6 avril 2026

Quelques réflexions après les élections municipales

Le taux de participation au premier tour dans les 35 000 communes a été remarquablement faible, s’élevant à environ 57 % (1), alors que les élections municipales sont celles qui touchent le plus directement aux préoccupations quotidiennes de la population. C’est surtout dans les villes et les quartiers populaires que l’on a constaté une forte abstention, expression du rejet des institutions bourgeoises. Les résultats du scrutin sont marqués par la fragmentation et la polarisation.

L’importance de cette campagne électorale et des résultats réside avant tout dans la proximité avec les élections présidentielles de 2027, qui détermineront la succession du président Macron, largement impopulaire. Le fort ancrage local rend toutefois difficile la généralisation des résultats. Au premier tour, de nombreux maires de tous bords ont été réélus grâce à un soutien à leur action municipale.

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Le Budget 2026 appauvrit, pour enrichir les 1 %

Le budget 2026 du gouvernement Macron-Lecornu s’affirme comme une « contrainte budgétaire forte » et une volonté de « redresser les comptes publics ». C’est du blabla démagogique qui masque la réalité. Après avoir échoué au parlement, Lecornu a ressorti le 49.3, un passage en force qui montre combien ce gouvernement est faible et rejeté ! Une nouvelle fois la social-démocratie a trahi et voté la confiance au gouvernement. Les quelques mesures « arrachées » par la social-démocratie, ne l’ont été que par la résistance populaire et les « Bloquons-tout ». Le gouvernement a eu peur d’un grand mouvement, il a été rassurée par les directions syndicales qui ont bloquées la colère populaire. Seule une lutte massive aurait pu obtenir des concessions pour les besoins populaires.

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Macron : « l’apartheid » au service de l’impérialisme

Un « Haut-Commissariat à la diversité »
Ainsi le gouvernement Macron mettrait en place, à la veille d’élections où il faudra se montrer le plus « identitaire » possible, une double « citoyenneté ». Au pays « des droits de l’Homme », il semble y avoir un fossé, à creuser encore plus profond, entre certains citoyens et les autres. En effet, les personnes «perçues comme noires ou arabes» ont «une probabilité 20 fois plus élevée que les autres d’être contrôlées que l’ensemble de la population». Et autant de risque d’échouer au commissariat, selon la presse. Maintenant, le gouvernement Macron va plus loin : il veut donner un statut officiel en trompe-l’œil à cet apartheid, à cette différence de traitement. Il invente un «Haut-Commissariat à la diversité» pour les enfermer officiellement dans leur identité communautaire, les maintenir prisonniers de leur origine. Après les contrôles au faciès, les fichiers, les rafles au guichet, voici venir la gestion managériale de la différence mise au service de l’expansion impérialiste.

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18 décembre, UNE JOURNÉE SANS NOUS !!

Nous avons signé et nous participerons au rassemblement à République (Paris) partir de 14 heures. Les migrants sont une partie importante de la classe ouvrière. Aujourd’hui, avec le développement important de la précarité, de la pauvreté et de la fascisation les migrants sont les premières victimes de l’oppression capitaliste. De nombreuses raisons pour que les communistes révolutionnaires soient à l’avant-garde de la résistance.
18 décembre, UNE JOURNÉE SANS NOUS : si on s’arrête, tout s’arrête !
Ce pays ne marche pas sans immigré·e·s. Il n’existe pas sans l’immigration et en bénéficie à tous points de vue.
Ce n’est pas l’immigration qui le détruit, ce sont les politiques menées, le racisme et l’injustice.

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Fascisation : la bourgeoisie laisse tomber les masques

La bourgeoisie impérialiste n’avance jamais seule derrière son masque démocratique. Elle vient toujours flanquée de trois compagnes : la régression, la réaction et la fascisation. À chaque fois que ses « affaires » vont mal, que la concurrence s’aiguise, que son taux de profit s’effondre, que la plus-value se fait plus dure à extorquer, la bourgeoisie dévoile sa véritable nature : prédatrice, violente, décadente.
Nous y sommes. Pas dans une hypothèse, pas dans un futur à craindre mais une réalité déjà à l’œuvre.

Depuis 1945, elle avait concédé une série d’acquis sociaux, non par grandeur d’âme, mais par nécessité historique : menace révolutionnaire, reconstruction, rapport de forces défavorable.
Ce compromis, même minimal, était devenu pour elle un poids, un frein.
Aujourd’hui elle veut solder les comptes.

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« Bloquons tout », mais pour aller où ?

Le pouvoir politique vacille —- Le pouvoir veut imposer un budget d’austérité –un budget pour une économie de guerre—-
L’anticapitalisme progresse « Bloquons tout », mais pour aller où ?
Venez en discuter, pour comprendre et pour un changement sur le fond au Café militant
Bloquons tout –pour aller où ?
Le socialisme révolutionnaire-nostalgie ou nécessité ?

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