18 mai 2024

Immigration et impérialisme (article 2)

Le droit des étrangers en France a été réformé 18 fois entre 1996 et 2021, 29 fois depuis 1980 et 117 fois depuis 1945. Aucune des lois et aucun décret n’a pu atteindre les objectifs affichés : contrôler, réguler les flux, restreindre les professions, ni soi-disant intégrer les personnes, accélérer les procédures créer quantité d’obstacles, etc. Mais jamais avec autant de xénophobie et de racisme. Des enjeux politiques : ravir des voix au RN ? Détourner l’attention d’autres crises ? Il y a de tout ça, mais – contrairement à ce que prétend la droite jusqu’à l’ultra-droite du Rassemblement national : Toutes ces lois sont avant tout des lois anti ouvrières et plus largement contre tous les travailleurs salariés.

Les canicules, « avant-goût de notre futur climatique »

D’ici 2050, les canicules risquent d’être multipliées par deux. Conséquences : récoltes desséchées, feux de forêt en hausse…

L’exception devient peu à peu la norme. En 2019, une canicule avait déjà frappé la France, en juin, et battu des records absolus de température. Pour le climatologue Christophe Cassou, « nous vivons un avant-goût de notre futur climatique ».

Immigration, encore une loi contre la classe ouvrière

Le projet de loi Darmanin relatif aux conditions d’entrées et de séjours des étrangers est le plus réactionnaire des 29 précédentes lois adoptées par les partis bourgeois depuis la période Giscard. Le ministre de l’intérieur défend avec fierté son choix de faire reposer le texte sur le triptyque « immigration, insécurité et terrorisme » au nom de la sécurité des français (sic.). Les thèmes sur la sécurité sont prioritaires chez la droite et l’extrême-droite parce qu’elles sont incapables de protéger les travailleurs des innombrables calamités du capitalisme.

Chine: DE LA RÉVOLUTION A LA RESTAURATION

Ce livre, banni en Chine, retrace l’histoire des principales contradictions dans le PCC du

temps de Mao et après. Il explique comment la gauche authentique a été incapable

d’assumer les directives du président Mao afin de poursuivre la révolution dans les

conditions de la dictature du prolétariat, et examine ensuite les contradictions entre les

différentes tendances des tenants de la voie capitaliste qui s’emparèrent du pouvoir après

la mort de Mao. La lutte entre eux, d’une part, et leur collusion, de l’autre afin de priver les

ouvriers et les paysans de leurs droits en les écrasant sous l’appareil d’État bourgeois

avec la violence qui lui est inhérente.