20 juin 2026

Enquête sur la jeunesse

De la sympathie pour le socialisme

 

Dans la préparation du 1er Mai, l’idée est apparue dans l’UPML de la région parisienne de proposé un sondage/enquête aux jeunes manifestants  volontaires. Leur présence au 1er Mai montrait déjà une certaine conscience du monde, mais la majorité des jeunes étaient non organisés.

En tant qu’organisations marxiste-léniniste il nous a semblé impératif de connaître les préoccupation  des jeunes  et d’agir en conséquence. « Qui n’a pas fait d’enquêtes n’a pas le droit à la parole » (Mao)

Tout matérialiste, tout socialiste scientifique doit avoir le souci de partir des opinions exprimées pour faire comprendre notre  vision politique. Les enquêtes servent à examiner notre travail, est-ce que l’on propose les bons sujets, arguments, formes d’organisation ? Ainsi, nous avions posé les questions suivantes :

* Faut-il une société alternative au capitalisme ? *Qu’est-ce qui doit changer ? *Comment y arriver ? Faut-il une révolution ? *Le socialisme de Marx et de Lénine est-il positif ?…

 

Des réponses (17 dont une majorité de filles) il ressort les résultats suivants :

 

– Quelle alternative ? L’ensemble des jeunes interrogées rejettent le système  capitaliste, perçu comme le responsable de tous les maux de notre société et même jugé barbare et dangereux pour l’humanité (l’exploitation, environnement, guerres, etc.).

 

-La question suivante venait de soi : qu’est-ce qui doit changer ? La plupart des sondés ont répondu qu’il fallait TOUT changer, en finir avec l’exploitation, le rejet des immigrés, lutter contre le racisme, le sexisme, la LGBT-phobie…

Ils revendiquent l’augmentation des salaires, la fin de la traite des travailleurs par les patrons, la violence que cela entraîne. Une personne réclame une meilleure répartition des richesses. Ce qui pour certains est évidemment insuffisant car, disent-ils, les intérêts de classe entre travailleurs et capitaliste sont irréconciliables. Ce qui pose la question : qui a le pouvoir pour le faire ?

 

– Favorables à une révolution, mais comment y arriver ? La majorité estime que cette révolution doit être socialiste, internationaliste et c’est nécessaire même a l’échelle internationale. Combattre le racisme, liquider les restes coloniaux de l’empire français. Pour d’autres, une révolution paraît souhaitable mais utopique face à l’individualisme. A l’heure actuelle, il faudrait des changements profonds pour réveiller les consciences.

Évidemment, certains doutent en pointant du doigt les erreurs dans les révolutions passées. C’est compliqué car dans les têtes se mélangent l’influence de l’anticommunisme et la critique juste de la dégénérescence des pays anciennement socialistes. Cette confusion est compréhensible et à prendre en considération.  Ce mélange est un défi pour notre travail, pour faire comprendre ce qu’est une société véritablement socialiste. L’échec et l’insuccès doivent nous rendre plus avisés.

 

-Le Marxisme Léninisme positif oui ou non ?

Si 80 % y sont favorables, une minorité dit ne pas les connaître et le regrette. Il faut, dirons certains, le « revisiter », le « mettre à niveau » ; ne pas créer de nouveaux rapports de répression. De multiples alternatives existent pour une société collectiviste, solidaire et humaniste en opposition au libéralisme, à l’individualisme qui pervertit l’humain.

 

En guise de  conclusion

Notre enquête tout en restant modeste montre que les idées révolutionnaires progressent dans la jeunesse, elles sont bien existantes et favorables à un changement radical en faveur d’une révolution socialiste. Et on peut constater l’apparition d’une jeunesse militante et combattante. Marx et Lénine sont toujours des références pour beaucoup !

Ce militantisme des jeunes s’exprime sous des formes variées : engagement direct en participant à des manifestations, des campagnes de sensibilisation , de distribution des tracts, d’affiches, de banderoles, et actions de boycott etc.…

On voit de plus en plus de mobilisations sur divers sujets de la société, c’est bien. Mais pour renverser le capitalisme il faut une base militante prolétarienne se regroupant et convergeant vers une seule et unique ambition : la chute du capitalisme et une société collectiviste et socialiste.

Actuellement une partie de la jeunesse tend à s’organiser dans des organisations communistes, l’hostilité à s’organiser recule, pas seulement en France, même si cela n’est pas encore une phénomène de masse.

Les perspectives qu’offre la situation mondiale suscitent un profond sentiment d’angoisse mais aussi de révolte ! Les rivalités guerrières impérialistes  qui font pleuvoir un déluge de bombes et de missiles sur de plus en plus d’endroits exigent la reprise d’un slogan vieux de 180 ans :

 

Prolétaires de tous les pays unissez-vous !

 

En résumé, l’enquête nous a encouragés : la politique de droitisation et de militarisation, tout comme les guerres d’agression se retourneront contre l’impérialisme criminels. Il ne faut pas se laisser tromper par une apparence de calme encore largement répandu. Poursuivons l’enquête :

 

« Nous devons procéder à des enquêtes et à une étude systématiques et minutieuses sur la réalité environnante, en appliquant la théorie et la méthode marxistes-léninistes. Dans notre travail, ne nous fions pas à notre seul enthousiasme. » (Mao dans ‘Réformons notre étude’, mai 1941)

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