20 juin 2026

PROJET D’HISTOIRE DE LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE.

HISTOIRE ET LOGIQUE DE LA RÉVOLUTION ET DE LA RESTAURATION.

 

Ce livre de 350 pages est disponible gratuitement à notre courriel: contact-upml@riseup.net  et il est en PDF ; ce qui a exclu la possibilité de vous en citer des passages importants sur la Révolution culturelle. Nous en avions déjà parlé sur ce site : https://upml.org/2023/08/chine-de-la-revo…-la-restauration/  et nous en donnions la TABLE DES MATIÈRES DÉTAILLÉE

Quelques notes du traducteur en français à partir de la traduction anglaise :

Ce texte est destiné à, au moins, quatre catégories de lecteurs et de lectrices autres que les « maoïstes » convaincu.e.s. Il est aussi destiné :

– à ceux et celles qui ignorent tout de la révolution chinoise de 1949 à 1976 et de l’expérience socialiste chinoise, hormis les éléments de propagande outranciers de la bourgeoisie française,

– à ceux et celles qui connaissant la révolution chinoise, considèrent qu’elle n’a rien apporté en terme d’expérience socialiste, soit parce qu’ils ou elles considèrent que la Chine n’a jamais été socialiste, soit qu’ils ou elles considèrent que si la Chine a été socialiste, elle l’a été si peu qu’elle ne laisse aucune expérience socialiste,

– à ceux et à celles qui connaissant la révolution chinoise et considérant que la Chine est toujours socialiste, voire « communiste » n’ont pas compris de bonne foi, d’une part, ce qu’est

réellement le socialisme, d’autre part, ce qu’est réellement le capitalisme monopoliste qui s’est installé en Chine et a renversé le socialisme à la mort de Mao Zedong,

– enfin, à ceux et celles, sûrement les plus nombreux, qui, bien qu’étant des communistes revendiqué.e.s n’admettent pas la poursuite de la lutte des classes durant la période socialiste,

période de transition durant laquelle, même si la base sociale de la bourgeoisie est grandement affaiblie ou même détruite au plan économique, l’influence idéologique de la bourgeoisie persiste dans les mentalités comme une rémanence de l’ancienne société. Sans comprendre cela, on ne peut comprendre la poursuite de la lutte des classes et pourquoi une société socialiste peut dégénérer, en particulier à cause du bureaucratisme et de la coupure avec les masses.

PRÉFACE du traducteur australien :

Ce document, probablement rédigé entre 2016 et 2019, dissimulé à l’arrière d’un camion, nous fut transmis par un contact de notre parti avec des camarades chinois. Un coup d’Œil

aux cinq portraits et un second à la table des matières furent suffisants pour me persuader qu’une traduction serait des plus utiles pour clarifier la position de la Chine, pays auparavant

socialiste qui a suivi la voie capitaliste et embarqué maintenant sur l’autoroute de l’impérialisme.

Une telle analyse confirmerait la position que notre parti avait adoptée au cours de différents écrits sur la Chine, tel que « comprendre la Chine : comment un pays socialiste suit la voie du capitalisme au social-impérialisme » et d’autres articles que nous avons publiés dans notre revue théorique « Le communiste australien ».

Les auteurs du document original chinois doivent, bien sûr, rester anonymes face à la persécution des communistes authentiques par le capitalisme monopoliste à l’intérieur comme à l’extérieur du Parti Communiste Chinois et la dictature de la bourgeoisie pratiquée pour assurer sa domination de classe. Il est probable qu’il existe une connexion entre le cercle d’études marxiste de l’université de Pékin qui a ouvertement soutenu la grève des travailleurs de Jasic dans le Guangzhou en 2019.

Ce groupe avait été constitué après cela pour se « réformer » lui-même en étudiant maintenant Confucius au lieu du Marxisme-Léninisme et de la pensée Mao Zedong.

Ce livre, banni en Chine, retrace l’histoire des principales contradictions dans le PCC du temps de Mao et après. Il explique comment la gauche authentique a été incapable d’assumer les directives du président Mao afin de poursuivre la révolution dans les conditions de la dictature du prolétariat, et examine ensuite les contradictions entre les différentes tendances des tenants de la voie capitaliste qui s’emparèrent du pouvoir après la mort de Mao. La lutte entre eux, d’une part, et leur collusion, de l’autre afin de priver les ouvriers et les paysans de leurs droits en les écrasant sous l’appareil d’État bourgeois avec la violence qui lui est inhérente.

Il comporte une foule de données statistiques démontrant chaque inflexion et virage menant au capitalisme monopoliste en Chine. En outre, il analyse comment la pensée « humaniste » et autres idéologies non prolétariennes ont pu conduire au paysage culturel marchandisé et à la dépolitisation de ceux en qui Mao Zedong avait déposé son espoir de poursuite d’un dépassement du droit bourgeois dans la voie socialiste qui mène au communisme.

La polarisation qui renvoie le socialisme à la disparition des différences de classe a eu pour résultante une couche de milliardaires s’abritant sous le parapluie du Parti Communiste qui maintenant oppresse les plus pauvres et les plus démunis, ceux-là mêmes qu’il servait avant avec un total dévouement. Cela me rappelle cette interrogation biblique « à quoi sert-il de posséder le monde si c’est pour y perdre son âme ? »

La bourgeoisie chinoise est brutale, une classe sans âme qui a détourné « servir le peuple » et « compter sur ses propres forces et rejeter le communisme » en « la gloire pour (quelques) parvenus enrichis ».

Je recommande chaleureusement ce document à tous ceux qui se bercent dans l’illusion que la Chine est socialiste.

Quand les travailleurs australiens prendront la suite dans leur propre révolution socialiste, des études comme celle-ci les aideront à se prémunir d’un tel retour en arrière. Nous remercions nos camarades chinois pour les inestimables leçons qu’ils nous prodiguent dans ce travail.

Nick G. (Traducteur et Président du Parti Communiste d’Australie (Marxiste-Léniniste)

AOUT 2022)

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