11 mars 2026

1871: La Commune et les Femmes en armes

Comme précédemment pendant la Révolution française,les femmes revendiquent le droit de porter des armes,pour la défense de l’œuvre sociale en cours.Le11 avril,l’Union des femmes pour la défense de Paris et les soins aux blessés est fondée,notamment par Nathalie Le Mel et Élisabeth Dmitrieff,Marceline Leloup,Aline Jacquier,Thérèse Collin,Aglaé Jarry et Blanche Lefevre.
Le même jour,par voie d’affiches sur les murs de Paris, l’Union déclare que « toute inégalité et tout antagonisme entre les sexes constituent une des bases du pouvoir des classes gouvernantes ». Rappelons que les femmes ne sont ni électrices ni éligibles,cependant,elles sont présentes et actives dans les institutions sociales et politiques de la Commune.Lors de la création de l’Union,Elisabeth Dmitrieff avait proposé la formation d’une ligue militaire des ouvrières de Paris.Plus tard,au club de Saint-Séverin,la proposition de la formation d’un bataillon de femmes est applaudie,y compris par les hommes présents dans l’assemblée.

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Nation, nationalisme et internationalisme.

L’histoire d’après-guerre du PCF nous montre à l’évidence une déviation opportuniste sur la question coloniale et nationale. Au lieu de prôner le mot d’ordre de séparation des colonies et semi-colonies de l’impérialisme français sans conditions il revendique le mot d’ordre d’« Union française » c’est-à-dire le maintien du système colonial « amélioré » attestant-par là qu’il n’a jamais compris qu’une union entre peuples sans l’application effective du droit à la séparation était une monumentale escroquerie. Marx préconisait la séparation de l’Irlande d’avec l’Angleterre quitte par la suite à se fédérer librement avec elle. Là, nous avons un vrai révolutionnaire qui au nom du principe « que tout peuple qui en opprime d’autres ne saurait être un peuple libre » recommande la séparation de la nation opprimée avec la nation oppressive, tandis que le PCF tournait le dos à l’internationalisme au nom de la « défense de la patrie » impérialiste.

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LES JEUX OLYMPIQUES : LE MYTHE COUBERTIN

Le Baron de Coubertin a créé les J.O. parce qu’il avait été profondément traumatisé par la Commune de Paris de 1871 et pensait que le sport pouvait affaiblir, sinon supprimer la lutte des classes du Prolétariat.
Ainsi, à propos de la Commune, le baron évoque le « cauchemar » que ce fut pour les bourgeois de son espèce :
« L’insurrection communiste éclata à Paris : elle comblait la mesure de nos infortunes. Malgré les tentatives qui ont été faites depuis pour donner à ce mouvement un caractère socialiste et humanitaire, qu’il n’eut jamais, le temps qui atténue tant de choses n’a rien enlevé de leur horreur aux sombres souvenirs de 1871. L’assassinat des généraux Leconte et Clément Thomas, le second siège de Paris, les orgies et les bouffonneries de la Commune passèrent sur la France comme un cauchemar. » (in « L’évolution de la 3e République »). (Pour en savoir plus voir notre brochure sur la Commune de Paris)
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Lénine: « L’État et la révolution »

Aujourd’hui, alors que l’électoralisme bat son plein, nous vous livrons quelques citations extraites d’un de ses livres « L’État et la révolution », il y montre ce qu’est en réalité l’État, son développement et sa nature de classe à propos de la tentative révolutionnaire des prolétaires parisiens en 1871. Et comment, rejetant le parlementarisme bourgeois, ils inventèrent une nouvelle démocratie populaire et révolutionnaire. 
Quelques extraits de « L’État et la révolution »: « Comme l’État est né du besoin de réfréner des oppositions de classes, mais comme il est né, en même temps, au milieu du conflit de ces classes, il est, dans la règle, l’État de la classe la plus puissante, de celle qui domine au point de vue économique et qui, grâce à lui, devient aussi classe politiquement dominante et acquiert ainsi de nouveaux moyens pour mater et exploiter la classe opprimée. » ….

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LA SEMAINE SANGLANTE (21 MAI-28 MAI 1871)

A nouveau nous parlerons de la Commune de 1871. On en parle pour au moins 3 raisons: son exemple va inspirer toutes les révolutions prolétariennes qui vont suivre jusqu’à la Commune de Shanghai en 1968. Ensuite, la fin mai 1871 sera la fin sanglante de la Commune — nous publions à ce titre un de nos articles qui est paru dans notre brochure sur l’histoire de la Commune. Enfin, pour inviter nos lecteurs à participer, le Samedi juin dès 11 heures à la Place des fêtes à Paris, aux débats, aux chansons et à passer à notre table de presse. A 14heures, nous manifesterons, avec tous nos ami.e.s de la Commune, en direction du Mur des Fédérées.

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NOUS Y SERONS !

« Un gouvernement de la classe ouvrière »

Le 18 mars 1871, le peuple parisien chassa le gouvernement bourgeois et instaura le premier gouvernement de la classe ouvrière. Ainsi naissait « la Commune de Paris ». Pendant 72 jours elle démontra qu’il était possible pour le peuple de s’émanciper de ceux qui l’oppriment et l’exploitent. 72 jours riches en événements, riches en transformations révolutionnaires, riches pour l’histoire du mouvement ouvrier qui aujourd’hui encore cherche une issue à la crise sans fin du capitalisme. La Commune sera riche de succès, et d’échecs, car nous ne l’oublions pas – la bourgeoisie finalement écrasa les Communards.

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