Coup d’État au Venezuela, l’impérialisme sort le couteau
Le rapt spectaculaire de Nicolás Maduro par les forces américaines n’est pas un simple épisode diplomatique. C’est un symptôme historique. Celui d’un capitalisme arrivé à un point où la domination « pacifique » ne suffit plus, où la souveraineté devient intolérable, où le « droit international » est un handicape, alors la violence armée devient l’instrument central de reproduction du système.
Donald Trump n’est pas « dingue » et il a au moins un mérite : il ne ment pas. Là où d’autres enveloppaient leurs guerres de discours humanitaires, il parle pétrole, profits, « gros sous ». Ce que Trump exhibe brutalement, ses prédécesseurs l’appliquaient déjà avec plus d’hypocrisie.
D’ailleurs, l’opposante vénézuélienne Machado, prenait la parole au Forum de l’American Business en novembre dernier pour demander que les Etats-Unis envahissent le Venezuela. Elle y ventait les immenses profits qui attendaient les entreprises américaines : « Nous ouvrirons le Venezuela aux investissements étrangers [par un] programme massif de privatisation. […] Pas seulement le gaz et le pétrole. Nous ouvrirons tout, tout, à tous les niveaux. »
