Lettre d’info no 12 du 1er Congrès mondial du Front Uni

En cette période, notre Front uni vient à point nommé pour l’union anti-impérialiste contre le fascisme, la guerre et la destruction de l’environnement ! Le comité consultatif a constaté que nous pouvons tirer un bilan positif de notre travail. Le Front uni s’est manifesté dans de nombreux pays du monde lors de l’anniversaire du début de la guerre en Ukraine, le 24 février, pour une journée de lutte contre les guerres impérialistes. De nombreuses activités ont également été organisées par des organisations du Front uni à l’occasion du 8 mars, la journée internationale des femmes, ce que nous avons préparé avec notre webinaire, qui a connu un grand succès et a été très fréquenté. Une délégation s’est rendue dans les camps de réfugiés du peuple sahraoui occidental en Algérie, ce qui a été très fructueux et vivifiant. La délégation a été impressionnée par l’esprit combatif du peuple sahraoui, par le degré d’égalité entre hommes et femmes déjà atteint et par les acquis obtenus par ce peuple opprimé. Nous vous envoyons également le rapport détaillé en pièce jointe.

Mouvement ouvrier et mouvement écologiste ensemble – dans le monde entier ! Appel à une conférence stratégique 2024 pour sauver les bases vitales de l’humanité

Appel à une conférence stratégique 2024 pour sauver les bases vitales de l’humanité
L’évolution actuelle, avec la multiplication des catastrophes écologiques régionales ou la température
moyenne la plus élevée jamais enregistrée en 2023, souligne que nous sommes engagés dans une course
contre la montre. Avec le dégel du permafrost ou la fonte des glaces polaires, des processus qui s’amplifient
d’eux-mêmes et qui ne sont plus réversibles sont apparus. La population prend de plus en plus conscience de
l’environnement, mais la situation est encore souvent sous-estimée. La négation effrontée de la crise
climatique par les forces de l’ultra-droite et les démagogues fascistes a également un effet paralysant,
désorientant et diviseur. Les nouveaux développements exigent que nous débattions dans le respect mutuel
et sur un pied d’égalité de la voie et des perspectives de la lutte pour l’environnement.

SNU : c’est reparti pour la généralisation !

L’infâme loi dite « sur l’immigration », les violences policières, le productivisme qui détruit l’environnement, la volonté d’imposer l’uniforme à l’école, les appels incessants aux « réarmements », entrent dans ce cadre. Sans doute faut-il une riposte unitaire pour imposer d’autres choix : le collectif Non au SNU ! est disponible pour cela. Dans un premier temps, nous contactons les fédérations syndicales de l’Éducation nationale et Jeunesse et Sports, les organisations lycéennes et la Fédération des conseils de parents d’élèves. C’est une première étape, nous sommes ouverts à d’autres propositions.
Les collectifs locaux constitués dans plusieurs villes et départements ont des contours variés : telle organisation présente ici ne l’est pas là-bas, pour telle autre c’est l’inverse, une troisième est impliquée dans plusieurs collectifs locaux mais pas (encore) signataire de notre appel national : travailler ensemble avec nos diversités est une de nos forces : Non au SNU !

Environnement, guerres et nucléaire.

« Actuellement, les guerres en Ukraine et au Moyen Orient aggravent la destruction de l’environnement avec des conséquences dévastatrices pour l’homme et la nature, des milliers de morts et des catastrophes écologiques régionales. Les bombardements de centrales électriques, d’entreprises de l’industrie lourde et chimique entraînent la contamination de l’air, des sols et de l’eau. Les bases de la vie des masses populaires dans la bande de Gaza sont menacées de manière existentielle et inhumaine par les bombardements brutaux et l’offensive terrestre de l’armée israélienne. »

La Suisse dans la tempête

La „bonne nouvelle“ d’abord : selon les derniers résultats de la recherche, les sangliers peuvent s’adapter au changement climatique et continueront d’habiter la planète, aux côtés des rats et des souris, même si l’humanité ne peut plus y exister.
Le fait que la catastrophe écologique soit minimisée par les États impérialistes, comme c’est le cas actuellement à Dubaï, correspond à la logique capitaliste selon laquelle les intérêts de profit passent avant tout.
Les participants à la conférence sur le climat ne sont pas surprenants dans ce contexte : la conférence a été ouverte par Sultan Al Jaber, le président et CEO de la Abu Dhabi National Oil Company, sous les yeux de plus de 2400 lobbyistes du pétrole et du gaz.

L’ICOR dans la journée environnement 2023

Toutes les promesses pour mettre fin à la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz) restent plus que vagues. Pas étonnant : avec au moins 2456 représentants de l’industrie du charbon, du pétrole et du gaz, ces derniers sont plus présents à la conférence en tant que « lobbyistes » que toutes les délégations des dix pays les plus touchés par le réchauffement climatique comme la Somalie, le Niger, la Micronésie, Tonga, l’Erythrée, le Soudan, etc. Ils ne présentent que 1509 délégués ! L’Union européenne a des représentants de BP, ENI, Total et d‘ExonMobil dans son groupe de voyage !

Le fait est que depuis la première conférence mondiale sur le climat en 1995, les émissions mondiales de gaz à effet de serre continuent d’augmenter. L’objectif climatique de Paris, tant vanté, de limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré est littéralement « de l’histoire ancienne » – le cours de la politique climatique et environnementale impérialiste se dirige tout droit vers un monde à 3 degrés – et ce dans un avenir proche, au tournant du siècle 2100 ! Même Claudia Kempfert de l’institut allemand de recherche économique avertit : « Nous laissons la planète glisser dans une direction qui rendra la vie humaine impossible dans de nombreuses parties du monde. «