Les BRICS, la Palestine et Israël…
Dans leur déclaration finale les BRICS+, réunis à New Delhi les 12 et 13 septembre 2026, ne mentionne ni le génocide, ni les milliers de Palestiniens détenus sans inculpation ni jugement, ni les violences et mauvais traitements infligés aux prisonniers palestiniens. Même lorsqu’il évoque les violations les plus graves du droit international, le texte évite ainsi de mettre directement en cause l’État d’Israël.
Loin de se réduire, les échanges commerciaux de plusieurs pays des BRICS avec Israël ont augmenté depuis le début de la guerre à Gaza. Entre 2024 et 2025, les exportations vers Israël ont augmenté de près de 54% pour la Chine et ont été multipliées par dix pour la Russie. Entre 2023 et 2025, les exportations vers Israël ont plus que doublé pour l’Égypte et ont progressé d’environ 51 % pour l’Indonésie.
Cette évolution est d’autant plus significative que les BRICS+ se présentent, à des degrés divers, comme des promoteurs d’un monde multipolaire et d’une réduction de la domination occidentale. Alors sont-ils dans le camp anti-impérialiste ou sont-ils des rivaux tout autant impérialiste ?
