’armement vers des pays en guerre.

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Le 6 février, un fort succès pour les dockers !

L’initiative d’une journée de grève commune contre la guerre, a atteint un nouveau niveau de coordination et de coopération entre les travailleurs portuaires. Elle se développe à l’international: « Les travailleurs portuaires ne travaillent pas pour la guerre! »
L’appel est dirigé contre les plans de réarmement de l’UE et les gouvernements européens pour militariser les ports et les infrastructures stratégiques. Mais aussi contre les plans de « mise à niveau » utilisés comme prétexte pour la privatisation et l’automatisation des ports. L’Appel prenait clairement position contre l’impact de l’économie de guerre sur les salaires, les droits, la santé et la sécurité au travail. La coordination européenne de l’organisation révolutionnaire mondiale (ICOR) disait à ce propos le 24 Janvier: « C’est un excellent moyen de coordonner et de coopérer les luttes de classe en Europe et leur révolution.

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Dockers: JOURNÉE DE COMBAT LE 6 FÉVRIER

L’Appel (à lire sur notre site), qui est disponible dans différentes langues, déclare: «La paix est terminée» – nous entendons cela de la plupart des gouvernements. En tant que syndicats de travailleurs portuaires, nous avons le 26 Septembre à Gênes publié la déclaration « Les travailleurs portuaires ne travaillent pas pour la guerre »… Il s’agit notamment de mettre fin au génocide des Palestiniens par Israël, qui est ouvertement soutenu par ses alliés, les États-Unis, l’OTAN et l’UE; d’ouvrir des couloirs stables pour l’aide humanitaire; de rejeter le plan d’armement de l’UE; et de transformer les ports européens et méditerranéens en ports de paix. »
Nous soutenons cette initiative et l’appel de toutes nos forces. Toutefois, allons un peu plus loin du point de vue du socialisme révolutionnaire. Pour que les ports méditerranéens et européens deviennent de véritables ports de paix, le capitalisme et l’impérialisme devront être renversés par la révolution. Sous le capitalisme, ils ne peuvent pas et ne l’ont pas été dans le passé. Mais la lutte déterminée des travailleurs portuaires contre la poursuite de la militarisation des ports mérite la solidarité internationale.

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