La question du logement dans la société capitaliste.
Pour cela, il faudrait une agence nationale du logement pour piloter une politique de l’habitat dans l’intérêt de la majorité du peuple et non d’une couche de bailleurs privés et publics. Office public de l’habitat procurant une foule d’avantages et de commodités aux locataires. Ce qui serait une mesure démocratique allant à l’encontre de la politique du logement de la bourgeoisie. Mais, cela ne peut s’obtenir du haut des institutions bourgeoises mais du bas avec la mobilisation des masses populaires. Ainsi, tous les organismes HLM seraient groupés dans une agence centrale et unique. Il va sans dire que cette mesure de bon sens, démocratique et non révolutionnaire, rencontrera la ferme hostilité des partis réactionnaires et réformistes qui crieront à la mort de la libre concurrence et de la libre entreprise. C’est cette même logique qui participe à la pénurie de logements HLM alors que plus de deux millions de locaux et logements restent vacants dans le pays.
Il est de notoriété publique que les logements HLM sont de mauvaises qualités parce que construits au plus bas coût. La bourgeoisie (détentrice du monopole économique et du monopole politique) considère que ces logements « conviennent » aux familles « économiquement faibles ». Elle ne tient pas compte que leurs mauvaises qualités constituent un concentré de nuisances.
Ces immeubles collectifs sont concentrés dans des quartiers (aux alentours des centres-villes où la richesse circule rapidement avec les moyens de communications actuels) constituants de véritables ghettos où l’esprit de ghetto domine le quotidien des habitants. Esprit de ghetto qui se vérifie avec force dans l’absence de ces habitants aux moments d’effervescences sociales qui secouent régulièrement la société capitaliste en crise.
